Ah si je pouvais fermer ma gueule, ça me ferait des vacances !

octobre 2019 modifié dans Blog
Je suis officiellement en vacances et je voudrais revenir un peu sur cette période où je me rends compte que je suis en train de reprendre mes vieux travers et que je me fais chasser par mes vieux démons, quelques explications. Je suis une victime Beaucoup me l’ont dit, même si j’ai l’air un peu…

Réponses

  • Je suis condamné à donner à boire à des ânes qui n'ont pas soif en même temps.que des gens motivés. . Mais le contexte est baisse d'effectifs, externalisation, morosité. A un moment il faut que j'oublie et que j'avance.. ..et faire confiance, donner des responsabilités, ce qui n'a rien d'évident

    L'angoisse tenaille et attaque le corps (contractures). Dans ton cas, c'est le syndrome de l'imposteur mêlé à la peur d'être décroché. Décroché, je le suis forcément sur des domaines et c'est comme ça. Alors je me recentre sur ce que je sais pouvoir faire. Tu parles souvent de laisser au pro..... dont acte et puis après le pro est le responsable (ce mon billet de.samedi 😀) si ça merde. C'est plus une question de cahier des charges avant le choix.

    Donc pour ce qui avance mal, je me contente de faire des constats factuels parce qu'on me le demande, proposer des actions avec ceux qui font et les laisser decider. Sinon, je ne dis rien, ou presque

  • La peur d'être décroché c'est une mauvaise habitude à perdre sauf dans le contexte professionnel. En fait, j'en reviens encore à l'aspect psychologique, il faut que j'arrive à me convaincre que je ne suis pas informaticien, et que je ne devrais me mêler que de pédagogie ce qui n'est pas toujours évident parce qu'on continue de m'interpeller sur de l'informatique.

  • Dernier entretien technique passé avec ma SSII/ESN : on m'a dit que j'avais un très bon niveau de développement ... sur des technos et des méthodes de travail de + de 5 ans. Et puis "tu sais, les petits jeunes qui arrivent, ils en veulent plus, ils ont le nez dedans H24, 7j/7"... Bah oui, je fais chi** aussi à privilégier la vie de famille à la veille techno sur mon PC jusqu'à 1h du mat' comme auparavant. Bref, moi qui craignais le cap de la 50aine, je viens d'être tué par le cap de la 40aine, plus de mission de dev en vue pour moi !

    @cyrille a dit :
    Sans tomber dans l’excès qui consisterait à dire qu’il faut être au top des nouvelles technologies, à l’aube de 2020, l’immobilisme de mon équipe dans certains domaines, pas seulement celui de l’informatique m’inquiète. Je suis d’autant plus inquiet que je me vois décrépir sur quelques points :

    • Ma capacité informatique, je trouve que tout est de plus en plus compliqué et je pense que je n’ai pas totalement tort.

    Avec 20 ans de recul professionnel, je ne dirais pas ça : je pense que ça a toujours été compliqué.

    Mais d'une part on vieillit et on est moins concentré (auto-boulot-loupiots-dodo), et d'autre part je crois qu'on a en fait vécu une longue période "pas trop" animée/bordélique entre 2001 (éclatement de la bulle numérique) et 2010 (arrivée de l'Iphone & 2 ans après l'éclatement de la bulle financière) pendant laquelle c'était anormalement calme en réalité. A cette époque, tu apprenais puis maîtrisais certaines nouvelles technos pour quelques années (dans mon cas .NET/C#).

    Et puis, ça s'est remis peu à peu à bouillonner : par exemple, tu apprenais Angular 1.0, un an après t'étais has been car le truc hype c'était Node JS et bientôt Angular 2.0 qui n'était pas complètement rétrocompatible. Autre exemple, Firefox embêtait gentiment IE en grappillant quelques % de pdm chaque année depuis 9 ans, mais bam, très vite le rouleau compresseur Chrome est passé tel Attila ne laissant que des champs de ruines derrière lui.

    Tout ceci pour dire qu'on est à nouveau dans une période de l'informatique où la durée de vie d'une compétence technique est très faible, et incite donc peu à l'investissement quand tu es un peu à court de temps. Je trouve aussi qu'il est difficile de capitaliser en ce moment. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien qu'on parle beaucoup des savoirs-être ces derniers temps, c'est une expérience qui s'acquiert et qui est plus durable.

  • alors du moment que tu as un contrat d'assistance ( matériel ou partie logiciel )
    tu renvoies vers les liens mail ou téléphone dans cette situation

    pour ce qui est de la présentation d'un bon usage , tu risque de finir par faire des travaux dirigés en salle tp avec tes collègues

    pour la nourriture , il ne faut pas craquer , pense de temps en temps à manger une pomme ca coupe la faim

  • Et c'est pour ça que je suis les pérégrinations Linuxiennes de @cyrille depuis des années, ça m'a pas mal donné à réfléchir et ça m'a fait gagner beaucoup temps avant ma migration sur Ubuntu 18.04 ;)

  • octobre 2019 modifié

    @cyrille a dit
    J’ai donc monté un ordinateur avec Openmediavault dessus et j’ai dit au prestataire qu’il faudrait faire un backup des machines virtuelles avec les logiciels métiers dessus, pas plus. Le jeune qui vient tous les mercredis m’a joyeusement envoyé chier en m’expliquant qu’un bricolage Linux, je cite c’était pas bien et qu’il fallait travailler avec des solutions normées.

    Pour réagir à ça, il faut comprendre son point de vue. Le gars travaille pour une entreprise qui vend du service à de nombreuses entreprises, peut-être des centaines. S'il accepte de prendre en charge ton système, alors implicitement il en devient responsable, ce qui veut dire que si un jour Openmediavault crashe ou que les sauvegardes sont inexploitables, ce sera à lui de se dépatouiller. Et cette situation sera multiplié par x10 ou x20 si chaque client utilise sa propre solution. Du coup c'est plutôt logique qu'il impose une solution que lui et ses collègues maitrisent, voire même sur laquelle ils bénéficient d'un support.

    @Jarno a dit :
    Dernier entretien technique passé avec ma SSII/ESN : on m'a dit que j'avais un très bon niveau de développement ... sur des technos et des méthodes de travail de + de 5 ans. Et puis "tu sais, les petits jeunes qui arrivent, ils en veulent plus, ils ont le nez dedans H24, 7j/7"... Bah oui, je fais chi** aussi à privilégier la vie de famille à la veille techno sur mon PC jusqu'à 1h du mat' comme auparavant. Bref, moi qui craignais le cap de la 50aine, je viens d'être tué par le cap de la 40aine, plus de mission de dev en vue pour moi !

    Je ne sais pas si ton/ta responsable ont mis le nez dehors pour regarder l'état du marché. Il y a une énorme demande dans ton secteur, ce qui veut dire que ce sont les entreprises qui sont en position de faiblesse. En fait tu pourrais leur dire "vous savez il y a des boites où je serai payé plus cher, beaucoup plus libre, d'ailleurs j'ai vu une offre intéressante chez un de vos concurrents ;) "

    Surtout que les ESN sont les premiers à te sauter dessus quand tu publie ton CV en ligne...

  • @Jarno merci pour ta participation, je pense comme toi qu'on prends un coup de vieux.
    @src386 je me mets totalement à sa place, il y a juste la façon de s'exprimer qui est mauvaise. Concrètement dire qu'une techno c'est de la merde ou du bidouillage parce que tu n'as pas la compétence dessus, c'est aussi montrer que la société n'est capable que de s'enfermer dans certains types de solutions. Je lui ai proposé une openmediavault à la place d'une debian classique avec un partage samba pour une gestion du RAID simplifié.

  • "Je lui ai proposé une openmediavault à la place d'une debian classique avec un partage samba pour une gestion du RAID simplifié." Un peu de l'hébreu tout ça pour un gars qui ne bosse que Windows...

  • @Phreg

    SAMBA et RAID non, le seul intrus c'est openmediavault

  • @src386 a dit :
    Surtout que les ESN sont les premiers à te sauter dessus quand tu publie ton CV en ligne...

    Pas vraiment.
    Passé les 40 ans c'est un peu plus dur ... Tu es moins malléable, moins adaptable moins naïf que les petits jeunes.

  • @Nick_au_Repos voir même plus casse-c.... :-) et effectivement tes priorités sont ailleurs.

    J'ai 60 ans j'ai commencé à apprendre l'info à la fac sur une TTY IBM avec un chouette Basic qui était capable de calcul matriciel, un peu de Fortran, du Pascal UCSD avec ses compilation en N (4 ?) passes et 2 disquettes. Mon premier ordinateur perso était un Apple ][e avec une carte chat mauve et une Z80 ;-)

    Mon premier job était sur gros système en Cobol 68 et 80 sous GECOS8. Après 16 mois j'ai fui pour me retrouver sous Unix (le pied) et bien sûr écrire des programmes en C, des beaux scripts, ... pour une techno d'avenir, le ... Minitel.

    Après j'ai crée une entreprise, premier serveur web sous Linux 0.99pl3, msql (pas Mysql qui est venu après), apache, sendmail, bind, qpopper, Perl mais il faut savoir se diversifier : développement de (très très grosses) macros sous Word 2.0, mais aussi Access, VBA, Delphi, Sage ligne 100, ...

    Et là, une peau après 2000, j'ai calé, basta ! Pas de php, pas de Java, pas de ... ras le bol ... je suis passé à autre chose que l'informatique, sauf m'occuper d'un serveur sous linux pour une tpe qui sert de fw, serveur de mail, dns et vpn. Pour ne pas trop perdre la main.

    L'informatique m'a rattrapée il y a 3 ans car il fallait que je trouve du travail, j'ai trouvé un poste en CDD comme chef de projet multi-casquettes dans une entreprise (pas en SSII) : c'est comme le vélo ça s'oublie pas, les réflexes professionnels reviennent mais je suis bien content de ne pas développer pour le web / téléphone. C'est un bordel sans nom, des couches sur des couches sur des couches, des caches sur des caches sur des caches. Bref pour changer une virgule dans une page tu t'y prends 48h à l'avance. (bon je force le trait).

    Mais c'est valable aussi pour le serveur ci-dessus nommé, je cherche du reste un presta mais c'est compliqué de trouver un presta sous Linux (n'est pas @cyrille ?)

    Mon dernier poste, qui se termine à la fin du mois , c'est du Access, pour une bdd sur la quelle au moins 2 développeurs successifs sont intervenus et dont le projet contenait une dette technique énorme (il y en a qui feraient mieux de s'abstenir de CONCEVOIR) et que du reste je n'ai pas pu rattraper entièrement.

    Tout ça pour dire que, comme @cyrille, je n'ai plus envie de me battre mais je sais que je le ferai encore si c'est pour lutter contre des solutions à la con ou des usines à gaz.

    Exemple : si tu dois juste sauvegarder 4 fichiers par jours et que t'a peu (voir très peu) de moyens, un hub usb et 5 clés plus un petit script qui tourne tous les jours et hop, ça fait son job : "ah mais ce n'est pas normé" (oui mais ça fonctionne bien et tout le monde est capable de comprendre ce que ça fait ;-) ) et la restauration est facile. Tu peux même inclure un test pour savoir si la copie que tu viens de faire es accessible en la recopiant ailleurs. Tu peux même ajouter un checksum si t'as peur.

    Je ne supporte pas la fermeture d'esprit des informaticiens. Nous avons la chance d'être dans un domaine où, plus que jamais, il y a de multiples solutions qui permettent d'aider l'utilisateur final.

    Alors oui t'as 40 ans, t'en a plus 23/24/... t'es moins moins malléable, moins adaptable, moins naïf mais tu es plus réfléchi : tu sais prendre du recul dans les situation de crise, tu es plus cultivé : ton périmètre de compétence qu'il soit technique ou humain est plus vaste (en théorie), tu vas être plus efficace car tu sauras sur quels points il faut faire attention, tu ne te laisse plus impressionner par un client de mauvaise foi ou un patron naze, tu sais gérer ton emploi du temps, tu sais prendre des respirations pour garder ta lucidité et éviter de créer de la dette technique. Bref. Ton boucher, c'est lui qui est mauvais, si il ne comprends pas tout ça.

    Mes 2 centimes.

  • Ah j'ai oublié @cyrille dans ton texte : "pallier" => "palier"

  • octobre 2019 modifié

    @CitronDoux a dit :
    mais je suis bien content de ne pas développer pour le web / téléphone. C'est un bordel sans nom, des couches sur des couches sur des couches, des caches sur des caches sur des caches. Bref pour changer une virgule dans une page tu t'y prends 48h à l'avance. (bon je force le trait).

    L'informatique a quand même bien changé depuis les années 80. A l'époque tu codais ton logiciel pour fonctionner sur 1 plateforme, sur laquelle tu connaissais les caractéristiques et la largeur de l'écran était fixe.

    Aujourd'hui un site web doit fonctionner sur quasi tous les ordinateurs, smartphones, tablettes de la planète, qui ont des résolutions différentes, des systèmes différents, plusieurs langages, etc. Donc forcément on passe par des frameworks et différentes couches d'abstraction, sinon tu t'en sort pas.

    Mais on est d'accord qu'il y a beaucoup d'abus, probablement par fainéantise, et qu'aujourd'hui il faut au minimum 2GB de RAM pour faire tourner un OS et un navigateur web.

    Exemple : si tu dois juste sauvegarder 4 fichiers par jours et que t'a peu (voir très peu) de moyens, un hub usb et 5 clés plus un petit script qui tourne tous les jours et hop, ça fait son job : "ah mais ce n'est pas normé" (oui mais ça fonctionne bien et tout le monde est capable de comprendre ce que ça fait ;-) ) et la restauration est facile.

    Ça marche si c'est une solution montée et gérée en interne. Dans le cas d'un prestataire qui gère des centaines de clients, c'est moins évident.

    De plus que se passe-t-il si on te vole une clé USB (fuite de données?) ou si un ransomware chiffre tout ?

  • @src386
    Pour le dév :
    j'étais dans l'outrance bien entendu. Je sais bien à quelles contraintes les solutions mises en places répondent et effectivement les frameworks sont nécessaires.

    Déjà vers 1994, dans le cadre des nos développements web, nous avions mis en place des outils via des pages modèles pour que les agences (de comm, à l'époque on ne disait pas encore web agency ;-) ) puissent créer directement des pages dynamiques qui piochaient les infos dans des bases mysql et des outils pour générer automatiquement des forums par exemple.

    Ce qui me fait plus peur, c'est que souvent tu ne maîtrises pas l'ensemble des couches, surtout si tu commences à utiliser des plug-ins tiers (suivez mon regard).

    Pour la clé USB :
    chiffrage des données, si la clé est perdue / volée pas de problème.

    Le ransomware est plus délicat. Mais si tu prends des sauvegardes du genre tandberg data, elles sont souvent montées comme des lecteurs de disque avec des jolies lettres de lecteur (et je ne suis pas sûr qu'elles soient vérrouillées en écriture en dehors des moments de sauvegarde, je vais vérifier).

    En tout cas entre 0 sauvegarde et sauvegarde du pauvre, je prends la sauvegarde du pauvre : faute de grives ...

    En + dans le cas où j'ai eu à le mettre en place, un nombre certain de ces ordinateurs n'est pas relié à internet (oui ça existe encore, donc c'est un risque calculé et, oui, le virus peut arriver via une clé USB que l'on branche : c'est toujours une histoire de compromis et de risque acceptable et accepté).

    Pour le prestataire : tu ES prestataire tu t'adaptes à la demande du client. Surtout si celle-ci est simple et raisonnable. Tous tes clients n'ont pas le même besoin. Et puis les compétences des prestataires, des fois tu te demandes ... là je n'ai pas le temps mais j'ai une petite anecdote très instructive sur le fait que le prestataire doit savoir écouter son client (ce qui n'empêche pas le fait de savoir le remettre en place si c'est nécessaire). Je la raconte demain.

    E.

  • Bonjour à tous,

    Ce dernier billet a achevé de me convaincre de m'inscrire pour participer un peu, à mon niveau :)

    Je suis prestataire (ou "presqu'à terre" selon les clients ^^) majoritairement mais je comprends les deux points de vue.
    Le tien @cyrille, qui cherche comme tu le dis une solution à pas cher, qui se vaut (le but et la réponse). Et celui du prestataire qui n'a (très certainement) pas (jamais ?) entendu parler d'openMediaVault, comme tu le dis.

    J'ai longtemps été partisan (et le suis encore de temps à autre) de DiY en informatique. C'est à dire que techniquement je sais faire, je fais.
    J'ai rarement eu des retours négatifs sur ce que j'ai pu mettre en place, et parfois plusieurs années après avoir quitté une prestation ou un boulot, on me dit: "le truc que tu as mis en place, il tourne encore !" puis "personne n'a besoin d'y toucher".
    Hors le souci, finalement, c'est que puisque personne n'a besoin d'y toucher, ben la maîtrise de l'outil ou de son exploitation se perd parce que clairement les responsables (à tous les niveaux) font travailler leurs collaborateurs (internes ou prestataires) sur des sujets qui ont besoin d'avancer, pas sur des sujets qui potentiellement risquent de péter (alors que le temps leur démontre que non, ça ne pète pas).

    Et dans cet optique, les managers préfèrent passer par une solution avec support, qui n'est pas "censée" perdre contact techniquement avec les solutions supportées, quitte à payer.
    Le jour ou ils n'ont plus de ligne de budget pour l'outil et son support, ils coupent en connaissance de cause.

    S'ajoute à cela "l'optimisation des coûts" de fonctionnement d'une équipe d'exploitation. dans cet objectif, ce qui est visé c'est la maîtrise d'un minimum d'outils.
    Pour plusieurs raisons, plus ou moins évidentes: périodes de formation moindres, faciliter de "répartition" des connaissances techniques, le recrutement, etc...
    Mécaniquement, plus on multiplie les outils, plus il faut former, plus il faut de personnes pour couvrir le périmètre technique.
    Trouver 1 profil qui maîtrise 5 outils est moins compliqué à trouver qu'un profil qui en maîtrise... plus.
    Et je ne parle pas du partage de compétences qui permet de partir en congés l'esprit tranquille parce que les copains qui restent, même s'ils maîtrisent moins tel outil technique, se débrouilleront sans stress en cas d'incident ou de demande à traiter.

    J'ajoute à cela le manque d'investissement dans les nouvelles technos et veilles associées parce que finalement la rentabilité guide une majorité de démarches.
    Du coup les exploitants et autres administrateurs des solutions n'ont que peu de latitude pour regarder d'autres trucs sur leur temps de boulot (et font de la veille techno hors travail, comme je l'ai lu plus faut ^^).

    Enfin voilà

    Très intéressant tout ça en tout cas ^^

  • Mon regret principal par rapport à mon prestataire c'est l'enfermement dans certaines solutions. Si on fait toujours le parallèle à l'automobile, il est certain qu'on n'aimerait pas une innovation dans la vidange parce que la vidange c'est comme ça mais pas autrement. Si on peut alors comprendre que certaines choses sont de l'ordre du classique et que le prestataire peut être dérouté par une autre solution, l'informatique n'étant pas l'automobile permet de proposer des alternatives. L'inquiétude c'est de s'enfermer avec les choix du prestataire.

    @Golgoth27 bienvenue parmi nous.

  • Je me demande si le problème pour @cyrille et moi-même par rapport aux prestataires est que nous avons été ou nous sommes toujours des informaticiens au sens large du terme. De ce fait nous disposons de conaissances qui biaisent nos relations avec le prestataire.

    Nous avons d'autres exigences et d'autres points de vue que celles d'un client standard.

    L'anecdote que je voulais raconter :

    pendant ${job-1} je recevais les emails des résultats des opérations de sauvegarde. Un beau jour je commence à recevoir des messages d'erreurs sur une des sauvegardes. J'avertis le prestataire (qui devrait être au courant aussi) en suivant le process mis en place via redmine.

    On me sert une explication quelconque et pendant quelques jours plus d'erreurs (en fait si mais sur reprise de sauvegarde plus d'erreur). Mais les erreurs recommencent, escalade où on met dit de ne pas me préoccuper que les sauvegardes sont monitorées par le groupe ad-hoc et que je n'ai pas à m'en faire.

    Le temps passe, les erreurs persistent, j'en parle au technicien qui passait une fois par mois, il téléphone au support qui escalade au + 2 (en gros le chef des sauvegardes) qui, ne sachant pas que je n'étais pas loin du téléphone de son tech, commence à parler des clients qui lui c... les c... Légère gêne du tech, moi mort de rire.

    Même discours lénifiant, de pas m’inquiéter.

    La sauvegarde avait lieu sur un NAS. et un beau jour pouf plus de sauvegarde du tout.

    "Ah oui, bon, on va voir".

    Moi c'est tout vu, j'avais le mdp d'accès au NAS (que en théorie je n'aurais pas du avoir), je me connecte et là je trouve 1 des 2 disques en carafe. Je regarde les logs de connexion et je m'aperçois que personne ne s'est jamais connecté sur le NAS pour voir de quoi il retournait alors que celui-ci bavait dans les logs des "Alert" et "Warning" sur l'état du DD depuis ... le premier message d'erreur que j'avais reçu.

    Bref, le temps de commander un nouveau DD, nous sommes restés sans sauvegarde pendant 1 semaine (et à la fin c moi qui ait installé le DD et refais la syncro, sinon j'aurais dû attendre encore 1 semaine que le tech se déplace).

    Moralité : je ne sais pas si il y en a une.

    Mes 2 centimes

    PS : ce n'était pas une petite boîte du coin qui avait en charge le support mais un machin assez gros avec filiales au Maroc (bien sûr) et tutti quanti et tous les mois la boîte larguais pas mal d'€.

    PS2 : avec les mêmes : je demande si il est possible de virer la boîte noire qui sert de fw et qui te fait payer une licence si tu veux plus de 2 vpn simultanés et de la remplacer par pfsense. La réponse est bien sûr non (cf. solution non normée). Mais ils reconnaissent qu'en interne ils l'utilisent. Pouf pouf.

  • @CitronDoux a dit :
    Moralité : je ne sais pas si il y en a une.

    Qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
    Que la confiance n'exclut pas le contrôle.

    J'ai été presta et franchement ça fait mal de voir que certains commerciaux te demandent de mentir aux clients.

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