Réinstallation de mon poste, statu quo

22/07/2018 Non Par cborne

J’ai donc fait un peu le tour des distributions, histoire de voir et c’est sans surprise que je ne fais rien. J’ai réinstallé une Xubuntu 18.04 sur mon poste alors que j’avais une Xubuntu 18.04 déjà installée. Alors vous me direz que je suis un honteux car on ne réinstalle pas un Linux. Et pourtant dans mon cas, j’ai voulu faire table rase, j’aurai pu faire différemment comme purger un à un les paquets disgracieux ou les fichiers de configuration qui n’ont plus aucune utilité. Je te garantis public, c’était franchement sale, une boucherie.

ÉTAPE 1 : la sauvegarde.

Ma structure est simple, j’ai un SSD sur lequel j’ai 256 Go, il y a une partition unique avec Xubuntu et on est content. De l’autre côté j’ai un disque dur de 2 To dans lequel je mets le gros œuvre. Copier coller de l’intégralité, en prenant soin de faire un CTRL + H pour afficher les fichiers cachés.

ÉTAPE 2 : installation.

Vous pouvez jeter un coup d’œil ici pour l’installation de Xubuntu. J’ai un petit bonus toutefois, mon disque dur de 2To a un point de montage, il suffit au moment de l’installation (choix autre), d’utiliser la partition, partition EXT4, ne pas formater et donner le nom du point de montage \pointdemontage. Pour le reste, il suffit de faire du copier coller dans l’autre sens des logiciels que je suis amené à utiliser. Pour des logiciels comme thunderbird ou firefox c’est direct, .thunderbird ou .mozilla. Pour certains logiciels, il faut aller chercher dans le .config, on notera le cas particulier de jdownloader. Assez salement, je lance en root thunar et je fais un copier coller du répertoire jd2 dans /usr/local/jd2.

ÉTAPE 3 : ajouter une imprimante DCP 9020CDW

On récupère l’archive ici qu’on dézippe. En commande sudo bash linux-brprinter-installer-2.2.0-1 DCP-9020CDW. Attention, il y a une étape à ne pas rater, la partie imprimante est détectée de façon automatique, l’adresse IP qui va bien, tout ça. Il se trouve que lorsqu’il s’agit d’installer la partie scanner, il faut identifier l’adresse IP qu’on peut récupérer dans la box.

ÉTAPE 4 : ajouter une imprimante CANON LBP1120 et certainement ses copines.

C’est presque uniquement pour ça que je me fends d’un article parce que c’est n’importe quoi. Sur le site de Canon, au moment où j’écris ces quelques lignes, nous sommes en version 2.71. C’est plutôt bien fait, on a du RPM, on a du DEB, on a du 32bits et du 64bits. La logique c’est d’installer du 64bits, sauf que cela ne marche pas avec les lignes de commandes suivantes :

sudo /usr/sbin/lpadmin -p LBP1120 -m CNCUPSLBP1120CAPTK.ppd -v ccp://localhost:59787 -E

sudo /usr/sbin/ccpdadmin -p LBP1120 -o /dev/usb/lp0

sudo service ccpd restart

Avec un message d’erreur type « Inactif – ccp send_data error, exit ». Et la question que vous vous posez tous : POURQUOI ? POURQUOI ? Parce que pour faire marcher le driver CAPT sous Ubuntu au moins, Debian certainement, il faut installer la version 32 bits du pilote. J’ai mis à peine une heure pour trouver cette astuce, vous êtes donc ravi de savoir que je la partage avec vous, ne me remerciez pas. Je peux vous dire qu’ils sont nombreux à se casser les dents dessus, que ce soit des anglo-saxons ou des francophones. C’est bien sûr la faute de CANON, qui n’est pas foutu de pointer ses programmes. Alors oui l’imprimante a 10 ans, mais elle marche encore du feu de Dieu, et à 15 € le toner générique pour 2500 pages, vous comprendrez que je veille à la faire tourner encore pendant de nombreuses années.

ÉTAPE 5 : et puis c’est tout.

Et effectivement c’est tout, je réinstalle les applications au fur et à mesure, en préservant la configuration d’origine, je trouve ça très beau. En faisant complètement abstraction de l’heure passée à chercher le problème de l’imprimante, la réinstallation complète du système et des documents en partant du neuf, c’est 20 minutes. Alors effectivement on peut me faire remarquer qu’avec un logiciel de backup quelconque c’est pareil pour un Windows, néanmoins si vous vous lancez dans une réinstallation similaire sous l’OS de Redmond, je peux vous garantir que ce n’est pas 20 minutes que vous allez passer. Pour le reste c’est statu quo, aucun changement de distribution, aucun changement d’environnement, aucun changement de logiciels. j’en ai même purgé quelques-uns.

Pour ma part, le vrai manque sous Linux c’est sans aucun doute le logiciel de retouche facile. J’évoquais dans un billet, je pense ne pas l’avoir effacé, les difficultés que rencontrait mon épouse sur des opérations simples comme imprimer en pleine page, il faut jongler entre plusieurs logiciels pour avoir quelque chose de correct. Il faut que je creuse encore, il y a parfois des logiciels qu’on n’attend pas, qui apparaissent, dont personne ne parle et pourtant qui sont stupéfiants. Par exemple j’ai utilisé pendant de nombreuses années Dia un fork de Gimp qui comme son nom le laisse supposer sert à faire des diagrammes. On a désormais draw.io que vous pouvez héberger sur un serveur ou utiliser au local. Je trouve que de plus en plus de logiciels intéressants ne sont plus packagés de façon officielle, c’est le cas de draw.io, il faut donc désormais creuser parfois pour trouver les bons logiciels, je vous épargne mes commentaires sur le fait que que plus personne en France ne présente de logiciels libres, pas évident dans ce contexte, de trouver la perle rare. Rajoutons à cela que désormais des services en ligne permettent de faire le job, on se dit alors qu’il y a encore des choses à apprendre et à découvrir dans le monde du logiciel, qu’il soit libre ou non.

Status quo, in the army now, l’une des plus belles chansons du monde