Hardware, software, services. Mai

27/04/2020 Non Par cborne

À chaque changement, il peut être intéressant de faire le point.

Le hardware

  • Une tour à base de i3, un SSD de 256 Go, un disque dur supplémentaire de 1 To, et 16 Go de RAM ce qui a été une évolution du moment avec un passage de 8 à 16. Comme évoqué dans les derniers billets, on est sur des bases de plus en plus gourmandes, il m’est arrivé de ramer à 8 Go. Si je devais faire quelque chose sur cette tour, ce serait éventuellement passer à du mini-PC pour limiter l’encombrement. Cela voudrait dire par contre, opter pour du matériel neuf, et comme on le sait, ce n’est pas le genre de la maison. Je reste à l’affût d’une bonne occasion. L’écran 24 pouces me paraît indispensable pour le confort de travail.
  • Un ordinateur portable avec 4 Go de RAM et pas grand-chose en SSD. Cet ordinateur portable qui a de moins en moins d’intérêt pour moi avec les années doit être prêt au cas où. Car, si je suis amené dans cette période de confinement à devoir faire de la garderie, c’est cet outil qui me permettra d’assurer la continuité pédagogique à distance. Alors que l’ensemble des classes seront équipées de TBI, c’est un appareil qui ne devrait plus avoir de sens, néanmoins en cas de mutation, je ne sais pas quel sera l’équipement disponible. Il faut donc entretenir cette machine.
  • Un smarpthone de base avec 2 Go de RAM et 16 Go de stockage. C’est court, très court. Il apparaît que pour un smartphone maintenant, ça va être à minima 3 Go et 32 Go, et certainement 4 Go et 64 Go pour avoir un peu de tranquillité. Il faut payer pour avoir ce type de matériel au moment où j’écris ces lignes 150 € environ dans un magasin français. J’y viendrais peut-être. L’utilisation toutefois particulièrement limitée de mon téléphone ne justifie pas le remplacement.
  • Une tablette avec 2 Go et 64 Go de base. Contrairement au smartphone, je n’ai pas la sensation que ça rame pourtant avec une utilisation quasiment similaire. Je me contente de lire des bd et de surfer un peu, pas plus.
  • Avec les problèmes de compatibilité de SMB V1, j’ai des problèmes de sauvegarde dans le réseau pour les différents appareils de la maison. Ne voulant plus m’investir dans le montage d’un serveur de type Openmediavault, ne voulant pas mettre des fortunes dans un NAS, j’ai fait le choix pour ce boîtier atypique. Le Blueendless BS-U35WF pour 50 €. Vous pouvez trouver un test ici, je ferai le mien à réception du matériel. Le produit à priori n’est pas inintéressant car il est à base open-wrt et est suivi par la communauté.
  • J’ai désormais toute une panoplie de consoles d’anciennes générations et la PS4 pour laquelle je ne renouvelle plus l’abonnement ni ne regarde les jeux qui sortent pour l’instant. La masse de jeux que j’ai à faire sur PS3 est importante, j’irai jeter un coup d’œil de temps en temps pour certains jeux comme Sekiro qui pourrait m’intéresser.

Les services « propriétaires »

  • J’ai la totale d’office365 dont je n’utilise pas trop les possibilités en vue d’une mutation vers l’éducation nationale. J’ai voulu m’amuser en demandant à mes élèves de remplir un questionnaire Forms. Il n’y avait pas d’enjeu si ce n’est pousser les élèves à utiliser un nouveau produit. Une catastrophe, les gosses vous renvoient le document par écrit pour ne pas sortir de leur zone de confort. J’utilise donc le mail, Teams, et un peu le onedrive au cas où j’aurais besoin d’un de mes cours quand je suis au lycée. Que je sois muté cette année, dans dix ans ou jamais, il n’y a de toute façon pas de sens à s’investir dans un programme que je n’aurais peut-être plus du jour au lendemain. On pourrait y voir un paradoxe, ou se dire que quoi qu’il arrive tout logiciel est voué à disparaître, c’est possible, mais j’ai certainement plus d’espoir dans 10 ans d’ouvrir un PDF ou un ODT que de manipuler Forms.
  • Un compte Google indispensable à l’utilisation de mon smartphone. Je synchronise avec l’agenda et les contacts.
  • Un compte Youtube pour mes vidéos. Je pourrais éventuellement faire le calcul d’héberger ailleurs, mais finalement ça resterait un outil propriétaire comme un autre. Du fait qu’il soit associé au compte Youtube, ça m’évite le compte de plus.
  • Un abonnement chez o2switch à 72 € par an et les noms de domaine chez Gandi.
  • Teamviewer que j’utilise de façon très régulière.
  • Un compte inoreader. J’ai refait des tests sur les agrégateurs RSS auto-hébergé, c’est décevant. FreshRSS est devenu le ténor, il est fonctionnel en ligne mais j’ai rencontré plusieurs problèmes avec les applications android. On est donc passé d’un marché qui était totalement saturé à un marché qui à priori se résume pour le libre à FreshRSS, Tiny Tiny RSS et selfoss qui avance à un petit rythme. Il y a toujours le vénérable Kriss Feed mais il ne m’en donne pas assez, ou Miniflux dans sa branche 1 puisque le logiciel depuis est passé en Go et ne s’auto-héberge plus sur du mutualisé. Il reste donc les services, et si vraiment ça tournait un jour au drame, je passerais alors à un Nextcloud auto-hébergé qui me permettrait de remplacer à la fois les contacts chez Google, le calendrier et l’agrégateur RSS plutôt réussi dans les modules Nextcloud. Ou en désespoir de cause, je me contenterai de lire mes nouvelles uniquement sur mon ordinateur à partir d’un client comme Liferea ou QuiteRSS.

Pour le dernier point, j’ai la sensation que le pour le libre c’est la fin des petits projets à papa. Je dirais que quelque part ce n’est pas plus mal parce que cela permet d’avoir le gros de la communauté qui va se tourner vers les ténors. Potentiellement c’est plus de remontées de bugs, de financement, de codeurs. Potentiellement. Dans les faits, j’ai surtout la sensation que toute la philosophie KISS qui visait à faire des petits programmes simples avec peu de fonctions a disparu au profit d’usines à gaz.

Et qui dit usine à gaz dit gestion d’un serveur personnel, dit la fin du bout de chaîne, dit l’obligation de passer par un prestataire qu’il soit un professionnel privateur, libre, ou un CHATON. Pour moi c’est du pareil au même, d’où un retour au « local ».

Votre prestataire de service, une entreprise de confiance !

Les services et logiciels libres

  • WordPress pour le blog
  • Vanilla pour le forum
  • RSS Bridge désormais pour récupérer les flux RSS des réseaux sociaux propriétaires que je n’utilise plus.

Et c’est tout. Vous noterez que ma partie en ligne se limite à une peau de chagrin.

  • Libreoffice qui est mon outil de travail. J’y ai ajouté la barre d’outils CmathOOo qui contrairement à la barre dmaths est libre et gratuite. L’intérêt principal de cmath pour moi c’est de pouvoir changer l’intégralité des tailles des formules mathématiques.
  • Je continue d’utiliser Firefox malgré la masse de mémoire utilisée, les performances décevantes pour Android. Comme je l’écrivais, il y a une limite tout de même dans ce qu’on a envie de donner à Google. Ses contacts et son calendrier c’est une chose, l’intégralité de son historique, de ses mots de passe, ça commence à faire beaucoup. Bien évidemment on est tout à fait en droit de se demander ce qu’est capable de ramasser Google depuis Android, qu’on utilise Firefox ou non. Vivaldi, Brave, je n’y crois pas, même s’il s’agira peut-être dans un futur plus ou moins lointain de navigateurs à considérer si ça tourne mal.
  • Thunderbird et k9mail. Je pense qu’à moins d’utiliser un webmail, les alternatives sous Linux ne sont pas légion, et puis, pour du multi-compte, pour du facile, Thunderbird fait le job. Pour k9mail c’est un peu pareil, en libre, sans pub, pas l’impression d’avoir grand-chose.
  • Filezilla.
  • Audacious
  • J’ai arrêté d’utiliser VLC du fait qu’il ferme mal ou pas depuis plusieurs versions. Un problème que je ne prends pas le temps de résoudre. Paroles le lecteur intégré à Xubuntu fait le job.
  • Mu comme éditeur Python. Il va certainement falloir que je trouve une solution alternative et en ligne. Pourquoi ? Tout simplement parce que télécharger la version portable, la décompresser, c’est compliqué pour les élèves …………… Oui. Donc soit un éditeur en ligne, soit leur demander de se rabattre sur la calculatrice Numworks qui fait le job, plus lentement bien sûr.
  • Syncthing pour assurer la synchronisation entre mes différents appareils mais aussi mes sauvegardes puisque la synchronisation de mes fichiers vers mon téléphone n’a que ce but.
  • Nomacs comme visionneur et logiciel de « retouche » léger.
  • En complément Flameshot le logiciel de capture d’image qui permet de rajouter des annotations.
  • Jdownloader pour récupérer mes films de vacances, même si cela fait partie des logiciels pour lesquels il faut que je trouve une alternative. Pourquoi ? C’est vieux, c’est du java, c’est lourd.
  • Je viens de rajouter minidlna qui s’appelle désormais Ready Media. Rygel étant intégré dans Gnome, je préfère encore éviter les logiciels un peu lourdingues. Il s’agit d’un outil en ligne de commande.

Et c’est globalement tout. J’essaie de limiter au plus l’utilisation de logiciels, moins de logiciels, moins de dépendance.

Le choix épineux de la distribution Linux

J’ai toujours, à part quelques errements, toujours privilégiés deux distributions :

  • Debian
  • Ubuntu

Si Debian avait son sens pour moi avec des postes sous Debian au lycée, souvent une machine virtuelle pour faire office de serveur à la maison, ça devient de moins en moins vrai. Je viens de désinstaller Virtualbox de mon PC sur le principe que je ne teste plus de distributions Linux. Je ne suis plus responsable informatique de mon établissement scolaire, je n’ai plus de serveur à la maison, je ne compte plus en avoir.

Debian pour du desktop, pour moi, ne se justifie pas, le délai de trois ans est trop long. Cela reste bien sûr très personnel et certains pourront se satisfaire de la situation avec des flatpaks par exemple. Au lycée, j’ai rencontré de nombreux problèmes que ce soit en version 9 ou en version 10. Ce qui à une époque pouvait justifier les trois ans d’attente sous couvert d’une stabilité sans faille, ça été vrai, ce ne l’est plus depuis quelques versions. La moralité c’est que je ne ferai pas mon retour à Debian.

La logique serait de poursuivre avec une distribution à base de *buntu, néanmoins je suis perplexe sur la suite des événements. Quoi qu’on fasse, on se retrouve avec une consommation de RAM anormale, l’orientation SNAP est mauvaise dans le sens où *Buntu devrait se positionner de façon franche sur le snap ou veiller à laisser le choix aux utilisateurs. Pour l’heure c’est trop emmêlé, ce n’est pas assez tranché. Si on rajoute la concurrence du Flatpak, on est exactement dans le problème traditionnel Linuxien du grand n’importe quoi. Je vous dirais bien que ça ira mieux dans quelques temps, mais je n’en n’a pas la garantie.

Un tour sur le classement distrowatch.

On va éliminer toutes les distributions bizarres, trop petites pas assez connues. On va éliminer MX Linux, j’avais écrit qu’une distribution qui nécessitait une réinstallation pour une montée de version était une hérésie. On va oublier Mint qui est un fork, comme on va oublier KDE Neon, toutes les distributions à base de Ubuntu. Il ne reste pas grand monde.

Souvenez-vous, j’avais installé Manjaro à l’époque. On va essayer d’être sérieux quatre secondes. J’avais rencontré des problèmes avec l’installation de Teamviewer et de Mu. J’étais aussi perturbé par la masse de dépôts aur, officiels, pas officiels et j’en passe. Je n’ai pas envie de recommencer l’expérience. La moralité c’est qu’à part tenter une Fedora, c’est un peu du Buntu ou du Buntu.

Je vais certainement tenter une passe sur Fedora.

À suivre, in the next episode.