Xubuntu 19.10, j’ai quand même tenu une semaine

21/10/2019 Non Par cborne

Oui vous pouvez vous défouler dans le forum, c’est offert par la maison. Voici les quelques raisons qui font que je passe à Xubuntu 19.10 pour au moins une bonne semaine.

  • Comme je l’ai fait remarquer la dernière fois, j’ai quelques manques sur la distribution du fait qu’il s’agit d’une Stretch et pas d’une Buster. J’ai besoin d’installer mon éditeur Python, je n’ai pas envie de me casser la tête avec une Buster à configurer ou patienter, parce que la patience c’est le mal.
  • J’ai eu besoin d’installer un paquet snap. Comme vous pouvez le voir, ça se fait, mais ça ne se fait pas simplement, c’est du bidouillage. C’est un peu le sentiment général qui se dégage de la distribution, il y a des choses qui ne sont pas comme dans Debian, donc loin des sentiers battus, et ce n’est pas très bien.
  • Linux = Ubuntu. Ce n’est pas de la provocation, c’est mon constat. En fait, toute forme de recherche sur le web pour trouver de la documentation me fait atterrir directement sur des pages en lien avec Ubuntu. Amusant d’ailleurs, l’Ubuntu bashing régulier, mais pour une distribution qui ne va pas fort, j’ai quand même l’impression que beaucoup d’écrits tournent autour d’elle.
  • J’avais quand même du mal avec l’interface sur le côté où la réunion de la systray, des launchers et des applications lancées font que ça déborde.

Le choix de Xubuntu est une logique, c’est du Xfce et c’est out of the box. Par contre trois gigas d’occupés avec quasiment rien qui tourne, c’est toujours agaçant. Dans le rien qui tourne bien sûr, Firefox. Pour l’installation, je vous invite à regarder les nombreux tutoriaux que vous pouvez trouver sur le net, pour faire mon transfert de MX Linux à Xubuntu, j’ai fait un copier coller du dossier Thunderbird, de la configuration de filezilla du .config, j’ai par contre planté avec Firefox. Le copier coller fonctionne, je récupère bien mon profil, par contre quand je quitte et que j’essaie de revenir, on voit que la fenêtre s’ouvre mais se ferme de façon immédiate, le lancement en ligne de commande ne donne rien, je passe donc par la synchronisation avec mon sync de Firefox.

Je saluais la possibilité de pouvoir installer jdownloader directement depuis flatpak, il est disponible dans snap. Pour ceux qui auraient raté un épisode flatpak et snap sont deux « nouveaux » types de paquets qui embarquent directement les dépendances. De façon synthétique, c’est l’équivalent de ce qui se fait avec Windows lorsque vous installez un logiciel depuis un setup. L’intérêt est évident, vous pouvez théoriquement faire fonctionner n’importe quel logiciel quelle que soit votre distribution puisque c’est indépendant des dépendances installées sur votre PC. Dans les faits, c’est un peu moins évident. Jdownloader ne fonctionne pas sur une installation fraîche, et c’est certainement pour cela qu’il se fait largement cartonner dans la bibliothèque.

Deux pauvres étoiles

L’astuce est assez simple, alors que c’est galère pour installer snap sur MX Linux, l’installation de flatpak ne pose aucune difficulté pour Ubuntu. Dès lors dans la bibliothèque apparaît en doublon le paquet snap, le paquet flatpak. Sans surprise la note pour jdownloader est largement plus élevée pour flatpak que pour snap.

Un quatre étoile

Le problème que je rencontre avec snap pour jdownloader, je le retrouve avec Nomacs, l’éditeur de photos que j’ai découvert dans MX Linux. L’installation se déroule sans problème, lorsque j’essaie de lancer le programme j’ai une erreur de segmentation. C’est peut-être en lien avec Xubuntu, il faudrait peut-être utiliser Ubuntu néanmoins la sensation de bricolage récurrent quelle que soit la distribution Linux finit toujours par revenir plus ou moins vite, ici en moins de dix minutes.

C’est d’autant plus problématique que l’orientation snap que prend Ubuntu est clairement définie, si plusieurs paquets snap ne fonctionnent pas c’est inquiétant pour la crédibilité du projet. J’écris plusieurs, parce que deux paquets qui ne fonctionnent pas c’est déjà plusieurs, il faudrait sérieusement manquer de chance pour que ce soient les deux seuls paquets déficients dans la distribution.

Pas plus pour ce billet qui inaugure un changement d’orientation pour le blog, changement à modérer toutefois, je ne vais pas acheter un MAC, toujours trop cher. J’arrête de m’imposer le 1500 mots minimum, ici par exemple, en rajouter plus ce serait broder. J’aurais pu inclure le billet dans un complément, mais je préfère gagner en clarté plutôt qu’en quantité.

Dans les logiciels que j’ai installés, et que je n’avais donc pas vus tourner depuis plusieurs mois, durant mon passage à Windows, flameshot, le logiciel de capture d’images qui inclue désormais un éditeur de texte. Je m’étonnais d’avoir un texte minuscule, il suffit de jongler avec la molette de la souris pour avoir la taille désirée.

Dernier point avant de se quitter, il apparaît que la blogosphère française faute d’être totalement morte, en a quand même un sacré coup dans l’aile. J’avais abandonné la lecture de sites comme omgubuntu parce que la technique qui consiste à publier n’importe quoi pour continuer d’exister, remonter les vieux billets, c’est un peu trop pour moi. Avec un agrégateur totalement vide quant aux contenus Linuxiens qui évoquent des sorties de logiciels, je fais mon grand retour à la presse en langue angloise. Pauvre France.