Tout ça a finalement fini par un retour à Ubuntu, pas Xubuntu

17/12/2019 Non Par cborne

Comme je le racontais à mes camarades dans le forum, j’ai recontré un nouveau problème avec l’installation de mu-editor. Mu-editor est l’éditeur Python que j’utilise en cours, il n’est pas disponible dans les dépôts de base de Manjaro, je passe donc par « bauh » qui le récupère à priori des paquets snap. Je me retrouve avec l’erreur similaire à celle rencontrée pour l’installation de Teamviewer. Je tente donc l’installation similaire à Teamviewer en passant par la ligne de commande que je ne comprends pas et je me retrouve avec le message d’erreur suivant.

Bon, vous savez que je suis une petite chose fragile et qu’il en faut peu pour me faire fuir. J’ai réussi à m’en sortir en tripatouillant, en faisant surtout n’importe quoi, mais ce n’est pas sain, j’ai préféré mieux abandonner. J’ai eu quelques messages dans le forum me disant que Manjaro, il fallait s’attendre parfois à quelques surprises, ça se sent.

Comme il m’a été dit aussi, il ne faut confondre distribution et environnement de bureau, ce qui fait qu’on reprend le cahier des charges à zéro.

À la recherche d’une distribution Linux simple, avec un nombre de paquets important, une distribution que je maîtrise, donc une distribution à base de deb. Une distribution qui n’utilise pas un gestionnaire de fenêtre mineur même si XFCE est quand même franchement très très très utilisé et c’est à se demander s’il n’est pas le plus utilisé quand on voit le nombre de distributions qui l’utilisent par défaut, qui ne soit pas KDE qui continue sa course, il ne reste que GNOME que je n’ai pas fait. J’ai donc fait l’installation de Ubuntu par défaut.

Problèmes, remarques et résolutions :

Alors qu’on choisit le clavier français à l’installation, le clavier est en qwerty …

J’utilise Libreoffice, Thunderbird et Firefox par défaut, ils sont présents. J’ai dû utiliser la ligne de commande pour résoudre le profil Firefox avec firefox -allow downgrade. Rien à signaler pour la copie des fichiers de configuration dans le home, ce qui fait l’une des forces de Linux.

Flameshot logiciel de capture d’image que j’utilise est présent dans les dépôts, pas de problème, Teamviewer possède un paquet officiel sur le site de l’éditeur, Mu-editor est présent dans les dépôts et fonctionne.

La seule difficulté rencontrée et toujours pas résolue de façon propre reste l’installation de jdownloader ce qui nous amène tout de même au joyeux pays de l’amateurisme et de la gaudriole.

Sur 80 appréciations, le gars en reçoit 67 négatives, je serais personnellement interpellé, que se passe-t-il ? Des commentaires comme le mien parce que mettre du négatif sans préciser pourquoi est contre-productif signalent que l’application ne fonctionne pas. Le programme a été mis à jour le 13 novembre de cette année et malgré quelques pistes qui devraient interpeller le mainteneur du paquet, cela ne fonctionne toujours pas. En regardant l’intérieur du répertoire snap, c’est vide. Plutôt que de faire comme la dernière fois c’est-à-dire en version dégueulasse avec un rajout des flatpaks, j’ai installé avec le script disponible sur le site, il suffit de faire un sh pour procéder à l’installation. J’ai néanmoins sorti la ligne de commande ce qui veut dire que je suis sorti du cas du débutant, même si on s’en rapproche, j’ai quasiment tout en out of the box.

Le bureau Gnome est complet, il est recherché, c’est une évidence. Des effets 3D légers, discrets, on est sur une expérience utilisateur poussée, la différence avec le bureau XFCE est palpable. Au niveau de la charge, avec une dizaine d’onglets ouverts dans Firefox, Thunderbird, jdownloader et quelques bricoles, l’occupation de la mémoire n’est pas plus importante que celle qu’on peut avoir avec Xubuntu :

Il s’agit d’un de mes laïus régulier, mais il faut désormais en finir avec le mythe de la distribution Linux sur les machines à faibles capacités, à partir du moment où vous lancez un navigateur moderne, c’est terminé. Il apparaît ici que 4 Go de RAM sont rapidement atteints, on peut se dire désormais que pour avoir un certain confort d’utilisation sous Windows ou sous Linux c’est 8 Go et un SSD.

Le travail d’intégration est assez conséquent, puisque Gnome vous demande de rajouter vos comptes en ligne. Dans Nautilus par exemple, du fait d’avoir rajouté mon adresse Google, j’ai directement accès à gdrive. De la même manière l’outil de calendrier et de contacts vous permettent de réaliser les synchronisations qui vont bien, je mets toutefois un bémol de 40 tonnes. Je n’ai pas réussi à faire apparaître mon calendrier o2switch, parfaitement géré par Lightning de Thunderbird. Une très rapide recherche sur le net me fait dire que je ne suis pas le seul à avoir des problèmes avec la synchronisation Caldav. De la même manière, il existe une application de gestion des contacts qui n’est pas installée par défaut, si la gestion des calendriers et des contacts Google est parfaitement gérée, on ne propose rien pour les contacts Carddav.

Ce n’est pas le genre de la maison de faire du prosélytisme pour le logiciel libre mais je dois reconnaître que je suis très très très très très partagé sur un logiciel libre qui donne la priorité à des formats propriétaires et qui met en difficulté les formats libres.

Pour le reste rien à dire, dans le sens où c’est du Ubuntu et que ça marche. Je n’ai pas fait les tests pour voir si les transferts entre le smartphone et le PC par l’USB fonctionnent, mais quelque chose me fait dire que oui. Xfce n’est pas un petit projet, mais il est certainement plus petit que Gnome et KDE et c’est l’orientation que prend le libre. La mort des petits projets pour une centralisation autour des grands. C’est une logique, dans cet univers où l’on se prendrait à tout décentraliser, à avoir un écosystème d’une richesse incroyable, c’est comme le tableau distrowatch, c’est un leurre, seuls les gros projets survivent. En ligne, le projet Nextcloud est en train de cannibaliser la partie sans surprise, l’intégration des suites bureautiques en ligne est un pas de plus pour en faire un concurrent sérieux aux offres propriétaires de Microsoft et de Google. À l’instar d’un WordPress, d’un dolibarr, un modèle économique a été trouvé et ça fonctionne. Ça fonctionne, tout simplement parce que le logiciel fonctionne et fédérateur.

On pourra donc espérer s’il n’est pas trop tard, voir le bureau Linux progresser quand ça fonctionnera sans problème, quand il n’y aura pas besoin d’aller faire une commande ou tout simplement quand une application dans un store officiel signalée comme défaillante depuis des mois sera corrigée. Il faut quand même attendre que tout un tas de distributions et de bureaux finissent par mourir, ça prend quand même franchement du temps.

À suivre sous Windows 10 ?