Alternative au saut de classe

Je crois qu'il y a des profs dans la salle... J'en profite!
Papa d'un petit zozo de tout juste 9 ans, suspecté d'être un peu en avance sur son temps (avec tout le package émotionnel qui va bien), suivi, déjà un saut de classe à son actif, il est en CM1.
Jusque-là tout va bien, les crises sont gérées, il est bien sans son élément sauf que c'est une classe mixte CM1/CM2. En gros il fait son taff plus vite que les autres, s'avance en faisant celui des CM2 aussi (ça évite de s'ennuyer), why not. Mais l'année prochaine, alors en CM2, il aura le même instit. On crains que cela soit l'année de trop... On a pas parlé avec l'instit de quid de l'année prochaine (il refait une année bis?) mais c'est quand même prévu, on souhaite pas vraiment de sauter encore, j'aurai surtout voulu savoir si il existait des alternatives pour les zozos de son espèce.
Perso je me dis que cela va être pour lui une année de perdu, que les crises vont revenir et que cela pourrait être une année où il pourrait en profiter pour apprendre de nouvelles choses. On souhaite pas qu'il gagne du temps à nouveau pour sauter une classe mais plutôt qu'il en profite pour élargir son champ de découvertes.
C'est vrai quoi, pourquoi se refaire une année de CM2 (en gros quasi la même que cette année?) alors qu'il pourrait approfondir ses connaissances en langues, en arts (plastiques, musiques), en sciences, en tout autre chose sans pour autant se faire le programme de 6ème?
On aimerait éviter que l'année prochaine soit une année de perdue, de gâchée, la mettre à profit mais dans notre système éducatif je ne sais ce qu'il est possible de faire, ce qu'il existe et si il existe autre chose que soit faire le cm2, soit aller en 6ème...
M'en vais post cela sur d'autres forums pour élargir mon champ de recherche...
Merci!

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Réponses

  • Pour avoir eu (à peu près, chacun est différend) le même hurluberlu, j'ai peur qu'un saut direct en sixième risque d'être un peu rude. Si j'ai bien compris, ça ferait deux ans d'écart. Mais s'il est assez mature, voire assez "rude" pour supporter la transition primaire/collège, pourquoi pas.
    De ce que j'ai pu constater, au collège, la différence de niveau s'estompe un peu : il aura plus de chance de rencontrer des pairs (tu dis que c'est une classe double donc je suppose que c'est une petite école) et le niveau de travail un peu plus élevé lui évitera de s'ennuyer.
    En solution alternative, je n'en connais qu'une : c'est un instit (pardon professeur des écoles) à l'écoute, qui s'adapte à lui, qui lui permette de faire d'autres activités à côté quand c'est possible. Après, il ne faut éviter d'en faire l'intello de la classe.

    Un conseil, cette fois lié à mon cas personnel, c'est de le faire travailler, de lui apprendre l'effort. C'est pas arrivé au lycée qu'il faut s'y mettre, c'est trop tard et pour la vie.

  • Oui voilà pourquoi pas sûr qu'on accepte aussi facilement un nouveau saut de classe, mais c'est pas à l'étude (ni proposé, d'autant plus que 1 : la prof n'est pas fan de ce genre de solution, 2 : ça ferait un élève en moins et oui c'est une petite école donc les élèves sont précieux).
    Pour le côté mature et débrouillard, je m'en fait pas. Sur le fait de gérer les pbs avec des plus grands, là cela sera une autre histoire (surtout sans bagarre, il supporte pas l'injustice).
    Le travail, c'est un pb. Dès que c'est obligé ça le gonfle et il supporte pas. En général il arrive sans effort (évidemment) et dès qu'il faut bosser un truc qu'il veut pas, galèèèèère...

  • Pas simple le problème :

    • j'ai déjà eu un étudiant qui avait deux ans d'avance : plutôt bon étudiant mais un peu immature par moment mais c'est le seul exemple que j'ai ;
    • pour l'entrée en 6ème, voire sur la durée de la scolarité en collège, je pense qu'une autre question à se poser est le développement physique : sera-t-il "au niveau" des autres en EPS (courses, sauts, ...), sera-t-il au même stade de la puberté ou presque (beaucoup d'écart pourrait poser problème) ;
    • le mieux est certainement de trouver l'enseignant qui le fera travailler en plus mais le problème ne fera que se reporter ensuite ;
    • j'ai déjà eu un voisin qui a sauté une classe en cours de collège !
  • Physiquement, niveau taille il sera pas grand ^^
    Par contre là aussi, je me soucie pas du sport, il est très doué en sport naturellement. Il tape les Cm2 depuis2 ans déjà à la course, doué en foot, doué en hand, ... mais évidemment dès qu'il y aura contact physique il sera à la rue (après il compense naturellement en cherchant les failles, en évitant justement les contacts, ...) mais bon du sport co contre des élèves de 2 ans plus grand forcément, il y aura de la casse ^^
    C'est pour ça que sauter encore une classe, bof. On cherche plutôt des alternatives, on va voir cela avec sa prof déjà et éviter de gâcher un an...

  • Après, il y a les activités périscolaires.
    Le notre a un peu touché à tout (avec plus ou moins de réussite/envie): équitation, jardinage, échecs, ptits debs, judo, théâtre, handball, guitare, magie, ...
    Faut trouver le truc qui à la fois motive, demande de l'investissement, les bons coéquipiers, etc ...
    Parfois, on se disait que ça faisait un peu trop mais en même temps, il avait (et a encore) besoin de "challenges", d'os à ronger.
    C'est déjà bien si ça roule pour le sport car souvent ce n'est pas le cas. Le mien a plutôt deux mains/pieds gauches, même s'il ne s'en sort pas trop mal.

    Pour le travail, je connais ça malheureusement : je peux bosser des heures sur un sujet qui me botte et procrastiner pendant des semaines si ça me barbe. Je ne remercie pas mes parents sur ce coup là mais bon, ils ont fait ce qu'ils pouvaient :)

  • Ouais pour le sport vraiment, c'est pas le plus costaud de ses frères et pourtant des chances que cela sera le plus doué des 3. Très très à l'aise.
    Pour le travail, j'ai presque envie de dire qu'on est tous pareils..
    Après oui y'a les activités péri mais c'est vraiment sur l'essentiel de la journée qu'il passera à l'école que je me pose des questions, ça risque d'être vraiment du temps perdu...

  • @sébastien Si je peux me permettre un conseil de lecture : "L'enfant surdoué" de Jeanne Siaud-Facchin ou "Trop intelligent pour être heureux" (mais c'est plus pour les adultes). Par contre des amis m'ont dit que ses consultations sont un peu moins bien depuis qu'elle a du succès (usine) et par ailleurs son attrait vers la méditation me laisse (peut-être à tort) dubitatif.

  • PS : achetez les livres chez le libraire du coin svp. Merci !

  • J'ai déjà les deux livres plus un troisième sur le témoignage d'une maman sur son zèbre (acheté malheureusement sur zon.fr, pas bien mais souvent j'en ai désormais marre de faire les boutiques et de ne rien trouver...)

  • moi je ferai pas. On voit des surdoués ou des dys de partout. S'il trouve que c'est trop facile, fait le bouquiner.

  • Les deux ne sont pas incompatibles, mon capitaine :(

    Et là, va faire comprendre aux parents que c'est pas parce que ta môme est pas capable de lire ou d'écrire qu'elle peut pas leur mettre la branlée sur certains tests. Tout juste si ça ne tournait pas au scandale.
    Cà, c'est pour le deuxième hurluberlu.

    Sinon, t'inquiètes, le premier en a bouffé des livres.
    La chance qu'on a eu, c'était qu'il n'était pas trop au dessus du lot donc des facilités mais pas (trop) d'inconvénients.

  • avril 2018 modifié

    Si je puis me permettre de donner mon experience...
    J'ai la fille d'une amie qui a saute 2 classes en primaire.
    Elle a assez bien gere le college, mais au lycee, ca a ete un peu plus dur.
    La difference d'age (et de maturite) a ete parfois difficile a gerer pour la gamine.
    Et maintenant, les parents sont confrontes au probleme de leur fille qui arrive en terminale et qui voulait faire des etudes a l'etranger : son age coince pour des raisons juridiques (elle doit etre majeure)...

  • @cyrille a dit :
    moi je ferai pas. On voit des surdoués ou des dys de partout. S'il trouve que c'est trop facile, fait le bouquiner.

    ça a ses limites, à un moment donné, bouquiner, bouquiner, bouquiner, ... mais bon on verra bien, y'a pas de recettes miracles visiblement.

  • j'ai peut-être répondu un peu vite. Ce que je veux dire c'est que l'école n'est pas une fin en soi, il y a d'autres façon d'apprendre pour un gamin un peu éveillé. Dans le sens inverse, l'acharnement thérapeutique n'est pas nécessaire, mon fils prend la décision d'aller en BAC PRO l'an prochain à notre grand soulagement.

  • @Graing a dit :
    Si je puis me permettre de donner mon experience...
    J'ai la fille d'une amie qui a saute 2 classes en primaire.
    Elle a assez bien gere le college, mais au lycee, ca a ete un peu plus dur.
    La difference d'age (et de maturite) a ete parfois difficile a gerer pour la gamine.
    Et maintenant, les parents sont confrontes au probleme de leur fille qui arrive en terminale et qui voulait faire des etudes a l'etranger : son age coince pour des raisons juridiques (elle doit etre majeure)...

    Ils peuvent l'émanciper mais je en sais pas si ça va être suffisant dans leur cas.
    https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1194

  • Bien d'accord, tout le monde n'est pas fait pour les études, enfin les études "classiques". Vaut mieux un bac pro (ou autre) bien réussi qu'une fac de psycho (désolé pour le cliché) bâclée ou l'on passe son temps à l'annexe (le troquet souvent pas bien loin).
    Encore faut-il (dans un cas comme dans l'autre) que ça ne soit pas vécu comme une obligation.
    Dit le père bien content que son fils fasse de l'informatique comme papa ;) (promis, je ne l'ai pas poussé)

  • je suis bien d'accord, ce n'est pas une fin en soi, je m'interrogeais juste sur les alternatives pour ne pas passer une année à se faire chier, rien de plus :)

  • J'en connais qui ont poursuivi sur le tard en +5 après du technique donc c'est complexe de vouloir caser tout le monde au même moment
  • J'ai un pote qui aurait du redoublé x fois au collège, qui en était même interdit de brevet des collèges,
    Malgré cela, il a fait un BEP, un BAC pro, une année de mention spéciale. Pour l'époque, dans sa spécialité, c'était déjà un haut niveau.
    Et je ne parle pas de sa vie active
    Comme quoi ...

    Et combien sont ceux qui n'ont aucune idée de ce qu'il aurait envie de faire à 15 ans (voire plus)

  • ceux-là ils finissent fonctionnaires.

  • Une amie, aussi voisine, à une fille, amie de ma fille, qui avait aussi ce diagnostique. La maman, enseignante primaire, a décidé qu'elle ferait musique, scoutisme et appronfondissement de la langue étrangère en plus. Agenda de ministre.
    Ce n'est pas une solution possible par tous.
    Dans le cadre de mon activité d'éducateur sportif, les cas croisés avaient une activité sportive plus importante et une charge de travail intellectuel, supplémentaire, qui l´était tout autant.

  • ouaip, pour l'agenda de ministre, c'est bon on a donné. C'est désormais réduit au strict minima. Pour faire moins, faudrait s'arrêter de bosser, ce qu'on exclut pas.
    Là les crises recommencent depuis une semaine. Il n'est rassuré qu'avec nous. Il a besoin d'un cocon protecteur pour se sentir bien visiblement. C'est complètement incompréhensible. Il croit quoi?, que la vie c'est uniquement fait pour passer du temps avec les gens qu'on aime, avec les gens avec qui on se sent bien et à faire que ce qu'on aime faire?... Oh wait! Zut, il a raison!!!

  • @sébastien a dit :

    C'est vrai quoi, pourquoi se refaire une année de CM2 (en gros quasi la même que cette année?) alors qu'il pourrait approfondir ses connaissances en langues, en arts (plastiques, musiques), en sciences, en tout autre chose sans pour autant se faire le programme de 6ème?

    Suivre le CM2 via le CNED et combler son emploi du temps par d'autres activités ne serait-il pas une solution? Après c'est certain, il faut de la disponibilité pour s'occuper de lui, et trouver des activités aux heures d'école ne doit pas être évident et/ou doit couter un bras...

    Ma compagne a sauté une classe, elle s'est retrouvée dans un collège assez difficile avec des gonz ayant déjà du retard. Selon elle, il n'a pas toujours été facile de gérer les 2, parfois 3 ans d'écart...

  • Le soucis est qu'il a d'autres soucis, forte émotivité, peur de tomber malade en ce moment avec les crises de gastro, ... un enfant qui demande de l'attention et de la présence et qu'on ne peut lui donner, société de merde. Va vraiment devoir réfléchir à un autre mode de vie.
    Faut déjà trouver un truc pour le "zénifier", yoga, art martial, je ne sais, encore faudrait-il que les assos répondent au téléphone et rappelle quand elles disent qu'elles vont rappeler...
    Oui, sinon trouver des heures de cours durant la journée, pas simple, mixer apprentissage + sport + activités manuelles, arts, à raison de 1 à 2h par activité lui remplirai bien la journée et de manière plus intelligente et plus utile, l'idéal quoi, mais pas simple à mettre en place...

  • mai 2018 modifié

    Et dans un périmètre proche tu n'as pas des écoles CHAM (Cours à Horaires Aménagés Musique)?
    Dans les grandes villes ça existe, ce sont des écoles publiques en lien avec le conservatoire, 5 heures de cours sont pompés sur le programme au profit de la musique. Après, si je prends exemple sur Marseille, l'entrée se fait en CE1, il doit être possible de l'intégrer plus tard, mais certainement moins facilement.
    ++

  • Si mais 1. c'est cher (bon ça à la limite), et 2. elles sont prises d'assault soit par les parents qui pensent que c'est juste mieux que les écoles publiques (bouh je vais pas mettre mon enfant dans une école publique) et que leurs enfants deviendront grâce à ça des génies, soit par le type de parent comme j'ai décrit plus haut qui ne jure que par la musique (ceux qui passent leur vie dans un conservatoire mais qui ne joueront jamais devant un public, pas même à la maison devant la famille quoi, un concept assez particulier sur ce qu'est la musique).
    Donc chaud pour avoir une place pis bon, c'est pas parce qu'il a ses soucis là qu'il doit se taper 5h de musique non plus.. c'est mon avis.

  • mai 2018 modifié

    Ce sont des écoles publiques, ca fait 20 ans que je bosse en collège et ces classes là ont le vent en poupe, une classe par niveau a des horaires aménagés pour rentrer une activité supplémentaire dans l'EdT.

    Pour les bahuts où j'ai bossé, il y avait différents dispositifs en fonction du public et du choix de l'activité "bankable" (souvent les bahuts qui créent des Cha sont des bahuts en perte d'effectifs et ils font ça pour enrayer cette chute de l'effectif).
    Cham -> Musique
    Chad -> Danse
    Chan -> Natation
    Char -> Rugby (je suis sur Toulon, ceci explique cela)

    Il y a de tout, "suffit" de trouver l'activité qui correspond à ton gamin.
    Le Cned, surtout si ton gamin a une personnalité un peu empruntée, c'est pas forcément une bonne idée puisque tu vas quand même restreindre sa vie sociale qui est par définition l'école pour les gamins. Pour moi il faut savoir les protéger mais aussi les confronter à la réalité de la vie parce qu'on est loin de vivre dans un monde de Bisounours.
    Perso "j'occupe" mon môme (7ans) en l'emmenant visiter et découvrir des choses, en essayant de "le cultiver" et de lui donner la curiosité de le faire par lui-même quand la situation se présente.
    On vient de se faire quelques jours en Camargue et on s'est par exemple fait quelques activités spécifiquement culturelles (musées, arènes, théâtre antique) au lieu d'aller revoir une autre fois des taureaux ou des flamands roses.

    Edit : ortho

  • mai 2018 modifié

    Le conservatoire, pour la musique, c'est quand même mieux que l'éducation nationale. Croyez mon expérience, j'ai fait les deux, mais à l'époque, il y a quarante ans… (heu?)
    Je n'ai rien dit, l'éducation nationale, à ce sujet, s'est peut-être améliorée depuis.

    Apprenez la musique à vos enfants, il en restera quelque chose pour eux.

  • J'aime la musique, je joue de la musique, je suis issue de famille de musicien mais pour avoir les échos de collègues qui sont en conservatoire où que leurs gamins sont en conservatoires, c'est niet. C'est tout sauf donner le goût de jouer de la musique.
    Je vais regarder des CHAM voir ce qu'il y a dans le coin.
    Les sorties en dehors, c'est pas ce qu'on manque de faire avec eux (et qu'on peut désormais faire une fois l'agenda de ministre allégé), mais encore une fois pour moi ça règle pas le temps qu'il "perdra" peut-être dans la journée à l'école.

  • Sur le fond je suis plutôt d'accord avec toi avec les techniques d'enseignement de la musique au conservatoire. Après tous ces profs ne sont pas psycho rigides (y'en a des biens :) )

    Ma fille y apprend le chant, ça se passe bien, par contre pour la guitare c'est la MPT avec un prof qui les fait gratter, pas un qui leur tape sur les doigts pour perfectionner "jeux interdits", mais là je m'écarte du sujet, désolé.

    Mais si je comprends ton soucis, tu cherches une solution pour ton fils pour l'année prochaine, ce ne sont que des pistes que nous te proposons. Au final à toi de voir, de creuser et de décider.

    Bon courage, pas facile visiblement.

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