Comprendre pourquoi on est tous morts (après j'arrête, enfin je crois)

Rédigé par Cyrille BORNE - - 8 commentaires

C'était mieux avant mais c'était plus contraignant

Il y a dix ans quand Facebook n'existait pas, les skyblogs minoritaires enfin ce genre de choses vous m'aurez compris, la situation était simple, chacun chez soi. Si on transpose à la vie réelle, ça voudrait dire que tu fais quarante fêtes dans la soirée et que tu dois te rappeler exactement de ce que tu as fait dans chacune des quarante fêtes. En effet, je vais sur un premier blog, je laisse un commentaire par rapport à ce qui a été écrit, je participe à une conversation et je dois me rappeler de ce que j'ai écrit si je veux continuer d'y participer. C'est un problème lié à la décentralisation ce fameux système qu'on veut voir imposer dans le libre et qui va à l'encontre de notre nature humaine, une nature de faignasse. Pour soulager un peu, en tout cas la lecture, le RSS qui est certainement la technologie la plus puissante, la plus méconnue de la décennie mais c'est ainsi.

Avec le RSS, depuis un logiciel, donc du même endroit, on a accès à des tas d'endroits mais cela pose quand même toujours le problème du commentaire, de l'interaction, il faut toujours y retourner et c'est contraignant. Rajoutons à cela pour le propriétaire des problèmes de mise à jour logiciel, des contraintes techniques, du hack, de la sécurité et c'est un système imparfait.

Un système contraignant mais un système riche, diversité des blogs, des thématiques, des forums, mais aussi des techniques, à savoir que joomla, drupal, phpbb, autant d'outils différents que d'auteurs différents, quelque chose de non uniforme.

Hier c'est pas bien, enfin ça dépend pour qui

L'arrivée de facebook fait un carton chez les jeunes qui quittent leur skyblog pour embrasser ce réseau social. Facebook a de nombreux avantages, il est facile, on peut y mettre facilement des images, et finalement tout le monde s'y retrouve dessus. En effet, quand il fallait jusqu'à présent faire 40 fêtes et se rappeler de ce qu'on y a fait, aujourd'hui la fête est dans un endroit unique et on a toutes les traces, les échanges, des notifications. On est typiquement dans le cas centralisé. L'intérêt c'est qu'on trouve tout le monde, l'intérêt c'est aussi l'absence de maintenance, on a pu le voir notamment dans les nombreux blogs d'auteurs de bd qui ont déménagé vers Facebook pour y diffuser leurs avancées, leurs dessins. Facebook néanmoins va poser d'autres problèmes. Vous n'êtes pas si maître que cela de ce que vous lisez puisque des tas d'algorithmes vont filtrer l'information, si bien qu'on passe de l'autre côté de la caverne avec des chaînes qu'on fait le choix de se mettre, rien ne dit que le service sera présent dans quelques années, rien enfin ne garantit que le service ne change pas drastiquement sa politique, tarifaire notamment. On notera donc un facteur de confiance qui interroge mais un problème de confiance qu'on peut aussi avoir dans le libre. Facebook principalement a tué les blogs, ce qui veut dire qu'à un moment donné, les développeurs de ces mêmes blogs peuvent s'interroger sur l'utilité, sur le maintien de plateformes qui sont considérées comme désuètes. Dès lors, pourquoi ne pas faire autre chose qu'un produit passé de mode. Si demain tous les développeurs des petites plateformes s'orientent ailleurs c'est le passage à Wordpress de force qui continuera à vivre. On notera donc que l'uniformisation fait des ravages bien plus conséquents qu'au premier abord. Et d'ailleurs, la technique se retrouve encore ici, toutes les plateformes jouent la carte de la centralisation et de la fermeture, si bien qu'aujourd'hui si vous voulez consulter une page facebook vous avez l'obligation de vous inscrire, même les pages publiques s'affichent avec de larges pop up pénibles, les flux RSS sont désormais coupés pour empêcher la récupération, c'est clairement une technologie à abattre pour les grands groupes qui veulent que vous alliez chez eux pour voir les pubs, vous faire traquer et en aucun cas profiter de l'information sans contrepartie. Bien sûr, il existe des moyens pour tricher, mais avec des mises à jour très régulières ces solutions ne sont pas viables si bien qu'il faut faire le choix d'en être ou pas.

Aujourd'hui c'est pas mieux, ça dépend encore pour qui

On a donc une nature de faignasse et c'est donc naturellement la vidéo qui prend le pas sur l'écrit. Facebook n'arrivera pas à combler le retard qu'il a accumulé sur Youtube c'est une évidence. Imaginez par exemple Pewdiepie qui a ses contrats publicitaires, enfin plus pour longtemps mais c'est une autre histoire, jamais il ne prendra le risque de basculer chez Facebook. Néanmoins, Youtube n'a pas réussi à percer en tant que réseau social, Youtube a réussi à percer en tant que télévision. Facebook je pense l'a bien compris, ne peut pas faire l'impasse sur la vidéo et la propose, mais parce qu'il faut bien le faire, Facebook mange à l'intégralité des râteliers, les offres d'emploi dernièrement, Facebook en fait est en train de créer le web dans le web, et vu comment notre web se casse la gueule, il y a des chances que bientôt le web soit Facebook et ses copains, à pas grand chose. Les perdants dans l'histoire c'est quand même les gens du vieux monde comme moi, les gens de l'écrit, qui réalisent qu'il ne sont pas bons à l'oral. Enfin comme moi, on s'est compris, les gens qui avaient la prétention de gagner de l'argent avec le web, d'avoir de la notoriété et qui réalisent que d'autres ont pris leur place.

Demain c'est loin ? Demain c'est bien ?

Demain. La techno, le mouvement musical c'est certainement l'illustration de tout. J'ai dit la techno, j'ai pas dit la tecktonik même si c'est tentant. La techno c'est un truc qui a démarré il y a une demi éternité même avec Jean-Michel Jarre qui a des cheveux, le traître. La techno, c'est un mouvement qui a explosé, qui est arrivé au top, on bouffait de la techno partout, maintenant la techno c'est rare. Est-ce que la techno a disparu ? Non, comme il y a pas mal de courants musicaux qui restent confidentiels et qui n'ont pas cessé de perdurer pour les passionnés. Et c'est bien là ce qui compte, la passion.

Youtube c'est une opportunité de plus, des gens qui ne sont pas capables de s'exprimer par écrit et qui ont un énorme talent dans la vidéo, des gens sont en train de partir à la conquête de Youtube pour apporter des sujets différents, autres que des kikou lol, se maquiller pour devenir miss vulgaire, de la vulgarisation scientifique, de l'histoire. Youtube, facebook ne sont que de meilleurs fossoyeurs que d'autres pour ceux qui n'ont pas la foi dans l'écrit.

Les blogs, l'écrit c'est finalement comme la techno, ou même la tecktonik, faute de danser dans le garage, ils seront encore quelques uns à trouver que l'écrit c'est plus sympa que l'oral, que l'écrit permet de faire passer d'autres choses, qu'ils sont plus à l'aise ici qu'ailleurs. D'autres, lassés de voir les textes policés, censurés, les vidéos débiles, ceux qui auront envie de trouver quelque chose de plus hardcore continueront de chercher, comme les gars qui passent la porte du disquaire pour acheter un vynil.

Il s'agit je pense de mon dernier texte sur on va tous mourir, comme souvent à mon habitude j'ai besoin de reformuler les choses plusieurs fois pour être sûr de l'avoir bien écrit, peut être de l'avoir bien pensé. Désormais il ne nous reste plus qu'à attendre, regarder, et voir les choses se diriger comme j'ai pu l'annoncer, quand l'écriture sera devenue réellement un marché de niche, alors peut être que les gens comprendront enfin qu'il faut la jouer collectif, ce qui aurait dû déjà être initié dans le libre depuis des années mais qui n'a jamais fonctionné.

Windows phone : comment te dire adieu ? Ou pas

Rédigé par Cyrille BORNE - - 7 commentaires

Je vous invite pour commencer à lire le billet d'alterlibriste et de revenir ici quand vous avez fini. Le billet d'Alterlibriste est pertinent car il explique concrètement qu'on a parfois tendance à enterrer un produit pour un détail, il fait l'analogie avec la voiture, si je suis complètement d'accord avec son billet, je pense qu'il manque quand même quelque chose dans son article, c'est le facteur de confiance. Ce matin sept heures, comme je suis une grosse faignasse, je tourne la clé de contact pour faire les quelques deux cents mètres qui me séparent de la boulangerie. A mon retour, voyant rouge de la pression d'huile qui s'allume et la voiture qui s'arrête net dans la pente, je redémarre, je fais un tour de tout le quartier, en me prenant des bonnes pentes bien hardcore, rien. Le partner me pose des problèmes de façon récurrente, j'ai des pannes qui sont totalement aléatoires, je viens de faire plus de 700 km sur les derniers jours sans aucun souci, et pourtant c'est une machine dans laquelle je n'ai pas confiance. Le critère de confiance, dépasse un démarrage difficile, le critère de confiance c'est celui où tu te vois sur l'autoroute avec la voiture qui s'arrête avec le voyant rouge et le trente huit tonnes qui ne s'arrête pas. FirefoxOS c'était totalement ça, et c'est ce que je disais à l'époque, je me voyais mal devant une situation d'urgence devoir appeler les secours et se rendre compte que ça ne fonctionne pas, comme je ne me voyais pas il y a neuf ans partir en Lettonie pour adopter les gosses avec un ordinateur sous Linux et c'est pour cela que j'avais laissé le EEE PC sous Windows.

Il est donc à mon sens nécessaire de ne pas confondre désagrément et confiance. Pour conclure sur la voiture, demain, j'ai la route à prendre, j'attends la panne franche avant d'aller chez le garagiste, c'est d'ailleurs le problème permanent de cette voiture, elle est mesquine, elle a tendance à ne pas reproduire de façon saine les bugs ce qui rend la chose tout de suite plus difficile à diagnostiquer.

Le climat de confiance autour de Windows phone est anxiogène. Et c'est ici qu'il est important de faire la distinction entre ce qu'on essaie de vous faire passer en force et la réalité. Oui Windows phone n'est pas un système dans lequel on peut s'investir, oui le marché des applications est pauvre, oui des développeurs se désinvestissent de la plateforme, et pourtant il n'y a que deux questions qu'on doit se poser :

  • est ce que j'ai envie de me faire plaisir en prenant autre chose et quelque part céder aux sirènes des sites qui me font des appels du pied pour me rappeler à quel point c'est mort ?
  • est ce que le Windows phone est un produit de confiance ?

A la seconde question, oui, le Windows phone est un produit de confiance. Vous allez dire que je ne lui fais peut être pas totalement confiance pour avoir balancé le forfait Europe sur le Haier pourri de ma femme sous Android, c'était pour le GPS, avec du recul et compte tenu des problèmes rencontrés, j'aurai pu très bien le faire sur mon téléphone. Contrairement à FirefoxOS, le téléphone est fonctionnel, sa batterie tient parfaitement la route, il remplit toutes les fonctionnalités qui me sont nécessaires. Il faut donc apprendre à ne pas céder à ses pulsions alarmistes insufflées d'ailleurs de façon profonde par les médias, à force de lire, c'est mort, c'est mort, c'est mort, c'est mort, on finit réellement par se prendre au jeu anxiogène et céder à la panique, surtout quand on est bon client à ce jeu là. Oui je vous le confesse, vous n'avez certainement rien dû remarquer pendant ces dernières années, mais il peut m'arriver parfois d'enterrer les choses un peu rapidement et de céder à la panique.

J'ai donc un téléphone qui fonctionne, un téléphone dont je suis globalement content encore plus quand j'ai résolu le problème de l'appareil photo, est ce que j'ai envie de changer d'appareil maintenant en faisant ce qui sera de toute façon inéluctable puisque Windows Phone est voué à mourir. Non. D'une part, j'ai regardé les prix, on n'est pas dans une fourchette de 150 € pour avoir un portable convenable mais plutôt entre 200 et 250, comme j'ai une voiture pourrie à changer, je pense que je vais plutôt mettre l'argent ailleurs, d'autre part je n'aime pas Android, je vais donc continuer à me traîner mon Windows Phone jusqu'à ce que ce ne soit plus viable.

Alterlibriste très inspiré dans ce billet écrit en guise de conclusion : Et en le partageant avec les autres, c’est encore mieux, car peut-être que l’on n’est pas seul à avoir le même problème ou souhait. Ce qui paraît pourtant évident ne l'est plus, je vais éviter de vous refaire la mort des blogs, c'est une mort du partage de façon plus générale. Avec mon problème de voiture, je suis allé googler des solutions pour voir si j'arrive à retrouver des cas similaires, trop vague, rien à froid, mais ce n'est pas forcément ce qui a de l'importance. A l'instar des forum informatiques on se rend compte que tous les domaines sont touchés, à savoir que les gens sont tellement nombrilistes qu'ils en deviennent pathétiques. Pendant trois pages une personne se fait expliquer quelque chose qui se rapproche plus ou moins de mon cas, des gens lui apportent une aide plus ou moins concrète, des pistes qui lui permettent même d'orienter son garagiste. La moralité c'est qu'au bout d'un moment la personne disparaît, incapable de faire un retour pour dire si le problème a été résolu ou non. Vous allez me dire, ça a toujours été comme ça, sauf qu'avec une diminution des communautés d'entraide c'est encore plus palpable. 

Je me rends compte que je dérive un peu, mais pas tant que ça, car finalement tout est lié. Si on n'arrive pas à trouver de solution à son problème, un problème qui pourtant est mineur mais pénible, un problème qui aurait peut être été facilement solutionnable s'il avait été partagé, on risque de passer du cap de mineur à celui de la confiance. Dans un monde où tout devrait se partager facilement, qu'on a les outils pour, on s'oriente encore plus vers davantage d'individualisme.

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Uncharted 4 ou la poutre dont tu es parfois le héros mais pas souvent quand même

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

C'est avec un énorme soulagement que je viens de finir cet uncharted 4 qui, passant derrière deux sessions de Dark Souls III a justement du mal à passer derrière. Uncharted 4 c'est le jeu qui a été plébiscité pour ses qualités qu'elles soient techniques ou scénaristiques, je dois reconnaître que c'est vrai pour les deux. Au niveau de l'histoire, Nathan coule des jours heureux dans une boîte de récupération de "trucs" dans l'eau, il a raccroché avec sa vie d'aventurier jusqu'à l'arrivée de son frère Sam. Vous avez un épisode narratif sur les 22 chapitres que compte le jeu où l'on vous présente son frère qu'il croit mort dans une obscure prison. Il lui explique que s'il a réussi à s'évader c'est grâce à un dangereux truand qu'il a réussi à s'enfuir, il veut la moitié d'un trésor qu'il cherche depuis l'enfance, Nathan reprend donc du service dans une aventure qui si c'était un film serait vraiment passionnante. Techniquement c'est vraiment la claque, que ce soit dans le travail réalisé sur les animations, les décors, c'est époustouflant, seulement les testeurs de jeu ont oublié qu'il s'agissait d'un jeu.

Uncharted 4 possède exactement le même gameplay que ses prédécesseurs et exactement les mêmes carences. Vous m'excuserez mais sauter comme un cabri sur les murs d'escalade, tuer plus de 600 gars dans le jeu, faire des énigmes débiles, ça irait bien s'il s'agissait d'une heure de jeu, mais sur douze heures ça devient très répétitif. Alors parfois, on sent l'effort de fait, notamment dans certaines scènes où l'on vous rajoute des surprises. Vous attachez la voiture à un arbre pour la tracter, mais seulement le sol s'effondre et vous vous retrouvez suspendu au bord du gouffe, oh mon Dieu, que va-t-il se passer ? Et bien pas grand chose en fait, et c'est d'ailleurs le principal reproche qu'on peut faire, la pression est totalement artificielle. Comprenez que dans Dark Souls quand vous vous retrouvez face à un monstre de 4 mètres il est certain qu'il va se passer quelque chose, très vite, qui fait appel à vos réflexes, à votre adrénaline. Ici les gestes sont tellement accompagnés que ça en devient parfois risible notamment dans les sauts qui se voudraient spectaculaires. Donner l'impression au joueur qu'il joue vraiment parce qu'il appuie quatre fois sur carré pour casser une porte, ce n'est pas vraiment ce que j'appellerai jouer. A noter que le jeu gratte largement dans le terrain de Assassin's Creed avec les montées de tour et l'infiltration, dans Just Cause pour la sensation d'avoir un espace ouvert.

On ne peut pas dire que Uncharted est un mauvais jeu, mais je pense qu'on peut difficilement dire que c'est un vrai jeu ou la nouvelle merveille du monde tant il se rapproche du film, scénarisé à l'extrême avec du pathos à tous les étages, du bon sentiment, du cadrage, non plus vraiment un jeu, autre chose.

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On va tous mourir, mais que faire après la mort ?

Rédigé par Cyrille BORNE - - 12 commentaires

Voilà une excellente question, mais avant d'y répondre, j'aimerai continuer ensemble notre chemin vers la mort. Vous le savez, il aurait été difficile d'y échapper, le marronnier est de retour, Munich risque à nouveau de basculer sous Microsoft et c'est le drame. Ce qui est intéressant ici c'est la bêtise de la situation. Les linuxiens ou une partie d'entre eux ont la sensation que c'est un épisode de Star Wars qui se déroule, et que si Microsoft l'emportait ce serait terminait, le bastion représentatif du libre à travers le monde tombe, tout s'effondre, c'est totalement ridicule. Le ridicule c'est de ne pas avoir compris que tout ceci ne tient qu'à une histoire d'hommes et pas de qualité et c'est certainement l'un des problèmes majeurs du logiciel libre. Partout où je suis passé j'ai laissé du Linux derrière moi, alors certes ce n'est pas Munich, mais ce qui est important c'est qu'à un moment donné en tant que décisionnaire, j'ai pu poser du Linux. Le décisionnaire change, il est pro Microsoft, il pousse pour du Microsoft pour des raisons qui lui sont propres, si d'autres décisionnaires ne sont pas capables de faire entrave c'est lui qui emportera la bataille. Souvent on se rend compte que la prise de décision ne dépend pas nécessairement de la qualité, du prix, mais bien de l'homme qui la prend avec l'intelligence qu'il possède. Et ça malheureusement, il faut avoir conscience que lutter contre la bêtise c'est souvent un combat perdu d'avance et que selon la théorie de la pyramide, on a tendance à mettre au plus haut les incompétents afin que de façon théorique ils ne fassent pas de mal, ça ne marche pas à tous les coups.

Ce qui se passe à Munich, reste à Munich et ne peut en aucun cas s'appliquer au reste du monde, comme on l'a souvent dit le logiciel libre est désormais partout, il apporte d'autres modèles économiques, certains en ont largement fait leur beurre et vont continuer avec, ce qui meurt c'est le logiciel libre du particulier, le petit logiciel libre qui vivait comme il pouvait dans l'ombre des ténors. Il est évident qu'on peut remplacer logiciel libre par blog, services et j'en passe pour vous dresser notre malheureuse situation, oui, on va tous mourir.

Lapineige qui croit encore que FirefoxOS fera 90% de part de marché dans 5 ans m'a envoyé cette vidéo.

Je vous fais le pitch, il s'agit d'un blogueur qui tient une chaîne youtube et qui explique si youtube fonctionne c'est qu'il s'agit tout simplement d'un procédé plus naturel que l'écrit. Il montre la comparaison entre ses statistiques de blog et sa chaîne Youtube, c'est bien évidemment sans appel. Son propos me fait sourire dans quelques parties, notamment celle où il explique qu'avec la vidéo il contrôle parfaitement son auditoire contrairement à l'écrit, en effet la vidéo c'est obligatoirement linéaire quand le texte on peut le prendre par tous les bouts, je trouve que pour quelqu'un qui veut faire de la vulgarisation scientifique c'est quand même une manière de manipuler les gens, ça manque de classe, mais c'est ainsi. Cela dit, il a parfaitement raison, et ce n'est pas faute de l'avoir expliqué ici, l'écrit se déplace complètement vers la vidéo, quand le garçon y voit un aspect naturel, j'y vois une régression mais c'est ainsi. Car, dans cet aspect totalement naturel qu'il décrit, il oublie de préciser qu'à partir du moment où l'image est en place, elle s'accompagne des artifices et des ségrégations qui vont avec, est-ce qu'un vieux noir handicapé se fera aussi bien entendre qu'une jolie blonde, pas si sûr.

La conséquence de cette délocalisation c'est qu'aujourd'hui dans mon agrégateur RSS j'ai désormais moins de 50 flux. Et comme précisé plus haut, c'est le petit qui disparaît, donc les blogs. Ce qu'on voit à l'heure actuelle en vidéo, je dois dire que j'ai beaucoup de mal à trouver mon compte, d'une part, la quantité est dérisoire par rapport à ce qu'on a pu avoir comme blogs à une époque, d'autre part tester des distributions obscures qui n'ont absolument aucun intérêt et que personne n'utilisera jamais, je dois reconnaître que ce n'est pas forcément cela que j'attends. Enfin pour ainsi dire je n'attends rien, je me contente aujourd'hui de répondre à mon besoin quand il se présente, lire de la documentation, quelques articles de certains collègues avec qui je partage l'aigreur de la quarantaine, d'un monde qu'on a connu qui se casse franchement la gueule. En fait, mon agrégateur devient tellement peu intéressant que c'est bientôt un outil qui ne servira à rien et pour deux raisons :

  • la disparition donc des blogs que je suis fait qu'il est plus intéressant pour moi d'avoir une page de favoris et d'aller y faire un tour de temps à autre
  • la disparition du flux RSS devient de plus en plus problématique et récurrente, en gros on se fait pousser vers la sortie

Et comme j'aime vous faire rire et que je suis bon à ça, à l'heure actuelle les informations qui pourraient être pertinentes se trouvent sur Youtube puisqu'on sait que désormais le tout vidéo est dans la place, et sur Facebook ou éventuellement sur Twitter. Bon twitter en a plus pour trop longtemps mais Facebook a certainement plus d'avenir.

Je dois reconnaître, au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte, que j'ai perdu toute notion de culpabilité vis à vis de l'utilisation de services propriétaires. La culpabilisation vis à vis du logiciel propriétaire, l'utilisation du 200% libre c'est une mauvaise façon de faire, et puis le pire c'est que nous nous orientons certainement vers un monde qui sera beaucoup, beaucoup moins libre.

Après la mort donc, je pense que je ne vais pas tarder à faire un compte facebook, pour voir, certainement pas pour agréger des anciens élèves comme j'ai pu le faire mais pour avoir désormais accès à une information que n'est plus accessible pour moi simplement. Et même pourquoi pas diffuser mes billets de blog sur cette plateforme qui de toute façon a déjà la capacité de pomper l'intégralité de mes informations, même si ce n'est pas une raison pour les donner moi-même. Pour l'heure je continue de faire du ménage, de ranger, d'organiser et même de jouer à Uncharted 4 le navet le mieux noté de la décennie. Bonne mort à tous.

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Barcelone, épisode 3, 120 km à pieds, ça use les souliers

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

Le bâtiment du fond donc, comme on a pu le voir sur la précédente photo c'est le musée des arts de Barcelone. L'accès est pour le moins difficile, même s'il y a des tapis roulant qui aident un peu, il faut pas mal marcher. La galerie d'art est magnifique, on a du Picasso dans son époque romantique dans laquelle il peignait des fresques religieuses, du moyen âge avec beaucoup de représentations chrétiennes bien sûr, c'est magnifique, enfin la partie d'art contemporain qui ressemble vraiment à quelque chose et pas des chaises à l'envers ou des photos d'allume cigare. A l'instar de ce qu'on a pu voir ailleurs, c'est encore le gigantisme qui est de rigueur, ils ont la capacité de mettre trois tableau dans une salle de 50 mètres carrés. l'intérieur des bâtiments, que dire, on finit même par se retrouver au milieu d'une espèce d'arène, c'est étonnant.

Avec ça on finissait le deuxième jour sur les rotules, au troisième jour, le parc Güell réalisé par Gaudi où le garçon a fait de la récupération de carrelages qu'il trouvait un peu partout, certainement mieux que de faire un tétris dans une salle de bain. A l'instar de la Sagrada, c'est le genre de monument qui peut se faire principalement depuis les extérieurs sans forcément avoir besoin de payer pour voir l'intérieur plutôt limité. Deux points notables. Il y a une école avec des gamins qui donne un côté zoo puisque les touristes passent à proximité, je n'aurais pas été étonné de trouver une pancarte, ne pas nourrir les enfants. Prenez la station de métro Vallcarca, le parc est très très très haut, et la pente très très très raide, ici encore on a des escalators qui permettent d'accéder plus facilement au parc même si ce n'est pas phénoménal, comme déjà dit, Barcelone c'est pas la ville pour les gens fatigués.

Le Parc donc, n'est pas forcément au top en terme de proximité des transports, nous voulions voir ce qu'est le CosmoCaixa qui est l'équivalent de la cité des sciences. Avec un parc mal situé et un CosmoCaixa qui fait penser aux Cosmo Cats encore plus mal placé nous avons opté pour Francisco, taxi. Le gars pas intéressé pour faire la conversation mais très bon chanteur danseur de voiture, au top. Moins de 10 € la course pour 4, relativement rentable. C'est assez riche et surtout c'est sympa pour les gosses qui peuvent toucher, des tablettes tactiles, des boutons, des cordes pour expliquer les ondes, par contre on l'a visité en présence de collégiens qui ne sont pas en vacances. Jamais je n'ai vu un tel bordel, on aurait dit qu'on lâchait des fauves, c'était surréaliste, j'ose à peine imaginer ce que ça doit donner dans une salle de classe. Curiosité encore, le gamin espagnol porte parfois un costume, pas toujours, il faudrait que je creuse pour savoir quand.

Et comme il fallait manger, on a fini par le centre commercial le plus original mais pas le meilleur, toilettes sales, faible restauration, le Maremagnum, un centre commercial directement posé dans le port, sur l'eau. 

Voilà, une expérience crevante mais franchement positive, dépaysante, loin des écrans, des ordinateurs, du quotidien, à revivre ailleurs.

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