Le Blog de Cyrille BORNE

Paysan de l'internet

Faut-il faire le deuil de la propriété intellectuelle, y compris de sa propre image ?

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Ou la sensation de ne plus rien posséder pas même sa propre image.

Thèse (ce que je pense)

Il y a quelques temps j'avais évoqué ceci :

Quelqu'un qui prend le temps de regarder quelques minutes mon blog se rend compte que l'adresse est en http://cyrille-borne.click/ que ce n'est pas mon style d'écriture ni ma thématique, il s'agit donc à proprement parler d'une usurpation d'identité. J'ai essayé quelques démarches, des sites étrangers, des sites Anglais que je maîtrise plutôt mal si bien que je suis impuissant. Je dois donc compter sur l'intelligence des gens pour discerner le vrai du faux et comprendre qu'il ne s'agit pas de moi. Une usurpation d'identité qui vous fait vanter les bienfaits de la groseille, je dirai que ce n'est pas bien grave, chaque jour des gens se font passer pour d'autres pour tenter d'arnaquer son prochain, les Youtubeurs ont quotidiennement leur lot. Que dire de ce pauvre garçon, qui s'est retrouvé taxé de pédophilie et menacé car ses amis ont utilisé un générateur de fake news, que malheureusement les gens sur qui on compte pour discerner le vrai du faux, et bien ils ont échoué. L'éducation aux médias est une bataille qu'il faut mener de façon urgence, ce sera l'objet d'un prochain billet. Ouf il blogue encore.

J'ai laissé tomber, je vais relancer par question de principe, car il faut quand même quand on est lésé, obtenir réparation, et puis je ne peux pas vanter indéfiniment les vertus de la groseille que je ne consomme même pas, je devrais peut être en tout cas c'est ce que je raconte dans la page. Ce qui me gêne d'avantage, c'est ceci :

Il s'agit d'une ferme d'autoblogs et comme il m'a été demandé ce qu'est un autoblog, je vais expliquer. Un autoblog est un site internet qui duplique un autre de façon automatique en utilisant son flux RSS. Il s'agit d'un script qui a été créé, par Sébastien Sauvage, voici ce qu'on peut lire sur son site :

Les gouvernements, organisations et entreprises mettent de plus en plus de pression légale, morale et financière sur les citoyens, entravant leur liberté d'expression. Des sites connus comme Wikileaks bénéficient facilement de l'effet Streisand, mais c'est rarement le cas des sites plus petits. Mais l'information doit circuler. Le projet autoblog a pour but d'aider à répliquer automatiquement les articles partout sur le web, bien sûr à une échelle plus modeste que ce qui a été fait pour Wikileaks. Voyez cela comme un effet Streisand automatisé. Comment VroumVroumBlog est un autoblog. C'est un logiciel très simple capable de répliquer les articles d'un autre blog. Si l'article source est supprimé, et même si le site d'origine disparaît, les articles restent lisibles sur l'autoblog. L'idée est de mettre en place le plus d'autoblogs possible, afin que tout article publié soit automatiquement répliqué partout, rendant sa censure bien plus difficile.

Et pour comprendre, il faut savoir ce qu'est l'effet Streisand. Barbara Streisand en 2003 a poursuivi un journaliste et le site qui a diffusé une photo de sa propriété privée. Internet a réagi en diffusant de façon massive la photographie, si bien que quelque chose qu'on ne voulait pas voir diffusé a été propagé en masse. L'idée sous-jacente derrière le projet c'est d'empêcher qu'on étouffe une vérité en la multipliant à l'infini de façon à ce que le plus de personnes soient au courant de son existence. C'est comme souvent dans le monde du "libre", utilisé sans parcimonie, sans une once de réflexion et de coeur.

L'effet Streisand porte assez mal son nom car l'histoire me paraît tendancieuse. Le photographe a pris une photographie d'un site privé pour dénoncer un aménagement de la côte. C'est tendancieux car sur le principe la chanteuse a le droit de protéger sa vie privée, mais à partir du moment où la photo n'est pas un simple vol de paparazzi, mais un exemple pour étayer une théorie dans laquelle la côte est menacée, elle devient un objet de vérité, et c'est différent.

Ce qui n'est certainement pas un objet de vérité ce sont les photos de moi la tête pleine de poussière en train de couper à la disqueuse les dalles de la terrasse. Ces photos apparaissent sur l'autoblog ci-dessus et ce n'est pas ce qui me pose problème, même si l'internaute qui les diffuse est en infraction avec la loi française, enfin je suppose, car tout est devenu tellement compliqué. J'ai diffusé ces photos, je n'ai pas donné mon accord à l'individu pour qu'il les réutilise sur ses espaces personnels ni celle de mes gosses d'ailleurs. A aucun moment il ne m'a demandé si cela me posait problème, à aucun moment il ne m'a demandé si j'étais en accord pour voir dupliqué mon blog, c'est une décision qu'il a pris de son propre chef. Ce qui me pose réellement problème, c'est qu'il s'agit d'articles que je trouve mauvais, si je prends la décision de brûler mon blog de façon définitive un jour, ce n'est pas pour que d'autres s'octroient un droit qui n'est pas le leur mais le mien, de juger que mon travail est mauvais et de le détruire.

Et c'est ici toute la difficulté de l'internet, si Léonard de Vinci avait décidé de faire un feu de joie avec la Joconde, non seulement c'était son droit, mais il n'y aurait personne pour le narguer et lui montrer une copie de son tableau. Si je devais vulgariser, être synthétique, je dirai que dès qu'on publie quelque chose sur internet, on en n'est plus propriétaire. On pourrait me faire remarquer que mon schéma est simpliste, qu'il existe la lutte contre le piratage, que je pourrai par exemple passer les abuse des propriétaires des autoblogs pour me rendre justice, ce que je risque d'ailleurs de faire car ces gens n'ont pas de page de contact ce que je trouve sidérant quand on s'octroie ce genre de liberté.

La lutte contre le piratage est intéressante, les lois et les institutions se suivent, rien n'y fait sauf une chose : l'offre légale. Il apparaît que si une offre est financièrement attractive, qu'elle est variée, les gens vont renoncer à obtenir l'oeuvre de façon illégale. Malheureusement toute la "culture" ne peut être ramenée à l'offre légale, si bien que des gens vont arriver à des méthodes parfois radicales, renoncer à distribuer sur internet, ce fut le cas de Manu Larcenet.

Il y a des hommes avec qui on se sent lié, avec lesquels on trouve parfois des affinités, des points communs qui en sont parfois troublants. Didier m'écrit pour me dire que mon billet sur l'immédiateté va le forcer à retravailler celui qu'il était en train d'écrire sur le même thème, de la même manière nous écrivons sur le même film dans la même semaine sans aucune concertation. Que dire d'Alterlibriste qui a un parcours très similaire au mien, jusqu'au COBOL que nous avons partagé. Quand je lis le combat ordinaire, le lien est pour moi plus que palpable, les angoisses de son personnage Marco, la peur de l'engagement, je l'ai connue. Le côté bipolaire de Larcenet, capable de passer de bandes dessinées qui croquent la vie à la perfection à des délires complets au travers de Donjon pour n'en citer qu'un, j'ai ça en moi. C'est donc sans surprise que l'auteur, grande gueule, généreux, tenait un blog qu'il a suicidé en 2014 de façon définitive. Il explique à l'époque qu'il lui était insupportable de partager son travail sans contrepartie et de voir ce même travail réutilisé, détourné. Ce qui est intéressant dans la réaction de Larcenet c'est sa violence, l'absence de contrepartie mais aussi le fait que l'homme n'évoque pas le respect du droit d'auteur mais le respect de l'auteur.

L'individu doit être plus important que le droit, ce qui compte ce sont les hommes derrière les écrans, la sensibilité, laisser la porte ouverte aux autres pour l'échange, pour corriger le tir, pour réparer la faute car nous faisons tous des erreurs sans nous en rendre compte. Le droit, à l'état pur et toute la bêtise qui va avec c'est ça :

Cette photographie a été "réalisée" par un singe. Les guillemets car l'appareil, les retouches, l'opportunité, tout vient de David Slater. Je rajouterai enfin que si on considère que le singe est l'auteur de la photo, il est alors conscient de faire cette photo. Dès lors si les animaux ont cette conscience, nous mangeons des animaux dotés d'intelligence, et nous devrions tous devenir végétariens. Fallait-il débattre de la propriété intellectuelle ? Fallait-il remettre en compte ce qui devrait sembler comme une évidence, Wikipédia pense que oui. Wiképedia tranche de façon simple, l'encyclopédie s'octroie le droit de diffuser la photographie car elle considère que c'est le singe qui a fait la photo, et par le fait le singe de son état de ... singe ne possède pas de droit à l'image. Cette vision entre en contradiction avec celle de la PETA, association bien connue des défenseurs des animaux qui quant à elle attaque en justice le photographe pour lui demander de lui verser des droits d'auteur. Que faut-il retenir de cette histoire ? Un photographe veut mettre en avant une race de singe qui est poursuivie pour sa chair, elle est mangée. Son intention est donc parfaitement louable. La photo est une réussite, par simple question de principe il aurait été logique qu'il soit le propriétaire de cette photographie. Le droit s'en mêle, et même s'emmêle en bafouant les droits de cet homme devenu dépressif et ruiné par les frais de justice. Beau joueur, il ne regrette rien, heureux d'avoir pu mettre en exergue une situation qui lui paraissait honteuse mais il ne photographie plus, tant pis pour lui, tant pis pour les autres.

Eric Schmidt ancien PDG de Google écrivait "Si vous voulez qu'on ne sache pas ce que vous faites, peut-être qu'il faudrait commencer par ne pas le faire". La loi l'a contraint à modifier ce point de vue puisque Google est obligé de désindexer des liens et d'accorder le droit à l'oubli, qui n'a de droit que le nom, Internet n'oublie rien. Il n'empêche qu'effectivement en 2017, où derrière chaque individu se dissimule un média sur pattes avec son smartphone et ses réseaux sociaux, c'est un peu la contrainte comme une réplique Jedi à pas grand chose, fais le ou ne le fairs pas. Et si vous le faîtes, qui respectera votre volonté de secret, de ne pas distribuer, vos droits ? Pas grand monde, car la complexité de l'Internet est tellement importante, aussi grande que son étendue qu'il est difficile d'atteindre le contrevenant, quand ce n'est pas une impunité que donne un réseau social qui tolère le racisme, la haine, imaginez à quel rang ce trouve votre petite oeuvre ou votre droit à l'image. La seule chose qui peut changer la donne c'est le respect des autres, et de leur volonté, mais ça, c'est de l'utopie.

Antithèse (même avec de la mauvaise foi, je ne pouvais pas faire l'impasse)

Il aurait été malhonnête de ma part de ne pas évoquer Pepper & Carrot le site et l'oeuvre de David Revoy.

David Revoy est un homme de goût, il utilise pluxml, et diffuse sa bande dessinée de façon libre et gratuite dans une licence Creative Commons très ouverte, au point de pouvoir s'enrichir avec son propre travail. C'est ce que l'éditeur Glénat a fait en vendant les albums et en passant par un financement "libre". Pour un article complet, je vous renvoie vers Silex. Cela veut dire qu'en donnant tout, David Revoy s'enrichit, il y a de nombreuses expériences du même type, néanmoins je vois une limite que j'appellerai : la qualité de l'homme orchestre, jouer de tous les instruments. Un restaurateur aujourd'hui ne peut plus se contenter de faire la meilleure cuisine du monde, il se doit de gérer son identité sur les réseaux sociaux et c'est une situation qui me gêne. Si on embrasse ce système basé sur la promotion, le travail dans les réseaux sociaux, en bref, la communication, cela excluerait des gens particulièrement talentueux mais qui n'auraient pas le talent pour se vendre. Il est alors évident que de la même manière que les Youtubeurs qui devaient casser le vieux modèle de la télévision, appartiennent à des écuries, avec des agents. On aura certainement si ce n'est pas déjà fait, des sociétés pour gérer l'image, les tipeee, les patreon et autres crowdfunding des auteurs.

Le fameux système de producteur au consommateur peut paraître plus juste, il a juste déplacé le problème, ce n'est pas nécessairement le plus talentueux qui "vendra" le plus, simplement le meilleur communicant, le gars qui saura toucher votre coeur.

Conclusion

On le sait, je suis un psychopathe. Si vous suivez mes aventures depuis que je blogue en mon nom propre ce qui nous ramène à 2008, je me suis fâché avec la terre entière. J'ai demandé à me retirer du classement Wiko devenu ebuzzing devenu un cimetière car j'estimais que je n'entrais pas en compétition avec d'autres blogueurs. J'ai demandé au journal du hacker de ne pas me linker car j'estimais que c'était inviter les gens dans un univers qu'ils ne comprendraient pas et je remercie de respecter cette demande montrant que dans cette institution on respecte les hommes avant de respecter ce qu'il est possible de faire techniquement. Je demande aujourd'hui qu'on n'archive plus mes vieux articles, car quand je me tombe dessus, j'ai la sensation de lire un brouillon, un sentiment d'inachevé, d'imperfection, et ça m'irrite.

Il aurait été plus simple de ne pas les écrire, il aurait été plus simple de ne rien écrire. Ne rien écrire, c'est comme si je n'avais rien essayé et d'après vos quelques mails que je reçois de façon quotidienne ces derniers jours, il semblerait qu'il vaut mieux que j'écrive que je garde le silence.

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Quelques outils pédagogiques

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Des outils, des ressources pédagogiques en mathématiques et en sciences.

  • mise à jour du 21/08/17, procédure d'installation de bornrep

Bornerep pour tracer des repères

Il existe de nombreux outils pour tracer des courbes, néanmoins il n'existe que peu d'outils pour tracer des repères ce qui est indispensable pour le professeur de mathématiques. bornrep est un outil dont la seule fonction est de tracer des repères. Choix de l'unité, du maximum, du minimum, du nom des axes, export en svg et vous obtenez votre repère.

Procédure d'installation sous Ubuntu

sudo apt-get install python3-pyx python3-tk python3-pil.imagetk
./bornrep.py

Barre d'outils dmaths

Libreoffice avec son éditeur mathématiques permet de réaliser des documents relativement propres, surtout de façon simple par rapport à LaTeX qui nécessite un grand investissement. La barre dmaths est un complément qui facilite grandement la tâche puisqu'elle permet par exemple de réaliser des tableaux de variations en quelques clics, des systèmes d'équations, des figures géométriques, des patrons etc ...

Scratch, Algobox, logiciels de "programmation"

Avec l'arrivée dans les nouveaux programmes de l'éducation nationale de la programmation, on a pu constater que pour l'épreuve de mathématiques du DNB (diplôme national du Brevet des Collèges) c'est le logiciel Scratch qui a été utilisé. Scratch est un logiciel qui présente le opérations possibles de façon colorée et en français, si bien qu'il est assez intuitif pour les élèves. Il pose tout de même problème du point de vue de son utilisation, si Scratch est intéressant pour développer la logique chez l'élève, pour créer de petits jeux, il n'est pas adapté aux mathématiques. Si les opérateurs sont bien présents, leur utilisation n'est pas simple. Algobox d'aspect plus austère, avec une présentation plus calculatrice est plus adapté pour faire des mathématiques, plus efficace aussi. En seconde générale, avec des élèves un cran en dessous par rapport aux attentes, je démarre par des activités avec Scratch pour donner goût à l'utilisation, j'enchaîne ensuite avec Algobox. Les élèves sont plus réceptifs que d'attaquer de façon brutale par Scratch, notamment pour la déclaration des variables qui est peut-être la partie la plus difficile à appréhender pour les jeunes.

Dans sa version 2, Scratch Offline se base sur Adobe Air qui n'est plus maintenu pour Linux. En attendant la version 3 qui sera basée sur HTML5, il est complexe d'installer Scratch sur certaines distributions 64 bits, voici un tutoriel d'installation pour Ubuntu et Debian 64 bits.

Réaliser une carte mentale avec Vym, l'animer par Sozi

Depuis quelques années on voit apparaître bon nombre de logiciels visant à ringardiser Powerpont. Le problème c'est qu'il s'agit plus de services que de logiciels si bien que vous n'êtes pas réellement propriétaires de votre propre travail sans avoir de plus de perspectives quant à la pérennité d'utilisation de vos présentation si le service venait à fermer. Sozi est un logiciel qui permet de réaliser des présentations non plus sous forme linéaire mais à partir d'une seule image. Concrètement, vous chargez votre image au format svg dans Sozi, vos slides correspondent alors à des zooms sur l'image. Ci-après, une carte mentale réalisée avec le logiciel Vym animée par Sozi.

 

 

Compléments quelques sites et contenus

Autour de la vidéo

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Quelques logiciels et pratiques

Installation de la libdvdcss2

La librairie libdvdcss2 permet de décrypter la protection des DVD si vous souhaitez copier le contenu de celui-ci. En effet si vous copiez directement un fichier VOB d'un DVD sur votre ordinateur celui-ci est illilisible. La librairie libdvdcss2 est hébergée sur le site de videolan, les développeurs de VLC. Vous ne la trouverez pas dans les dépôts officiels du fait de la limite légale, en France, vous avez le droit de copier votre propre DVD à des fins personnelles sans la possibilité de redistribuer. Dans dans d'autres pays la législation est plus sévère. Son installation est triviale, sous Debian / Ubuntu, ajouter la ligne :

deb http://download.videolan.org/pub/debian/stable/ /

puis la commande wget -O - http://download.videolan.org/pub/debian/videolan-apt.asc | sudo apt-key add -

et sudo apt-get install libdvdcss2

Utilisation sommaire de Handbrake

Handrake est un logiciel puissant qui permet de convertir des vidéos d'un format vers un autre mais aussi de ripper l'intégralité d'un DVD. Il sera important de noter qu'Handbrake ne produit que des formats dits de qualité, vous ne pourrez pas encoder des fichiers avi avec Handrake ce qui pourrait vous limiter si vous avez une vieille platine de salon qui n'est pas compatible avec le format mp4. L'utilisation basique est simple, dans le sens où de nombreux profils d'encodage sont proposés par défaut, de même le logiciel va découper les bandes noires de façon automatique, si bien qu'on peut se contenter d'un clic pour lancer l'encodage. Si la première utilisation est simple, le logiciel n'est pas simpliste, il est possible de faire un paramétrage très complexe dans la configuration avancée du logiciel.

Couper une vidéo avec Avidemux

Pour découper une partie d'une vidéo avec Avidemux, il suffit de se positionner à l'endroit où l'on veut commencer la découpe de cliquer sur A, la fin de la découpe est validée par B, on enregistre sans réencodage. (La partie qui sera conservée apparaît dans la timeline en bleu entre A et B)

Connaître les caractéristiques d'une vidéo avec mediainfo

Media info est un logiciel disponible dans les dépôts debian qui permet de connaître de façon précise les caractéristiques d'une vidéo, les codecs notamment. On peut être amené à utiliser ce logiciel pour comprendre pourquoi une vidéo n'est pas lisible sur tel matériel, identifier un problème audio, etc ...

Rotation de 180 degrés sur une vidéo et encodage à la volée en ogg

Le logiciel Transmageddon  entre dans la catégorie des logiciels simples en vidéo numérique, une vidéo en entrée, quelques paramétrages et pas plus. Sa fonction première "trans" est de transformer une vidéo d'un format vers un autre, il permet néanmoins de réaliser quelques transformations comme la rotation d'une vidéo à 180°.

Réaliser un diaporama vidéo avec Imagination

Le logiciel Imagination n'est disponible que sous Linux, il permet de réaliser des diaporama vidéo de façon simple avec quelques effets, un peu de texte. 

  • La quatrième icône permet d'importer les images en vrac, il est aussi possible de le faire par drag and drop
    Dans la zone du bas cliquer de façon à avoir le focus, CTRL A pour avoir toutes les images
  • Dans la zone de droite, paramètres de diapositives, faire aléatoire de façon à ce que toutes les diapos se succèdent avec un effet sympathique et différent les uns des autres
  • Dans présentation, faire propriétés et choisir le format ogg/theora. Vous aurez une vidéo au format ogv, compatible html5  si bien qu'avec la balise <video controls src="video.ogv">description</video> vous pouvez intégrer facilement la vidéo en ligne, elle sera lisible directement par la plupart des navigateurs.
  • Enfin à nouveau dans présentation, exporter. Une qualité moyenne est suffisante pour un affichage sur le web. Il est possible bien sûr de moduler ce qui précède pour l'adapter à une présentation sur un autre type de support, vidéo projecteur, ordinateur etc ...

Insérer un texte avec Openshot Video Editor

Dans Openshot, je vais créer un texte par le biais de titre, nouveau titre, j'ai accès alors à la possibilité de choisir des modèles ou de passer par inkscape. L'astuce ensuite consiste à positionner le titre en première piste, la vidéo en seconde piste comme on peut le voir ci-dessous.

Couper une vidéo avec Openshot Video Editor, insérer un fondu

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Fontaine je ne boirai pas de ton eau

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Une semaine après le nouveau, nouveau et peut être même, le nouveau naufrage.

Je vous informe que c'est mon dernier suicide de site, après je laisserai le cratère annoncé, j'arrêterai de bloguer définitivement. J'irai en invité chez Alterlibriste et Iceman, je lâcherai quelques polémiques pour se rappeler comment c'était, je ne prendrai même pas le temps de lire les commentaires. Les commentaires parlons en, si vous voulez échanger vous avez le forum ou mon mail. Je pourrai vous dire de façon plus ou moins sincère que la gestion des commentaires par PluXml est très mauvaise, c'est vrai, ce serait un prétexte. Les commentaires sont des monologues, on est très rarement dans l'échange, on est dans la lutte, le corps à corps mortel, celui qui imposera son idée à l'autre coûte que coûte. Les gens qui veulent vraiment m'informer ont toujours su trouver mon mail, et les autres au lieu de faire de longs monologues feraient mieux de monter des blogs, ils travailleraient pour eux plutôt que de travailler pour moi, ou de me parasiter, c'est selon.

Comme vous le savez, la langue de bois n'est pas mon fort, je ne suis remonté sur le ring que pour la majorité silencieuse qui lit mon blog. Oui toi derrière ton écran qui me regarde gesticuler depuis des années, c'est pour toi que j'écris aujourd'hui. Toi qui devrais t'exprimer plus souvent, cela rendrait certainement le monde du logiciel libre meilleur. Mais je te connais, tu es un grand timide, on ne te refera pas, je respecte ton silence comme tu sais respecter mes choix aussi bizarres soient-ils.

Cela fait désormais une semaine que j'ai tout purgé, j'ai complété le billet des archives où je vous livre quand même 17 ans d'histoire, je commence à regrouper des documentations et mes cours dans le bozon. J'ai partiellement fini de parcourir mes contenus qui correspondent à la partie 2016, 2017, à l'heure actuelle je compile des billets que je qualifierai d'impersonnels ce qui sera pratique pour la prochaine purge. Encore ? Oui, je referai ce genre de choses de façon régulière.

Si je regarde l'année scolaire 2016-2017, j'ai beaucoup évoqué mes vendredi, mes problèmes de voiture, le manque de travail des élèves, le manque d'engagement des parents, la réforme du DNB, j'ai évoqué la mort du logiciel libre etc ... Sans être trop dur avec moi, juste réaliste, je vais réussir à compiler ce que j'ai écrit de réellement pertinent dans moins de quinze billets. J'ai commencé, c'est certes impersonnel, mais c'est bien fait, ce sont des billets qui vont durer, qu'on peut reproduire, modifier, on peut s'en servir de référence sans trop avoir honte. Je crois que c'est important, car comme je le précisais je ne voudrais pas être taxé d'être le blogueur le plus râleur et le moins productif de la blogosphère française. Si en cette période de vacances, après avoir tout cassé, j'ai de quoi produire quelques billets avec mes entrailles, on sait qu'à la rentrée, je vais retomber dans mes vieux travers : me prendre des sangliers, essayer de survivre aux inondations, raconter mes succès et mes échecs pédagogiques, et le travers le plus important, l'envie de le raconter. J'ai donc créé une catégorie trash, ce billet en fait partie, qui me permettra de continuer à m'exprimer librement sans la pression de l'utilité, mais qui pourra disparaître au moment de la purge.

Je dois apprendre à lutter contre mes démons, je vais en citer seulement trois, vous vous doutez que la liste est longue : instantanéité, aigreur, peur du vide. L'instantanéité et la peur du vide sont intimement liées. J'aurai peur de ne pas avoir accompli quelque chose si je laissais un jour le blog vide, c'est complètement stupide, on a tous nos angoisses. J'ai donc tendance à écrire, à remplir avec de l'information non pertinente, mal préparée. Une des solutions c'est déjà d'arrêter de jouer les shaarlieurs, c'est une mauvaise habitude que de délester sa veille sans la vérifier, délester sa veille c'est de toute façon un acte paresseux. Il m'est même arrivé de reprendre des informations qui étaient fausses, c'est honteux. De la même manière, j'ai pu écrire des billets mal faits, pas finis. J'écrivais il y a quelques années que Primtux était la nouvelle référence des distributions Linux pour enfant avant d'écrire quatre jours plus tard qu'elle était considérablement bugguée et que je déconseillais son installation.

Aujourd'hui avant d'écrire un retour technique, je veux prendre le temps de le faire, je veux réellement avoir utilisé le produit pour pouvoir l'évoquer et si c'est mauvais je ne ferai pas de billet dessus. J'avais écrit un billet sur le fait d'avoir le droit ou le devoir de tout critiquer. C'était un chef cuisinier qui était remonté contre des avis négatifs sur Trip Advisor. Je suis revenu sur mon positionnement, il y a peu, je pensais que dénoncer les endroits qui étaient mauvais, c'était sauver des gens d'une escroquerie mais aussi punir ce que j'estime être un mauvais restaurateur. J'ai supprimé mon compte Trip Advisor. La dénonciation, la calomnie c'est facile, elles font appel à notre mauvais esprit, la critique qui dev(r)ait être objective tourne au jeu de massacre. Est-ce qu'un restaurateur qui fait une cuisine ignoble et vendue hors de prix mérite-t-il d'être bafoué sur la place publique ? Peut-être, mais certainement pas ses enfants qui n'ont rien demandé. Cela peut sembler niais, mais je préfère mieux me concentrer sur l'aspect positif, dire que j'ai très bien mangé dans un restaurant et faire sa publicité à hauteur de mes moyens plutôt que de tomber dans la facilité de descendre son confrère moins méritant.

De mes multiples facettes, j'ai quand même envie qu'on retienne celle de cet homme un peu bourru, certainement trop impulsif qui essaie de faire le bien, plutôt qu'un type aigri à l'humour cassant qui crie à la terre entière qu'on va tous mourir. Je veux qu'on retienne de moi le gars qui essaie d'apprendre aux autres, l'homme bon qui est au service des autres car c'est ce que je suis (j'ai des témoins).

J'ai passé les 42 ans, j'enseigne aux élèves à veiller à leur image sur internet, à ne pas se mettre dans des situations indélicates et essayer de dégager une image positive. Il est temps que j'applique mes propres cours à moi-même.

Je ne me suis pas encore positionné par rapport aux activités familiales, les voyages, mais aussi les chroniques de films, de bandes dessinées, ou la musique des années 90. De la même manière que je vais essayer d'éviter de faire du remplissage, écrire qu'un film de Kev Adams est mauvais n'a pas de sens, il vaut mieux certainement prendre le temps de convaincre qu'une oeuvre est bonne et inviter les gens. J'ai trouvé intéressant ma façon de placer un film et une bande dessinée dans mon argumentaire sur la surveillance, même si on ne peut pas le faire à chaque fois. J'essaierai, je pense de placer des billets plus volumineux que quelques lignes, ou une rubrique de partage culturel dans le forum, je ne suis de toute façon pas pressé.

Voici les nouvelles base. J'ai face à moi cette grosse fontaine qui m'appelle, elle me demande d'abreuver ma soif de troll, de c'était mieux avant, d'on va tous mourir, de Linux c'est de la merde, les taggliseurs, les associations de gauchistes, RMS et d'autres. J'ai très soif mais je serai fort, fontaine je ne boirai pas de ton eau !

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Refuser l'immédiateté

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

car comme diraient Félix Gray et Didier Barbelivien il faut laisser le temps au temps

Nous sommes dans un monde qui va vite, et c'est bien logique, aller vite empêche de réfléchir ce qui est particulièrement profitable aux sociétés qui cherchent à nous pousser à l'achat compulsif. Pas que la consommation, au puis au niveau de l'information, de la recherche, de l'innovation, le premier arrivé est certainement celui qui tirera le plus de bénéfice, nous vivons dans une société qui nous apprend à aller vite. Il est impératif de sortir de ce modèle, voici un exemple parmi d'autres.

La photo dite de l'homme à la pelle en slip a fait le tour de l'Internet, il s'agit d'un retraité qui avait chassé des militants de la ligue de protection des oiseaux de façon violente, ce qui lui a valu une peine de 800 € d'amende. Il est évident qu'un homme en slip avec une pelle fait rire tout le monde, et l'Internet s'en est emparé, l'image a été détournée pour devenir ce qu'on appelle un "meme". Je vous laisse chercher les différentes images détournées, c'est souvent très drôle sauf bien sûr pour le pauvre homme moqué, j'aimerai qu'on s'arrête sur celle-ci.

Ce sont des émeutes qui se sont produites dans le stade Vélodrome de Marseille, Olivier Mazerolle journaliste réputé demande à Stéphane Le Foll alors représentant du gouvernement, comment un homme armé d'une pelle a pu entrer dans un stade. Le journaliste doit être le garant de la vérité, doit vérifier son information et  pourtant on se retrouve avec un mauvais gag présenté à un ministre par un journaliste politique de renom. On pourrait dire que c'est un cas isolé, les erreurs de ce type sont désormais courantes, car il est important d'être le premier sur l'info même si pour cela on s'accorde désormais le droit de se tromper.

Si les journalistes, professionnels de l'information se permettent ce genre d'égarements, comment le simple quidam peut-il ne pas reproduire les mêmes erreurs ? Malheureusement, nous les reproduisons, formatés par notre quotidien : twitter, facebook, BFM TV, tout est conçu pour aller vite, pour être immédiat. Pourtant, libre à nous de ne pas les reproduire, il suffit tout simplement ... d'attendre. Sans tomber dans le c'était mieux avant, ma génération a connnu une époque où l'information n'arrivait pas toute suite. J'ai grandi avec la télévision, c'était le journal du matin, le journal du midi et du soir, si bien que vous aviez des tranches de plus de six heures sans savoir ce qui se produisait. Le journal d'ailleurs télévisé était d'ailleurs un moment sacré, nous découvrions en famille ce qui se produisait dans le monde. Si l'on prend la génération de mes défunts grands parents, avant la télévision, c'était le journal quotidien, une dose unique d'informations par jour. Est-ce que le monde fonctionnait plus mal ? Est-ce que les gens étaient plus malheureux ? Certainement pas, peut être même au contraire. La masse d'informations, cette infobésité, c'est nous qui nous l'imposons, libre à nous de ne pas regarder en boucle le journal télévisé, de s'octroyer un temps pour consulter les nouvelles, avoir fait le choix de ces nouvelles.

S'affranchir de l'immédiateté n'est pas suffisant, notamment lorsqu'on s'intéresse à un sujet précis ou lorsqu'on passe de l'état de consommateur d'informations à celui de producteur. Il est nécessaire de multiplier les sources. Si un adulte va avoir le réflexe de regarder plusieurs sites internet, parfois même un livre ou une revue, chez le jeune, quelle que soit la question, la réponse immédiate c'est : Wikipedia. Cet état de fait s'explique assez simplement, le jeune est impatient, ne prend pas le temps de chercher car il veut une réponse immédiate et il sait que Wikipedia balaye de très nombreux sujets. A cela s'ajoute aussi une pensée sous forme d'applications où la diversité n'a plus réellement sa place. La communication pour le jeune se résume à deux ou trois réseaux sociaux au plus, quelques sites de jeux vidéos, si bien que dans les sites pour le travail, Wikipedia lui paraît suffisant. Il ne s'agit pas de blâmer Wikipedia qui est victime quelque part de son succès, mais simplement de regretter qu'aujourd'hui tout ce qui est écrit dans Wikipedia est acté comme vrai. Et pourtant si l'on connaît la mécanique du site, n'importe qui peut contribuer à Wikipedia, ce qui fait sa force, y compris quelqu'un qui aurait le désir d'orienter une page dans un sens ou dans l'autre. L'éducation aux médias se doit de réserver un chapitre pour Wikipedia, son fonctionnement, mais on doit aussi faire entendre que toute recherche prend du temps, qu'elle ne se limite pas qu'à un seul site mais bien à un travail de croisement de plusieurs sources différentes.

Et la question qui en découle, faut-il devenir paranoïaque de l'information, faut-il tout remettre en cause ? La réponse est plus nuancée que l'affirmative ou la négative. Même les sources les plus fiables aujourd'hui, sont tentées par l'immédiateté, si bien que si certaines sources sont souvent très rigoureuses, elles peuvent pourtant se tromper. Le plus important certainement c'est d'acter une nouvelle, d'y réfléchir, la pondérer mais en aucun la redistribuer de façon immédiate car ce serait contribuer à la désinformation. Voici une vidéo qui me paraît particulièrement pertinente à diffuser pour les plus jeunes, elle est assez percutante, les deux journalistes en ont faites d'autres du même niveau.

L'instantanéité c'est aussi ça :

Vécu à domicile par mon épouse. Elle utilise une tablette Windows, le navigateur par défaut Edge, n'embarque pas de bloqueur de publicités, son moteur de recherche est Bing, moteur de Microsoft. L'instantanéité, c'est à dire ne pas prendre le temps de lire que l'adresse indiquée n'est pas le bon coin l'emmène dans un site qui relève de l'escroquerie. Testé sur Linux, la page indique qu'il y a un virus sur l'ordinateur ce qui est faux, vous invite à téléphoner à un numéro certainement surtaxé. L'immédiateté poussera des personnes à céder à la panique, à composer ce numéro de téléphone et perdre de l'argent. Voyez tout de même ici que sur le même principe qu'un journaliste qui ne cherche pas à vous nuire mais donne une fausse information, Bing, moteur de recherche de Microsoft est responsable car son service publicitaire accepte toutes les propositions sans forcément les vérifier. Les premiers liens sont sponsorisés, les propriétaires de ces sites ont payé Bing pour apparaître en premier, on peut supposer que les frais engagés seront largement remboursés avec les pigeons qui seront tombés dans le panneau.

Dans la même veine :

Les deux premiers sites où il apparaît annonce, ne sont pas le site officiel qui apparaît en troisième position. On est sur un principe similaire à celui du site du boncoin, l'internaute va installer un programme qui est peut être Libreoffice mais dont l'installateur contiendra des virus. Sans surprise la machine se mettra à afficher des messages d'erreurs ou annoncer qu'il y a un virus sur l'ordinateur et demander d'acheter un antivirus, un faux malheureusement.

La très grande majorité des infections virales sont à l'origine des utilisateurs trop pressés pour prendre le temps de lire, de se renseigner, ils veulent tellement leur logiciel immédiatement qu'ils perdront un temps infini et certainement de l'argent pour récupérer une machine fonctionnelle, preuve que le temps c'est de l'argent :)

Il y avait cet excellent documentaire paru il y a quelques années, l'urgence de ralentir, qui expliquait que le monde ne pouvait plus fonctionnait à toute vitesse, et qu'on allait droit dans le mur. Ce ralentissement salutaire doit commencer par nous. Si demain les audiences de BFM TV s'effondrent, cela voudra dire qu'il s'est passé quelque chose, que les gens refusent ce gavage à toute vitesse d'informations, qu'il faudra alors donner moins mais certainement mieux.

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