La stratégie de l’échec

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Réponses

  • hier j'explique la différence entre la moyenne et la médiane. J'emploie le mot incohérent. Une petite me dit qu'elle ne comprend pourquoi je place ce mot car elle connaît un Coréen. Vous vous doutez que c'est tellement énorme que je ne peux pas l'inventer. L'AVS qui est dans la pièce me dévisage, et j'explique à la petite le sens du mot incohérent que ne connaissaient pas non plus les autres camarades, et ce qu'est la Corée. Bien sûr on peut vivre sans savoir tout ça, on peut vivre sans beaucoup de choses ...

  • Mon fils a un job bien loin de sa formation initiale. Apparemment il y est très bon sur un créneau rare qui ne passionne pas les foules. Il regrette encore de ne pas avoir trouvé dans sa branche mais de moins en moins quand il revoit ses anciens collègues étudiants qui galèrent à 2000€ aves des bac +3 ou 4 (si pas chez pôle emploi).
    J'avais fait electrotech, et bossé 20 ans dans l'automatisme avant d'y revenir, et encore, plutôt côté contrôle/protection.
    Un job, c'est l'occasion d'apprendre plus.
    Les études servent surtout à en trouver un bon 1er.

  • @bendia a dit :

    Bilan des courses, je ne comprenais pas 10% des anomalies qu'on me signalait.

    J'ai assisté une fois à une conversation de sourd entre un automaticien et un informaticien qui utilisaient l'abréviation API. Comme elle n'a pas le même sens dans les deux disciplines, c'était assez cocasse :smile:

    Extra haha !!
    Toujours la différence entre l'OT et l'IT !!!

  • @cyrille a dit :
    hier j'explique la différence entre la moyenne et la médiane. J'emploie le mot incohérent. Une petite me dit qu'elle ne comprend pourquoi je place ce mot car elle connaît un Coréen. Vous vous doutez que c'est tellement énorme que je ne peux pas l'inventer. L'AVS qui est dans la pièce me dévisage, et j'explique à la petite le sens du mot incohérent que ne connaissaient pas non plus les autres camarades, et ce qu'est la Corée. Bien sûr on peut vivre sans savoir tout ça, on peut vivre sans beaucoup de choses ...

    Il y a une stat assez horrible qui calcule le pourcentage d'analphabétisme dans les personnes ayant arrêté l'école à 16ans...
    Au delà de ça, le nombre de mots de vocabulaires connus et utilisés est un bon indicateur.

  • 9 oct. modifié

    @Phreg a dit :
    Mon fils a un job bien loin de sa formation initiale. Apparemment il y est très bon sur un créneau rare qui ne passionne pas les foules. Il regrette encore de ne pas avoir trouvé dans sa branche mais de moins en moins quand il revoit ses anciens collègues étudiants qui galèrent à 2000€ aves des bac +3 ou 4 (si pas chez pôle emploi).
    J'avais fait electrotech, et bossé 20 ans dans l'automatisme avant d'y revenir, et encore, plutôt côté contrôle/protection.
    Un job, c'est l'occasion d'apprendre plus.
    Les études servent surtout à en trouver un bon 1er.

    Qui galèrent à 2.000 € ?
    Ma femme est assistante sociale, elle a fait bac +4, elle passe ses journées confrontée à la misère, la méchanceté, la médiocrité humaine, protège des femmes qui prennent sur la gueule et des enfants qui se font sodomiser pour 1.600 € par mois après 15 ans d'expérience. Et je pense que les instits c'est kif-kif.
    Vive la France.

  • @Clem. Je me suis mal exprimé, la vraie galère ce n'est pas les finances pour ces jeunes.
    Leur galère c'est d'avoir des jobs pas faits pour eux, de devoir en changer souvent avec chomage entre 2, de devoir déménager... et là, 2000€ c'est pas bien gros.
    Sinon, il n'y a malheureusement pas grand lien entre l'utilité d'un métier et ce qu'il rapporte. On sait bien qu'être au service des autres paye moins. Un peu comme si on en était encore à la période ou les religieuses jouaient ces rôles "par vocation". Bravo à ta femme, perso même avec une paye de cadre sup, je ne tiendrais pas 1 mois.

  • @Clem a dit :

    @Phreg a dit :
    Mon fils a un job bien loin de sa formation initiale. Apparemment il y est très bon sur un créneau rare qui ne passionne pas les foules. Il regrette encore de ne pas avoir trouvé dans sa branche mais de moins en moins quand il revoit ses anciens collègues étudiants qui galèrent à 2000€ aves des bac +3 ou 4 (si pas chez pôle emploi).
    J'avais fait electrotech, et bossé 20 ans dans l'automatisme avant d'y revenir, et encore, plutôt côté contrôle/protection.
    Un job, c'est l'occasion d'apprendre plus.
    Les études servent surtout à en trouver un bon 1er.

    Qui galèrent à 2.000 € ?
    Ma femme est assistante sociale, elle a fait bac +4, elle passe ses journées confrontée à la misère, la méchanceté, la médiocrité humaine, protège des femmes qui prennent sur la gueule et des enfants qui se font sodomiser pour 1.600 € par mois après 15 ans d'expérience. Et je pense que les instits c'est kif-kif.
    Vive la France.

    Beaucoup de personnes aimeraient toucher 2000€ net, hors région Parisienne, à priori certains ne donnent pas la même signification au mot galère et surtout le niveau réel de conséquences dans la vie de tous les jours.

  • 10 oct. modifié

    @renard_solitaire a dit :

    Extra haha !!
    Toujours la différence entre l'OT et l'IT !!!

    C'est quoi OT ?

  • On lance un dé à 6 faces et on note X le nombre de lancers pour obtenir la face 1 pour la première fois. Le gars me parle de la probabilité d'obtenir le côté face :( En même temps, il redouble et a eu 1 l'an dernier aux épreuves écrites.

  • Ca doit pas arriver bien souvent le coté face sur un dé :D

  • @Juju a dit :

    @renard_solitaire a dit :

    Extra haha !!
    Toujours la différence entre l'OT et l'IT !!!

    C'est quoi OT ?

    On note comme cela toute la partie informatique liée à l'automatisme, ça va de l'automate au capteur. C'est beaucoup moins normalisé. Beaucoup de protocoles différents, d'architectures différentes. Avec l'iiot on essaye de faire communiquer de plus en plus les deux ( it et ot) et il faut des passerelles entre les réseaux.

  • @Phreg a dit :
    Sinon, il n'y a malheureusement pas grand lien entre l'utilité d'un métier et ce qu'il rapporte.

    Je trouve qu'il y a un lien très fort entre le salaire et le nombre de personnes sur lequel tu vas avoir un "impact".
    En effet une infirmière c'est 1 personne à la fois, un prof 30-40. Mais on constructeur de machines de production, potentiellement son travail pendant une heure va toucher des milliers des personnes...
    Le salaire est donc moins lié à "l'utilité" sociale, mais plus à "l'utilité" pour le système marchand, d'après moi.
    Je pense qu'il y a une vraie question de société à replacer au centre de nos préoccupations ces métiers où rôles au caractère social fort.

  • @renard_solitaire a dit :
    Le salaire est donc moins lié à "l'utilité" sociale, mais plus à "l'utilité" pour le système marchand, d'après moi.
    Je pense qu'il y a une vraie question de société à replacer au centre de nos préoccupations ces métiers où rôles au caractère social fort.

    Triste constat, et comme les € viennent du système marchand, ça ne risque pas de s'améliorer dans l'immédiat.

  • La faute aux parents.

  • avant l'enfant allait à pied à l'école (je vous passe les trajets épiques des grands parents au siècle dernier). Maintenant on le laisse en voiture ou en trottinette électrique...

  • Il paraît que le trajet moyen par habitant en France parcouru en voiture à dépassé celui parcouru à pieds en 1956...

  • Ce constat est d'autant plus crédible quand il faut 10 minutes à un élève pour monter deux étages d'un collège. Hormis ceux qui traînent volontairement les pieds pour ne pas aller en cours, il y a un réel désintérêt pour l'effort physique, même le strict nécessaire.

    Les jeunes je les vois, passé 12-13 ans ils ont l'air accablé de fatigue.
    Sérieusement, j'ai été jeune aussi comme eux, comme vous, mais pas au point d'être essoufflé en montant 20 marches (une par une). Ca me laisse perplexe.

    En revanche, quand sonne l'heure de la cantine ainsi que le dernier cours de la journée croyez-moi que la fibre Usain Bolt anime nos chères têtes blondes.

  • Faut juste que KFC sponsorise les seances de sport et laisse des buckets cachés dans les salles de classe 😀

  • @Iceman a dit :

    avant l'enfant allait à pied à l'école (je vous passe les trajets épiques des grands parents au siècle dernier). Maintenant on le laisse en voiture ou en trottinette électrique...

    Ma grand-mère nous racontait qu'avec leurs amis ils dépensaient l'argent du bus pour s'acheter des bonbons (je crois 5-7km). Ça a duré jusqu'à ce que leur mère prenne le bus et ne les trouve pas dedans. Après fini les bonbons !
    Au collège on allait à l'arrêt de bus à pied, un peu moins de 2km sur trottoir intégral. Parmi les voisins beaucoup étaient conduits en voiture !

  • Perso on habitait en centre ville avec transport en commun. Le collège ou le lycée étaient entre 3 et 4 kms, on a toujours fait les trajets aller et retour à pied, qu'il pleuve ou pas :)

  • @sébastien a dit :
    Perso on habitait en centre ville avec transport en commun. Le collège ou le lycée étaient entre 3 et 4 kms, on a toujours fait les trajets aller et retour à pied, qu'il pleuve ou pas :)

    Idem

  • 14 oct. modifié

    2,5km pour aller au lycée en vélo et je rentrais manger à la maison le midi.
    Ma fille a tenté de faire en sorte que je l'emmène au collège en voiture à 300m de la maison (elle jouait l'endormie et se levait le plus tard possible).

  • Au lycée j’étais interne : dortoir et salles d’étude à 150mètres du réfectoire, 3 fois par jour

  • A part 2 ans à la fac en DEUG, j'étais piéton et content de l'être. Les dernières années je passais devant le palais du gouverneur militaire de Metz et à côté d'une des plus vieilles églises de France. :)

  • Mon patelin s'appelait "La vallée". Du coup, quel que soit le côté, ça montait (les cyclistes connaissent bien). Et les copains les plus proches étaient à 1km. Que j'ai apprécié l'arrivée de la "mobylette"
    Sinon, au lycée, 4km plusieurs fois par semaine pour aller faire du stop (horaires de m..de)
    Et pourtant, j'étais loin (mais loin) d'être un sportif

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