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Sekiro: Shadows Die Twice ou le titre de la facilité

août 15, 2021 - Temps de lecture: 20 minutes

Sekiro: Shadows Die Twice est le dernier jeu de From Software à qui l'on doit la série des Dark Souls, Bloodborne et Demon's Souls. 

Un peu d'histoire personnelle.

À l'époque où je jouais exclusivement sur PC, j'avais toujours la mauvaise habitude d'acheter n'importe quoi sur Steam, à partir du moment où ce n'était pas cher, une mauvaise habitude que j'essaie de mettre de côté, il faut dire que le Xbox Game Pass aide plutôt pas mal pour éviter les fausses bonnes affaires. Le premier lancement de Dark Souls a été une véritable déception, j'ai souvenir d'un jeu particulièrement laid, et j'ai arrêté très rapidement, trop moche. Par désœuvrement certainement, j'ai relancé le jeu, je suis arrivé au premier boss qu'on est forcé d'éviter puis qu'on revient marave en sautant dans le vide et en lui faisant sauter sa barre de vie de moitié. La satisfaction de tuer ce premier boss, une révélation, pire, une drogue. C'est un propos assez récurrent, des gens qui vous diront qu'ils ont besoin de leur dose de Souls. Car c'est effectivement ici le paradoxe, il s'agit de jeux particulièrement difficiles, soit vous y faites une aversion complète, soit vous adhérez complètement au concept au point d'en devenir addict. 

Il faut dire que la mort est plutôt bien faite, les décors, l'ambiance, d'un coup un monstre de quatre mètres qui vous tombe dessus, et qui vous massacre sans que vous puissiez faire quoi que ce soit. Vous revenez à la charge, vous commencez à comprendre le mécanisme, à digérer les mouvements, et après quelques essais c'est la gloire. L'équilibre entre la réussite et la frustration est toujours très bon, rien n'est jamais impossible, si vous perdez c'est votre responsabilité. 

Il s'agit désormais de mon style de jeu, je crois que c'est le cas pour pas mal de monde, souvent imité rarement égalé, un jeu comme Sekiro par exemple a franchi la barre des cinq millions d'exemplaires, c'est dire qu'il y a un véritable public pour cela. J'ai fait l'intégralité des from software jusqu'au premier Demon's Souls sur PS3, j'ai fait tous les clones qui ressemblaient de près ou de loin, à la recherche de ma dose. Acheter Sekiro était une logique, le jeu n'a jamais été soldé sous la barre des 45 € en virtuel, j'ai réussi à trouver une copie physique sur le bon coin pour 22 € frais de port compris. 

Oublie d'où tu viens pour savoir comment tu vas poutrer le monstre

Dark Souls est un jeu qui vous permet de choisir votre personnage et de monter ce qu'on appelle un "build". Concrètement vous allez avoir des gros bourrins qui jouent uniquement guerrier avec des épées de trois mètres quand vous allez avoir des gens qui n'utilisent que la magie. C'est le joueur qui va définir sa façon de jouer. De façon générale j'ai pris pour habitude de jouer avec une épée monstrueuse, une armure légère et de ne jamais porter de bouclier. Concrètement je fais des roulades, je ne pare jamais, je passe mon temps à éviter. Et c'est ici que j'ai rencontré mon premier problème, à savoir que Sekiro ne permet pas de choisir sa façon de jouer, il vous l'impose et c'est ici la plus grosse difficulté, réapprendre à jouer. Les premiers moments ont été catastrophiques et j'ai râlé au point de vouloir arrêter le jeu, du style à jeter la manette et faire du boudin dans mon coin. Dans Sekiro, ce n'est pas comme boire ou conduire, c'est éviter et parer, ce n'est pas binaire. Cette difficulté que j'ai rencontrée, je ne suis pas le seul, les critiques ont tellement fusé que Numerama s'est emparé du sujet pour s'interroger sur le fait que Sekiro est trop difficile ou pas. Lorsqu'on lit en effet les commentaires, des gens qui râlent, on lit de façon récurrente des débuts de phrases qui commencent par "j'ai fini tous les Souls". C'est ici une façon de se donner une légitimité pour évaluer la difficulté, une façon de dire, j'y étais. En fait Sekiro est effectivement un jeu extrêmement difficile et il faut franchir un cap pour s'emparer du jeu et progresser, c'est un véritable déclic psychologique. 

J'ai eu pour ma part le déclic face au mini-boss, Sept lances d'Ashina - Shikubu Toshikatsu Yamauchu. 

J'ai regardé énormément de tuto pour voir comment font les gens. Il faut dire que pour ça Youtube aide beaucoup, cela permet un gain de temps considérable quand on passe du temps à en perdre mais j'y reviendrai plus loin. J'ai vu un tuto totalement absurde où un type prenait de l'huile, le jetait sur le personnage, lui mettait le feu, partait en courant, faisait le tour, et recommençait la procédure. Beaucoup de vidéos de ce type qui jouent sur les bugs du jeu, sur des astuces et ce n'est pas une façon de jouer. La première raison c'est que Sekiro a été largement patché et que les anomalies qui permettaient de tuer certains boss en deux coups c'est terminé. La seconde c'est que la seule, la vraie façon de réussir les combats c'est d'aller au contact en la jouant à la loyale. 

Sekiro est un jeu très éprouvant intellectuellement et qui remue dans sa zone de confort. Lorsque dans Dark Souls il était possible d'attendre et d'observer, ici il faut aller en permanence chercher l'adversaire, le charger, parer, éviter, attaquer. Concrètement si vous êtes fatigué, si vous n'êtes pas concentré, ce n'est même pas la peine de jouer, c'est comme entrer en petite forme en classe de troisième. À partir de ce moment, j'ai pas mal enchaîné les boss pour arriver jusqu'à la fin du jeu, je ne triompherai pas du tout dernier, j'y reviendrai plus loin. 

Un jeu plein de qualités

Vous incarnez un shinobi qui a la charge de protéger un jeune garçon. Il va vous arriver deux gros chagrins dans votre vie. Le premier c'est que vous vous faites couper le bras qui sera remplacé par une prothèse. Cette prothèse va évoluer durant le jeu et permettre de nombreuses possibilités. Jeter des pétards, des shurikens, avoir une lance, une hache. N'allez pas croire qu'il s'agit d'une possibilité de style de jeu, c'est une imposition, deux exemples types. Vous rencontrez des soldats avec des boucliers, votre sabre ne suffira pas, il sera nécessaire d'utiliser la prothèse avec une hache pour casser les boucliers. Vous êtes sur un grand champ de bataille, vous êtes attaqué par un boss à cheval, le cheval a peur des pétards, ce sera la possibilité pour vous de passer à l'attaque. Par le fait, jouer à Sekiro c'est trouver la prothèse qui va bien face à l'adversaire qui va bien, sauf que c'est plutôt discutable. J'ai regardé pas mal de vidéos et de méthodes, j'ai souvent fini des monstres à la hache très efficace, je n'ai jamais utilisé certaines possibilités. Il apparaît que la meilleure méthode pour avancer dans Sekiro c'est la maîtrise de la parade et de l'esquive. Le second malheur qui vous arrive c'est que vous êtes immortel, si bien que vous revenez toujours à la vie. C'est ici tout l'enjeu du jeu, rime riche en jeu. 

En effet le gamin que vous protégez possède un sang qui permet de rendre immortel les individus, il devient nécessairement l'enjeu de toutes les convoitises. Vous jouerez un souvenir qui vous permettra de comprendre comment vous en êtes arrivé là. Vous aurez donc la possibilité si vous tombez au combat de revenir à la vie, si vous tuez des bestiaux en pagaille vous aurez la possibilité de recharger votre vie perdue, c'est finalement un cadeau de From Sotfware, ce n'est pas le seul. 

Le principe de jeu est donc assez basique, il faut casser les dents de l'adversaire. La différence entre les jeux classiques et Sekiro, c'est qu'ici si la barre de vie a son importance, ce n'est pas le principal, ce qui compte c'est la posture. Plus vous frappez sur un gars, plus sa barre de posture se charge, lorsqu'elle est pleine vous pouvez placer un coup fatal. Ça va bien sûr dans le sens inverse, plus on vous frappe, plus vous contrez, plus votre barre de posture augmente, si un coup est trop fort et fait exploser votre barre, vous êtes KO. Certaines attaques de l'adversaire sont notées en rouge, c'est alors la possibilité de faire un contre parfait, nouvelle concession de From Software, on n'avait pas ça dans Dark Souls, tout comme le point rouge qui apparaît pour faire une fatalité. On ne me fera pas dire ce que je n'ai pas dit, à savoir plus facile, mais c'est pour souligner toutefois qu'il y a quelques possibilités de s'en sortir tout comme les points de sauvegardes pas très distants et toujours bien placés par rapport à des boss. 

Dans les plus grandes critiques qui ont été faites au niveau du jeu, l'absence d'évolution du personnage, c'est faux. À l'instar de Dark Souls vous trouvez des graines pour votre gourde, l'équivalent des fioles d'Estus pour vous soigner. De la même manière, vous attribuez vos points de compétences, parmi elles des compétences passives qui vous permettent par exemple d'être plus discret, de gagner plus d'or, etc ... 

Certains passages sont assez bluffants, pour ma part ce sont les séquences avec le grand serpent blanc qui sont un cran au-dessus. 

Tant pis pour le spoil. Vous venez de tuer un mini-boss et vous êtes content, vous commencez à descendre dans un ravin. Le sol tremble. Le serpent ci-dessus apparaît, il va falloir essayer de l'éviter pour ne pas se faire tuer. Certaines phases du jeu sont surprenantes, avec quelques combats assez originaux. Vous croisez un gars en armure indestructible sur un pont qui s'énerve et casse le pont autour. Vous ne pouvez pas le tuer mais vous avez la possibilité de le pousser au bon moment pour s'en débarrasser. Quatre singes qui représentent un boss sont à chasser dans un temple, vous voilà dans un jeu de loup. 

La carte est énorme et d'une cohérence impressionnante, comme les Dark Souls, le travail accompli est remarquable. C'est une carte qu'on devra parcourir plusieurs fois, entre les marchands qui vendent des exclusivités ou les quêtes propres à certains personnages qui avancent avec vous. Vous allez tuer un monstre à un moment donné qui vous permettra de plonger dans les fonds marins, on refait la carte pour retrouver tous les points d'eau. Chaque passage c'est se rendre compte d'un coin qu'on n'a pas vu, c'est très complexe, c'est très riche. De très nombreuses quêtes annexes, il est possible de tuer le grand serpent mais ce n'est pas obligatoire, il faut débloquer une quête de personnage pour le faire. 

Un jeu avec trop de défauts.

Cinq millions de copies vendues au prix fort, on savait que Sekiro serait obligatoirement un succès et pourtant c'est un jeu de pauvre. Si les environnements sont très beaux, le dernier palais avec le lac géant, les fonds marins ou les cerisiers ça claque vraiment mais ce n'est pas réellement une performance ou une claque pour la PS4. On aurait pu imaginer que le jeu aurait pris le meilleur des Dark Souls pour faire un cran au-dessus, ce n'est pas le cas, c'est même plutôt le contraire. La différence principale est d'avoir un personnage qui saute comme un cabri, le jeu est désormais aussi vertical qu'horizontal, mais pour le reste, pas de vraies nouveautés sous le soleil, pire, une sensation de régression.

Dark Souls propose des boss qui sont mémorables avec une entrée qui met vraiment les jetons, quand on a fait la carte complète et qu'on voit le brouillard, on sait qu'il va nous arriver du chagrin derrière. Trouver le feu c'est pleurer de joie car la difficulté est partout. Sekiro ne propose que très peu de boss spectaculaires, le jeu peut éventuellement se cacher derrière une certaine forme de cohérence avec beaucoup d'humains à affronter. Et le problème c'est que les humains vous allez en affronter à la pelle, avec des tonnes de soldats et surtout de mini-boss. Alors que Dark Souls créait l'événement avec le boss, Sekiro place du mini-boss tous les 100 mètres tuant de façon évidente l'effet de surprise, de stress, de montée en tension. Vous enchaînez les combats, et ce qui est totalement honteux c'est la réutilisation à outrance des mêmes adversaires à différents endroits, en version à peine améliorée, ça fait typiquement jeu de pauvre ou jeu qui cherche à prolonger de façon artificielle la durée de vie. Si l'astuce de la réutilisation des boss a déjà été faite dans Dark Souls, la réutilisation du même château trois fois, c'est ouvertement du foutage de gueule. Le jeu est d'ailleurs beaucoup moins intéressant à la fin qu'au début, on finit par avoir hâte de le terminer ce qui n'est pas franchement positif.

Le boss le plus impressionnant du jeu est certainement le singe gardien. 

Il s'agit d'un boss vraiment titanesque qui va vous faire courir beaucoup. Deux bugs conséquents et impardonnables : la caméra qui débloque complètement quand on se rapproche des parois, une portée de l'animal pas cohérente, à savoir qu'il arrive à vous chopper alors que physiquement vous êtes à un mètre. Ce qui fait la qualité des Dark Souls, c'est justement ça. Lorsque vous perdez, ce n'est pas le jeu, c'est vous, vous êtes trop lent, vous avez mal calculé votre coup, vous avez pris trop de risques, mais en aucun cas il ne s'agit d'un bug du jeu. Ces problèmes de collision et de caméra sont omniprésents dans le jeu. 

L'absence du multi-joueur qui pourrait apparaître comme un choix des développeurs, n'a pas été un problème pour moi car j'ai fait les Souls seul. J'entends par là que les gars qui attendaient devant le brouillard le temps qu'un type super à l'aise arrive ou même jouer avec les PNJ a dû certainement en faire pleurer quelques-uns. À part pour un combat où intervient un PNJ, tout le reste c'est du solo. J'ai beaucoup joué en multi sur Dark Souls, et j'avais trouvé le principe génial alors que je ne joue jamais en ligne ou presque. Le langage des signes, se donner rendez-vous pour aller buter un monstre, les stratégies établies à deux de façon spontanée ou à contrario voir un type tout rouge apparaître pour venir vous dézinguer dans la zone, le multi des souls était une plus-value indéniable pour les jeux. 

From Software n'en a pas fini avec l'obscurantisme, les trucs bizarres et ça passe plutôt mal quand on pouvait le tolérer dans un univers de Dark Fantasy. Avec un jeu plus carré au niveau du scénario, avec un personnage qui parle, on reste encore trop dans le mystique. La description des objets est pourrie, certains dialogues sont trop ambigus, certaines actions sont pour ma part irréalisables sans avoir lu les tutos d'entraide. On va donc finir un jeu avec le sentiment d'avoir raté beaucoup de choses, ce qui était le cas avec les Souls où l'on découvrait derrière un passage secret une zone complète. Sauf qu'à la grosse différence, c'est que le pouvoir de rejouabilité pour ma part est nul, je viens d'ailleurs de remettre le jeu au bon coin à la vente. Recommencer le jeu pour quoi faire ? Pas de possibilité de jouer autrement. Quand on sait que certains ont fait le jeu intégralement avec l'armure à pointe, on comprend que la rejouabilité est importante et inspirante.

Le problème n'est pas la difficulté mais le temps. 

On ne va pas se mentir, j'ai joué sans compter, j'ai passé des dizaines d'heures pour finir le jeu, enfin sauf le dernier boss, j'y viens. Dans l'article de Numerama, on est allé interroger ExServ. ExServ est un gars que je suis depuis des années, il a fait partie des premiers à faire des tutos Dark Souls en France. Ce que j'aime chez lui, c'est son côté pédagogique, humble et posé, pas un gars surexcité. Nécessairement il va attirer un public plus âgé. Dans l'article de Numerama, il explique qu'un joueur âgé de plus de 50 ans, lui a dit qu'il n'avait plus les réflexes pour faire ce jeu et ça peut se comprendre. Si on prend le cas du grand singe, j'ai mis des heures à réussir à assimiler les patterns pour réussir à le buter. J'étais coincé dans un palier de progression personnel, quand j'ai buté le singe, je suis allé beaucoup plus vite pour le reste. 

Néanmoins on ne va pas se mentir. J'ai 46 ans, et j'ai vraiment accusé le coup sur ce jeu, c'était éprouvant. Car finalement, Sekiro n'est qu'un jeu de rythme, un gars super balèze à guitar hero ou ce genre de jeu où il faut appuyer au bon moment sur la bonne touche doit pouvoir faire le jeu assez simplement. Basé donc uniquement ou presque sur les réflexes, plus que sur toute forme de stratégie, mieux vaut avoir 20 ans que 50. C'est donc un propos pertinent à la charge du jeu, j'en ai vu un autre, celui de l'aspect détente. Certaines personnes disent qu'après une journée de boulot, se faire monter la pression avec un jeu, ils passent leur tour et je les rejoins totalement. 

Ce sont les grandes vacances et malgré un emploi du temps chargé comme tous les profs en vacances qui rattrapent le temps perdu en faisant ce qu'ils n'ont pas pu faire dans l'année scolaire, j'ai pu dégager un temps considérable pour arriver à la fin du jeu. Le problème et c'est désormais le principal pour toute forme de loisir, d'activité, c'est l'engagement, le taux de satisfaction par rapport au temps consacré. C'est certainement ce qui explique le fait que j'arrête le jeu aux portes de la victoire, comme ça a été le cas pour the Surge 2 ou Remnant from Ashes avec son boss où il fallait 30 minutes pour le tuer. À la fin du jeu vous allez affronter un boss que vous avez déjà tué mais qui avait ressuscité. L'aspect retour d'un personnage même si le gameplay est identique ne me choque pas réellement, même s'il s'agit d'une réutilisation d'un personnage qui ne fait qu'une attaque de plus, petite économie pénible. Lorsque vous finissez par l'avoir et que vous y avez laissé un peu de santé, c'est le tour du grand méchant, trois barres de vie .. Admettons, ça fait partie du jeu. Seulement et c'est un point que je trouvais déjà scandaleux dans Dark Souls et qui ne s'arrange pas ici, un temps de chargement de une minute est nécessaire pour vous faire réapparaître, il faut zapper manuellement la cinématique, et bien évidemment le premier type à tuer est encore présent. Passer plus de temps avec le chargement qu'à jouer est une hérésie, j'arrête donc les frais, je commençais déjà à saturer du jeu depuis le dernier monde. 

En conclusion

De façon indéniable Sekiro aura comblé mon manque de Souls mais ne restera pas pour ma part un jeu mémorable à tous les niveaux, avec une perte d'intérêt considérable vers la fin du fait des grosses ficelles de réutilisation des développeurs. Si le jeu n'est pas si difficile que cela contrairement à ce qu'on peut lire, il demande un temps d'investissement considérable sauf si vous êtes un virtuose de la manette. Il est donc à réserver uniquement aux fans de la série et représente pour ma part une régression par rapport au travail fourni sur l'ensemble de la série des Souls. Le plus désagréable étant de façon indéniable la prolongation artificielle par le retour au château, trois fois tout de même. Le jeu plus court, aurait pu être plus intense. C'est d'autant plus honteux pour un studio très imité, qui a inspiré des dizaines de jeu, jamais égalé qui a fait des choix de facilité plutôt que de nous en mettre plein la vue. C'est d'autant plus honteux qu'avec Bloodborne, un jeu dynamique, sale et très nerveux dans le gameplay, From software avait montré sa capacité à changer d'environnement.

Elden Ring sera le prochain From Software avec un scénario réalisé par George R. R. Martin, le monde serait ouvert, le jeu serait plus accessible. À suivre, comme tout bon drogué, je serai certainement de la partie même si sur le papier, le projet s'annonce comme plus commercial. 

À Propos

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