Lettre à France

mars 2018 modifié dans Blog
OK, je ne suis pas pote avec Besancenot mais son discours n'était pas forcément pour l'immobilisme (il veut un progrès, de son point de vue, par la réquisition ha ha). Si les mesures de Macron s'accompagnaient de mesures visant les hauts salaires, ça passerait mieux, forcément. Et on a forcément du mal à comprendre pourquoi faire des sacrifices pour des intérêts de dette dont nous ne sommes pas responsables (cf le débat sur la vraie dette et ce que l'on a prêté aux banques...)

Mais dans la comparaison avec l' éducation nationale, est-ce la faute de profs fainéants ou d'une mauvaise gestion et d'un administratif pesant ? D'un oubli d'évoluer avec la technologie ? Malheureusement beaucoup trop croient à la première hypothèse d'abord.

Réponses

  • Pour le mauvais fonctionnement de l'éducation nationale, je pense que c'est un ensemble de choses :

    • l'école n'est plus adaptée, ce qu'on fait en 2018 n'a plus de sens
    • oui on peut entendre que les jeunes n'y trouvent pas leur compte, mais il faudra qu'ils entendent qu'à un moment, il faudra bien qu'ils payent de leur personne
    • les profs sont découragés par les réformes systématiques dont l'une des conséquences est la technologie à outrance
    • les brebis galeuses, il y en a, et dans certaines professions ça fait plus mal qu'ailleurs, un mauvais médecin ça fait tâche, comme un mauvais enseignant.

    Le souci c'est qu'on arrive dans l'impasse et personne n'est capable de prendre de vraies mesures, des mesures de fond.

    Pour Besancenot il est pour une forme d'immobilisme, sa méthode c'est de ne s'intéresser qu'aux grosses fortunes en considérant que c'est seulement l'argent du capital qui fera la différence sans imaginer qu'il y a quand même quelque chose à faire au niveau des populations sur bien des tableaux : empathie, écologie, informations, prise de conscience des enjeux. Aujourd'hui les jeunes ne s'informent plus et ce n'est pas taxer les riches qui changera quelque chose.

  • Y'a quand même des trucs complètement incohérent en ce moment.
    Je sors hier d'un conseil d'école, de la maternelle au CM2
    Ben avec ces histoires de rythmes scolaires et de TAP, on en arrive à des trucs complètements loufoques où ce sont les TAP (les trucs pas obligatoires péri scolaires) qui vont dicter l'emploi du temps aux enseignant, pour l'enseignement des matières scolaires obligatoires.
    Ca fait 4 ans que ça dure, que les enseignants jugent l'emploi du temps inadapté (les TAP sont placés en tout début d'après-midi, ou à 14h30, ou en plein milieu de matinée). Les élèves sont fatigués (alors que le but était d'alléger l'emploi du temps), n'arrivent pas à se concentrer, arrive en cours sur excité de leur séance de TAP, bref le bordel.
    Cette année, remise en cause du rythme scolaire, notre commune et les parents votent le maintien de la semaine à 4j + 1/2j avec le mercredi matin, les deux autres communes (on fonctionne à 3) ne s'est toujours pas positionné. Les enseignants ne sont pas contre les TAP mais en fin de journée, après les cours pour avoir un emploi du temps cohérent (les enfants ne savent plsu non plus si ils sont en cours, en TAP, naviguent entre deux, bref). sauf que les TAP sont régis par une structure qui fonctionne aussi avec les 3 mêmes communes et annoncent directe que avec un tel emploi du temps, impossible de gérer des TAP (pas assez de personnel pour faire 3 fois les TAP sur les trois communes à partir de 15h30 par exemple) donc c'est niet....
    On se dit, bon ben pas de TAP alors .... et ben non! Y'aura quand même TAP (le truc pas obligatoire), aux horaires convenues par la structure en charge pour se caler avec les trois communes et l'école devra se débrouiller pour caler un emploi du temps de chaque classe en fonction, le monde à l'envers!!!
    Et oui, c'est la commune qui décide, pas l'école, tant pis pour le rythme de l'enfant, tant pis pour la cohérence, tant pis pour la qualité de l'enseignement, visiblement ce n'est pas ce qui prime!
    Parait pourtant qu'en France y'a un problème d'échec scolaire dès le plus jeune âge, allez savoir pourquoi!...

  • dans ton cas, c'est quand même une histoire d'élection qui est à faire pointer pour le maire. Concrètement, tout ce qui relève des activités péri scolaire c'est la mairie. Si les profs, l'APE, n'est pas d'accord, ça vaut peut-être le coup de faire un signalement au niveau de l'inspection et de rappeler au maire que le passage aux urnes finira par revenir.

  • tout à fait, reste qu'à aucun moment on ne pense à mettre les élèves et les enseignants dans les meilleures dispositions (même si je conçois que supprimer les TAP = suppression de postes)...
    Au final, on se retrouvera une nouvelle fois avec un emploi du temps complètement aberrant, un enseignement compliqué quand il s'agira d'aider les élèves les plus en difficultés et des élèves toujours plus fatigués et peu concentrés (l'inverse de l'objectif de la réforme en somme).

  • Un des trucs que souligne Cyrille et avec lequel je suis d'accord c'est que ce ne sont que rarement ceux qui font qui choisissent, malheureusement. Et oui, on ne fait pas confiance à priori et donc et bien on passe son temps à réformer des dispositifs...et surtout à créer beaucoup d'amertume voire de jalousies nouvelles.
    À ce jeu là, à terme tout le monde sera perdant. :s
    L'autogestion c'est peut-être pas si c** dans l'dée...

  • > @analogic a dit :
    > Un des trucs que souligne Cyrille et avec lequel je suis d'accord c'est que ce ne sont que rarement ceux qui font qui choisissent, malheureusement.

    Et je viens encore de le voir aujourd'hui avec des gens qui réaménagent un lieu dont ils n'ont aucune idée de l'usage
  • @Iceman a dit:
    Et je viens encore de le voir aujourd'hui avec des gens qui réaménagent un lieu dont ils n'ont aucune idée de l'usage

    Tant qu'on arrivera pas à imposer le c'est celui qui le vit qui le fait on avancera pas.

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