Vacances j’minimalise tout

20/02/2018 Non Par cborne

Nous sommes déjà mardi au moment où j’écris ces lignes, comme je l’indiquais dans le dernier billet, j’ai fait globalement ce que j’avais à faire en terme de corvées liées au bricolage et aux réparations. Finalement on a annulé le rendez-vous de Toulouse dont je vous épargnerai les détails, ce qui veut dire que ça me laisse de la marge pour savoir si ma voiture perd en liquide de refroidissement. Je bouge un peu tous les jours pour aller à Narbonne, pour l’heure ça n’a pas l’air d’avoir varié. En conclusion de mon dernier billet, j’écrivais que je payais le fait de vivre à deux endroits différents, c’est un peu le cas, je cherchais un garage pour les « vacances », comprenez quand je ne travaille pas. Il apparaît que le garage chez le voisin Narbonne plage est fermé depuis 2014, le garage le plus proche se trouve à 10 km de chez moi dans le village de tutelle Fleury d’Aude, j’y suis allé une fois, je n’y remettrai plus les pieds. Cher, à la limite de l’impolitesse. Finalement les garages les plus proches et les mieux côtés sont à Gruissan, 15 km de chez moi pour 15 minutes de route, autant en faire 35 pour aller à mon garage de Pézenas et travailler au lycée le temps qu’ils réparent. Avec 15 millions d’euros investis sur Narbonne plage à venir, la création de logements, on peut espérer que des commerçants s’installent à l’année. Malheureusement je n’y crois pas, c’est le problème du serpent qui se mord la queue. Si on avait davantage de gens qui vivaient à l’année on aurait davantage de commerces à l’année, si on avait davantage de gens vivant à l’année, on aurait davantage de commerces. Les nouveaux logements à venir seront certainement de nouvelles résidences secondaires ou des appartement à touristes pour faire payer 700 € la semaine au parisien qui veut profiter de la Méditerranée. Ce qui suit n’a pas vraiment de rapport, enfin un peu, vous allez comprendre le raisonnement.

La voiture c’est un cauchemar, et je ne peux pourtant pas m’en passer, je n’ai pas d’autre choix que de subir ou éventuellement de déménager pour vivre à côté de mon travail. A la maison c’est moi qui fais la vaisselle, ma femme m’entendant pester parce qu’on avait la sensation qu’elle avait organisé un repas pour vingt quatre personnes, me dit que je n’ai qu’à acheter un lave-vaisselle. Ma réponse : moi vivant, jamais un lave-vaisselle ne franchira cette porte. Je passe pour un radin mais c’est plus profond que ça. Si je fais abstraction de l’aspect écologique où l’on essaie depuis des années de nous faire passer l’idée que le lave vaisselle est plus économique que la vaisselle à la main, c’est un appareil de plus, donc des problèmes de plus à devoir gérer. On pourrait me faire remarquer que mon raisonnement pourrait me pousser à réaliser la vaisselle à la main ou faire du feu pour chauffer la nourriture, l’idée c’est de trouver le compromis entre ce qui me paraît réellement indispensable et ce dont je peux facilement me passer. Aujourd’hui, je réalise que tout ce qu’on se rajoute en plus c’est un problème de plus. Je continue donc à faire de moins en moins, à limiter les services, les machines.

AUJOURD’HUI JE MINIMALISE : Mes réseaux sociaux.

Je suis présent sur trois réseaux sociaux : Twitter, Facebook, et Yammer. Je profite de cette partie pour évoquer les un an de Mastodon et je vous renvoie vers le billet du Hollandais Volant. Contrairement à lui qui participe à Twitter et à Mastodon, je n’ai pas de recul sur le second puisque je n’y suis pas. Je peux toutefois dire au moins deux choses. Cela ne me manque pas car je retrouve bon nombre de libristes sur Twitter, et je n’ai pas la sensation de rater quelque chose. C’est certainement le même problème que mon histoire de serpent qui se mord la queue citée plus haut, plus il y aura de monde sur le réseau social, plus il y aura de monde, pour avoir plus de monde, il faut plus de monde. A l’instar de venir vivre à Narbonne plage ou Saint Pierre la mer où l’on voit des bottes de pailles passer dans le centre ville en hiver, il faut faire un sacrifice pour aller sur Mastodon ou aimer les ambiances particulières, un peu vides. La révolution tant attendue a fait office de pétard mouillé, une fois de plus. Facebook est au cœur de l’actualité, on est dans le matraquage pour annoncer que le réseau est fini. Pour moi la part de réflexion se fait ailleurs, comme je l’ai dit, je ne m’étonne pas, les jeunes sont partis ailleurs. Par contre, ce que je retiens de cette histoire c’est que l’effritement de facebook se fait pour raison naturelle et en aucun cas en lien avec les libristes qui ont dressé le poing pour dire que les GAFAM c’est le mal. De là à dire que toutes les actions de dénonciations qui ont été menées ont été inutiles, il n’y a qu’un pas que je franchis à moitié, s’il était nécessaire, qu’il est encore nécessaire de dire qu’il y a un problème, toute l’énergie dépensée pour expliquer que ce n’est pas bien, aurait pu être utilisée pour inventer un monde meilleur.

Le réseau Facebook a tendance à me gonfler un peu, je le conserve pour échanger avec quelques collègues. Facebook a une interface difficile, trop lourde, les publications sont pourries, et je regrette une fois de plus de voir des gens cultivés manquer totalement de créativité, d’invention, d’esprit. Passer autant de temps sur les réseaux pour relayer une image débile, se lancer des défis inutiles, Facebook c’est vraiment vide. La seule partie qui m’intéresse sur le réseau c’est le marketplace, rien que pour cela ça vaut le coup d’y être : plus facile que le boncoin, moins contraignant surtout, je ne prends même plus le temps de faire passer une annonce sur le site français.

C’est donc Yammer qui passe à la trappe. Je l’ai viré de mes raccourcis, j’ai retiré l’application de ma tablette, de mon smartphone. Il y a quelques mois j’avais écrit : Le réseau social d’entreprise : une bonne idée. Si je devais écrire un billet aujourd’hui, ce que je ne ferai pas, ce serait le réseau social d’entreprise, une utopie. Comme je l’ai écrit dans plusieurs billets, j’ai joué les animateurs à distiller des cours, à donner des trucs et des astuces. Les gens se sont contentés de prendre, sans rien en retour. Il apparaît donc pour moi que c’est inutile, je n’ai rien à gagner, rien à apprendre. On pourrait dire que ce n’est pas bien grave, et ça le serait s’il n’y avait pas autre chose, une ambiance malaisante. Les gens mettent en avant leur mega super production sans précision sur la façon de les réaliser, montrer sans expliquer. En fait, la sensation qui se dégage de l’ensemble, c’est un peu ce que dénoncent les gens sur linkedin, l’impression d’avoir des gens qui mettent leurs qualités en avant sur un réseau social d’entreprise, qui ne sont pas là pour échanger mais pour frimer. Il n’y a pourtant rien à gagner.

Comme toujours, l’utilisation de ce type d’outil pour moi c’est soit l’apprentissage, soit l’échange. Avec Twitter c’est le cas, Facebook ne m’apprend rien mais sa partie commerciale a du sens comme les informations locales, pour le cas de Yammer pas vraiment d’échange, pas vraiment d’apprentissage, mais presque de la culpabilité face aux actions des autres. La culpabilité est un mot qui revient souvent dans le monde de l’éducation, on a l’impression qu’il faut avoir accompli des prodiges pour être digne d’enseigner, les dernières technologies à la mode, les dernières méthodes enseignées en Norvège ou à Singapour. Sans se mettre des ornières, se couper du monde et des idées, j’essaie de me fier à mon instinct en suivant ce qui se fait de loin. Vivre dans le doute permanent n’est pas une manière saine de vivre son métier.

AUJOURD’HUI JE MINIMALISE : Mon matériel.

Plus de matériel, plus de problèmes, j’ai donc viré le serveur openmediavault que j’avais physiquement pour le virtualiser. Avec une machine à 8 Go de RAM, j’ai octroyé 1 Go de RAM à une machine virtuelle. Comme on peut le voir dans la capture ci-dessous alors que la machine est en « pleine charge » c’est à dire que je regarde un film présent sur le serveur, l’utilisation de la RAM et du CPU est dérisoire. J’ai fait sauter un des deux ordinateurs portables pour les enfants et ce n’est pas uniquement pour aller vers du minimalisme en terme de matériel. Si effectivement c’est une machine de moins à gérer, c’est surtout une meilleure gestion du temps passé devant le PC. Dernièrement on a investi dans des dictionnaires, et curieusement mon fils a fait des progrès en anglais. La solution de facilité c’est l’ordinateur. Il est totalement incapable de traduire un texte puisqu’il existe Google Translate, il n’apprend pas de vocabulaire, il est à un niveau catastrophique car il voit dans l’informatique la solution de facilité et ne voit aucun intérêt à faire l’effort d’utiliser son cerveau.

Il y a ici une vraie part de réflexion à faire sur l’école. On demande effectivement à nos enfants de continuer à se gaver comme des oies, d’ingurgiter des connaissances alors qu’aujourd’hui des outils sont capables de faire mieux, de nous aider dans notre quotidien. Pourquoi continuer à apprendre l’anglais quand des outils sont capables de le faire de façon instantanée, quand demain on aura des traducteurs vocaux en temps réel. Je reste quand même convaincu que si on ne fait pas travailler son cerveau, il s’encrasse, pas bien difficile de comprendre d’où vient la perte des points de QI ces dernières années. Je pense que le prochain ménage se fera dans les consoles de jeu, avec l’intensité des trois derniers mois, l’envie de jouer a été totalement annihilée. Cela reviendra peut-être mais rien ne me fait envie, croiser des consoles qui prennent la poussière m’agace au plus haut point.

AUJOURD’HUI JE MINIMALISE : Mes photos et mes vidéos.

Le prochain billet sera certainement sur mes sauvegardes, mais avant de sauvegarder il faut faire du ménage dans les fichiers. Je cumulais jusqu’à maintenant 16 Go de photos et de vidéos personnelles. Il apparaît qu’une fois qu’on a imprimé celles qu’on voulait, il en reste en masse, pas toujours pertinentes, mais surtout bien grasses, plus de 5 Mo pour certaines photos. A quoi bon conserver des photos d’une taille si importante si c’est pour les regarder sur un écran de petite taille ou même sur un écran d’ordinateur ? J’ai donc fait passer la moulinette avec converseen et diminué la taille de 50% sur un bon lot de photos. Résultat, on passe de 16 Go à 6 Go. De la même manière, j’ai utilisé transmageddon pour convertir des vidéos récupérées brutes depuis l’appareil photo ou le téléphone portable.

Voilà pour ce soir, en se rappelant ceci, moins on en a plus c’est facile à gérer.