Le Blog de Cyrille BORNE

Dernier Round

Cultures, épisode 16

Rédigé par Cyrille BORNE

bédés, ciné, série, jeu vidéo.

On connaît le scénariste Desberg pour le scorpion, une série à succès, un succès pas tant mérité que ça. Le scorpion c'est un peu le renouveau du cape et d'épée, le mot vengeance revient souvent et on a une fille dénudée toutes les trois pages. C'est donc avec ces bases très solides, action, vengeance, filles dénudées qu'est construite la série Cassio dans un univers un peu différent. L'action se passe dans la Rome antique, Cassio est un jeune homme brillant qui a plein d'amis et qui va embrasser une grande carrière d'avocat. Malheureusement pour une raison qu'on ne connaît pas encore, Cassio va être assassiné par quatre personnes. De nos jours, une archéologue découvre un tombeau dans lequel sont déposées quatre main tranchées avec un couteau, on comprend que quelqu'un a vengé Cassio. Bon, il faut reconnaître que les ficelles de cette bande dessinées tiennent plus de pipeline, c'est donc Cassio qui s'est vengé lui-même, on comprendra même assez rapidement que Cassio est immortel et que la vengeance (mot très important) se poursuit encore au XXI° siècle. Cassio est une bande dessinée agréable, remarquablement dessinée, mais pas vraiment passionnante. On suit les rebondissements, mais la trame s'enlise fortement, la raison c'est sans doute les neuf tomes pour une histoire qui tient en dix lignes. La bande dessinée fait toutefois le job, on passe un agréable moment de lecture.

Christian Clavier et Catherine Frot forment un couple de vieux bourgeois qui vit sa routine. Lors d'un passage au supermarché, un homme incompréhensible dépose des céréales dans le chariot de Clavier et notre histoire commence. L'homme s'installe chez eux, et le fait qu'il soit sourd, leur explique comme il peut qu'il est leur fils. C'est tout l'intérêt de momo, on ne comprend pas comment cela est possible, mais il semblerait que ce soit bien leur fils. Déni, oubli, film fantastique, la trame est plutôt bien montée puisque Catherine Frot qui n'a jamais eu d'enfant, n'a pas envie de se poser la question et prend le grand garçon sous son aile. L'idée n'est pas déplaisante, mais le film est quand même pas terrible, même si on va le regarder jusqu'à la fin pour avoir l'explication. Le jeu de Christian Clavier qui fait du Christian Clavier à savoir l'homme énérvé avec une voix insupportable, je pense qu'on a quand même fait le tour. Si le fils sourd, ça pourrait passer et encore le comique de situation c'est lourd, la compagne qui est aveugle, ça devient carrément malaisant. L'idée est intéressante c'est domage qu'elle soit si malmenée et mal menée.

Le reboot de Tomb Raider était pour le moins réussi, on découvrait une Lara Craft jeune qui faisait ses premières aventures. Le jeu à l'époque avait fait parler de lui pour les mauvaises raisons, on voyait une Lara brutalisée et les féministes ont commencé à réagir. J'ai un très bon souvenir du jeu, très dynamique, avec des scènes de marave assez réussies. On prend exactement la même ou presque et on recommence avec Rise of the Tomb Raider. J'aimerai évoquer avec vous le scénario, je trouve que les développeurs sont sacrement gonflés. Lara vient de perdre son père, un suicide suite à ses recherches moquées, il n'a pas supporté d'être la risée du monde scientifique. Papa Croft a cherché pendant toute sa vie un artefact qui pourrait rendre la vie éternelle. Lara va donc partir en Russie à la recherche de cet artefact qui sera protégé, ce n'est pas trop spoiler que de dire cela, par des guerriers millénaires. En gros vous avez l'histoire d'uncharted, jusqu'aux scènes de combats où vous enchaînez les gars avec les mitraillettes et les soldats de l'époque. Donc l'histoire on oubliera, Tomb Raider c'est avant tout l'émotion, le jeu est scénarisé à fond ce qui est une excellente chose. Le joueur est sous pression permanente, ici le mur qui s'effondre, là les soldats qui débarquent, c'est 24 heures chrono sans Jack Bauer. Le jeu est tellement haletant, c'est suffisamment rare pour être remarqué, que j'ai continué après l'avoir terminé pour rechercher des donjons supplémentaires, je suis arrivé à 74%, après faut pas trop m'en demander non plus en terme de patience. Même les quêtes annexes sont très bien faites, elles permettent d'augmenter les caractéristiques de votre personnage qui sont assez utiles. On a un arbre de compétence assez riche qui permet de rajouter des possibilités au personnage comme des coups mortels, ne pas faire de bruit quand on tombe, etc ... A l'instar d'un Styx, il est bon de constater que même si on utilise beaucoup l'arc, tout le matériel mis à disposition pour Lara est utilisé, je trouve que c'est une bonne chose, on n'est pas dans le superflu. Pas vraiment d'originalité au niveau des armes, fusil à pompe, mitraillette, pistolet, et le fameux arc à tout faire. Contrairement à Styx, le jeu est bien codé, si on meurt, assez rarement sur un niveau de difficulté normal, le joueur revient de façon instantanée. Peu de reproches à faire à ce Tomb Raider même s'il n'apporte pas grand chose au précédent d'un point de vue technique, ou niveau du gameplay, c'est une excellente aventure, très bien réalisée, et vraiment prenante.

Le collège invisible est une parodie de Harry Potter à pas grand chose. C'est caricatural, c'est vraiment pour le pitch, car la bande dessinée est au-dessus ou disons que la touche française est tellement importante qu'on arrive très facilement à oublier les inspirations pour une vraie bd avec un super univers. Guillaume est le personnage principal de cette histoire, il est le plus mauvais élève de l'école et va se retrouver au centre d'une prophétie où il finit par devenir un peu le sauveur de l'univers très régulièrement. Guillaume c'est vraiment l'anti-héros, mais c'est le type profondément gentil qui finit par prendre toujours la bonne décision. C'est très drôle, c'est très bien écrit, les personnages sont particulièrement attachants, les gags franchement récurrents et bien lourds, notamment tout ce qui tourne autour de Thomas son meilleur ami transformé en loup garou et qu'ils traitent comme un chien. C'est Ange le duo de scénaristes qui s'y colle, du fait d'écrire la geste des chevaliers dragons, ils s'offrent même un cross over des deux univers. J'ai tenu jusqu'au tome 10 qui est mauvais. C'est un album confus qui ne correspond plus à l'esprit de la série, dénué d'humour. Il est difficile pour ce genre de bandes dessinées de réussir à se renouveler, notamment quand on est aussi excessif, c'est un peu le syndrome dragon ball où on va toujours plus loin, au point de ne plus pouvoir revenir en arrière. La bande dessinée est réservée au jeune public, elle reste une lecture agréable pour tout le monde.

La famille Donovan n'est pas vraiment conventionnelle, irlandaise, catholique, marquée par la violence qui s'exprime encore aujourd'hui à travers la boxe ou le métier de Ray, on y viendra plus loin. Il faut commencer par le père, 20 ans de prison pour meurtre et qui sort dans la saison une, cinq saisons à l'heure actuelle. Le père c'est l'homme qui est toujours dans les combines, qui emmène ses fils dans les combines, enfin qui les embarquait avant. Terry l'aîné en a fait les frais, atteint de la maladie de Parkinson, son père n'avait pas jeté l'éponge trop tôt durant un combat. Ce père toujours absent, c'est un prêtre qui l'a remplacé, c'est Bunchy le dernier qui en a fait les frais. Le prêtre était pédophile, Bunchy en est sorti traumatisé à vie. C'est Ray qui porte la famille, marié deux enfants, mais il n'en est pas sorti indemne, c'est un homme froid, alcoolique, déterminé, qui vit dans le secret et règle tous les problèmes par une violence presque mécanique. Son métier, c'est de venir en aide aux stars quand elles font n'importe quoi, quand elles dérapent. Pour exemple le début de l'histoire, un acteur star qui fait une fellation à un transsexuel, il faut récupérer la vidéo, un sportif commet une infidélité de plus, pas de chance, elle est morte à ses côtés le lendemain. S'il fallait trouver un rapprochement entre Ray Donovan et une autre série télé, The Shield est une évidence. L'idée c'est de survivre aux magouilles, à la destinée qui s'acharne, aux personnalités qui ont tendance à toujours glisser du mauvais côté, on ne s'étonnera pas d'ailleurs de la forte présence de la religion dans la série, se faire pardonner, se pardonner, est-ce possible ? Extraordinairement bien joué, passionnant, on sort d'une saison cinq avec un événement majeur que je n'irai pas spoiler, je regarderai avec grand plaisir la saison 6.

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Lui-même, et c'est déjà beaucoup.