Le Blog de Cyrille BORNE

Paysan de l'internet

Une histoire de confiance

Rédigé par Cyrille BORNE 12 commentaires

On évoque souvent le problème de confiance avec le logiciel propriétaire, ce logiciel qui vous espionne, ce logiciel qui récupère vos données et j'en passe. Il y a logiciel propriétaire et logiciel propriétaire, si effectivement certains récupèrent des données personnelles en contrepartie de l'argent que vous ne donnez pas, d'autres se contentent de faire dignement le job contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Il faut souligner le cas Microsoft qui fait coup double, je pense que sur ce coup il est novateur dans le sens où des sites comme facebook, youtube, proposeront à terme des formules payantes tout en continuant à récupérer des données personnelles. Et oui ma bonne dame, la mort du web a des contreparties, le rare est cher pour reprendre le syllogisme, avec la raréfaction des contenus web il faudra payer, mais ceci est une autre histoire.

Revenons en à notre bon logiciel en dur, du solide, pas du cloud, notre bon logiciel à l'ancienne, outlook par exemple. Outlook 20 ans d'existence, du logiciel propriétaire, il était là hier, il sera certainement là demain, il continue à se développer, il devient cloud, s'intègre au cloud. L'alternative libre on la connaît, c'est Thunderbird, plus jeune, 13 ans quand même, qui n'évolue plus et dont l'avenir est incertain, un logiciel utilisé par plus de 10 millions de personnes qui risque simplement de s'arrêter. C'est certainement la grande question dans le logiciel libre, quand avoir confiance ?

Vous noterez que j'ai noté quand, je n'ai pas dit faut-il. J'ai confiance en ma debian même si le père fondateur s'est suicidé, car le projet est fort, communautaire, il y a beaucoup de monde derrière. J'ai moins confiance en thunderbird car à terme on vise quand même à passer à des webmails aussi performants que les clients locaux, la solution se trouvera certainement du côté de Owncloud qui bientôt  sera certainement l'équivalent d'un office365 libre, c'est quand même pas pour tout de suite. Le facteur de confiance, c'est l'ancienneté qui vient en premier. Plus un projet est vieux, plus il a survécu, après reste à savoir s'il a fédéré pour assurer une relève. Je peux vous donner un exemple particulièrement pertinent, le blog de Fred a passé les 10 ans, et pourtant il disparaîtra avec lui. Cette problématique est commune à tous les logiciels qui ne sont développés que par une personne ou par une toute petite communauté. Le quand donc dépend du moment où le projet atteint une masse suffisamment critique pour se passer de son principal développeur, cela veut dire que le projet doit être rodé. Par le fait, et c'est là toute la subtilité, quand faire confiance à un projet qui démarre. Car, et c'est bien là le paradoxe, c'est comme répondre à une annonce où il faut de l'expérience mais qu'on n'en n'a pas, comment le jeune pourra avoir de l'expérience si personne ne lui donne la possibilité d'en avoir ?

A l'époque de la sortie d'Handylinux, j'ai pulvérisé le projet pour la simple et bonne raison que j'y ai vu sans réfléchir un fork de plus et pourtant c'est aujourd'hui plus que cela, c'est une distribution qui permet d'obtenir une debian stable out of the box avec une présentation qui est facile. Les choses n'ont pas été faites à moitié, un énorme travail de documentation qui accompagne le travail réalisé sur la distribution, et puis tout de même la personnalité d'Arpinux, un chef de projet qui en veut, qui veut apprendre, qui voit dans la critique plus un défi qu'une occasion d'aller pleurer dans son coin comme d'autres développeurs de distributions dont je tairai le nom. Je pense qu'Arpinux, de par son comportement, de par la qualité de la distribution mais aussi de la communauté qui s'est greffée du projet (qui existait déjà depuis le forum crunchbang), a su donner confiance.

Arpinux décide de partir pour des raisons qui ne regardent que lui et nécessairement c'est la crise de confiance, c'est une obligation. A ce moment là deux choix s'offrent à nous : persister, partir en courant parce que tout le monde va mourir. J'ai posé deux handylinux chez les beaux parents et j'ai tendance à la mettre en priorité par rapport à Ubuntu, c'est ma façon à moi de faire travailler le petit commerce. Si je pars en courant aujourd'hui c'est que je n'aurai pas confiance, ce n'est pas le cas. La nouvelle équipe est composée de Starsheep que je connais depuis quelques années, lecteur de mon blog, Thuban fait un joli travail avec le Handymenu, je pense que le projet va continuer, j'ai envie d'y croire.

Il y a tout de même une moralité à mon histoire. Cyrille BORNE vient d'écrire que nous n'allions pas tous mourir et qu'il fallait continuer à croire au projet, alors que je suis passé spécialiste en la matière, FirefoxOS va mourir, il faut partir. La moralité c'est que je fonctionne comme beaucoup à l'affectif, et que ce qui compte avant toute chose c'est le gars derrière la machine, ce qu'il exprime, ce qu'il montre. Une fois de plus la qualité du code n'est pas tout, le projet n'est pas tout non plus, la communication que l'on a autour d'un projet compte comme l'individu qui le représente, nous n'arriverons qu'à fédérer des tarés avec un RMS qui considère qu'une famille c'est une perte de temps.

Proposez de bons projets, communiquez, soyez d'honnêtes gens le reste viendra certainement.

 

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Les gens ne savent pas utiliser les réseaux sociaux, moi non plus

Rédigé par Cyrille BORNE 3 commentaires

J'ai quitté le réseau social facebook car les attentats ont rendu le réseau social insupportable, anxyogène, je pense que c'est le terme exact. On avait un défilé de messages à l'appel national, ça mitraillait de photos plus ou moins difficiles dans tous les sens, pendant que d'autres balançaient un message de paix et d'amour. Vous vous retrouvez en fin de compte avec une information que vous n'avez pas demandée, amplifiée, répétée. J'aurai pu attendre que ça se tasse, néanmoins et il faut le reconnaître sans aucun préjugé, les gens sur Facebook sont principalement mes anciens élèves avec qui je n'ai pas le même âge, la même culture, si je suis ravi de voir que tout le monde va bien, lire des conneries toute la journée, voir des photos de bébé, de chiens, de chevaux, je ne le désire pas non plus. Je crois que c'est le problème numéro 1 des réseaux sociaux, subir une information qu'on n'a pas désirée.

La problématique sur le réseau Diaspora* est exactement la même mais en pire. Avec le milliard d'utilisateurs présent sur facebook, on a finalement peu de chance d'avoir exactement la même information ou la même information mais traitée différemment. Pour exemple dans mon flux RSS, j'ai vu défiler 15 articles sur la mort de Galabru, si l'information reste la même, le traitement peut plus ou moins varier sauf quand il se limite à recopier la dépêche de l'AFP. Comme sur le réseau Diaspora, les gens sont moins nombreux, les francophones encore moins, il y a de fortes chances pour qu'on récupère exactement la même information. J'ai pu m'en rendre compte avec la mort de Ian de Debian et c'est là où on réalise quand même que les gens ne sont pas intelligents. La mort du créateur de Debian contrairement à ce qu'on aurait pu penser a été relayée par l'ensemble des sites internet y compris de gros sites généralistes comme Libération. Ce matin mon mari du lycée à qui je souhaitais une bonne année pleine de Linux, elle a déjà bien commencé, n'a pu s'empêcher de me faire la remarque alors qu'il est power user Mac avec du Windows pour le boulot. Il aurait donc été difficile d'échapper à la mort de Ian Murdock quand on s'intéresse au logiciel libre. Par le fait, les gens qui ont relayé les messages en boucle, n'ont en fait rien compris au principe des réseaux sociaux, ou n'ont pour moi aucun savoir vivre. Peha a produit un dessin sur la mort de Murdock, que je vous livre ci-dessous

On pourrait considérer qu'il ne fait qu'en rajouter une couche supplémentaire, néanmoins je ne suis pas d'accord, il apporte une contribution originale à un événement (dessin que j'ai vu passer plus de 10 fois mais c'est une autre histoire), comme quand dada nous raconte qu'il y a un type qui propose de changer de nom pour le projet debian, c'est une pierre à l'édifice, comme je serai ravi de savoir les tenants et les aboutissants de l'enquête. Concrètement si je devais synthétiser je dirai : les gens ne réfléchissent pas à ce qu'ils publient, republier une information qui a déjà été publiée cinquante fois ce n'est pas réfléchir que les gens sont déjà au courant, c'est un manque d'intelligence, un manque de pertinence, c'est comme je l'avais évoqué à l'époque les gens qui re-twittaient l'intégralité de la timeline de Eolas, ça n'a pas de sens. Dans le même ordre d'esprit, des gens mitraillent de re-publications, qu'ils doivent certainement considérer comme pertinente, néanmoins lorsqu'on occupe 10 posts la timeline sans aucune publication originale, je trouve que c'est lourd pour les gens qui suivent.

Ce qui réglerait partiellement le problème c'est la possibilité de regrouper les "re" dans un seul message de façon à ne pas avoir à subir plusieurs fois le même post, cela ne réglerait néanmoins pas le problème des gens qui balancent l'information sans aucune discontinuité. Attention, je ne dis pas que je suis nécessairement pertinent dans ce que j'écris sur le réseau, néanmoins j'essaie de ne pas squatter la timeline, je ne produis que du contenu original, comme sur mon blog.

Moi non plus, pourquoi ? Le réseau social est un affreux tentateur. A l'heure actuelle j'aurai plus envie de balancer ma veille dans diaspora que dans mon propre site car c'est facile, l'interface est faite pour et parce que c'est commenté, ce qui n'est pas le cas de ma veille, le système de commentaires ne donne pas envie sur pluxml, mais ce n'est pas tout, il n'est pas dans la tradition de commenter les veilles sauf dans un réseau social. J'ai du mal à trouver l'équilibre, la solution, le compromis serait de rediriger le flux RSS de la veille vers le flux RSS de framasphère sur mon compte. Néanmoins être libre je le rappelle, c'est ne pas être tributaire d'un service, je ne peux pas garantir que framasphère me survivra et je n'ai pas la machine pour monter un pod diaspora. Didier qui aime les backlink a d'ailleurs compris une partie de la leçon dans son sujet sur les bonnes résolutions. A chaque billet il poste sur diaspora, je ne sais pas s'il est sur d'autres réseaux, c'est donc une invitation au commentaire dans le réseau social où il a ouvert la conversation et pas sur son blog. Ainsi, il se tire une balle dans le pied puisqu'il déplace lui même le commentaire, la discussion se fait partout mais finalement pas à l'endroit sur lequel le billet a été écrit. On peut très bien dire qu'on ne veut pas écrire sur le site d'un auteur, qu'on peut taper la discussion sur un thème au bistrot sans avoir convié les gens intéressés, c'est effectivement un droit, comme c'est le droit pour l'auteur de noyer ses commentaires sur dix supports différents, comme c'est le droit de privilégier le commentaire chez soi.

Utiliser un réseau social n'est pas simple et nécessite de s'interroger sur son comportement, son attitude vis à vis des autres. Merci le bouton ignorer qui me permet de lutter contre l'envahissement, dommage que certains n'aient pas la délicatesse, l'intelligence de réfléchir au poids qu'ils peuvent représenter sur la timeline du voisin, l'histoire du monde.

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La centralisation ce n'est pas sale

Rédigé par Cyrille BORNE 7 commentaires

je cite le billet de dada qui s'y connaît quand même plutôt pas mal en pod diaspora au point de faire tourner le sien : Nous utilisons une version instable à des fins de tests. Rares sont les pods avec des caractéristiques techniques (4 cores ARM/2Gb de RAM) aussi faibles et tournant avec le couple MySQL/Apache. N’empêche que ça marche pas trop mal !

Pour remettre le billet dans le contexte, Dada explique que diaspora arrive dans les dépôts instables ce qui est une excellente nouvelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que lorsque vous voyez que nombreux sont ceux qui se sont cassés les dents à essayer de montrer leur propre pod, on verra bientôt arriver dans debian stable diaspora et par le fait, on pourra simplement l'installer en faisant un apt-get install diaspora ce qui d'un point de vue théorique donnerait la possibilité à n'importe quel clampin d'installer un pod diaspora, à quelques conditions tout de même.

  • la première bien sûr c'est d'avoir la machine adéquate pour installer diaspora*. On pourra me rétorquer que les machines poussent sur les arbres, et que tout le monde dispose à la maison d'un icore7 avec 16 Go de RAM pour avoir la paix. Car comme me le faisait remarquer dada, on n'est pas dans le cas d'un simple serveur jabber qu'on peut héberger sur sa propre machine quelle que soit sa puissance, on doit récupérer toutes les informations balancées par les autres même si on est seul sur son pod.
  • la seconde c'est d'avoir la compétence pour gérer un ordinateur face au web. Installer disapora sur un PC c'est l'exposer à l'internet, il faut donc avoir la capacité à la protéger, donc toutes les connaissances qui vont derrière.

Dans la campagne de dégooglisation de l'internet, Framasoft a bien mis en avant que le but premier n'était pas de remplacer les GAFFA mais de proposer un large panel d'applications libres afin que derrière tout un chacun puisse faire son propre jardin. Si héberger son pluxml c'est facile chez n'importe quel fournisseur d'accès internet qui propose d'héberger sa page par exemple, son wordpress, ou d'autres applications minimalistes, des systèmes comme diaspora nécessitent une machine dédiée et par le fait un autre engagement et d'autres compétences de celui qui fournit la machine, d'autres responsabilités aussi. Dada évoque le coup des terroristes à l'époque sur le réseau, c'est une réalité, on pourrait dire les pédophiles, les trafiquants, enfin tout ce que vous voulez, mais la responsabilité tombera sur le propriétaire du pod.

J'avais écouté PYG s'exprimer dans une interview, j'aime bien PYG il fait toujours des commentaires de trois kilomètres qui vous donnent envie de chanter la marseillaise derrière dans laquelle il insister réellement sur la volonté de créer des tas et des tas de jardins. Pour rester dans l'analogie, je crois que tout le monde n'a pas la main verte, que les gens qui vivent en HLM n'ont pas de jardin et enfin parfois y a des trucs qui sont tellement difficiles à faire pousser qu'il faut vraiment la présence de Nicolas le Jardinier.

Bon j'ai balancé Nicolas le jardinier parce que c'est dans mes références, n'allez pas chercher plus loin dans l'analogie avec le fait qu'il soit mort. Le jardin partagé, je pense que c'est une bonne idée, mais là encore l'analogie va s'arrêter là. Dans le cadre d'un jardin partagé, tout le monde sème et partage les récoltes. Dans le cadre d'un pod diaspora c'est comme si y avait un gars qui plantait tous les légumes et que les usagers les mangeaient, laissant non seulement la facture et les emmerdements si quelqu'un par exemple avait planté des plantes qui font rire.

Il sera difficile de décentraliser dans tous les cas, il n'est pas forcément judicieux de tout décentraliser et dans certains cas, diaspora* par exemple qui reste complexe à mettre en oeuvre pour de simples particuliers avec une plus value discutable car s'héberger seul ou à 50 revient au même ou presque, il vaut mieux envisager une véritable référence où tout mettre en commun.

Décentraliser c'est très bien mais cela ne doit pas être fait en dépit du bon sens. La centralisation ce n'est pas sale, et dans certains cas, pensons à jabber par exemple et ses serveurs bancals qui marchent une fois sur deux, ça aurait pu sauver le protocole. Framsphère est une centralisation saine qui doit avoir pour vocation à perdurer, ceux qui voudront se lancer dans la création de leur propre pod, il y en aura toujours, il faudra tout de même accepter l'idée que tout le monde ne peut pas gérer d'un claquement de doigt la totalité des logiciels libres mis à notre disposition.

Réalisé avec le générateur d'Odysseus libre, j'espère qu'il va me faire la même chose en version trash

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Tradition

Rédigé par Cyrille BORNE 3 commentaires

Aujourd'hui j'ai été couvert de bisous, tout le monde m'a souhaité la santé, que mes voeux se réalisent pour moi bien sûr et ma famille qu'on ne connaît pas mais c'est pas grave, quand on est plein d'amour, on en donne à tout le monde. Je ne finis plus de répondre aux SMS et même parfois aux mails de blogueurs qui font un truc pas personnalisé, et pourtant moi quand on m'écrit, je veux qu'on n'écrive qu'à moi, je veux qu'on me fasse sentir que je suis l'être aimé, je veux être un Werther's Original.

Les gens ont l'air sincère, je ne sais pas si c'est ce qui me dérange le plus ou devoir moi aussi arborer le même masque et saluer de façon polie en souhaitant tout le bonheur du monde et que quelqu'un vous tende la main. Je crois que ce qui me gêne fondamentalement c'est la facilité. C'est facile de souhaiter du bonheur aux gens, qu'ils aient la santé, mais que fait-on réellement pour que leur vie soit meilleure ? Et le cas échéant si le type se prend un cancer dans l'année, le souhait n'aura pas marché, c'est ballot.

Oui je sais, c'est la tradition, il n'y a pas de mauvaise pensée là dedans et je ne devrais pas y voir une forme d'hypocrisie. Néanmoins, je préfère les actes aux paroles, et je pense que c'est certainement cela qui me met mal à l'aise, souhaiter du bonheur à quelqu'un dont finalement je me préoccupe peu, je ne fais pas grand chose, je n'interviens pas dans sa vie que je connais à peine.

Les nouvelles technologies n'aident en rien, au contraire, j'ai reçu un SMS à 23h59 pétante le jour de l'an, d'un ancien collègue que je n'ai pas vu depuis 6 mois et qui s'est tout simplement contenté de balancer un message à tout son répertoire. La multiplication indéniable des contacts pousse nécessairement à une forme de paresse, et par le fait à une informatisation, une automatisation du processus de "bonne année", c'est la base même de l'informatique, quand c'est trop gros pour un homme on délègue à la machine.

La multiplication des réseaux, la multiplication du nombre de personnes qu'on est amené à côtoyer dans nos vies où l'on change de plus en plus d'endroit, de travail, parfois de conjoint shuntent complètement le sens des mots. On continue dans la tradition, car c'est important la tradition, mais est-ce que le coeur y est vraiment et pire que fera-t-on si on nous demande un véritable coup de main.

Pays de plus en plus individualiste mais qui n'oublie pas la formule de politesse, j'ai parfois l'impression qu'on rate l'essentiel.

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Allez on y croit pour un 2016 à rien faire

Rédigé par Cyrille BORNE 4 commentaires

Comme annoncé, le samedi 2 fut le jour de la fondation du mur, le début de la fin de 2 ans et des poussières de marteau piqueur, même s'il m'en reste encore à faire. L'architecte Imhotep que vous voyez sur la photo plus bas s'est déplacé pour donner les directives et un coup de main, il s'agit en effet d'une entreprise difficile à mener seul et pour le montage à deux mètres sur certaines portions nous serons bien plus. La véritable problématique de cette fondation c'est de réussir à faire un truc à niveau sur un terrain complètement défoncé, poser les planches de coffrage nous aura pris le gros de la journée. Avec le grand architecte, la plupart du temps quand on fait quelque chose ça se passe systématiquement mal, on a toujours un problème, il faut dire qu'on fait quand même toujours des trucs bizarres et que nous manquons toujours de chance mais comme vous le savez, que ce soit avec ma banque ou avec le reste, j'ai parfaitement intégré ce fait. Ce coup ci c'est un ratage au niveau du calcul du nombre de planches de coffrage, je ne sais pas comment on s'y est pris, il manquait 1m50.

Je me sers pour mes travaux à Fleury d'Aude à côté de chez moi, chez ESB Matériaux. C'est plus cher, c'est plus proche et c'est de meilleure qualité, j'ai pu le sentir passer sur une simple planche. La faute à pas de chance, alors qu'il est ouvert en permanence, le lendemain du jour de l'an, il a pris son weekend. Pas le choix Brico Dépot. Les planches de coffrage à Brico Dépot sont à l'extérieur, dans un état dégueulasse, limites moisies et mesurent 15 cm contre 20 cm attendus. On a un tarif qui va presque du simple double entre la planche de qualité et la planche pourrie, on sait pourquoi, il en manque 25% déjà et le matériau est déplorable. Une heure de voiture, je reviens avec ma planche de coffrage qui passe par la fenêtre, il pleut, le seul moment de la journée où on aura eu quatre gouttes ...

A part ça, pas de difficulté majeure, nous nous donnons rendez vous aux vacances de février pour le montage du mur.

J'ai reçu mon décodeur, au niveau de l'upload c'est quand même pas formidable, je pense que j'ai dû perdre la moitié de mon débit mais cela reste acceptable compte tenu de mes besoins. Je note tout de même que dans mes besoins, je n'ai pas d'auto-hébergement à faire pour mon site internet ce qui ne serait pas viable. L'auto-hébergement reste donc l'affaire des gens qui gèrent à fond les technologies mais qui vivent aussi dans des zones de couverture de la fibre optique, par le fait des zones de forte densité de population. Hébergez vous qui disez mais pas tout le monde quand même. Cela reste acceptable, pas au point de changer de fournisseur d'accès internet, ce qui est largement moins acceptable c'est le résultat ... plus d'une centaine de chaînes de télévision, jusqu'à la chaîne pour les chiens, on vit vraiment dans un drôle de monde. Le décodeur quant à lui est joli, l'interface est jolie, toute en couleur, c'est totalement illisible. La présentation est tellement attractive avec ce légo Batman dans le coin, ce dernier film dans l'autre qu'on a envie de cliquer partout, qu'on se dit que le monde multimédia est à soi. Sauf qu'on se rend compte qu'il faut payer partout, c'est un piège qu'on vous tend, un piège tendu à votre domicile par votre fournisseur d'accès. On parle de la neutralité du net, je comprends qu'on ne parle pas de la neutralité du décodeur, c'est un sujet qui fâcherait certainement.

La télécommande quant à elle est un concept intéressant qui mérite qu'on s'arrête dessus, une face traditionnelle et au dos un clavier ce qui la rend parfaitement adaptée à l'utilisation d'un navigateur internet par exemple. Dernier point, le mediacenter, impossibilité de se connecter à un serveur distant, je n'ai pas fait les tests en UPnP pour voir si ça passe, je n'ai pas vraiment envie de me la donner pour vérifier. A noter qu'en branchant une clé USB dans la livebox il n'est pas capable de la voir depuis le médiacenter, un comble, si on veut voir un film de vacances ou des photos sur la télé ce sera à l'ancienne par le biais d'une clé USB directement dans le décodeur, du rêve en barre.

Voilà, je vous écrit ce billet dimanche, après mes neuf heures de travaux hier, je suis un peu sur les rotules, l'école reprend demain, le bilan des vacances reste tout de même positif, je pense que j'en ai fini avec la télé, le mur a enfin commencé, la banque est presque finie, je vais bientôt m'ennuyer ... Même pas en rêve.

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