Kamoulox !

décembre 2019 modifié dans Blog
J’évoque souvent dans ce blog le fait qu’on va tous mourir mais aussi que nos jeunes n’entravent rien. J’aimerais vous montrer aujourd’hui comment planter l’intégralité d’une classe de troisième. En fait trois classes de troisième. Au niveau troisième, la maîtrise des opérations est théoriquement acquise depuis des années. Sur l’ensemble de mes élèves je pense…

Réponses

  • Ouf, j'ai encore le niveau collège même sans stylo :)
    Savoir écouter, prendre quelques secondes pour essayer de comprendre avant de parler.
    C'est aussi ce qui manque à de plus anciens avec des bac + pas mal en milieu professionnel.

  • Tu n'aurais pas insisté sur le "planter", je serais tombé dans le panneau. Bon, j'ai réussi quand même, l'honneur est sauf.

    On peut toutefois se demander comment on est passé de classes de trente cinq-élèves qui écoutaient cérémonieusement leur enseignant au bordel le plus complet, en moins de trente ans

    La trouille, bien souvent, même au lycée

  • décembre 2019 modifié

    Entièrement d'accord avec ce constat. Je pense à ces élèves (11-14 ans) qui lèvent déjà la main pour poser une question alors que je donne la consigne.

    J'ajouterais aussi le manque de patience, il FAUT (satisfaire l'envie d') une réponse TOUT DE SUITE.

    Sans compter le changement de relation, de manière générale,jeune envers l'adulte

  • Mais du coup c'est quoi la solution ? Parce que moi le gosse qui interrompt en permanence j'ai un tres bon modèle à la maison. Il est incapable de se concentrer sur un truc "imposé" mais par contre quand ca l'interesse il carbure plutot bien. Du coup ses profs trouvent que tout va bien dégagez il n'y a rien a voir. Moi ca me fait un peu peur pour quand il va arriver dans le mur (parce qu'il y a toujours un moment ou on ne peut plus se reposer sur ses facilités mais ou on doit travailler et plus on attend plus le mur est haut...)

  • @DrCotedePorc je ne sais pas si ce que je vais dire va t'aider mais j'étais un peu dans ce cas, pas zebulon mais avec des facilités et j'ai mis longtemps avant de travailler (et le mur a été effectivement haut). Et je regrette (mais ne leur en veut pas) que mes parents ne m'aient pas fait travailler d'avantage, pas seulement à l'école (ce n'étaient pas possible pour eux) mais aussi et surtout à la maison. Simplement pour prendre l'habitude de l'effort "dans/ et de" la contrainte. Les deux associés parce que l'effort en s'amusant, ça ne compte pas.

  • @GillesLL a dit :
    j'étais un peu dans ce cas, pas zebulon mais avec des facilités et j'ai mis longtemps avant de travailler (et le mur a été effectivement haut).

    Tout pareil, beaucoup de facilités jusqu'au bac que j'ai à peine bossé. Et après la chute a été rude, la pente bien pentue et l'arrivée (Master2) jamais atteinte. Bon, maîtrise malgré tout, mais une terrible expérience dont je me serais bien passé. Et des regrets, encore, toujours, définitivement.

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