Tous coupables

5 juil. modifié dans Blog
La loi contre la haine sur Internet, on n’a pas fini d’en entendre parler, elle est tellement vilaine, pas belle que Nextinpact a décidé de rendre cet article gratuit. Dès les premiers commentaires, ou même dans l’article, on peut lire que c’est la catastrophe, et se demander où est passée la liberté d’expression. L’article citant…

Réponses

  • 5 juil. modifié

    Quand je lis les commentaires ça et là, réseau sociaux, médias en ligne, je me rends compte qu'une tristesse mêlée de colère m'envahit (presque) chaque fois et que, d'une certaine manière tout cela finit par me faire du mal. Aussi : (essayer d') éviter de les lire...

  • Comme souvent, il me semble que l'arsenal judiciaire est là depuis longtemps, mais 1. les moyens ne sont pas mis pour le faire appliquer et 2. au lieu de mettre à jour l'existant, on ajoute de nouvelles lois, qui plus est mal ficelées, pour faire des effets d'annonce.
    Bref, on n'est pas sortis de l'auberge...

  • Paradoxalement, je sais pas vous, mais je trouve qu’on est davantage tenté de lire les commentaires sur un article dont on connaît d’avance la teneur polémique, allez savoir pourquoi

  • Tu te gauchises ? Internet n'est finalement que le reflet de ce que contient naturellement l'Homme, sa violence (verbale, physique, ...). On peut penser que c'est plus majoritairement les mâles mais des exemples récents montrent aussi que les filles/femmes ont aussi cette violence.
    J'ai des collègues qui avaient leur enfant dans le même collège que la petite de 11 ans qui est morte suite à un harcèlement. Ce qui m'a frappé dans leur discours, c'est qu'ils disaient interdire les réseaux sociaux pour ne pas les exposer à cette violence, etc...Mais pas une seconde ils n'ont imaginé que leur propre enfant serait le coupable et non la victime. Ces mêmes personnes qui déjà deviennent violent entre collègues pour quelques bêtises, d'ailleurs.
    Je sais que parfois je deviens inutilement violent pour certaines raisons qui me tiennent trop à coeur. C'est comme cela et tout le monde aura un jour des "raisons", une cause, un stimulus pour être violent, même sur Internet. On peut l'être en allumant son poste de radio, de télévision aussi, pas besoin d'internet. On peut déjà l'être en roulant en voiture...

    Eduquer, réprimer, oui, ça aidera à cacher cela chez certains mais dans ce monde, on a des états qui répriment, des états qui laissent faire et ça n'a pourtant pas encore empêcher tous les conflits. Juste que ça a priorisé peut être certaines manières de vivre. A regarder le système chinois et son "compte de bon citoyen", ne se dit-on pas que ce totalitarisme omniscient à du bon ? Là aussi, une éducation par la contrainte que l'on ne veut pas voir chez nous. On risque de pouvoir philosopher longtemps sur cette question de la violence et de l'humain, jusqu'à même en devenir violent sur le sujet. Paradoxe...

  • @Iceman : « __Mais pas une seconde ils n'ont imaginé que leur propre enfant serait le coupable et non la victime. »

    C’est tellement vrai. Mais les parents des enfants concernés feront appel en portant des œillères et ne regarderont pas la réalité en face, criant que la justice est injuste etc.
    C’est du déni mais c’est comme ça.

    Pour les chinois et leur compte citoyen ça en arrange toujours une minorité au détriment des autres. Cela profite à un profil social type qui est à peu près le même qu’un urbain CSP+ de la banlieue parisienne pouvant consommer sans trop se serrer la ceinture. A l’inverse ceux qui morflent sont tous les laissés-pour-compte qui bossent 6 ou 7j/7 qui se font marcher dessus.

  • Les pouvoirs publics apportent la solution la pauvre médiocre : passer une loi pour dire aux autres de faire le boulot, en omettant son rôle éducatif, social et judiciaire. Quand une personne se fait insulter en ligne pour sa couleur de peau ou son sexe ou menacer de morts, les commissariats refusent de prendre les plaintes, car ces plaintes sont intraitables dûes au manque de ressources humaines (manque de personnel, pas une misson prioritaire), techniques (manques d'agents et d'ordinateurs) et judiciaires (manque de juges, de greffier pour instruire et juger)

    Cette loi efface de l'écran les mots/maux mais la haine, le sexisme et le racisme prospéreront ailleurs, en douce, dans des groupes Whatsapp ou Telegram bien plus glauques. Je suis partisan de punir mais là, il s'agit juste de demander à des entreprises privées de repeindre les murs d'insultes.

  • 8 juil. modifié

    Quand une personne se fait insulter en ligne pour sa couleur de peau ou son sexe ou menacer de mort

    Il évident qu'il faille sévir contre cela. Mais pour être honnête, je n'ai jamais été témoin d'attaques aussi grossières dans leurs formes ou subtiles (cf sous-jacentes).
    Bon je ne suis pas sur Facebook et les quelques sorties que j'ai vu sur Twitter ne cassent pas 3 pattes à un canard. Après oui, certains fil de commentaires là-bas partent en sucette et il faut agir.
    Aussi, il y a bien des forums et des sites identifiés au contenu flagrant et pourtant toujours en ligne mais ça ne met pas "Internet à la poubelle", ces endroits sont clairement identifiés et cloisonnables.
    Alors que dans la vie réelle, la violence verbale, les personnes à la vexation épidermique est bien plus palpable.

    Pour en revenir au Net, c'est la monté de la sociale justice, le concept farfelue de micro-aggressions qui sont pour moi les problèmes à tacler, car leur effet est bien plus pernicieux que de lire quelqu'un parler frontalement de b* ou c*.

  • @charlot a dit :
    Mais pour être honnête, je n'ai jamais été témoin d'attaques aussi grossières dans leurs formes ou subtiles

    Tout dépend des sites que l'on fréquente. Le problème semble très focalisé sur les réseaux sociaux car probablement trop accessible aux gens mal éduqués.

    Pour en revenir au Net, c'est la monté de la sociale justice, le concept farfelue de micro-aggressions qui sont pour moi les problèmes à tacler, car leur effet est bien plus pernicieux que de lire quelqu'un parler frontalement de b* ou c*.

    Un peu à la manière des complotistes, l'éducation et la manière douce ne fonctionne pas. Il n'y a que la manière forte qui les fait taire.

    Après je n'attends pas de miracle, on a un système qui autorise déjà des représailles judiciaires mais qui se retrouve rarement appliqué en pratique.

  • @src386 j'aime quand tu as des opinions de droite. Sortons les matraques.

  • 8 juil. modifié

    Un peu à la manière des complotistes,

    Le soucis, c'est de mettre les adèptes de la terre plâte dans le même sac que des personnes ayant des doutes légitimes - car les réponses sont insuffisantes ou les questions balayées avec arrogance.
    Alors, il est probable qu'un "platiste" sera sur tous les bords "cassent couilles" mais une personne qui a un questionnement à contre courant ou "critique" ne l'est ou ne le sera pas nécessairement.

    l'éducation et la manière douce ne fonctionne pas.

    L'une n'est pas le corollaire de l'autre.

    Il n'y a que la manière forte qui les fait taire

    Pareil, tu mets en association une méthode et un résultat qui ne sont pas liés et surtout pour un résultat qui n'est pas celui souhaité ou le plus intéressant: la compréhension.

    Compréhension qui ne se fera pas nécessairement sans douleur. :)

  • @charlot: pas sûr qu'on parle du même type de haine ou de violence. Je pense au Pharmachien qui a reçu des menaces de mort en raison de ses positions sceptiques sur les pseudo sciences. On a franchit un cap où on est plus dans la discussion ou même le troll, on est dans la menace de l'intégrité d'une personne.

  • 9 juil. modifié

    @src386 : le Pharmachien, Fred Béziès où un autre, peu importe le « combat » que l’un ou l’autre mène, leur point commun comme à beaucoup d’autres c’est de s’exposer en public sur un réseau mondial. A leur charge d’en assumer les effets de toute façon, personne ne leur oblige de divulguer des propos qui les engagent.
    Il y a quelques décennies les journalistes recevaient des menaces de mort par courrier chez eux ou sur leur lieu de travail... et bien maintenant c’est à la vue de tous sur les réseaux débiles, ce qui ne manque pas d’émoustiller la clique jacassante qui nous dirige

  • 9 juil. modifié

    @romainhamel a dit :
    @src386 : le Pharmachien, Fred Béziès où un autre, peu importe le « combat » que l’un ou l’autre mène, leur point commun comme à beaucoup d’autres c’est de s’exposer en public sur un réseau mondial. A leur charge d’en assumer les effets de toute façon, personne ne leur oblige de divulguer des propos qui les engagent.
    Il y a quelques décennies les journalistes recevaient des menaces de mort par courrier chez eux ou sur leur lieu de travail... et bien maintenant c’est à la vue de tous sur les réseaux débiles, ce qui ne manque pas d’émoustiller la clique jacassante qui nous dirige

    Je ne comprends pas où tu veux en venir, je crois déceler le raisonnement "ça a toujours existé" ou encore "il l'a bien cherché". Et alors ? Ça légitime la pratique ? Soit on assume de vivre sous la menace soit on ferme sa g***** ? On a un système où il est très facile d'identifier quelqu'un, je vois pas pourquoi on devrait s'en priver.

  • Il y a tout simplement une loi pour cela (insultes, diffamations, menaces de mort)... Et des lois lorsque l'on dit des contre-vérités. Mais on oublie de les appliquer (ça vaut pour beaucoup de sujets d'ailleurs...) Sinon on ne pourra plus rien dire et même ici.

  • @Iceman a dit :
    Il y a tout simplement une loi pour cela (insultes, diffamations, menaces de mort)... Et des lois lorsque l'on dit des contre-vérités. Mais on oublie de les appliquer (ça vaut pour beaucoup de sujets d'ailleurs...) Sinon on ne pourra plus rien dire et même ici.

    On est tout à fait d'accord

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