Le Blog de Cyrille BORNE

Dernier Round

Tomber, se relever, recommencer

Rédigé par Cyrille BORNE

Comme dans Dark Souls.

Arriver en fin d'année c'est faire le bilan de l'année écoulée mais c'est aussi préparer la prochaine. Le monde pédagogique est ainsi fait, c'est un peu plus subtil d'ailleurs car c'est en plusieurs étapes. En fin d'année on se rend compte qu'on n'avait absolument pas fait ce qu'on avait dit qu'on ferait, que c'est vraiment pas bien, que promis il faudra le faire, on part en vacances avec des idées bien arrêtées pour revenir après deux mois et avoir oublié tout ce qu'on a dit qu'on allait faire. Vous me direz que je suis dans la caricature mais ceux qui connaissent le milieu scolaire savent que je ne suis pas bien loin de la vérité.

Contrairement à beaucoup d'enseignants, je ne fais pas de coupure, en tout cas psychologique, c'est à dire que lorsque tout le monde calcule comment il va faire ses quinze jours de plage, et ne rien faire, moi je vais faire mes deux mois de plage et continuer, je n'arrête pas. C'est un avantage, car cela permet de savoir exactement où on en est, d'être comme les scouts, toujours prêt. J'aimerais faire avec vous quelques bilans de ma personnalité aux multiples facettes.

Cyrille BORNE, une personnalité aux multiples facettes

Le professeur

Au moment où j'écris ces lignes, je ne sais pas en quelle classe j'enseigne encore, même si ça devrait ressembler en gros à ce que j'ai fait cette année avec une présence marquée en troisième. Il faut reconnaître que mes collègues ne se battent pas vraiment pour y aller, si bien que je peux compter là-dessus. On a beau tourner le problème dans tous les sens, le niveau va vers le bas, il faut déplacer les attentes et les exigences. Cette année, les cahiers étaient moins bordéliques et pour cause je donnais le cours à coller au fur et à mesure avec quelques trous pour compléter. On va pousser la démarche encore plus loin, je vais faire acheter un porte vues pour le cours, et donner l'intégralité en début d'année. Il faut comprendre que le jeune c'est comme un vieux, il peut tenir 80% de sa journée en commençant chacune de ses phrases par : j'ai oublié. Le gosse a pas son cahier, on lui donne les feuilles, pas de chance, elles finissent écrasées dans le cartable.

Pendant longtemps j'ai lutté contre la déresponsabilisation des enfants, en gueulant que moins on leur en donne, moins ils en font, je modère désormais énormément ce propos. Il est vrai que le jeune n'est pas très vaillant, mais désormais ce qui est sûr c'est que le jeune en 2018 même s'il y met toute la bonne volonté du monde, il ne sait pas par où commencer. En ce moment, je donne un coup de main aux enfants pour préparer l'oral, c'est une catastrophe. Dans la possibilité de thèmes, la culture, certains vont directement au casse-pipe en prenant des titres sur lesquels ils n'ont rien à dire, les visiteurs ou le titanic. Ils prennent parce qu'ils ont aimé, sont incapables d'aller plus loin, de pousser dans les raisonnements, les pauvres gosses sont complètement à la ramasse.

Il faut donc définir les exigences, pas très importantes et tenir le cap par rapport à celles-ci. Par exemple en cette fin d'année scolaire où j'ai fait réaliser pas mal de sujets de DNB, j'ai dit que tout élève qui n'avait pas sa calculatrice n'était pas accepté en cours, j'en ai viré la moitié une fois, la fois d'après un seul n'avait pas sa machine. Il va donc falloir que je travaille mais pas tout seul, parce que les exigences si elles ne sont pas communes ce n'est pas bon. Je vais continuer à faciliter mes cours car c'est ainsi, essayer d'innover un peu et trouver des trucs nouveaux, des astuces pédagogiques. On verra aussi l'arrivée de la Numworks qu'on va essayer de pousser au plus pour faciliter le travail des gamins. L'année prochaine sera très branchée boulot.

Comprenez que je ne travaille pas pour le plaisir de travailler, pour la gloire, pour espérer un remerciement même si quand une fois de plus on reçoit comme c'est le cas aujourd'hui un message d'une maman qui dit merci, ou qu'on voit la gosse qui vient vous voir et qu'elle ne sait pas trop comment vous demander par quel moyen on peut garder le contact, tu sais que tu fais le plus beau métier du monde, mais je travaille parce que c'est ce qui remplit l'assiette et que ce travail ce n'est pas n'importe quoi, c'est l'avenir des enfants qui sont complètement perdus et qui jamais n'auront autant besoin d'adultes réfèrents que maintenant. C'est plus qu'un métier, c'est un gagne pain, une mission, c'est beaucoup.

Le responsable informatique

L'an dernier dans mes idées débiles, je pensais que Yammer serait une super façon de casser l'isolement. Je rappelle que l'un des problèmes du métier, l'un de ses nombreux cancers c'est le fait que chacun travaille seul dans son coin, ce n'est certainement pas la meilleure façon de progresser en restant enfermé tout seul dans sa salle de classe. Malheureusement il apparaît que Yammer n'est que la prolongation de l'isolement, comprenez que vous êtes tout seul comme un débile à distiller vos cours pour le plus grand plaisir des autres. On retrouve en fait ce qu'on connaît déjà de façon plus générale avec le web, beaucoup de leechers, peu de seeders. J'abandonne désormais tout espoir de communiquer autrement que par mail avec ma profession, j'arrête aussi de tout filer sans qu'on ne me demande rien, on verra que cela va désormais s'étendre à ma nouvelle philosophie de vie.

L'année prochaine sera une année de transition et je l'espère de consolidation. Je change de chef d'établissement, il faut que je fasse une année de documentation, avoir des éclaircissements sur des tas de choses que je ne maîtrise pas. Comme je l'ai précisé, mon actuel chef est un homme passionné par tout, notamment l'informatique. Concrètement, il a une vision d'ensemble sur tout, une vision historique du câblage, enfin ce genre de choses qui ne peuvent pas s'inventer. Il faut que je le prenne par exemple un jour pour qu'il me dise par où passent les fils. L'un des chantiers majeurs c'est aucun doute le site internet, mais là encore c'est un travail d'équipe, je ne peux pas par exemple écrire les pages sur la filière viticole quand on sait que pour moi un grand cru c'est du Coca Cola.

Si je n'ai pas trop de crash l'an prochain comme ça a été le cas cette année, je vais vraiment pouvoir faire dans le sens du détail après trois ans de taille à la hache, peut-être même poser des services qui facilitent les choses. La véritable difficulté c'est l'adhésion, Office365, consulter ses mails, c'est déjà beaucoup pour les collègues, il faut donc les bons outils pour les bonnes actions.

Le libriste

N'y allons pas par quatre chemins, le libre pour moi c'est globalement mort. Je vous invite à écouter ce podcast qui pour moi en dit très long, un podcast qui dit presque tout, pas forcément là où on le pense : que reste-t-il du logiciel libre ? C'est assez terrible, c'est presque douloureux. Les intervenants sont Amaelle Guiton Journaliste à Libération, Bernard Ourghanlian directeur Technique et Sécurité à Microsoft France, et Pierre-Yves Gosset délégué général de Framasoft. C'est terrible parce que lorsque Bernard Ourghanlian explique que le logiciel libre a gagné, parle avec facilité de l'époque propriétaire de Microsoft comme étant révolue, évoque le cloud, on a tout a fait compris que ce n'est pas le libre qui a gagné mais Microsoft. C'est terrible parce qu'Amaelle Guiton met le doigt exactement là où ça fait mal en rappelant que les libristes étaient tous sur Github et que gueuler parce qu'une plateforme propriétaire est achetée par une autre boîte propriétaire c'est tout simplement ridicule. C'est terrible parce que le message de PYG qu'il essaie de placer au niveau philosophique ne passe pas, parce que lorsque le journaliste qui se met dans la position de celui qui ne sait pas fait remarquer que d'utiliser un logiciel propriétaire avec du suivi, du service, c'est franchement plus rassurant, il n'y a rien à répondre. C'est terrible parce qu'on comprend que le logiciel libre a remporté la guerre technique à savoir qu'un code confronté à un ensemble de personnes, interne au projet ou extérieur c'est la meilleure manière de renforcer le code, mais que les idées qui sont derrières sont soufflées au profit de l'efficacité. C'est terrible parce que l'émission est tellement pointue qu'il n'y a que ceux qui connaissent le sujet qui peuvent la comprendre, ce sentiment de plus en plus palpable que l'informatique s'éloigne de l'utilisateur final quand le ministère de l'éducation nationale fantasme une nation de développeurs. C'est d'ailleurs un sentiment que quelqu'un décrit d'une autre point de vue et que je trouve assez pertinent : Le logiciel libre dont on ne peut utiliser les libertés

Je l'ai déjà écrit plusieurs fois, il devient de plus en plus difficile pour quelqu'un comme moi d'installer du logiciel libre, ou disons que si je peux très facilement me monter un serveur debian, j'estime que je n'ai pas les compétences pour le sécuriser. Avec un déplacement de plus en plus important vers le cloud, on n'est plus dans le libre à la Libreoffice ou Firefox où le logiciel est installé en quelques clics. Avant on se contentait d'être le simple chauffeur, aujourd'hui il faut conduire l'engin, savoir le réparer, repérer les malfrats qui voudraient le prendre, savoir les neutraliser, parfaitement gérer les réformes du code de la route qui changent toutes les cinq minutes, ce n'est plus à la portée du simple utilisateur. Framasoft ne comprend pas ceci, où s'il le comprend, il rêve de CHATONS sauf que les gens viennent s'inscrire sur son Framagit, ses instances diaspora ou mastodon. Pourquoi ? Parce que si quelqu'un comme moi ne se sent pas capable d'avoir son environnement auto-hébergé, que les programmes ne s'installent plus chez les mutualisés, on cherche l'acteur de confiance chez qui on pourra mettre sa vie numérique, sauf qu'il n'existe pas. En fait si, il existe, mais seulement il ne veut pas se positionner en tant que centralisateur, c'est son choix. Vous comprendrez bien que déjà le message autour du logiciel libre est imbuvable et désormais la concrétisation est devenu de plus en plus difficile. Comment oser encore parler de Michu pour le libre quand rien n'est fait dans le dialogue et dans la simplification de l'utilisation pour le faire adhérer ? Alors n'en parlons plus.

Pour être libre aujourd'hui, trois possibilités : être un professionnel de l'informatique, pas gagné, être inconscient et installer n'importe quoi au risque de se retrouver à poil sur internet, être hébergé chez quelqu'un qui fait du libre, donc ne pas être libre. Être libre ne peut plus se résumer à l'utilisation de Linux sur le bureau, à l'utilisation de Firefox, nous sommes peu à être libre avec nos téléphones propriétaires, nos smartphones Android ou Apple, nos objets connectés et j'en passe. Avec l'univers X86 qui se réduit comme une peau de chagrin, c'est la liberté qui fout le camp. Et le pire là dedans, c'est qu'à force de faire preuve de compromis car on n'a pas envie de se priver de tout, c'est la mort de la philosophie au profit d'un pragmatisme technologique sans concession ou pas trop. Notre prochaine distribution Linux s'appellera peut-être Windows, ça piquera un peu au départ, puis c'est comme le reste, une question d'habitude.

Ici vous noterez qu'il ne s'agit que de l'aspect philosophique de la chose, le genre de trucs qui touche une grosse partie du libre mais pas tout. En effet on pourrait se dire que si la philosophie ne tourne pas rond, on peut continuer à faire du libre au local. Une année à me ramasser, une année à échouer, je ne rentrerai pas dans les détails parce qu'il faudrait que je crache un peu sur les associations, sur les gens, je vais donc me contenter de passer mon tour.

Ma politique désormais est la suivante : bonjour, je suis Cyrille BORNE, j'habite du côté de Saint-Pierre La Mer, je travaille à Pézenas, tu peux me trouver sur le net et tu auras main tendue mais seulement si tu viens la prendre. La spontanéité, aller vers l'autre, c'est bon j'ai donné, dorénavant j'ai fait le deuil, je suis dans l'attente.

fais plaisir à Martin ...

Le bonhomme

J'ai passé une année pourrie d'un point de vue familial, je le savais mais j'ai géré. Dans les deux à trois prochaines années, ma femme va se faire opérer de la paupière, je n'entrerai pas dans les détails mais ça nous a déjà occupé un bon moment et du genou gauche qui devient de plus en plus douloureux après le genou droit. J'ai beaucoup couru cette année, j'ai géré la famille, et puis à part une grippe impossible d'avril, je tiens plutôt bien le coup. A y réfléchir, le gain de temps lié à cette générosité dont j'ai essayé de faire preuve, parce que c'était un peu le but d'aider les gens, de faire avancer le libre au local, c'est autant de temps que je vais mettre à profit pour me refaire un cycle complet Dark Souls et me mettre à la cuisine sérieusement. Je n'ai pas une culture de la cuisine, les repas à table ça m'a toujours gonflé, j'ai souvent mangé des kebabs devant le PC dans ma jeunesse, encore au travail je mange rarement, mais en fait cuisiner par nécessité car il faut nourrir la marmaille et la femme trop fatiguée, ça ne me gêne pas. Je suis juste limité en recettes, j'aimerais varier mon alimentation. De la même manière, j'aimerais me mettre aux légumes de saison. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, si je renonce complètement à rendre le monde meilleur, je vais me concentrer sur mon entourage le plus proche.

Le bonhomme reste le même, pas plus aigri, pas découragé, simplement plus réaliste. C'est sans aigreur que je vous explique que je me suis rétamé, moi qui pensais que le virtuel n'était pas assez productif, pas assez concret, par rapport à un réel que je voyais comme une véritable façon de se positionner. Malheureusement mon expérience n'est pas bonne, ce n'est pas parce que la mienne est un échec que la vôtre sera complètement moisie. Il est important que vous compreniez que cet article de blog ne fait que relater l'expérience d'un homme, une de plus. Il ne s'agit pas de vous inciter à me rejoindre sur Dark Souls, mais juste de faire la synthèse de ce que vous avez pu me voir essayer de mettre en place et me péter correctement la gueule. D'autres sont certainement plus chanceux que moi, s'y sont certainement mieux pris, tant mieux pour eux. Et c'est ici qu'il faut prendre l'expérience du bonhomme dans sa totalité, ne pas se limiter à ceci, j'ai bientôt 43 ans au compteur et après avoir passé mon temps à échouer, j'arrête, comme je l'ai déjà écrit. Si certains ont l'énergie pour remonter et recommencer tant mieux, j'espère qu'ils raconteront leur petite victoire dans ce quotidien complexe.

J'estime que ma place est ailleurs, elle n'est pas dans les associations que je juge peu efficaces, elle n'est pas dans les communautés que je trouve trop violentes et peu productives, elle est ici, sur ce blog, dans mon forum et même désormais sur mon facebook.

Les réseaux sociaux sont mal utilisés, car les gens ne respectent pas le véritable principe de fonctionnement. Concrètement, ils se contentent de balancer une information depuis leur site et de la relayer dans les réseaux sans aucune modification. Je suis le cas typique qui montre l'incohérence du système. Sur Facebook, j'ai du peuple qui me suit, des Michus, des gens normaux qui ne viennent pas lire mon blog ou le survolent car cela peut devenir rapidement complexe. Relayer un article n'aurait aucun sens. J'adapte donc mes contenus, des contenus que vous connaissez déjà et qui n'auraient donc pas de sens ici pour faire de la véritable éducation populaire. C'est un thème qui est assez récurrent et que je partage avec Cascador, que faire de toute cette information qu'on aimerait partager mais qui n'a pas vraiment sa place selon les lieux qu'on fréquente. Je m'apporte désormais une partie de la réponse, en balançant quelques informations simples. Ce matin une collègue m'a demandé comment se protéger de coinhive. Si on sauve ne serait-ce qu'une personne, est-ce que ce n'est pas un peu de la partie qui est gagnée ?

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Complément 44 - le début de la fin

Rédigé par Cyrille BORNE

C'est comme le Canada Dry, ça ressemble aux vacances mais ce n'est pas les vacances.

Les compétences pour le DNB ont été réalisées, toute la paperasse, nous en sommes désormais à la préparation des oraux. En maths cette année j'ai pris les devants, on a pu faire sept sujets avec les élèves, plutôt pas mal quand je vois que mon fils, les seuls sujets qu'il a réalisés, c'est moi qui les ai donnés ... Tu as beau avoir quinze ans de métier, il y a des choses que tu fais de façon différente parce que tu te rends compte que cela ne fonctionne plus. A une époque les gamins de façon automatique faisaient le sujet dans l'ordre qu'ils voulaient, on n'avait pas besoin de le dire, c'était une évidence. Suffisamment mûrs pour savoir quel était l'exercice qui les mettrait à l'aise. Avec les années ils ont fini par poser la question, comme s'il s'agissait d'un interdit, et puis aujourd'hui ils attaquent en frontal. Quand tu lis que le QI est en diminution, tu comprends pourquoi quand tu le vis au quotidien. D'ailleurs vous noterez que le QI est en diminution après 1975, j'espère que vous voyez le symbole, tous les gens qui sont arrivés après moi sont moins intelligents, je ne suis pas passé loin. Plus sérieusement, l'attaque frontale est une catastrophe, il apparaît que le premier exercice est pour une raison qui m'échappe, plus difficile que les autres. A partir du moment où le gosse s'est cassé les dents dessus, c'est terminé, on l'a perdu. Nous commençons donc chaque sujet comme un rituel, en prenant le temps de tourner les pages, de hurler Pythagore à chaque fois qu'on croise un triangle rectangle, ce genre de choses. On disait la dernière fois avec une collègue que le métier n'est finalement pas plus difficile, il est juste différent, les gosses ne sont pas plus méchants, ils sont justes complètement perdus et il faut les assister pour tout. Si on doit chercher des raisons à la baisse du niveau, je pense qu'il n'est pas nécessaire d'aller bien loin, drogue, alcool, porno et jeux vidéos. L'internet passe devant la télévision, quand on regarde les programmes télés on se dit que ça peut-être difficilement pire que la télé réalité, malheureusement comme ils ne savent pas choisir et qu'ils ne regardent que des conneries, c'est plus difficile de grandir. Courage amis de 1975, nous avons juste pour mission de sauver le monde, jamais notre mission d'adultes n'a été aussi importante.

Je finis tranquillement l'année en seconde en faisant de la programmation, enfin de l'algorithmique avec Algobox, j'ai fait réalisé ces quelques exercices que j'ai pompé sur le net.

Épargne : Pour sa naissance, en 2009, les grands-parents de Gabriel placent une somme de 1 500 € sur son livret d’épargne rémunéré à 2,25 %.
En quelle année la somme aura-t-elle doublée ?

Forfaits SMS : On compare trois forfaits mensuels pour SMS, forfait A : fixe de 20 € quel que soit le nombre de SMS, envoyés ; forfait B : 0,15 € par SMS envoyé, forfait C : fixe de 12 € et 0,05 € par SMS envoyé. Élaborer une démarche permettant d’afficher le forfait le plus avantageux et le montant mensuel à régler, en euros, en fonction du nombre de SMS envoyés dans le mois

Tirage du Loto : Propose un tirage pseudo-aléatoire de six nombres, plus un, parmi 49 sans remise.

Distributeur de billets : Un distributeur de billets de banque doit donner la somme S demandée avec des billets de 10, 20 ou 50 € et avec le moins de billets possibles. La somme demandée doit être multiple de 10 et inférieure ou égale à 500. On demande à l’utilisateur la somme qu’il souhaite retirer et on voudrait faire afficher sur l’écran du distributeur le nombre de billets de 10, 20 ou 50 qui seront distribués par la machine. Comment faire ?

Avec un niveau quand même assez faible, démarrer sur scratch puis enchaîner sur Algobox, le faire en fin d'année pour revoir le programme et concentrer dans la même période pour s'imprégner c'est plutôt pas mal, on arrive à une adhésion globale, enfin presque. Paradoxalement alors que cette génération grandit le smartphone à la main, il reste plus simple de les faire adhérer à un cours de maths aussi pénible soit-il que de les faire coder. Je pense que cela s'explique par les problèmes de concentration dont ils soufrent tous, la programmation c'est vraiment beaucoup d'efforts pour eux. Et ce n'est même pas une boutade, ils sont tellement diminués qu'ils abandonnent très vite, se découragent pour un rien. Apprendre la détermination, la persévérance, l'un des enjeux de l'école, un parmi d'autres.

Comme je vous l'ai dit j'ai acheté un nouveau smartphone, je ferai un article assez rapide dessus quand je le recevrai pour rappeler que Android c'est Android et que ça reste tout pourri, sachez toutefois qu'avant d'acheter du neuf j'ai regardé du côté de l'occasion. Le problème de l'occasion sur le bon coin ou facebook market c'est qu'il est difficile de connaître l'histoire de l'appareil. Quand je vois mes élèves, c'est une catastrophe, la baisse de QI c'est une chose, les problèmes psychomoteurs qui les accompagnent une autre. Ils mettent l'appareil par terre toutes les quinze minutes, le temps suspendant son souffle pour savoir si le téléphone est cassé, encore plus cassé ou complètement mort. Le site qui a le vent en poupe c'est backmarket, dont j'ai pu voir un article sponsorisé il y a peu chez Numerama. Je souligne que le nom du site est excellent, le site en lui même franchement moins.

Le site met en avant les grammes de CO2 économisés, affiche une jolie image, mais finalement en tant que consommateur, je cherche de la qualité, de l'offre, et du prix. L'interface est mal faite, elle ne permet pas de faire une recherche sur le système d'exploitation, sachant que la masse de Windows Phone est assez importante. C'est cher par rapport à ce qu'on peut trouver en occasion de particulier à particulier, c'est cher par rapport au marché du neuf. C'est un peu ce que je reproche à la green économie, sous prétexte de faire du bien à la planète, on cartonne au niveau des prix. L'article sponso chez Clubic c'était sur pour le site rebuy, 261 € pour une PS4 500 Go avec une manette, quand on a vu des packs neufs vendus moins chers, je reste particulièrement perplexe. C'est un peu ce que j'exprimais dans le dernier billet, l'occasion c'est de l'occasion, ça doit avoir le prix de l'occasion pour que ça prenne du sens. Voulant donc casser avec la série noire des smartphones, le choix du neuf à 99 € ne me paraît pas si mauvais, on verra si j'ai la baraka ou la scoumoune. Le problème de plus de la téléphonie par rapport à l'informatique usuelle, c'est non seulement le prix qui n'est pas extraordinaire, mais en plus le matériel qui ne se répare pas. Acheter ce type de produit c'est donc quitte ou double quand c'est un modèle d'occasion, c'est quitte ou triple.

J'évoquais dans mon dernier billet l'ordre naturel des choses, un exemple parmi d'autres, la baisse du piratage logiciel. Avec un modèle désormais où tout se fait en ligne de façon gratuite, il était prévisible que le piratage en prenne un coup au niveau logiciel comme avec les plateformes de type Netflix, ou Steam, le piratage a de moins en moins de sens. Est-ce qu'alors tout déclin enclenché est révélateur de la fin d'un produit, d'une époque ? Si c'est le cas, que penser de Firefox qui passe sous la barre des 10% d'utilisateurs. Je ne suis pas totalement pessimiste, j'ai tendance à penser que tant que Linux existera on aura un logiciel alternatif pour aller avec, pas forcément Firefox, mais un navigateur plus ou moins libre. S'il fallait chercher la raison, alors que Firefox est devenu plutôt performant c'est que tout simplement il n'y a pas d'élan, d'obligation, le petit quelque chose qui fait qu'on va installer Firefox sauf si on est un peu libriste, qu'on a quelques convictions, comme celles d'échapper un peu à Google. Comme tout le monde s'en fout, Firefox peut difficilement décoller. Malheureusement quand je vois Mozilla se lancer dans un assistant vocal, je me dis que la fondation continue de s'enfoncer dans l'incompréhension de ce que les derniers utilisateurs attendent d'elle, tout simplement un navigateur puissant aux fonctionnalités claires qui ne traque pas les utilisateurs. Mozilla va mourir un matin du syndrome de la grenouille qui veut devenir plus grande que le bœuf, quand tu vois la taille des bœufs, c'est vraiment mission impossible.

Tout ça pour conclure que ce n'est pas gagné, c'est même plutôt perdu, on verra dans le prochain billet qu'il faut que j'arrive à écrire comment on va faire pour sauver le monde !

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L'ordre naturel des choses

Rédigé par Cyrille BORNE

Chaque chose revient à sa place.

Je n'ai pas vraiment épilogué sur le passage de Github dans le giron de Microsoft, d'ailleurs pas grand monde ne l'a fait. Bon en même temps comme plus personne ne blogue, ce n'est pas non plus totalement anormal. Vous savez mon truc qui consiste à dire qu'on va tous mourir, ce n'est finalement pas si idiot. On avait déjà pu le constater avec la possibilité de lancer des isos Linux dans Windows 10, un shell de plus en plus élaboré, le rachat de Github c'est quand même un signe, le libre est en train de se faire bouffer d'une certaine façon par les GAFAM, je n'oublie pas le M. La fondation Linux voit dans ce rachat une bonne nouvelle, et d'expliquer que Steve Ballmer qui voyait en Linux un cancer peut se mettre un doigt dans l'œil, que le libre a fait ses preuves, que le libre a gagné. C'est pas faux, une partie du libre seulement, disons que le libre est en train de se trouver un modèle économique, et que finalement les lois du libre passent complètement à la trappe, ce qui compte reste avant tout de pouvoir se faire de l'oseille. Ce que j'écris n'est pas totalement vrai mais ça commence à s'en rapprocher pour le libre qu'il reste, comprenez le gros libre, le petit libre à papa qui se fait tout seul dans son garage a bien du mal à survivre.

C'est ce que je qualifie d'ordre naturel des choses, les plus gros réussiront là où les autres échoueront, pas les meilleurs, ceux qui auront réussi à fédérer de vraies communautés et un business model. Le problème c'est qu'on rentre dans un schéma qui va laisser de moins en moins la place à de nouveaux projets, je suis désormais le premier à embrasser ce type de raisonnement. Pour les distributions Linux, vous le savez c'est Debian ou *ubuntu selon les capacités de la machine, je n'ai même pas envie de regarder ce qu'il y a à côté, je m'y intéresserai peut-être si le projet est encore présent dans cinq ans, et actif. C'est un problème de fond, car si personne ne s'intéresse à un nouveau projet, il n'émergera jamais, comment peut-on espérer qu'un petit projet devienne gros si on ne lui donne pas sa chance.

A une époque je vous aurais dit exactement ceci, il faut faire des essais sur les petits projets, les soutenir, dorénavant mon positionnement est simple, c'est le contraire, le ou les développeurs doivent faire leur chemin de croix pendant plusieurs années. L'exemple type c'est Handylinux / DFLinux, Depuis le départ d'Arpinux, le projet est au point mort. Ce n'est pas une vacherie, c'est un constat. Il n'y a pas d'attente, il n'y a pas de reproche, peut-être un seul, il faudrait avoir l'honnêteté de débrancher parfois le patient avant que des gens de type utilisateurs lambda finissent par y croire. Si Arpinux était encore de la partie, le projet continuerait d'avancer, il ne l'est plus, ça ne bouge plus, le projet finira par mourir, c'est l'ordre naturel des choses. Cela signifie donc que le projet n'était pas bon ou pas assez bien puisqu'il n'a pas réussi à faire venir des cohortes de développeurs. Vachard ? Pas tant que ça, réaliste.

Est-ce qu'il faut nécessairement fuir les projets qui n'ont qu'un seul développeur ? Pas forcément. A l'heure actuelle j'ai des problèmes avec mes instances de BoZon, j'ai des bugs qui apparaissent, seulement je n'y crois plus. Bronco m'a présenté une version 3 cela fait de très très longs mois, il y avait des bugs, Bronco a beaucoup travaillé mais je ne sais pas s'il a toujours le feu sacré, s'il a le temps. Je ne dis pas que je lâche BoZon, je dis que j'ai besoin de solutions car j'ai mis des BoZon à gauche à droite et il apparaît des anomalies difficilement reproductibles pour une version 2 qui devrait disparaître au profit d'une version 3 qui n'apparaît pas. L'ordre naturel des choses, en tout cas le mien c'est désormais de trouver un remplaçant. J'avais fait remarquer qu'il devenait de plus en difficile d'assurer son autonomie dans les systèmes libres sans passer par un dédié ou un auto-hébergement, j'avais présenté la solution pydio. La faute à pas de chance pydio passe au Go, un de plus qu'on ne pourra pas héberger vers du mutualisé. J'ouvre donc la parenthèse très rapidement pour évoquer le fossé qui est en train de se creuser entre celui qui pourra héberger ses fichiers et celui qui ne sait pas le faire, il y a quelques années on avait des tas de solutions légères, aujourd'hui elles n'existent plus, héberger ses fichiers c'est obligatoirement les faire chez quelqu'un d'autre, faut pas s'étonner dès lors que Michu choisisse Dropbox et ses copains. Et oui libriste, quand tu comprendras que si tu veux libérer les peuples, il faudra prendre en compte le mot accessibilité, il sera malheureusement trop tard, il est déjà trop tard.

A l'heure actuelle j'ai vu émerger deux types de besoins différents : un hébergement de fichiers avec la nécessité de créer un lien pour aller le mettre quelque part à l'extérieur, un besoin de stocker des fichiers sans lien extérieur. Par exemple j'ai posé un BoZon pour une collègue qui avait le besoin pour des sites de type ANPE de placer des liens vers des fichiers à nous mais ne voulait pas qu'on puisse les retrouver depuis Google. De l'autre j'ai une collègue qui avait besoin d'un BoZon pour récupérer toutes les photos de soirée ou d'événements sans passer par les réseaux sociaux. Nos élèves utilisent donc un BoZon pour déposer leurs photos.

Le premier besoin est réalisé par jirafeau, un projet qui est géré je pense par une seule personne mais qui a un nombre d'années vraiment conséquent au compteur.

C'est sur le second besoin sur lequel j'ai buté pendant quelques temps et comme précisé plus haut, il faut revenir aux fondamentaux. Un projet qui fait ses preuves, qui a trouvé son modèle économique, et même si c'est développé par une seule personne ça n'a pas d'importance et j'y viens. On peut avoir l'impression que je suis complètement barré avec mes billets de la mort et pourtant si vous regardez bien, je suis l'exemple même de la régularité. S'il fallait ouvrir les paris sur qui sera encore dans la place dans cinq ans, si je n'ai pas fait de crise cardiaque ou que je n'ai pas fini dans l'Aude un soir de conseil de classe, il n'y a pas de raison que je n'écrive pas car j'ai toujours un truc à raconter du fait d'avoir une vie franchement passionnante et semée d'embûches. Je pense que le développeur d'agora project est seul, je dis ça d'après les annonces du forum où il n'y a pas foule avec un seul administrateur qui a l'air de répondre. Le projet existe depuis 2009 et je le connais bien, il a été utilisé pendant pas mal de temps par ma fédération agricole pour les premiers ENT avant la déferlante Office365 et ses copains. Quand on voit le nombre de partenaires, on se dit que le gars a réussi à faire son business, tant mieux pour lui, tant mieux pour nous. Il y a cette notion de rythme qui est importante, vous l'avez chez les blogueurs, vous l'avez chez les développeurs. Les gars de Debian quoi qu'on en pense, tout comme ceux de Xfce finiront par gagner à la fin car ils feront adhérer toute cette population qui a ras-le-bol d'être dans une course stérile. Les mises à jour sont régulières, le programme n'a pas franchement bougé depuis des années, y compris dans ses lacunes, mais faute de grives on mange des merles.

Il s'agit d'un logiciel tout en un, vous comprendrez rapidement en voyant les captures d'écran

Je reprends en main le logiciel depuis peu et on sent quand même le côté kitch, et surtout le côté dépassé sans être obsolète. Quand Owncloud propose tout un fonctionnement par *dav qui va s'intégrer très facilement à n'importe quel type d'appareil, ce n'est pas le cas ici. Je ferai un retour dans un billet de complément parce que j'ai vu qu'il y avait une application, malheureusement elle fait planter mon OBI MV1 pour le bug évoqué, il y a plusieurs mois, j'ai commandé un nouveau téléphone, ce sera l'objet d'un nouvel article et de vérifier si certaines choses sont prises en compte comme une synchro des calendriers. Le logiciel est modulaire, on peut donc faire le ménage dans les fonctionnalités pour se ramener à l'unique gestion des fichiers et trouver dès lors un système similaire à un dropbox, beaucoup de fonctions en moins.

L'ordre naturel des choses, ne se limite pas à je me concentre sur les gros projets libres, c'est plus profond que cela. L'ordre naturel des choses c'est quand quelque chose devient évident, on sait que ce sera l'évidence technologique à venir, on n'a parfois pas totalement les moyens de mettre en place, mais on sait que ce sera ça. Microsoft prépare un service de streaming en jeu vidéo, la dématérialisation on y vient, c'est la fin du matériel. Chez Ubisoft on voit le vent venir, on est d'ailleurs plutôt pas mal calé pour le dire, le raisonnement est simple, quand tu pourras streamer à grande vitesse sur ton smartphone, ta télé ou n'importe quel appareil connecté, il n'y aura plus besoin de matériel pour jouer. Je pense qu'ils ont raison, je pense que c'est une évidence, et si Microsoft qui a raté le coche du jeu vidéo en étant la simple copie de Sony commence à s'y coller c'est qu'il sent qu'il faut en être. Sony, Microsoft, ou Nintendo se positionneront comme on peut l'attendre ou l'espérer depuis des années comme de simples éditeurs de logiciels et c'est ça qui est évident. Parce que le gars qui a envie de jouer à un Zelda se voit dans l'obligation de se payer une switch, pendant que celui qui veut jouer à God Of War devra taper chez Playstation, c'est une situation qui verra sa résolution dans l'abandon du support, les joueurs y seront tellement gagnants que ce sera un plébiscite. Quand c'est évident, c'est évident que ça va fonctionner, comme quand c'est compliqué, on sait que ça va se casser la gueule.

Quand c'est compliqué, c'est quand ce n'est pas simple et c'est une bonne raison pour laquelle tous les smarptphones libres ou non se sont cassés la gueule, qu'ils vont continuer à le faire. Windows Phone malgré toutes ses qualités s'est ramassé parce que si tu n'as pas la dernière application débile du chat qui pète que tu trouveras sur Android ou sur Iphone, et bien ce n'est pas possible. Un smartphone ne pourra fonctionner que s'il permet d'utiliser l'intégralité des applications existantes du marché sans aucune restriction. La maturité du marché qui arrive à saturation comme on peut le voir dans les tablettes ne permet que deux possibilités : un téléphone libre qui est basé sur Android mais sans la traque de Google avec une base d'applications libres, elles sont plutôt nombreuses, un OS libre qui s'installe sur un vieux téléphone même s'il est pourri, je parle du téléphone et de l'OS. Il faut comprendre que la démarche d'acheter du neuf pour avoir de la merde, ce n'est pas une évidence, ce n'est pas l'ordre naturel des choses. En outre installer un système d'exploitation alternatif sur un vieux bousin où plus rien ne fonctionne, c'est totalement dans le champ des possibles.

Le problème, c'est que l'ordre naturel des choses veut qu'on soit devenu dépendant de son smartphone, je vous raconte ma dernière histoire en date. Souvenez-vous, mon OBI MV1, Cyanogen Mod, une bonne idée sur le papier sauf que le téléphone ne passera jamais à Lineage OS. Un bug selon la façon dont est packagée l'application plante le téléphone qu'il faut dans le pire des cas réinitialiser, c'est la roulette russe à chaque installation. Dans le courant de la semaine des mises à jour usuelles sur mon téléphone, crash en boucle. Il s'agissait de Facebook Lite. Un peu ras le bol, je viens d'acheter un téléphone Asus chez Cdiscount à 99 € pour des caractéristiques à peine supérieures, mais suffisantes. J'ai acheté de l'Android car j'estime que j'ai besoin du GPS, que je n'ai pas envie de multiplier les appareils. J'ai besoin de fiabilité et quand j'irai à la correction du DNB ce n'est pas Openstreet Map qui va m'accompagner mais Google Maps ou Waze ce qui est pareil puisque c'est le même propriétaire. Ce que j'essaie d'exprimer ici c'est que l'ordre naturel des choses, c'est que nécessité fait loi. Le libre ne pourra pas sortir de l'ornière chez les particuliers tant qu'il n'aura pas montré son efficacité.

Quand il y a quelques années, je m'offrais le luxe de jouer les intégristes et de culpabiliser tous les non utilisateurs de logiciels libres, les compromis que j'ai fait, que nous avons fait, car nous avons été quelques-uns à jouer les évangélistes, nous sommes tous dans des compromis de plus en plus importants car nous faisons des choix pragmatiques pour des usages quotidiens. Les combats que mènent les associations libres comme la quadrature du net sont vains. La frontière entre le libre et le propriétaire devient de plus en plus floue dans le monde professionnel où l'on a compris que l'ouverture du code n'est pas un frein pour gagner de l'argent, au contraire, pendant que les solutions grand public qui n'ont jamais été bien convaincantes deviennent rares, et plus vraiment en correspondance avec un smartphone incontournable.

Oui, on va tous mourir, et nous ne pouvons rien y faire, les acteurs du libre n'ont pas pris le parti de la mobilité qui représente l'univers de monsieur et de madame Michu, ne fournit pas de solutions simples pour transformer les vieux ordinateurs en solutions cloud sécurisées, plus rien n'est sous contrôle, tout fout le camp ma bonne dame, mais c'est bien normal. Le bazar revendiqué, cette anarchie mise en avant, on a oublié que le bordel ça finit par user les bonhommes qui sont derrière les écrans, qui auraient bien voulu philosopher dans la limite du raisonnable mais qui un matin se disent qu'il faut aller à l'essentiel, qu'il faut que ça marche. Dès lors, quand on est à la première tromperie, qu'on a déjà mis le doigt dans l'engrenage, on y passe le bras complet, on n'hésite plus, on prend le compte facebook, l'iphone plus sécurisé que l'Android, on paye des solutions plutôt que de les bricoler sans pour autant se sentir moins libre, au contraire, libéré du bidouillage vain.

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