ODR, là où on vit

Rédigé par Cyrille BORNE - - 6 commentaires

Je regardais cet article, et je pestais un peu, 80 € pour un Meizu M2 Note, un téléphone 8 coeurs, appareils 13 et 8 Mp, enfin bref, des caractéristiques quatre fois supérieures à celle du téléphone que je viens d'acheter. Néanmoins quand on regarde en bas du billet, on découvre qu'il y a une ODR de 50 €. L'ODR, l'offre de remboursement, on ne peut que féliciter le marketeux qui a inventé ce système qui joue sur deux tableaux. L'envie du client de faire une affaire et l'incompétence du client qui ne sait pas compléter un document. C'est quand même fou qu'on laisse passer un truc aussi énorme, jouer sur l'erreur des gens pour s'engraisser.

L'offre de remboursement a lieu si vous complétez le dossier dans les temps, petit dossier sur le coup puisqu'il faut renvoyer quelques documents et laisser une appréciation sur les sites participant à l'offre. Ayez confiance, le gars qui va ouvrir l'enveloppe sera bien plus minutieux que vous et si vous avez raté un petit quelque chose, lui ne le ratera pas et ce n'est pas 80 € que vous paierez l'appareil mais bien 130 €, car c'est 130 que vous payez au départ, avec une potentialité de remboursement de 50 € si vous êtes bien dans les clous. Si vous parcourez Google qui n'est pas notre ami ou un moteur de recherche quelconque, vous découvrirez qu'ils sont nombreux à ne pas avoir rempli de façon si rigoureuse le dossier et qu'ils sont donc nombreux à avoir payé plein pôt l'article à son "juste" prix. Vous me ferez remarquer qu'ils sont certainement plus nombreux à avoir rempli l'offre correctement et que si ces offres existent c'est qu'elles satisfont tout le monde, les gens capables de remplir un papier correctement, la société qui doit se frotter les mains en priant pour qu'un tas de couillons soit incapable de remplir un dossier, enfin tout le monde non, les couillons qui pour une raison ou pour une autre ne pourront pas bénéficier de l'ODR.

Pierre avait fait un long article sur le système, article qui date de 2014, nous sommes en 2016, on voit toujours autant d'ODR c'est que tout le monde y trouve son compte, même moi, puisque je ne prendrai jamais ce "mode de consommation" et que cela ne m'empêchera pas de consommer autrement. On vit dans un monde quand même étrange, les clients savent pertinemment qu'on compte sur leur erreur, les vendeurs comptent sur l'erreur des gens, c'est malsain au possible.

Le pire c'est que cela ne gène personne, tout simplement parce qu'on continue de voir fleurir ces offres parfaitement légales, si les gens étaient si heurtés, ils ne les utiliseraient pas, malheureusement la morale dans les affaires est bien inexistante.

 

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La culpabilisation par la nouveauté

Rédigé par Cyrille BORNE - - 7 commentaires

A l'heure actuelle, on nous sonde pas mal pour savoir ce qu'on fait en innovation pédagogique, en nouveautés, si on utilise des tablettes pour faire nos cours par exemple. Tiens on va prendre les tablettes. Il y a quelques années on se souvient, la tablette c'était la bombe atomique informatique qui allait enterrer l'ordinateur tel qu'on le connaît. Les années ont passé, on réalise que l'ordinateur est encore bien présent, que les chiffres de vente des tablettes sont en berne et que cet ordinateur qu'on déclarait comme mort a évolué, on propose désormais de l'hybride, à mi-chemin entre les deux mondes. On ne peut pas parler de désaveu technologique en ce qui concerne les tablettes, mais en tout cas pas la révolution tant attendue par les constructeurs surtout. On pourrait évoquer les TBI, qu'on a payé des fortunes pour finalement se rendre compte qu'on peut les changer à moindre frais avec du screencast, on peut évoquer tellement d'objets technologiques indispensables qui sont aujourd'hui considérés comme obsolètes.

On a donc un problème de fond et de forme. Le fond c'est qu'on pousse à la nouveauté, ça on le savait déjà, mais on pousse à la nouveauté dans l'école, car il faut nécessairement innover de façon pédagogique. C'est un véritable problème de fond pour ma part, je vois par exemple des gens m'expliquer que les cartes mentales c'est extraordinaire, que grâce à ça les élèves sont transfigurés, j'ai beaucoup de mal à adhérer à toute la nouveauté pédagogique qu'on me propose, car tout simplement je n'en vois pas l'intérêt. Il est indéniable que les élèves ne sont plus les mêmes, qu'on ne peut plus travailler comme avant, que tout le monde essaie des trucs qui vont tout changer, et j'ai beaucoup de mal à imaginer que sans un effort de la part du gamin, sans travail, que la batterie pédagogique qu'on nous propose puisse changer quoi que ce soit. Si vous prenez le théorème de Pythagore, il y a des dizaines de manière pour montrer le théorème, pour le faire passer aux élèves, si certains élèves vont être capables d'appliquer derrière sans aucun problème, malheureusement pour certains élèves où c'est plus dur, souvent les miens, il va falloir répéter et répéter encore. C'est d'ailleurs une curiosité, les sportifs ont besoin de pratiquer les mêmes gestes des millions de fois, à l'école on a des super pouvoirs qui permettent d'apprendre en un coup.

Attention, je ne renie pas la nouveauté pédagogique, je dis juste qu'il n'y a pas de remède miracle, que la cassure complète que proposent certains collègues en changeant tout n'est pas un remède miracle à nos maux, sans travail, rien de possible à mon sens. Je vais tenter une carte mentale pour voir, histoire de ne pas mourir idiot, il y a des logiciels sympas pour en faire, ce sera l'occasion de tester une nouveauté qui ne me coûte pas grand chose, plus pour synthétiser d'ailleurs avec les élèves qu'autre chose.

Le problème de fond, c'est cette volonté d'innover en permanence sans s'interroger sur les devoirs de chacun. Moi quand on me dit qu'il faut envisager toutes les manières d'apprentissage et que certains ont besoin d'être mobiles en permanence, je me dis que si effectivement tous les élèves sont différents on ne peut pas exalter toutes les différences, il faut trouver un juste milieu. Le problème de forme est intrinsèquement lié au problème de fond. La classe tablette, encore elle. On fait des classes tablettes parce que c'est tendance, on a viré les tours parce que c'est has been, et le problème c'est que d'un point de vue professionnel, commercial, comme j'ai pu l'évoquer plus haut, on se rend compte que pour le travail et dans les ventes, la tablette n'est pas tant la panacée que ça. Comme l'école a quand même toujours un peu de retard sur les effets de mode, on réalise qu'on est en train de s'extasier sur un produit qui n'est finalement pas si incontournable que ça.

On pousse dans tous les sens au changement sans se demander si c'est nécessaire. Si d'un point de vue commercial c'est une nécessité de changer et on peut le comprendre, l'innovation pédagogique à tout prix permet-elle réellement de favoriser l'apprentissage ? Avec cette rengaine qui devient de plus en plus oppressante dans le métier, faut que ça change, mais sans savoir si ce changement a du sens, nous ne sommes plus professeurs mais expérimentateurs, pendant que nos élèves se transforment en cobaye.

La véritable difficulté dans cette cacophonie du changement permanent et dans les programmes comme on l'a vu hier, et dans les méthodes comme on peut le voir aujourd'hui c'est le découragement qu'il induit et qui finalement ne vous donne envie que d'une seule chose : ne rien faire. Pourtant il doit certainement y avoir des choses qui sont sympas à faire, des choses qui marchent mais à force de jeter des idées dans tous les sens, on n'a même pas pris le temps de voir si ça fonctionnait ...

un exemple de carte mentale pris plus ou moins au hasard, une façon comme une autre de présenter la connaissance.

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Réforme du DNB pour l'Agri

Rédigé par Cyrille BORNE - - 2 commentaires

La dernière fois que j'évoquais la réforme du DNB c'était en 2013, voyez, c'était il y a moins de 3 ans et on remet ça. La réforme du collège au niveau de l'enseignement agricole intervient en fin de parcours, 4ème, 3ème, et par le fait le DNB. La dernière session du DNB avait ceci d'exceptionnel, nous étions centre d'examen pour nos propres élèves, c'est à dire le truc à ne pas faire. Petit rappel des faits quant au DNB. Le DNB est un examen de fin de troisième dont le seul enjeu est de sortir avec un petit diplôme à la fin du collège et pas plus. La sélection pour le passage en classe supérieure est réalisée avant, si bien que si l'élève l'a ou pas, ça ne change rien pour lui, pour son avenir. Moralité, dire que les élèves s'en foutent est un euphémisme, dire qu'ils ne le prennent pas au sérieux est presque une plaisanterie, alors imaginez un examen dont tout le monde se moque et où les surveillants sont vos profs, c'est une grosse farce.

Toutes les pistes auraient pu nous faire croire qu'on allait vers la suppression de l'examen final avec un passage au contrôle continu, et encore plus avec le côté, je le passe à la maison, mais comme d'habitude on arrive toujours à nous surprendre. LA REFORME DU BREVET DES COLLEGES, NOUVELLE, NOUVELLE FORMULE VOUS PROPOSE :

  • La suppression du contrôle continu !!! C'est le coup de grâce le plus complet, c'est à dire que quelles que soient les notes des gosses à l'année, quel que soit le travail fourni, seul l'examen compte. C'est d'autant plus pénalisant pour nos jeunes qu'ils sont tous sauf des cadors à l'école et on rajoute en plus que pour les maths c'est de la résolution de problème, qu'en histoire il faut apprendre mais qu'on s'en fout parce qu'ils sont tous morts et on va se retrouver avec 10% de réussite, lacération garantie. Le livret de compétence quant à lui est maintenu, mais là encore c'est un problème. Le livret de compétence, de façon théorique était bloquant pour le gosse qui ne validait pas les piliers. Quand j'étais prof principal, on a toujours joué réglo, c'est à dire que la gamine qu'on a jamais vu nager, on pouvait difficilement lui valider, le savoir nager. De la même façon, le gamin qui dans l'année avait pris trois avertissements pour violence, on pouvait difficilement lui valider le savoir vivre ensemble, ou disons, une certaine façon de vivre. Souvent j'ai envoyé plus de la moitié des élèves sans le livret, je ne connais pas un élève qui a été pénalisé par l'absence des pilliers. S'il ne reste que le socle, tout pourrait être différent.
  • Disparition de l'épreuve de l'histoire de l'art !!! L'histoire de l'art où le gamin allait expliquer un peu une oeuvre d'art ou un courant artistique, ce fameux cahier d'histoire de l'art que le gosse aurait du garder du primaire à la troisième, ce grand élan culturel disparaît, il n'aura tenu peut être que 5 ans.
  • On distingue désormais deux épreuves, français - histoire géographie - EMC c'est à dire éducation civique, et le pendant scientifique, mathématiques, avec biologie et sciences physiques, une nouveauté de plus. Donc en gros le brevet se transforme en BAC qui possède environ 50% des notes en contrôle continu quand le brevet n'en possèdera plus ... On rajoute à ça une épreuve orale sur le parcours de l'élève et on est mal.

Les référentiels devraient arriver d'ici février, et mis en application pour la rentrée prochaine, un nouvel été à bosser les cours, joie dans la maison éternelle une fois de plus, à peine quelques mois pour mettre en place une nouvelle nouvelle réforme, saluons la grande flexibilité des enseignants. Je crois qu'on peut le dire, c'était une véritable urgence de réformer le DNB, on avait vraiment besoin de ça, tout fonctionne déjà tellement bien, qu'il ne manquait que cette petite pierre à l'édifice ...

Je pense que ce n'est qu'un début, il faut réformer et réformer encore, allez la suppression des notes pour faire comme les petits, bientôt dans les tuyaux, je prends les paris.

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BoZon 2.0 en approche

Rédigé par Cyrille BORNE - - 7 commentaires

Comme je l'ai dit dans un précédent article, on a l'arrivée dans BoZon de eauland, notre nouvel ami qui égorge chaque matin un télétubbies pour se mettre dans l'ambiance. Vous noterez que le logiciel change de version, c'est donc une version majeure qui est travaillée dans la forme et dans le fond. Le travail de fond intéressera les gens qui veulent intégrer BoZon, les templates sont passés en html pour faciliter la création des template, la séparation des langues pour les traductions, si vous voulez d'ailleurs traduire BoZon en Klingon, en Allemand ou dans une de ces nombreuses langues si chantante à l'oreille, you're welcome, la disparition de la page admin pour une fusion dans l'index et bien évidemment un remaniement du code d'amateur pour reprendre l'expression consacrée.

Au niveau de la forme, la disparition du menu qui apparaissait sur la gauche pour changer la langue et basculer sur les autres modes, tout est désormais condensé dans la page centrale en vue de simplification de l'interface. Une idée au père Borne, basculer la fenêtre d'upload dans le bandeau pour gagner de la place et éviter d'avoir une déformation de la page à cause de la dropzone.

En terme de bugs c'est plutôt réussi, quelques traces dans les logs mais pas de plantage particulier pour ne pas dire traditionnel comme à chaque livraison, il est à noter que j'ai vidé mon cache, j'avais quelques soucis, rien de particulier à signaler.

Au moment où j'écris ces lignes, cette version n'est pas encore disponible au téléchargement, lorsqu'elle sortira vous êtes bien évidemment invités à tester l'application, à traduire, à réaliser des templates qui font rêver.

Edit 14h00: La version est en ligne

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Une histoire de pdf

Rédigé par Cyrille BORNE - - 8 commentaires

Je suis une fois de plus dans une grande phase de rangement, et là je viens de m'attaquer à mes fichiers pdf. Je viens de réaliser que certains sont de tellement grosse qualité, qu'ils pèsent plus de 600 Mo, ce qui est n'importe quoi. Pour réduire la taille d'un fichier pdf, une ligne de commande :

gs -q -dSAFER -dNOPAUSE -dBATCH -sDEVICE=pdfwrite -dPDFSETTINGS=/paramètre  -sOUTPUTFILE=output.pdf -f input.pdf

Le paramètre qui va bien va dans l'ordre de compression de la qualité la plus pourrie à la meilleure : screen, ebook, printer. Je fais une compression de base sur ebook, sur mon 24 pouces c'est parfaitement lisible, si ça le devient moins je passe à printer. Le gain est particulièrement conséquent, on arrive à des tailles divisées par 10 sans perte de qualité notable sachant que je réalise ses opérations pour lecture sur tablette.

Au niveau du lecteur PDF, un peu marre de evince qui veut essayer de charger l'intégralité du pdf, j'ai opté pour mupdf qui charge une page après l'autre, le gain de rapidité et de consommation de mémoire est particulièrement conséquent.

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