Syncthing déçoit, brave sans plus

14/12/2019 Non Par cborne

Souvenez-vous, je cherche à me débarrasser de Office365 dans la perspective où je quitterai ma fédération agricole pour passer à l’éducation nationale. Pour la partie mail c’est facilement géré par Thunderbird, j’ai pris l’habitude de répondre intégralement par le client mail pour les adresses pros et perso. La difficulté c’est le début, quand les adresses collectées deviennent importantes, ça devient plus fluide. Le gros morceau reste finalement onedrive. J’avais dit que j’avais une instance de Filerun mais pour être plus en phase avec moi-même, je voulais éviter un service en ligne, si bien que je me suis orienté vers Syncthing, une solution dont vous lirez du bien partout, je suppose encore qu’il s’agit de gens qui ont plus de chance que moi ou qui n’ont pas vraiment essayé. C’est d’ailleurs pour ma part un problème de fond, ce manque de retour d’expérience des gens qui n’ont pas de chance. Les blogs semble-t-il subissent les mêmes problèmes de positivisme, comme s’il ne fallait évoquer que ce qui marche.

Syncthing est un logiciel de peer-to-peer qui est capable de réaliser une synchronisation des fichiers dans le réseau local. Disponible sur toutes les plateformes possibles et imaginables, vous allez par exemple installer le logiciel sur votre PC fixe, qu’on appellera cyrille-fixe. C’est le PC sur lequel je travaille, c’est donc sur celui-ci que je vais modifier l’intégralité de mes fichiers si bien que je compte assurer une synchronisation de lui vers le reste du monde. En même temps, le reste du monde, ça ne va pas très loin, il s’agit de mon téléphone portable, petite explication simple. L’idée c’est de faire un backup régulier et automatique de mes données sur un autre appareil, un appareil que je vais emporter avec moi. Il se trouve que n’utilisant plus d’ordinateur portable, je me promène seulement avec mon téléphone, CQFD. La mise en place de la communication entre les appareils est immédiate, c’est vraiment intuitif. Sur PC, le logiciel possède une passerelle accessible depuis votre navigateur, vous avez l’identifiant du PC généré par QR-CODE, il suffit donc de flasher ce code avec votre téléphone pour assurer la synchronisation automatique des appareils, comme on peut le voir sur l’écran suivant

Ci-dessus, vous voyez bien le Cyrille-fixe, en dessous on voit bien l’Asus à pas cher. Sur la gauche le répertoire sync. Du fait de mettre en partage le répertoire sync sur mon PC, on me propose automatiquement de le synchroniser sur mon téléphone portable ce que je fais. Je choisis donc ma carte micro-SD, parce que je n’ai que 16 Go de mémoire interne déjà très occupée. Je positionne donc ma carte de 64 Go et j’ai en gros le message suivant : votre version d’android ne permet pas d’écrire sur la carte. C’est ballot. En creusant un peu, il apparaît que je ne suis pas le seul à avoir le problème. Il y a des manières de contourner le problème, et la manière la plus évidente, la plus simple sur le papier, c’est de convertir la carte micro-SD externe en support interne. La procédure est simple, il suffit de monter la carte dans le téléphone, de la formater et de faire le formatage comme mémoire interne, comme le montre l’écran suivant :

l’écran ci-dessus, c’est dans le monde merveilleux de Mickey, il se trouve que chez moi, voici comment ça se passe :

Comme vous pouvez le voir, je n’ai pas l’option permettant de formater pour avoir de la mémoire interne tout simplement parce que mon téléphone ne le permet pas. Ainsi s’arrête l’histoire de syncthing pour l’instant, tout simplement parce que dans l’état, j’ai plus de 20 Go de données à synchroniser, cela ne me sert absolument à rien.

Si j’ai envie de philosopher quelques minutes, je peux me lancer dans les pistes de réflexion suivantes :

  • mon téléphone c’est de la merde, j’aurais dû mettre 280 € dans un téléphone chinois de la mort pour avoir 128 Go de stockage interne et ne pas avoir à me préoccuper de ce problème de carte micro-SD.
  • syncthing c’est de la merde, parce que curieusement dans F-droid j’ai trouvé un serveur ftp qui permet d’écrire sur les cartes micro-SD. J’ai envie de me dire, mais qui sont ces génies pour réaliser une telle performance ? C’est donc la solution que j’utilise même si elle est limitée, j’assure le backup à la main, ce qui n’est pas du tout terrible.
  • les systèmes propriétaires c’est de la balle, Onedrive est capable de synchroniser sans aucune difficulté douze postes sur Windows 10 et autant d’appareils sur Android, avec une gestion fine des fichiers, en laissant au local les fichiers les plus utilisés.

Vous vous ferez votre opinion, qui diffère peut-être d’une des trois ci-dessus, néanmoins et ce sera certainement ma conclusion, je pense que le libre « grand public » restera une passion de geeks. Je mets grand public entre guillemets parce que je sais qu’on me dira que Linux est partout, oui, c’est certain, mais dans une utilisation finale, pour quelqu’un qui voudrait se passer des services propriétaires, on finit toujours par coincer sur quelque chose tôt ou tard.

Ma solution de sauvegarde ne me donne absolument aucune satisfaction, il n’est pas impossible que je regarde du côté de Dropbox ou de Google Drive. Il n’est pas non plus impossible que je ne fasse pas un retour à Windows si mon changement de distribution qui n’est pas arrivé ne me donne pas satisfaction. Parmi la liste des bugs que je rencontre, le dernier en date qui m’a poussé à utiliser un serveur FTP sur le téléphone, c’est le fait que le copier coller par thunar de mon poste fixe vers mon smartphone par l’USB finit par crasher avec un freeze complet du logiciel.

J’ai installé Brave sur mon smartphone et sur mon PC, ça a très mal commencé car les instructions officielles données sur le site de Brave ne fonctionnent pas pour l’installation sous Ubuntu. Il faut aller creuser dans le github pour se rendre compte qu’ils n’ont pas pris en compte le nom du dépôt de la dernière version ce qui pose problème. À priori cette erreur est présente depuis plusieurs semaines, on n’a pas l’air dans l’urgence de corriger, certainement parce qu’on se tamponne un peu des 3% d’utilisateurs Linuxiens.

Il y a si j’ai tout compris un système de rétribution des auteurs avec un porte-monnaie de crypto-monnaie qu’on peut alimenter avec du véritable argent ou qui augmente si on regarde des pubs. Si l’idée paraît intéressante sur le papier puisque je pourrais être le premier bénéficiaire, il se trouve que je ne comprends pas trop comment c’est foutu. J’ai donc des notifications pour des VPN ou des trucs bizarres que je ne comprends pas, je trouve que c’est intrusif. On va donc mettre ça sur le compte de mon grand âge, aujourd’hui j’attends curieusement d’un navigateur qu’il navigue et rien d’autre. Je suppose que cela doit certainement se désactiver, peut-être même de façon très simple mais cela reste encore trop compliqué pour moi.

Le bloqueur de pub interne puisqu’on peut finalement se passer d’installer ublock origin est tellement puissant qu’il me bloque l’apparition de la météo sur le site de météo France. Le gain de vitesse par rapport à Firefox n’est pas significatif et sur PC et sur smartphone si bien que je viens de virer le navigateur en attendant la nouvelle version de Firefox sur mobile qui devrait théoriquement donner un gain conséquent de performances.

La suite au prochain épisode, la semaine à venir est encore trop musclée pour assurer un changement de distribution, il est fort probable que je me retourne vers un service propriétaire pour la synchronisation mais surtout la sauvegarde externe de mes documents.