"Club informatique" recherche d'avis/expériences !

Salut !
Je me pose depuis plusieurs mois la question de créer un truc, entre le club informatique, une association, ou je ne sais pas quoi, pour aider les gens avec le monde informatique, dans mon quartier (un mélange pavillonnaire et immeubles, c'est très mixte en âge et en milieu social)

Je n'ai pas envie de faire du support à la place de professionnels, mais l'idée serait de donner des billes à des gens pour qu'ils gagnent en autonomie avec l'informatique, que ceux qui veulent puissent monter en compétence

Y'a l'idée d'entraide qui me plait bien, et aussi de pouvoir réparer des choses plutôt que de les jeter : on le voit ici très régulièrement, avec quelques trucs simples ça repart!

Bref si vous participez à ce genre d'activités ça m'intéresse d'avoir votre avis, votre retour d'expérience, et si je veux me lancer, quelles erreurs à éviter ou les bons tips pour impliquer les gens au maximum?

Merci beaucoup par avance !

«1

Réponses

  • Bonjour
    tout d'abord, louable initiative

    • Notre association avait pour objet initial d'être un tiers-lieu de partage de connaissances, tous domaines. Finalement, nous traitons d'informatique.
      Un souci de cet historique, c'est que le nom de l'association ne reflète pas clairement ce positionnement et a entrainé un problème de "popularité. Du coup, nous essayons maintenant d'insister sur ce point dans nos communications.
      Bref, choisir un nom clair style "... informatique de ", " ... numérique ...", etc

    • Concernant la réparation matérielle, le recyclage, on s'y est essayé, c'est pas évident. D'une, il faut trouver des machines pas trop vieilles quand même (Cyrille en a parlé dans certains de ses articles) et il faut avoir des débouchés. Et la tour est un format passé de mode aussi. Maintenant, on se borne surtout à remplacer des dd par des ssd quand c'est possible (pas toujours facile sur des portables récents)

    On propose deux activités : l'entraide et des ateliers

    • les ateliers sont des "conférences/exposés" sur un thème précis: naviguer sur internet, la bureautique. En général, ce sont toujours les mêmes personnes (pas beaucoup) qui y viennent
      C'est une activité qui est assez chronophage car ce n'est pas tant l'atelier qui prend du temps que sa préparation

    • l'entraide consiste a accompagner individuellement les personnes : elles viennent avec leurs questions et l'on essaie d'y répondre. Ceci est très apprécié en général et certaines personnes viennent parfois d'ailleurs ou elles n'ont que des présentations. Par contre, ça demande du monde

    Quelques réflexions en vrac

    • il est souvent difficile d'impliquer les gens, ils veulent que ça marche mais pas forcément envie d'apprendre
    • essayer de faire faire les gens plutôt que de faire à leur place
    • s'adapter aux matériels, logiciels en place et ne pas chambouler "l'écosysteme" de la personne (même si ça énerve parfois). Ne pas "forcer" les gens, il faut que ça viennent d'eux-mêmes
    • un de nos gros souci est de se faire connaitre et donc de faire venir les gens
    • un autre souci est d'entretenir la communication avec les adhérents. Il y a plusieurs systèmes mais ce qui semble marcher le mieux serait encore la liste de diffusion par mail . Le forum, à priori, c'est pas la peine (cf association voisine)

    Une association voisine très orienté grand débutant dispose d'un fonds documentaire librement accessible. Ils ont un succès assez conséquent en terme d'adhésions, comparativement à nous.
    https://adn56.net/ Tu peux aussi les contacter

    Voila un premier jet, j'essaierais de voir si j'ai d'autres choses qui me viennent à l'esprit

  • Merci beaucoup pour ton retour, ça rejoins des idées que j'avais et globalement je souhaite avoir les mêmes valeurs
    C'est sur que la communication/visibilité est un gros point, ça fait 3 ans que je n'utilise plus facebook, pas trop envie de m'y remettre juste pour ça....
    Le site est sympa il va a l'essentiel je vais faire un tour !
    Pour les réparations c'est sur que maintenant plus personne n'utilise de tour (ou alors ceux qui en ont savent faire la maintenance), mais je pensais à un téléphone ou une tablette, même un PC portable on peut changer des pièces cassées en suivant des tutos, la première fois c'est toujours rock'n'roll et puis on s'aperçoit que c'est accessible

    Merci encore d'avoir prit le temps de partager

  • Le problème de fond c'est que les gens s'en foutent complètement dans 95% du temps. Ils ne sont pas là pour apprendre mais réparer quand ça ne marche plus, ils sont à la recherche d'un réparateur gratuit.

  • Cyrille a en partie raison, du moins pour la réparation, matérielle ou logiciel
    Malgré tout, certaines personnes viennent, ou reviennent, quand même pour apprendre quelque chose.
    Ou tout au moins comprendre, essayer d'être moins perdu.

    Attention aussi pour la réparation matérielle : il faut bien faire prendre conscience à la personne que vous n'êtes pas un professionnel et que, parfois, ça peut aussi "tuer" la machine. Ça nous est arrivé quelque fois : ce n'était pas nécessairement ma faute et heureusement les machines étaient déjà bien amochées. Mais voila, on n'est pas à l'abri d'un alea
    Mais si la personne est d'accord et consciente et/ou si c'est "foutu pour foutu", oui, on peut tenter l'aventure. Je l'ai fait à titre perso et j'en suis content.

    Pareil pour une réinstallation ou un install d'un linux, demander 2 sauvegardes. Il m'est arrivé que le disque de sauvegarde crashe. Résultat : une semaine a tourner pour récupérer des fichiers. Et bonjour pour la personne pour les renommer/trier

    Mais que ces mises en garde ne te décourage pas : on a aussi des personnes très contentes qu'on les aide, parfois dans des moments difficiles. Et c'est plaisant. Enfin pour moi

    Un autre point à aborder est le lieu. En effet, l’idéal est d'avoir une salle à soi mais ce n'est pas toujours possible. Il faut parfois se contenter d'une salle commune avec au mieux une armoire ou un local annexe. L'accès internet est un point à prendre en compte aussi

    Je mets un autre site voisin du premier. La personne est moins calée que pour le premier (le boss est développeur) mais ils font des choses. Ça peut donner des idées . Après, il y en a plein d'autres en France https://cil56.net/blog/

    Sinon, y'a peut-être moyen de rejoindre et/ou de combiner ça avec un repair-café

    Je ne mets pas le notre, c'est trop pourri ...

  • Le mieux pour éviter les effets "réparation", c'est de proposer un calendrier de thématiques à aborder ( traitement de texte, email, ... ).

  • @cyrille a dit :
    Le problème de fond c'est que les gens s'en foutent complètement dans 95% du temps. Ils ne sont pas là pour apprendre mais réparer quand ça ne marche plus, ils sont à la recherche d'un réparateur gratuit.

    +1000.

  • décembre 2020 modifié

    @Nick_au_Repos a dit :

    @cyrille a dit :
    Le problème de fond c'est que les gens s'en foutent complètement dans 95% du temps. Ils ne sont pas là pour apprendre mais réparer quand ça ne marche plus, ils sont à la recherche d'un réparateur gratuit.

    +1000.

    Bien dit....... pour ma part depuis que j'ai dis que j'étais un peu dépassé avec W10 j'ai beaucoup moins "d'amis" qui m'appellent pour avoir de mes nouvelles B)
    J'y ai gagné pas mal de temps pour moi et je me suis bien gardé de dire que j'ai 2 PC avec W10 (entre autres) chez moi. Reste le goût amer d'avoir été pris pour un c** pendant.......

    Par rapport à quelqu'un qui aide dans son coin, c'est certainement différent quand c'est une activité dans un cadre bien précis puisqu'il doit être possible de séparer vie d'assos et vie privée.
    Après c'est sur qu'il y a des gens qui méritent d'être aidés. Cela permet aussi de rencontrer des belles personnes et de vivre des moments sympathiques.
    Bravo pour ce genre d'initiatives @poipoi, car il en faut.

  • Haha c'est la le défi, je veux cibler les 5% de gens ! C'est mon côté optimiste à toutes épreuves
    Et effectivement je veux pas faire un repair café, même si j'aimerais bien je pense que d'autres sont bien plus doués !
    En gros j'aimerais aider les gens qui se sentent brider par l'informatique, qui n'ose pas faire des choses à cause d'une peur/méconnaissance, je me dis que ça cible déjà un public un peu différent ?

  • moi je diss que j'ai des Mac et que je connais rien à Windows :smiley:

  • @love_leeloo a dit :
    moi je diss que j'ai des Mac et que je connais rien à Windows :smiley:

    :D C'est pas mal joué :D

  • décembre 2020 modifié

    Je voudrais tout de même bémoler un peu ce qu'on pourrait penser. J'ai fait de la réparation, j'ai donné de mon temps, j'ai écrit de la doc, j'ai donné, je crois que j'ai vraiment donné de tout. Avec du recul et si c'était à refaire, je ne referais pas.

    D'une part c'était en lien avec une idéologie libriste à laquelle je ne crois plus, d'autre part j'ai pas forcément donné aux bonnes personnes. Je peux même m'interroger pour me demander si l'expérience libriste a été si déterminante pour moi. Quand je regarde les gens qui sont dans ce forum, la majorité est issue des gens que je côtoie depuis des années sur les forums de vidéos ou sur le forum mathematex.

    La moralité, je pense que je préfère mieux m'occuper de ma vieille voisine qui me casse les couilles avec son MAC auquel je comprends rien et qui m'amène 4 kilos d'endives qu'elle récupère le matin chez Lidl.

    Ce qui est certain c'est qu'à chaque âge ses envies, ses espoirs, à d'autres ses désillusions. Vous savez dans quelle catégorie je joue :)

  • décembre 2020 modifié

    @cyrille a dit :
    Je voudrais tout de même bémoler un peu ce qu'on pourrait penser. J'ai fait de la réparation, j'ai donné de mon temps, j'ai écrit de la doc, j'ai donné, je crois que j'ai vraiment donné de tout. Avec du recul et si c'était à refaire, je ne referais pas.

    Je suppose qu'à l'époque, vous vouliez aider et vous rendre utile, voire nécessaire. Ou y trouver une sorte de reconnaissance.
    Aujourd'hui, vous ne le referiez plus. Mais si c'était à refaire à l'époque, vous y auriez sûrement mis moins d'énergie en sachant le résultat, mais je parie que vous l'auriez quand même refait.
    C'était aussi l'aspect communauté.

  • décembre 2020 modifié

    @Balistic Non, sincèrement je referais pas. En vieillissant je me rends compte quand même que les gens finalement sont là pour profiter un maximum de toi et qu'ils sont pas si nombreux que ça à prendre le téléphone pour te demander comment ça va sans te demander quelque chose en retour. Comme je l'ai écrit plus haut, je me mets en recul car finalement entre les crevards et les suceurs il apparaît qu'il n'y a pas grand monde à sauver.

    Comme le dit @Arnaud, si vraiment tu veux faire de l'évangélisation dans un domaine et pas voir rappliquer les crevards qui attendent que tu répares gratis, il faut poser des formations pour voir qui vient. Le gars s'il est dans une démarche d'apprentissage, peut-être que finalement il mérite le coup de main.

    Pour ma part aujourd'hui c'est du donnant donnant. J'ai de plus en plus de mal à comprendre pourquoi ce serait toujours les mêmes qui sont asservis, comprendre les informaticiens, les bricoleurs, les gens de savoir et que les autres se contentent d'un sourire ou d'un merci qui pour ma part ne me convient plus.

  • y a 1 mois une copine (bretonne d'origine c'est important) m'a demandé d'installer les nouveaux MacBook Air de ses enfants (suite Office etc ..).
    Elle a fait une soirée crepes (et oui elle est bretonne), ma femme et mes filles étaient ravies, moi aussi. j'en ai profité pour m'occuper des Mac entre 2 verres de cidre.
    tout le monde étaient content à la fin :smiley:

  • Quand c'est un échange de bons procédés, ça passe toujours mieux.

  • Pour des services rendus elle me dit "j'te paye en nature"
    Et je reste stoïque quand elle me tend des confitures

  • @cyrille a dit :
    Je voudrais tout de même bémoler un peu ce qu'on pourrait penser. J'ai fait de la réparation, j'ai donné de mon temps, j'ai écrit de la doc, j'ai donné, je crois que j'ai vraiment donné de tout. Avec du recul et si c'était à refaire, je ne referais pas.

    Je pense pas qu'il faille voir les choses ainsi, on est nombreux à avoir eu sa période "trop bon, trop con", c'est formateur.

    Je suis aussi passé par là, maintenant quand on me demande de l'aide sur W10, je fais une réponse générique pour donner des pistes et je conclue par un "si ça marche pas, faut aller voir un professionnel car j'ai arrêté d'utiliser Windows". Et je fournis la carte du réparateur du coin qui, d'après les retours que j'en ai, semble très bien faire son boulot.

    Ce qui est intéressant, c'est que souvent on me demande ce que j'utilise (Ubuntu), ça fait plaisir de voir un peu de curiosité quand même.

    Le plus difficile pour moi, c'est quand on me demande de l'aide sur smartphone (n'ayant jamais eu autre chose que mon ZTE FirefoxOS pour l'instant) : ça surprend les gens que je n’aie même pas une piste à leur donner !

  • décembre 2020 modifié

    Pour le côté trop bon trop con, j’y suis passé aussi. Pour le côté asso, je peux faire part de ma maintenant longue expérience.
    J’ai été quelques années dans un club informatique où ça s’est mal fini. Dans cette asso une partie des gens ne venaient pas vraiment pour prendre des cours, mais plutôt pour prendre le thé. Je n’ai rien contre, mais s’il y a un temps pour le thé il y a aussi un temps pour apprendre. C'était à la base le but de la boutique. Je m’étais beaucoup (trop) investi : je donnais des cours débutants 4 h semaine à la majorité des adhérents (40/60), j’entretenais tout le parc info de l’asso avec un pote pour aucune reconnaissance tout en étant méprisé par une partie du bureau. Les gens du bureau avaient tous entre 70 et 80 ans. Ils étaient aussi enthousiastes à l’évolution que Erich Honecker dans la RDA de 1989. Je faisais officieusement partie du bureau. Nous y étions trop nombreux et les collègues se faisaient leurs petites guéguerres. L’ambiance devenait pesante. Dans ces conditions ça ne m’intéressait pas. Du coup j’ai claqué la porte. C’est très formateur de savoir dire non, j’en ai assez je m’en vais. Ça a été un rude, mais nécessaire, apprentissage pour moi.
    C’était il y a six ans. Des nouvelles que j’en ai aujourd’hui, malgré un léger renouveau d’animateur les adhérents ne se sont pas vraiment renouvelés et tout le monde continue de vieillir. C’est bien dommage, mais c’est comme ça.

    Après ça j’ai voulu monter une asso logicielle libre. Tout était au top, bien ficelé, sauf qu’on s’est fait arnaquer sur le local. Nous n’avons pas eu le local promis. Du coup on a fini dans la maison de quartier de la cité craignos de la ville ou personne ne voulait venir alors on a tout stoppé.

    Depuis 2015, je suis adhérent dans un fablab ou tout se passe très bien. Sur la soixantaine d’adhérents, il y a toujours deux ou trois profiteurs (ceux qui aiment le dépannage gratos en mode fait larbin). Cependant le système s’auto-régule comme un chat qui retombe toujours sur ses pattes. Les profiteurs s'en vont d'eux même au bout d’un an. Dans le fablab, il y a vraiment à la base l’esprit d’entreaide. Tout cela accompagné d’un management horizontal dans lequel on apprend l'un de l’autre. Tout ça fonctionne globalement très bien.

    Je suis aussi bénévole depuis 2017 dans une école alternative ou je fais principalement office de prof d’histoire niveau 3e pour préparer le brevet en candidat libre prof d’info multi âges pour initier les enfants de 6 à 14 ans au numérique. Je fais également fonction de technicien de maintenance. Je suis très heureux dans cette école ou j’ai la liberté (tout en rendant des comptes) de faire comme je l’entends que ce soit niveau info ou enseignement de l’histoire. Que ce soit les parents d’élèves ou les collègues, tous semblent satisfaits de mes services : tant mieux ! Aujourd’hui je ne travaille plus (avec un handicap pour faire court ce n’est vraiment pas simple). Je suis simplement bénévole, mais je dois dire qu’entre le Fablab et l’autre école j’ai plus de liberté que je n’en ai jamais eu pour entreprendre des projets qui me correspondent dans lesquels mes compétences sont utiles, reconnues et appréciées. Dans les deux cas, j’ai plus de reconnaissance que je n’en ai jamais eu quand je travaillais. J’y côtoie des personnes bienveillantes et sincèrement altruistes qui sont devenues pour une partie des amis précieux.

    À présent, dans les assos ou j’officie, je ne fais plus partie, par choix d’aucun bureau. Je me contente d’apporter mon aide ou mes conseils à titre ponctuels quand on me sollicite et c’est très bien comme ça.

    Ce que je retiens :
    Mettre sur pied une asso, ça demande beaucoup de temps et d’énergie. Ça peut se faire, mais comme pour une entreprise il faut bien préparer son projet. Tout en étant ouvert aux propositions et à la discussion, il faut toujours garder un brin de réserve par rapport aux promesses pouvant être faites par les élus, les structures municipales et consorts. Obtenir un local c’est souvent compliqué. Si c’était à refaire, je proposerais des prestations itinérantes dans un premier temps. Seulement après, une fois que l’asso est connue et a un début de légitimité, je demanderais de pouvoir utiliser régulièrement un local. Pour une asso, je conseillerai plutôt d’avoir un bureau restreint mais avec des gens qui s’entendent parfaitement bien. Cela peut paraitre contradictoire d’avoir un bureau restreint et fermé. Cependant, pour moi, cela garantit la stabilité dont une asso a besoin pour fonctionner.

    Ce que je proposerai comme activités en ouvrant un club info de ce type aujourd’hui :

    Des ateliers à thèmes sur 2 heures (par exemple les réseaux sociaux, le e-commerce, la sécurité en ligne)

    Des soirées-conférences thématiques (les gafam les logiciels libres, etc.)

    Des sessions d’aide à l’administratif. L’administratif doit passer au tout numérique bientôt. Il y a beaucoup de gens complètement paumés sur le sujet. Il y a vraiment quelque chose à faire.
    Une fois la possibilité d'avoir un local régulièrement des cours pour débutants (énormément de gens en ont besoin).
    Pour avoir travaillé en espace multimédia comme animateur pendant 3 ans et en associatif depuis 12 ans déjà , je peux l’affirmer (et encore plus aujourd’hui) : la cible des jeunes retraités a encore un bel avenir devant elle etpour quelques années.

    Comme vous l’avez lu, mon expérience de bénévole a comporté des hauts et des bas. J’ai 33 ans aujourd’hui, depuis que j’ai passé la trentaine je semble avoir trouvé le bon équilibre. Les choses se sont régulées d’elles-mêmes. Une leçon importante pour moi, est de savoir apprendre de ses échecs. Cela pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Il ne faut pas s’enfermer dans des schémas de fonctionnements inconscients. De ces schémas on ne sort jamais si on n’y est pas attentif (cf le triangle de Karpman .

    Au fur et à mesure de la lecture des articles de Cyrille et des échanges sur ce forum, je pense que vous conviendrez que dans notre monde savoir dire non tout en restant bienveillant et optimiste requiert de l’entrainement et de la pratique, mais je vous l’assure, c’est parfaitement faisable.

    Je pense que le plus important par-dessus tout, c’est d’être honnête envers soi-même. J’entends par là de savoir réellement s’écouter. Cela permet de savoir quand et comment dire non lorsque des projets, des choses, ou des gens ne nous inspirent pas. Pour moi une fois qu’on est bien au conscient de tout ça, tout se passe ensuite beaucoup mieux.

    Voilà pour mon partage d’expérience (désolé pour la longueur) qui, je l’espère, pourra être bénéfique à certains d’entre vous dans vos futurs projets.

  • @cyrille a dit :
    Pour des services rendus elle me dit "j'te paye en nature"
    Et je reste stoïque quand elle me tend des confitures

    ;)

    Avec IAM, MC Solaar est le seul qui m'aura permis d'apprécier (un peu) le rap !

  • Au fur et à mesure de la lecture des articles de Cyrille et des échanges sur ce forum, je pense que vous conviendrez que dans notre monde savoir dire non tout en restant bienveillant et optimiste requiert de l’entrainement et de la pratique, mais je vous l’assure, c’est parfaitement faisable.

    J'ai pas vraiment l'impression de donner l'image du gars qui a réussi à dire non. Plutôt celle du type qui ne fait plus rien pour éviter à le faire.

  • @Jarno a dit :

    @cyrille a dit :
    Pour des services rendus elle me dit "j'te paye en nature"
    Et je reste stoïque quand elle me tend des confitures

    ;)

    Avec IAM, MC Solaar est le seul qui m'aura permis d'apprécier (un peu) le rap !

    Il y en a d'autres mais c'est souvent plus violent.

  • Pareil que le tôlier ! @cyrille J'AI ASSEZ DONNE !

    • Formater les PC
    • Remplacer les pièces
    • Conseiller
    • Même à démonter les consoles des gamins : du voisinage, d'anciens collègues de boulot(s)
    • Installer les box, les TV, ...

    Maintenant, je dis non ou alors je demande une petite compensation financière pour le temps consacré, déjà ca met un frein à certaines personnes ! Ou j'oriente vers le professionnel du quartier qui lui facturera ...

  • C'est là que je trouve que le cadre d'une asso peut apporter un plus. En dehors des "heures ouvrables", on ne fait rien.
    Bon, je dis ça mais je fais exactement l'inverse. Enfin, je faisais, j'essaie de mettre un peu de distance avec ça. Et je sélectionne (j'essaie) les personnes à qui j'apporte cette aide
    Mais oui, si on est du genre à ne jamais dire non (j'en fais partie au grand dam de ma dame), ça peut vite devenir un piège dont il est très difficile de sortir.
    Bref, il faut réussir à trouver le juste milieu entre donner un coup de main à un pote (ou une potesse), rendre service à quelqu'un dans la mélasse, se faire plaisir (parce que des fois, c'est quand même plaisant) et ne pas se faire bouffer tout cru.
    Un truc que j'essaie maintenant, c'est de ne pas répondre tout de suite (ça marche aussi avec les gosses).

  • @GillesLL a dit :
    dont il est très difficile de sortir.

    Oui et non, c'est juste une décision à prendre, sachant que si l'on se rend moins indispensable on devient moins "fréquentable" pour certains.

  • @jack84 a dit :

    @GillesLL a dit :
    dont il est très difficile de sortir.

    Oui et non, c'est juste une décision à prendre, sachant que si l'on se rend moins indispensable on devient moins "fréquentable" pour certains.

    se rendre moins indispensable est souvent corrélé à sa capacité de ne pas faire. Définition d'indispensable : type qui fait gratos.

  • Je pense vraiment que c’est une question d’équilibre. Je trouve vraiment dommage que des gars pleins de compétences comme Cyrille ou ZéoDrake finissent quelque part un peu dégoutés du truc. Je pense qu’il faut savoir se rendre compte des choses à temps pour prendre les décisions qui permettent de ne pas finir blasé.

    Ceci dit, je comprends et je respecte tout à fait le point de vue de Cyrille et ZéoDrake.

    Je rejoins aussi le point de vue de Gilles LL quand il dit qu’il essaie de « sélectionner » les gens à qui il apporte son aide. Cela permet de faire des choix conscients et d’être en accord avec soi-même.

    Pour moi, il faut surtout éloigner et s’éloigner des gens qui peuvent vampiriser de façon régulière du temps et de l’énergie sans le moindre retour ultérieur sous une forme quelconque (argent ou service), tout en laissant la porte ouverte aux autres.

  • Merci pour vos précieux retours
    Effectivement le risque est grand d'avoir des gens qui viennent pour des services gratuits, mais j'ai le sentiment que si la majorité est dans un certain état d'esprit le cercle vertueux fera s'éloigner les gens qui n'ont pas les mêmes attentions.....bon on verra dans la pratique!

    Pour commencer je pensais déposer un papier dans les boites aux lettres des gens, qu'ils m'envoient un mail s'ils sont intéressés pour créer un collectif, en exposant le principe et tout (quelque chose de rapide et clair)

    De cette manière ça permet de décourager les feignants qui sont seulement intéressés par un service gratuit, non?

  • @Pépèredu71 a dit :
    tout en laissant la porte ouverte aux autres.

    C'est là que cela se complique. Les "autres" vont parler et le bouche à oreille va faire son travail et c'est ainsi que l'on se retrouve sollicité à nouveau.

    Quelque part ce n'est pas plus mal qu'une rotation des personnes de bonnes volontés se fasse naturellement en fonction de la sensation "d'usure" des anciens qui pourront ainsi mieux maîtriser ce qu'ils veulent faire.

  • De toutes manières l'idée est belle et bonne, donc il faut y aller. Comme ça pas de regrets. ;)

Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.