Libreoffice ou Openoffice ?

Rédigé par cyrille - - Aucun commentaire

Il y a quelques années la situation des logiciels de bureautique était simple, on avait le choix entre Microsoft Office et Microsoft Office, quelques alternatives négligeables. Et puis est arrivé sous l'égide de la société Sun, le logiciel libre Openoffice. Comprenez qu'à l'instar de Firefox, de VLC, si le code source est libre, qu'on peut le modifier, qu'on peut le redistribuer, le nom Openoffice est la propriété de quelqu'un, ici en l'occurence la société Sun qui est celle à qui l'on doit aussi Java ou VirtualBox. Un beau jour la société Oracle achète Sun, et c'est le drame. Oracle est une société méconnue par rapport à Microsoft ou Apple mais c'est pourtant une société de taille colossale et qui a mauvaise presse dans le logiciel libre. Il y a donc un vent de panique chez les contributeurs d'Openoffice et dans le monde libre de façon générale, on s'interroge sur ce que va devenir Openoffice. On utilise donc l'une des règles du logiciel libre en faisant un "fork", une nouvelle branche, on duplique à instant t l'intégralité du code d'Openoffice pour obtenir vous l'avez compris Libreoffice.

Oracle fait une tentative de monétisation d'Openoffice qui échoue donnant raison alors aux gens qui avaient annoncé un coup fourré de la société. Les développeurs qui contribuaient à Openoffice sont partis chez Libreoffice, Oracle se retrouve donc avec un produit qui ne lui sert plus à rien et qu'il ne compte pas développer. Libreoffice quant à lui devient de plus en plus populaire, les distributions Linux même si elles sont peu utilisées par rapport à Windows embarquent par défaut Libreoffice au détriment d'Openoffice ce qui est caractéristique d'une tendance. Face à son échec Oracle rend le logiciel Openoffice en le confiant à la fondation Apache, mais le mal est fait, le logiciel a peu de développeurs. Dernièrement, on évoquait son arrêt au profit de Libreoffice car la situation décrite ci-dessus pose un véritable problème de fond, la confusion au niveau du grand public qui continue de télécharger Openoffice plus connu par son ancienneté que Libreoffice sans connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire pour le moins complexe. Les gens téléchargent en fait un logiciel dépassé sans le savoir mais c'est un problème dans l'informatique et de façon générale : les gens ont des habitudes qui durent, les gens ne s'informent pas.

Car, même si le code peut peut être forké à nouveau, un nom c'est le sésame dans l'esprit des gens, quelle que soit la qualité du programme, il est aussi important d'assurer une véritable promotion pour se faire connaître. Ici c'est d'autant plus difficile que les deux projets existent encore, la disparition d'Openoffice permettrait de clarifier la situation.

Notez la date de cet article, si une partie restera vraie dans quelques années, Openoffice aura peut être disparu dans quelques temps, le retard accumulé par Libreoffice pour réussir à se faire connaître, lui, restera une réalité.

Le problème du tout informatique

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Voici une nouvelle :

Cette nouvelle explique que si vous allez régulièrement au KFC, KFC scanne votre visage, enregistre vos différentes commandes, si bien qu'à chaque fois que vous retournez au KFC, on vous reconnaît et on vous propose des commandes qui sont de façon théorique adaptées à vos goûts. Théorique car KFC n'est pas neutre, KFC vous proposera certainement un nouveau produit pour vous séduire ou peut être KFC vous proposera les produits qu'il faut finir rapidement avant qu'ils ne périssent, l'outil informatique a cette force, il n'est plus neutre, l'outil informatique cherche à vous influencer de façon insidieuse. Il s'agit d'un problème devenu récurrent, fréquent, on évoque même l'influence des réseaux sociaux dans l'élection de Donald Trump président des États Unis qui a contribué à diffuser de fausses informations pour discriminer sa rivale ou se mettre en valeur, les gens ont donc été influencés par les écrits pensant que si c'était écrit alors c'était forcément vrai.

L'informatique a donc des conséquences, une potentielle élection dans la plus grande puissance mondiale est une conséquence non négligeable, est ce que le fait de se faire scanner en allant manger chez KFC peut avoir des répercussions ? KFC vous scanne, votre visage qu'il associe à vos habitudes alimentaires. Que fait KFC des données qu'il stocke ? Qui empêche KFC de revendre vos données à votre compagnie d'assurance ?

Imaginons que KFC effectivement distribue à gauche à droite vos données personnelles, votre assurance les récupère. Mais votre assurance ne s'est pas arrêtée là, elle a récupérée vos données Facebook, car souvenez vous, si c'est gratuit c'est vous le produit. Alors que KFC ne possède que votre photo et votre menu, désormais votre assureur grâce à des méthodes de reconnaissance faciale et des photos récupérées dans votre profil facebook, croise les informations et associe votre photo, votre repas à votre nom de famille et donc au contrat de police d'assurance. L'assureur découvre que vous allez plus de trois fois par semaine chez ce restaurant qui n'est pas si diététique, que vous mangez particulièrement gras et curieusement vous voyez vos frais d'assurance exploser, car votre conduite alimentaire est une conduite à risque pouvant entraîner des troubles cardio-vasculaires. Changer d'assurance ne sert absolument à rien puisque de toute façon les autres compagnies sont en possession des mêmes données et peut être plus encore.

Ce cas peut s'étendre à l'infini. Multipliez les recherches sur le diabète par exemple, ou les maladies sexuellement transmissibles et c'est prendre le risque à nouveau de voir vos données vendues par Google et votre assureur qui commence à se faire beaucoup de souci pour vous tout comme votre employeur qui paye aussi pour récupérer vos données.

La description telle que je la donne peut sembler en ce début 2017 digne d'un scénario d'anticipation, un scénario catastrophe. Pourtant ce billet sera peut être parfaitement d'actualité dans cinq ans. Il parait donc évident d'éviter la multiplication des enregistrements sur de très nombreux sites, de distribuer à la pelle ses données personnelles, il y a déjà suffisamment de cas où l'on ne peut y échapper pour contribuer à la récupération de son identité.

Si c'est gratuit c'est vous le produit, vraiment ?

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Il y a quelques années la situation au niveau logiciel était simple : on payait son logiciel pour avoir le logiciel comme on paye la baguette de pain pour avoir le pain. La situation depuis s'est largement diversifiée :

  • on continue de payer le logiciel pour avoir le logiciel, on tend toutefois maintenant vers l'abonnement. L'abonnement est une logique et un piège à la fois. En 2007 vous achetez le pack office 2007 et vous pouvez en jouir comme vous le souhaitez jusqu'en 2017 par exemple. Sauf qu'il n'a pas reçu les améliorations, qu'il peut poser des problèmes de compatibilité avec les nouvelles versions du logiciel, un document venu du futur pour le logiciel ne sera pas forcément lu. En 2017 vous prenez l'abonnement, le logiciel va évoluer au fur et à mesure et en 2027 vous jouirez de la dernière version du logiciel. Seulement, si en 2020 vous décidez d'arrêter d'utiliser le logiciel, rien ne vous dit que vous pourrez continuer à utiliser vos documents. L'abonnement rime donc avec engagement,sans savoir jusqu'à quel point vous êtes engagé, avec derrière un intérêt pour le loueur, plus vous êtes engagé, plus il est difficile de partir, on peut compter sur les prestataires pour se rendre indispensable.
  • on ne paye plus le logiciel, ou plutôt le service, c'est le cas de Gmail, Facebook, et de nombreux autres services, c'est gratuit. Et pourtant derrière, ces grandes entreprises fournissent des serveurs pour héberger toutes vos données, des développeurs pour entretenir et créer les services, il faut bien de l'argent pour que tout fonctionne. La question c'est donc nécessairement, comment font-ils pour gagner leur vie ? Avec la publicité, avec la collecte de vos données personnelles, en vous ciblant. En utilisant des services comme les réseaux sociaux, vous indiquez vos goûts alimentaires, vestimentaires, votre position géographique, parfois même vos opinions politiques. Ainsi, positionner une publicité qui vous correspond, qui vous intéresse, devient simple, il suffit de vous observer et dès lors de multiplier les chances de vous vendre un produit.

Donc si c'est gratuit c'est forcément vous le produit, une formule qui a été utilisée à de très nombreuses reprises pour démontrer la dangerosité des produits gratuits, voici l'histoire d'une bonne idée qui peut devenir une grosse erreur de communication. Il existe une dernière catégorie de logiciels, le logiciel libre dont voici une définition donnée par Wikipedia :

Un logiciel libre est un logiciel dont l'utilisation, l'étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement. Ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l'utilisateur et la possibilité de partage entre individus.

Plutôt que de rester dans le cas général, prenons le cas de la suite bureautique Libreoffice, qui est un logiciel libre. Libreoffice est un logiciel que vous pouvez utilisez gratuitement et légalement, c'est permis, vous pouvez contribuer en signalant une anomalie ou même développer une extension, vous pouvez vérifier le code afin d'être sûr qu'il ne vous espionne pas. La confusion évidente c'est que si on peut utiliser Libreoffice gratuitement alors on est forcément le produit, ce n'est absolument pas le cas, le logiciel libre est au contraire un logiciel de confiance. En fait la grande difficulté de compréhension du message c'est que si vous pouvez télécharger Libreoffice gratuitement, Libreoffice pourtant n'est pas gratuit. A l'instar des services qui vous espionnent ou que vous payez, il y a des frais de fonctionnement, il est donc nécessaire d'avoir de l'argent pour que tout ceci existe. Le modèle économique du logiciel est tout simplement différent, il repose ici sur le don. Des gens qui ont compris l'utilité de ce type de logiciels vont donner de l'argent pour qu'ils puissent continuer d'exister.

Le problème, c'est que l'économie du don n'est pas "fiable", dans le sens où il est difficile de faire des perspectives, les campagnes sont donc régulières, piqûres de rappel nécessaires mais qui peuvent finir par être ressentie comme une agression. Se pose aussi la multiplication des projets, des associations pour qui il faudrait donner.

Ainsi, des développeurs de logiciels libres finissent par trouver d'autres voies de financement en proposant par exemple le service tout en laissant le logiciel gratuit (même s'il n'est pas gratuit). Des logiciels de cloud par exemple vont proposer un service d'hébergement payant tout en laissant le programme accessible. Ce mode de financement est intéressant car il propose une source de revenus équitable, claire du fait de la nature du logiciel dont on peut lire le code, on peut savoir assez facilement si le logiciel nous espionne ou non.

Par conséquent, l'adage si c'est gratuit c'est vous le produit est une vulgarisation trop simpliste du logiciel où l'affaire est plus complexe et mérite d'être mieux expliquée.

Comprendre et réparer quelques pannes informatiques traditionnelles

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Au gré des rencontres et des problèmes ce billet sera remonté et complété

Des pannes hardware relativement faciles à comprendre et à régler.

Attention, toutes les manipulations présentées nécessitent de la rigueur, quand vous vous retrouvez avec une trentaine de vis de taille réduite, il ne faut pas en mettre partout, de la prudence, il y a quand même des risques d'incendie ou d'électrocution.

  • La tour ne s'allume pas. Il y a un très fort pourcentage de chances que cela provienne de l'alimentation qui a brûlé. Une alimentation ce n'est pas bien difficile à changer sur un ordinateur, 4 vis à l'arrière à retirer. Le seul problème c'est le cas des alimentations spécifiques qu'on peut trouver sur certains boîtiers qui vont coûter parfois plus de 50 €. Une alimentation noname c'est 15 €, on pourrait débattre pendant des heures sur le noname bruyant, le noname qui brûle, il y a beaucoup de légendes urbaines que je n'ai pas pu vérifier. Ce qui par contre est certain, c'est que pour le silence il faudra mettre le prix. On comprend dès lors qu'opter pour du matériel spécifique, un boîtier par exemple risque de poser des problèmes inattendus de coûts lorsqu'on a besoin de changer une pièce défaillante.

Le modèle spécifique de l'alimentation m'a forcé à sortir la carte du boîtier pour la brancher à une alimentation classique qui ne rentrait pas dans le boîtier

  • L'ordinateur fait trois bip au démarrage, il y a des plantages aléatoires avec un gel du système, il y a de bonnes chances pour que ce soit un problème de barrettes de RAM. Il "suffit" d'ouvrir la machine retirer une barrette ou remplacer s'il n'y en a qu'une, vérifier si le problème est réglé. Il existe des tables de correspondances entre les bips émis par un ordinateur et la panne physique détectée, il suffit de parcourir le web pour les trouver. Attention, des tables, d'un fabricant de carte mère à l'autre, cela peut varier.
  • L'ordinateur démarre mais ne passe pas l'écran du bios, on entend un bruit de cliquetis terrible dans la machine, genre TAC, TAC, TAC, il y a de bonnes chances pour que le disque dur soit mort. Si changer un disque dur sur une tour est particulièrement facile, il faut ouvrir les panneaux latéraux, retirer les vis, débrancher la nappe et l'alimentation, pour un portable ça dépend. Les anciens modèles, assez épais, s'ouvrent par en dessous et donnent accès facilement aux éléments comme la RAM ou le disque dur. Pour les ultrabooks ou les netbooks il faudra souvent attaquer par le clavier, il y a des petites encoches à retirer, on enlève proprement la nappe, et on commence à avoir accès aux différents éléments. Il s'agit de manipulations tout de même un peu délicates, les plastiques sont souvent fragiles. Ci-dessous la réalisation pour un netbook Asus 1015BX

et là, la première version de Lordi de la région Languedoc Roussillon. Il apparaît que la trappe du dessous est en fait un accès à la RAM ce qui n'est pas une bonne idée, sachant que la partie fragile, celle à laquelle on a le plus souvent besoin d'accéder, reste le disque dur qui lui se trouve sous le clavier où l'on peut retirer une vis pour retirer une plaque afin d'accéder à la partie composants dont le disque dur.

  • Pour une tour, vu en milieu scolaire. Les élèves ont souvent tendance à mettre tout et n'importe quoi dans les anciens lecteurs de disquettes ou les lecteurs de disques optiques si bien que parfois le composant reste alimenté mais dysfonctionne complètement au point de bloquer le démarrage de la machine. Je préconise d'éviter les "trous" accessibles aux élèves, les lecteurs optiques ou de disquettes n'ayant plus réellement d'utilité sauf dans de rares cas, mieux vaut les remplacer par des caches si on peut, les déconnecter physiquement à l'intérieur de la machine si on ne peut pas faire autrement.
  • La machine démarre, mais l'écran reste noir, on peut penser qu'il s'agit d'un problème de carte graphique, c'est souvent la carte mère. La majorité des cartes mères vendues aujourd'hui possèdent des sorties vidéos intégrées, tester donc toutes les sorties, en ayant retiré la carte vidéo si le PC en possède une. Si ça ne marche pas, il est nécessaire de faire démarrer la carte mère à l'extérieur de la machine pour être sûr qu'il ne s'agit pas d'un faux contact. Il faut savoir qu'on a souvent des surprises au niveau de l'isolation électrique, une tour posée au sol ne démarrait pas, la même tour posée sur une caisse en plastique fonctionne. Dans la photo ci-dessous, j'ai retiré l'intégralité des éléments pour ne conserver que la carte mère, le processeur et la ram, l'ensemble est posé sur des cartons isolants. Si cela ne fonctionne pas, c'est que la carte mère est morte. Il s'agissait d'une carte mère AM2 vendue par Acer, beaucoup de problèmes dans cette gamme de produits mais aussi chez ce fabriquant d'ordinateur qui vend des produits d'entrée de gamme.

La carte mère est sur du carton, ne sont branchés que la RAM, le processeur, cela permet de réduire la panne au minimum

  • L'ordinateur fonctionne parfaitement mais au bout d'un certain temps, s'éteint d'un coup sans avertir. Il s'agit d'un problème de température, il faut nettoyer les ventilateurs encrassés par la poussière.
  • La dalle de l'écran de l'ordinateur portable est cassée, il faut remplacer la dalle. De façon générale il faudra être particulièrement vigilant aux plastiques qui sont fragiles et à la nappe qui relie l'écran à la carte mère, pas toujours facile à positionner. Un exemple dans les écrans suivants.

  • Il n'y a plus d'internet. Si vous avez votre ordinateur qui est branché au réseau CPL, il se peut qu'une micro-coupure pose quelques problèmes, il suffit souvent de débrancher et de rebrancher les boîtiers CPL de chaque côté.

Ne pas confondre panne hardware et logiciel

La majorité des gens pensent que si l'ordinateur est lent, que parfois il ne démarre pas, c'est que nécessairement c'est un problème en provenance de la machine quand il s'agit d'un problème Windows. Par les comportements moyens des utilisateurs, téléchargements de tout et de n'importe quoi, Warez, pornographique, les Windows finissent par se contaminer. Pour voir assez simplement que l'ordinateur est contaminé, le lancement de pages web intempestives non sollicitées, et une sollicitation permanente du disque dur qu'on peut observer par la diode correspondante sur la machine, si elle existe. Un ordinateur dont le système d'exploitation est chargé, qui ne fait pas de mises à jour Windows, n'a pas de raison de "tourner à fond", si bien qu'il y a de très fortes chances pour que ce soit les virus qui font fonctionner la machine. Pour décontaminer, on commencera par Malwarebytes antimalware et adwcleaner. Il peut arriver que Windows est tellement planté qu'il ne démarre plus, une récupération des données sur le disque dur est possible en le démontant et en le plaçant dans une nouvelle machine. Démonter son ordinateur de façon systématique devient pénible, on n'a toujours pas la possibilité de brancher un disque dur (mini PC ou ordinateur portable), ll est possible d'acheter un convertisseur IDE ou SATA vers USB qui ressemble à ceci et récupérer les données.

Réparer ? Racheter ? Recycler ?

Il semble logique de réparer ou de faire réparer si on ne sait pas faire, néanmoins tout dépend prix. Dans le cas de la dalle à changer pour exemple, c'est 80 € la dalle, le portable en coûtait 300 € au moment de l'achat, cela a donc du sens. Ce qui a moins de sens, c'est si vous apportez ce même ordinateur chez l'assembleur et qu'il va vous demander entre 250 et 400 € dalle comprise pour faire cette réparation. On comprend dès lors, que compte tenu des prix ça vaut quand même la peine de s'y mettre un peu pour faire des économies et surtout prolonger la vie de l'ordinateur. De la même manière, parce que l'ordinateur est lent, souvent le résultat d'un grand nombre de virus, les gens réfléchissent à changer la machine sans s'investir un peu. Il suffit parfois de rajouter une barrette de ram, troquer un disque dur poussif contre un SSD, réinstaller l'appareil avec une distribution Linux pour récupérer un poste de travail efficace. La limite de la réparation c'est par exemple dans le cas de la carte AM2. Les cartes mères AM2 sont rares, et le rare malheureusement est cher en informatique, on va arriver à un tarif de 50 à 60 € ce qui est onéreux pour des machines ayant plus de 7 ans. Une tour neuve, un NUC, c'est moins de 200 €, une machine d'occasion correcte sur le bon coin c'est 100 €. A ce compte là je ne peux que vous inviter à donner le matériel à des associations ou le revendre pour une somme symbolique à des gens qui accumulent beaucoup de matériel et qui auront la pièce pour remplacer afin de donner une nouvelle vie à l'appareil.

Il faut comprendre ici qu'il y a une lutte importante qui se joue, économique pour éviter de racheter à tout prix, mais aussi pour l'écologie, prolonger la vie des ordinateurs c'est éviter de mettre des cochonneries à la benne.

Bonus, assembler son PC soi-même !

On sort du cadre mais j'avais cette série de photos en réserve, je trouverai dommage de les perdre. Première chose, j'ouvre le boîtier, je mets le cache adapté à la carte mère qui se trouve de façon systématique dans la boîte. Les cartes mères ne sont pas génériques par le fait elles sont accompagnées de leur cache, logique. Il faut clipser, c'est simple.

Selon toujours votre modèle de carte mère, ATX, micro ATX, ce que je veux ATX, la position des vis n'est pas la même. De plus il n'est pas possible de coller la carte mère directement dans la carcasse du boîtier à cause des contacts électriques, si bien qu'il est nécessaire de mettre des vis entre le boîtier et la carte. Dans un premier temps je pose la carte, ça me permet de trouver l'emplacement des trous correspondants, je retire la carte je mets le vis, je pose la carte dessus, je visse avec les têtes plates, ce sont les plus légers. Il est conseiller de monter le processeur avant de la monter dans le boîtier, l'espace laissé par l'épaisseur des vis fait plier la carte mère quand on force avec le processeur. Pour monter le processeur, difficile de se tromper, il suffit de regarder les encoches, si on ne les trouve pas, on fait tourner pour arriver à ce que ça tombe dedans. La pose du ventilateur, c'est le plus important, si le ventilateur est mal fixé ça chauffe, le processeur grille. Il suffit dans ce modèle de clipser et de mettre un tour de tournevis on oubliera pas de le relier à l'alimentation.

La suite est assez simple, il s'agit du montage du graveur DVD ainsi que du disque dur. On notera que pour le graveur optique, il s'agit des mêmes têtes plates que pour la carte mère, pour le disque dur, les vis sont plus épaisses. Pour visser, il faut avoir les trous du disque ou du lecteur en face des trous prévus dans le boitier. On remarquera que pour le lecteur il faut passer la main dans la tour et faire sauter un des caches en plastique comme vous pouvez le voir ci-dessous. La barrette de RAM, il y a une encoche, il faut viser pour que ça aille dans le bon sens. On place la RAM dans les rails on pousse jusqu'à ce que ça clipse.

La partie suivante c'est le lien entre les composants, et l'alimentation. Votre disque dur, il faut d'une part qu'il soit alimenté sinon ça ne s'allume pas, de l'autre côté il faut qu'il soit lié à la carte mère sinon il ne communique pas. Je vous montre l'alimentation SATA avec SATA noté dessus (curieux), de l'autre côté les fils rouges sont les nappes sata, qu'on lie aux composants. Je vous montre aussi comment alimenter votre carte mère, il y a deux parties, un truc monstrueux qui va dans le trou monstrueux (bonus de vocabulaire technique) et un fil d'alimentation carré avec quatre broches qui se place pas loin de l'alimentation. Le connecteur audio et le connecteur USB ne posent pas de problèmes, il suffit de chercher USB et audio sur la carte mère, la position des broches ne pouvant pas rentrer n'importe où, ça va tout seul. Il est nécessaire de connecter à la carte mère le bouton de démarrage (le power), le bouton de reset et la diode du disque dur, le boitier ici a la particularité d'avoir la diode de fonctionnement liée directement à l'alimentation. A ce niveau là, il est obligatoire d'ouvrir pour la première fois le manuel et de regarder où ça se branche, on découvre qu'on doit le mettre dans la partie JFP1, il suffit de mettre au bon endroit en lisant le plan, pas bien compliqué. Il se trouve que ce modèle de carte mère n'a pas le nom des emplacements écrits, souvent c'est noté sur la carte, si bien qu'on n'a pas besoin d'ouvrir le manuel.

A l'instar du lecteur optique, il est nécessaire de faire sauter un cache pour placer une carte dans le PCI, la différence c'est que le cache métallique ici ne se remet pas, donc faites attention à ne pas vous rater, une aération non désirée serait un lieu de passage pour la poussière, l'un des ennemis de la bonne santé du PC.

La machine est globalement montée, il faut ranger un peu les fils, puis visser le disque dur et le lecteur optique de l'autre côté. Il est désormais impératif de vérifier d'une part que les composants sont reconnus mais aussi les températures. La température de la machine ne devrait pas excéder les 30 degrés selon la température de la pièce, Au démarrage de la machine il faut accéder au bios, souvent la touche SUPPR ou F2, on cherche hardware monitor, et on attend. Si la température monte régulièrement alors que la machine n'est pas en charge c'est que le ventilateur est mal fixé. Voilà c'est terminé, il suffit d'insérer son CD, DVD ou clé USB de son système d'exploitation préféré.

Obsolescence ? Scrabble !

Rédigé par cyrille - - Aucun commentaire

Le terme d'obsolescence peut paraître compliqué et ferait certainement quelques heureux à placer dans un scrabble, néanmoins c'est une notion qui n'est pas si difficile que cela à comprendre et qu'il est nécessaire d'appréhender à l'achat d'un produit. 

Vous venez de payer le dernier téléphone à la mode à 750 €, vous ête content. Celui-ci est dans la version 4 du système d'exploitation et comme les hautes technologies sont un domaine dans lequel tout évolue très vite, la version 5 du nouveau système arrive et avec elle un nombre très important de nouveautés. Le problème c'est que votre téléphone que vous avez payé 750 €, et bien il ne se met pas à jour car le fabriquant du téléphone ne le propose pas. Le fabriquant pourra vous présenter de nombreuses excuses comme le fait que votre appareil n'est pas assez puissant pour supporter cette mise à jour, qu'il y a une impossibilité technique et pourtant la raison est purement commerciale. Sans mise à jour, votre appareil va être tôt ou tard obsolète, car on va considérer que pour faire fonctionner la dernière version du logiciel Y, il faut impérativement la version 5 du système quand vous êtes malheureusement en version 4. Vous êtes face à un cas d'obscolescence, votre appareil est dépassé. Pour en revenir à la raison, celles évoquées par le constructeur sont souvent un prétexte, le véritable motif c'est de vous faire acheter un nouvel appareil pour que vous puissiez utiliser la version 5 avec quand même l'idée de vous faire acheter un suivant quand la version 6 sortira. 

On va parler d'obscolescence programmée lorsque celle-ci est volontaire, c'est un délit. Par exemple, on s'est aperçu que dans certaines imprimantes, on avait installé un petit composant qui bloquait l'imprimante passé un certain nombre de tirages. Il faut comprendre qu'il s'agit d'un enjeu de société. Imaginez que demain, on invente la machine à laver inusable, ou le rasoir qui ne s'émousse jamais, on signe alors la fin d'industries complètes. On a donc tout intérêt à ne pas sortir le produit parfait. Il faut dire qu'avec cet aspect logiciel, cela arrange bien les affaires des constructeurs, rien ne les oblige à passer à la version suivante et il est bien plus facile d'embrouiller les gens sur un numéro de version que sur une pièce qui s'use trop vite.

Comment casser cette spirale infernale ? Pour les ordinateurs, c'est assez simple, les Windows, système d'exploitation vendu avec, se suivent et se ressemblent. Un cycle de vie, une mise au placard et pas de possibilité pour l'utilisateur de passer à la version suivante sans payer une nouvelle licence ou acheter un nouvel appareil. C'est idiot, votre appareil fonctionne parfaitement d'un point de vue matériel, il suffirait donc de changer le logiciel par un qui veuille bien encore le prendre en considération cette vieille machine, c'est ce que fait Linux. Linux est un système d'exploitation gratuit et libre qui permet de remplacer votre Windows qui n'est plus mis à jour par un système qui propose l'équivalent en logiciels, des mises à jour, qui est sécurisé, qui possède de nombreuses autres qualités. Installer Linux n'est pas à la portée du premier novice en informatique, mais en lisant les nombreux tutoriaux disponibles sur la toile, on peut s'en sortir. Le cas échéant, de nombreuses associations proposent d'aider les gens, il suffit souvent de se rendre à l'une d'entre elles avec son ordinateur sous le bras. 

Pour le monde de la téléphonie mobile ou des tablettes, des ordinateurs hybrides, la situation est beaucoup plus tendue. Il n'existe pas à l'heure actuelle de façon simple de changer le système d'exploitation et pouvoir continuer à utiliser son appareil de façon convenable. La seule sanction, c'est de freiner l'achat, de maintenir son appareil le plus longtemps possible de façon à contraindre les constructeurs à entretenir les appareils, pour que la pérennité logiciel devienne un critère d'achat.

L'obsolescence est un fléau qui ne touche pas que l'informatique mais tous les domaines pour forcer les gens à consommer, c'est un gâchis conséquent qu'il faut impérativement éviter.

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