Mauvaise période du mois

08/01/2020 Non Par cborne

Dans le bouquin, arrête de te plaindre et bouge-toi, si je ne suis pas d’accord avec l’ensemble des propos de l’auteur il y en a une tripotée que je partage. Le premier c’est de dire que lorsqu’une situation est pourrie, elle peut être encore plus pourrie. La seconde c’est de dire que dans tout malheur, il faut y voir quelque chose de positif, c’est faux. On peut toujours tirer une expérience de quelque chose, mais pas du positif, juste un moyen de mieux affronter les problèmes similaires.

J’ai pris trois kilos pendant les fêtes, jamais je ne me suis senti autant en désaccord, avec cette période d’excès. Excès de bouffe, de pognon, c’est Babylone. Trois kilos de pris pour se rendre malade au sens propre, des diarrhées à répétition, le corps n’encaisse pas de perdre 10 kilos rapidement, de reprendre encore plus vite, c’est une aberration. Je discutais avec une collègue végan, une végan un peu particulière, elle ne mange pas d’œufs et de viande parce qu’elle n’aime pas ça. Sa famille s’en fout complètement et c’est de la dinde à table, elle ne mange donc pas le soir des fêtes. La différence c’est que c’est une crevette, comprenez qu’elle n’aime pas manger, alors que moi on me met à table je bouffe, parce que je suis gros et quand bien même un jour je deviens maigre, il y aura toujours un gros dans ma tête. Donc tu bouffes, tu bouffes gras, sucré, tu bouffes à te rendre malade, et la conséquence directe de la diarrhée ce sont les hémorroïdes. J’avais découvert ça la dernière fois suite à une indigestion de légumes, mais cette fois-ci c’est formidable, du sang partout, un véritable film d’horreur dans ma culotte pour reprendre l’expression consacrée, au point de devoir mettre des protections pour éviter de passer à travers mon jean.

Pourquoi encore autant de détails sur mon intimité ? Tout simplement pour montrer l’aberration de notre société. Si je ne me prends pas en main, je finirais par crever de la bouffe. Nous vivons aujourd’hui dans un monde totalement absurde où pendant que certains crèvent de faim, d’autres crèvent des maladies cardio vasculaires, liées à notre alimentation. J’aime souvent rappeler le côté sympathique des dictatures, mais lorsqu’on voit qu’on taxe tout et n’importe quoi, qu’attend-on pour taxer ou supprimer la malbouffe ? C’est ici que repose l’aspect franchement dégueulasse de notre société de consommation, le côté malsain, c’est que personne ne m’oblige à m’engraisser au point de me rendre malade. Je suis le seul responsable de ce que je mets dans mon assiette (sauf quand je vais manger chez les gens). Nous vivons dans un monde où tout n’est que tentation et c’est à nous d’apprendre à résister. Comme écrit plus haut, je regrette que nos états ne soient pas forts, des états qui auraient le courage d’aller dans le sens du peuple, à taxer le trop gras, le trop sucré et faire rembourser par la sécurité sociale les abonnements aux salles de sport. On aurait certainement moins de malade, mais on crierait dans les sociétés au chômage honteux ce qui est exactement la raison pour laquelle on ne supprime pas le tabac, la peur de faire perdre des emplois. Pauvre France.

Pour l’heure c’est le grand retour à ça :

Grand retour des légumes à accompagner de façon systématique par des féculents sinon c’est le colon qui trinque, deux litres d’eau par jour, l’eau c’est le coupe-faim idéal. De cette expérience qui n’a absolument rien de positive, je retiens au moins deux choses : Noël prochain on ne m’y prendra plus, même si je dois être pénible à table et ne rien manger ou presque. Je sais désormais que je vais mener ce régime jusqu’au bout, arriver à la barre des 86 kilos ce qui sera déjà pas mal, mon poids de mes 18 ans. Ensuite je vais passer au sport. Je n’irais pas dire que mon poids est devenu une obsession, comme une mannequin anorexique, mais je me rends compte que le bénéfice sur le souffle, sur la digestion est tel, qu’il me paraît impossible de faire retour arrière. C’est un peu comme certaines habitudes qu’on prend, trier les déchets, utiliser certains produits plutôt que d’autres, arrêter les films plastiques, il est difficile de faire comme avant quand on y a pris goût. La nourriture, c’est vraiment dans la tête que ça se passe, on arrive à saciété avec les légumes.

Je fais donc un démarrage médiocre, où j’attends de cicatriser des fesses, c’est en bonne voie. Ça pourrait être pire c’est évident, mais c’est gênant, il est nécessaire de prendre son mal en patience, tout ce que je déteste faire. Au niveau informatique, je fais un test actuellement sur cloudready et je peux vous dire qu’on n’est à pas grand-chose d’avoir trouvé notre fossoyeur du bureau Linux.

Ce n’est pas mon premier essai, mais la différence avec la dernière fois, je vous laisse la trouver dans les captures d’écran ci-dessous

Bon vous avez la flemme, je peux le comprendre, je vais faire une petite explication rapide. Cloudready est une version de Chromium OS, c’est-à-dire que cela vous permet de transformer n’importe quel ordinateur qui aurait pu être libre en machine de Satan. Cloudready ne se virtualise pas bien, c’est pour cela que j’avais fait le choix de le tester sur un ordinateur qui traîne chez moi, c’est chose faite. Oui quand tu as mal au cul, même si la position assise n’est pas recommandée, tu as beaucoup plus de temps pour faire les choses. Le principe de ChromeOS c’est d’arriver sur un environnement dans lequel tout ou presque repose sur des services en ligne, les services Google bien sûr. L’interface est bien foutue, votre imprimante est découverte automatiquement, c’est joli, on est bien sûr très limité si on n’utilise pas Google et ses amis, mais deux nouveautés sont apparues depuis la dernière fois et elles changent tout.

La première c’est donc l’installation d’un Linux Stretch, ce n’est donc pas la dernière version de Debian. Je ne me suis pas vraiment posé la question sur le fonctionnement, si c’est une machine virtuelle ou autre chose, ce qui est sûr c’est que si vous regardez plus haut, l’intégration de Libreoffice après un sudo apt-get install libreoffice passe toute seule. Vous avez donc accès à toute la bibliothèque Debian.

Le second point, c’est la prise en charge de flatpak le concurrent du format snap. J’ai tenté de me lancer dans la ligne de commande sans trop de succès, si bien que j’ai fini sur le site officiel de flatpak pour télécharger ce qui est proposé, double clic, ouvrir avec flatpak installer et voilà comment on passe de la version 5 de stretch à la version 6.3

Je n’ai pas encore poussé le truc pour voir un peu ce qui est proposé pour les chromebooks, je sais qu’il y a de plus en plus de choses puisque ces ordinateurs commencent à rencontrer un certain succès. Si on rajoute enfin qu’à terme on aura certainement la possibilité de lancer des applications Android, on a tout ce qu’on cherche ou presque quand on est Linuxien.

Je suis un peu pressé pour écrire ce billet, je vais toutefois me fendre d’une précision, si on se débarrasse de l’aspect éthique pour ne regarder que le côté pratique, on se rapproche de l’idéal du bureau alternatif. Vos logiciels que vous avez l’habitude d’utiliser ou presque, un bureau propre, fonctionnel et sans fioritures. Imaginons que l’environnement soit capable de lancer des applications Android, des jeux notamment, et c’est banco.

Le monde attirant toujours le monde, c’est vrai pour les terrasses de restaurant, c’est vrai en informatique, je prends le pari que si Cloudready continuer de s’orienter dans cette direction, que les chromebooks continuent à se vendre, il y a de fortes chances pour que cela ressemble à notre futur environnement de travail. Je reviendrai certainement sur d’autres fonctionnalités que je n’ai pas regardées, je pense notamment au lien avec le téléphone portable Android. Pour l’heure, l’ensemble me paraît trop bricolage pour se lancer totalement.

Avant de vous quitter pour aller prendre ma huitième douche de la journée, je tenais à revenir encore sur syncthing. Désormais, j’assure les sauvegardes du poste de mon épouse par ce biais, et mon fils se rajoute à la partie, je lui mets des films qu’il récupère de façon automatique sur son ordinateur et sur son téléphone. Il vide ce qu’il veut au fur et à mesure, tout se synchronise parfaitement entre les appareils. L’externalisation ne se fait plus dans les nuages mais directement dans mon smartphone. Syncthing est une très bonne alternative à la sauvegarde systématique dans les nuages, c’est un logiciel qui est secure si on fait le choix de pousser dans les bons sens. Par exemple, mon téléphone n’envoie pas, il se contente de recevoir. S’il arrivait à mon téléphone de perdre ses fichiers, je n’aurais pas d’écrasement sur mon poste principal. C’est certainement ici qu’il est nécessaire d’être attentif, si par contre mon poste principal rencontre un problème sur un répertoire, si le smartphone est dans le réseau alors les fichiers sont automatiquement effacés. À moi, si cela doit arriver, de bien vérifier que les deux appareils ne communiquent pas.

J’ai regardé sur le même principe, une application qui utilise Syncthing pour la synchronisation des calendriers et des contacts, mais la mise en œuvre n’est pas simple, il est nécessaire de plus d’utiliser evolution puisque rien n’est prévu pour Thunderbird. Je ne suis pas satisfait de DAVx⁵ avec la synchronisation pour mon espace mutualisé de o2switch, il est possible du fait d’avoir désormais 16 Go de RAM que je m’oriente vers l’installation d’un Nextcloud sur mon PC. Pour l’heure j’ai de la marge, et il faut reconnaître que le service Google fonctionne parfaitement bien. À suivre.