Tranquille

16/01/2019 Non Par cborne

Je suis rentré depuis maintenant une dizaine de jours, et après avoir dégusté dans les débuts, je suis en train de reprendre du poil de la bête. Il faut dire que c’est assez simple, pas de véritable catastrophe, rien d’ingérable, moins d’urgence, même si le travail est toujours bien présent. Pour exemple, lundi, j’ai dépanné 13 fois dans la journée, ça porte bonheur, ça va du coup de main de la mise en forme d’un document au retrait d’une carte vidéo qui posait problème en passant par un changement de disque dur à l’arrache pour le mettre dans une nouvelle machine. À la différence avec 2018, j’ai envoyé paître de façon cinglante deux collègues qui étaient en train de m’interrompre pendant que je faisais quelque chose d’autre. Ce sera certainement mon nouveau slogan, ma priorité est prioritaire, j’aime beaucoup.

Le philosophe Sinclair a dit, laissez-moi tranquille quand je suis en paix, c’est pourtant pas difficile. On voit bien qu’il ne maîtrise pas l’informatique

Il faut aussi avouer que ne plus sauter dans la voiture à 6h30 du matin pour éviter un barrage des gilets jaunes et être sûr d’arriver à l’heure en cours ça aide quand même pas mal, je pars désormais 45 minutes plus tard. Les journées sont belles, la météo est clémente, pas d’inondation, le vent est tombé, autant d’éléments qui rendent la vie plus facile.

Du fait de ne rien traiter dans l’urgence, je m’attelle enfin à réaliser les tâches de fond que j’affectionne : faire propre dans le matériel du lycée, faire propre dans les serveurs, faire propre dans les services, faire propre dans les fichiers. Il y a quelque chose qu’on observe assez facilement chez les gens enthousiastes dans l’informatique mais qui n’ont aucune expérience c’est leur volonté de tout installer, de tout essayer et de tout laisser derrière, comme un gosse de quatre ans qui a trop de jouets. Nous avions cinq comptes facebook différents, des comptes flickr, même un compte gravatar. Autant de services qui rendent la situation plus complexe quand il s’agit de faire un listing précis de l’existant pour savoir ce qui est utile ou ce qui ne l’est pas. Je ne vous raconte pas les fichiers, on retrouve des sauvegardes de 2006, personne n’a purgé. La réduction de voilure que je m’applique personnellement, je l’applique au niveau de l’établissement, moins on s’éparpille, mieux on fait le travail.

J’ai rencontré mon nouvel ancien prestataire de service ce mardi. Comme j’ai pu vous le raconter dans mes différents déboires, j’ai peiné à trouver un prestataire de services informatiques pour changer l’actuel. Passé le cap des quatre prestataires, passé le cap des mails non répondus, passé le cap des interventions non réalisées, passé le cap des devis à l’arrache, j’ai fini par faire appel à l’ancien. J’ai quand même expliqué au technicien que j’étais mécontent ce qui a déclenché une prise de contact avec le responsable. J’ai rencontré le grand manitou qui me donne raison sur tout. Il me propose même de mettre gratuitement un technicien à ma disposition une demi-journée pour faire l’inventaire. Je tire une leçon de cette histoire, enfin pas qu’une au moins deux.

La première c’est que le monde du travail c’était quand même mieux avant, comme beaucoup de choses. C’est presque un coup à donner raison au président Macron, tout est compliqué, même quand tu payes, il y a quand même une valeur travail qu’il va falloir mettre au cours du soir. À une époque quand tu payais, tu avais la sensation que le client était roi. Aujourd’hui c’est la guerre dans les deux sens, les gens qui payent ont du mal à avoir une prestation de service convenable, et de l’autre côté les prestataires ont du mal à se faire payer, c’est vraiment compliqué. Mon dernier exemple en date, cela fait quatre mois que nous attendons que le prestataire de service en lien avec les photocopieurs nous change un appareil, nous passons le temps à le relancer. Pas toujours évident de claquer la porte, car comme on vient de le voir, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, les contrats imposent parfois de serrer les dents pendant un moment jusqu’à la date de résiliation. Le second point et je le prends pour moi, c’est le prestataire qui a eu raison de déclencher un rendez-vous. Tu le sais public, je suis vieille France, moi j’ai le souvenir de la France d’avant, cette France que tu aimes ou que tu quittes. Avec un nombre assez conséquent d’insatisfactions auprès de mon prestataire, j’aurai dû contacter le responsable directement et ne pas ronger mon frein afin de mettre les choses à plat. J’en prends acte, la prochaine fois je prendrai le temps de faire part de mon insatisfaction avant de claquer la porte, ce que j’ai fait point par point pendant une heure. Je pense que certains techniciens vont se faire remonter les bretelles par leur patron.

Bon sinon l’informatique, la consommation c’est toujours de la merde. Je me suis acheté un téléphone 6 pouces. Alors oui effectivement ce n’est pas bien parce que mon téléphone Asus n’a que quelques mois, mais il ne sera pas perdu, cela sera le prochain téléphone de ma mère qui tourne avec un vieux Windows Phone. Je salive rien que d’écrire Windows Phone. J’ai joué dans le classique c’est-à-dire le tout pourri en achetant un Archos Core 60S. Oui je n’ai pas honte d’acheter de l’Archos, avec des caractéristiques de fou, un prix de 79.99 €, pour du 2 Go de RAM et du 16 Go de stockage, largement suffisant pour mon besoin. Regardez la différence avec mon Windows Phone 5 pouces.

Pourquoi ce nouvel appareil ? Souvenez-vous, j’abandonnais dernièrement toute forme de papier pour mes cours. Je me promenais avec une tablette 7 pouces dans le sac ce qui m’a poussé à réfléchir aux problèmes de synchronisation. Si l’utilisation de Nextcloud a résolu le gros du problème pour faire communiquer des appareils Android et Linux, il y a un détail absurde qui m’a chagriné la dernière fois, je me suis retrouvé à plat. Anecdotique peut-être, mais il faut aussi penser à recharger la tablette, la mettre à jour, et j’en passe. Avec un téléphone 6 pouces, c’est large, c’est suffisant pour parcourir le livre de maths ou mon cours. Moralité, je pars à l’école avec mon portable et mon portable, comprendre le téléphone et l’ordinateur, pas plus.

J’écrivais plus haut que la consommation c’est de la merde, admirez avec moi le fabuleux étui que j’ai acheté sur cdiscount chez un vendeur tiers.

Alors qu’il est spécifié Étui Housse ARCHOS Core 60S – Couleur NOIR, vous pouvez voir ici que le capteur photo est caché par l’étui. À 7 € l’étui, quand le vendeur m’a proposé un retour, j’ai dit non, j’ai dit que j’allais le moisir pour l’appréciation, il m’a proposé de me rembourser la moitié pour ne pas avoir d’appréciation négative, ce que je viens de refuser. En effet, le produit n’est pas conforme, il n’y a pas de raison que d’autres se fassent pigeonner. Je ne vous présenterai donc pas tout de suite les qualités de l’appareil photographique, comme l’objectif est coupé à moitié, c’est pour l’instant un peu médiocre …

L’informatique c’est de la merde, je vous montre ce qu’on m’a donné. Je cite ma collègue : si tu arrives à en faire quelque chose c’est super, personnellement je n’ai rien réussir à en faire. La demande était simple, installer Libreoffice, la demande est simple sur le papier, dans les faits c’est toujours plus compliqué et c’est encore plus compliqué car il s’agit d’un ACER !!! Un Acer D255 pour être plus précis, qu’on qualifiera de plaisanterie.

Si on évite la configuration calamiteuse, 250 Go de disque dur, 1 Go de RAM pour faire tourner Windows 7, et un Atom à bout de souffle, ce qui est plus fort, c’est que tout téléchargement entraîne un freeze de la machine. Il apparaît qu’il faut flasher le BIOS de la machine pour que cela fonctionne ce que j’ai fait.

Comment voulez-vous qu’un Michu de base réussisse à s’en sortir ? L’ordinateur a été livré dans l’état, il n’avait quasiment jamais été utilisé, je suppose donc qu’il ne fonctionnait pas dès sa sortie du carton. Pas que chez ACER que ça ne fonctionne pas, Libreoffice reste souvent l’objet de mes problèmes. Souvenez-vous, que de souvenirs, j’utilise régulièrement la fonction de publipostage du logiciel. Le principe est de déclarer une « base » calc et de faire un drag and drop de chaque colonne dans un document Writer, chaque colonne correspondant à un champ qui sera alimenté par autant de lignes qu’il y a dans le tableau. La dernière fois je rencontrais un bug à la génération, aujourd’hui le problème est franchement plus rigolo. Dès que je clique sur un des champs dans mon document Writer pour modifier la taille de la police par exemple, la base disparaît. Il faut donc réussir son document du premier coup sans avoir à retoucher le document …

Voyez quand même que c’est du grand n’importe quoi et pourtant je ne fais pas grand-chose, et ce pas grand-chose est une véritable incitation à ne rien faire. Car le pire ici, je pourrais me contenter de dire que le libre c’est de la merde, mais je ne suis pas sûr que si je me mettais à utiliser les produits Microsoft j’aurais une plus grande satisfaction. Même si j’ai rencontré de nombreux déboires avec mon Partner pour ne citer que lui, si on transposait la médiocrité de l’informatique au monde automobile, il n’y aurait pas grand monde qui arriverait vivant sur son lieu de travail.

Plus ça va, moins j’ai la sensation que l’informatique simplifie nos vies. Avec des marchés qui sont en recul, smartphone ou ordinateur, on pousse à de nouveaux objets plus inutiles les uns que les autres, quel produit technologique vous a dernièrement réellement changé la vie ? Un blender chauffant pour faire de la soupe pour moi. Je suis sérieux, on fait désormais la soupe à la maison plutôt que d’acheter une cochonnerie du commerce, on coupe les légumes, on met de l’eau, on appuie sur un bouton et vingt minutes plus tard l’affaire est faite. Moins on en a, mieux c’est, l’une des bases du bonheur.

Pour finir sur une note plus positive pour quelque chose qui fonctionne enfin, j’ai viré Thunderbird de façon définitive. Je suis désormais avec le client mail en ligne webmail lite. Je continue ma migration dans les nuages pour certains services. Il faut aussi reconnaître que malheureusement Thunderbird n’a pas vraiment de killer feature et qu’il vaut mieux pour moi utiliser les services en ligne comme l’application de contact ou de calendrier de Nextcloud.

Pour le reste je continue de tourner sur KDE que je trouve toujours aussi agréable. Il n’est pas impossible que j’aille regarder du côté d’une autre distribution pour laquelle les paquets KDE sont plus frais. Le problème de ce système c’est qu’il évolue trop vite, corrigeant à chaque version qui sort autant de bugs qu’il créé.