Prof en 2020 c’est toujours pas gagné

3 oct. modifié dans Blog / Forum
Nous avons eu la joie de faire passer les évaluations d’entrée en classe de seconde. Forcément c’est moi qui m’y colle. Je dis chaque année que c’est la dernière année, il se trouve que je m’y colle encore tout simplement parce que je suis celui qui sait faire. La procédure informatique n’est pas compliquée, sauf…

Réponses

  • Merci beaucoup pour cet article cyrille :)

    Je discutais cet après-midi avec mes parents tous deux instituteurs en école maternelle (dont un cumulant avec la direction). Ils constatent eux aussi une diminution du niveau des élèves, alors qu'ils sont à peine en maternelle... Toi tu parles d'étudiants de troisième / seconde qui n'arrivent pas à aligner des calculs simples ou qui ne connaissent pas certaines bases par exemple en informatique, eux me parlent d'enfants de trois ans ne sachant toujours pas parler.

    À ton avis, pourquoi une telle baisse de niveau ? Est-ce que ça ne commence que maintenant ou tu as l'impression que ça a commencé depuis longtemps déjà ? Parce que j'ai l'impression d'entendre ces histoires de baisse de niveau depuis un bail. Mais en même temps, quand tu parles de ce qui se passe dans tes classes, je n'ai pas l'impression qu'on en savait si peu quand j'étais au collège / lycée (j'étais en 2nde en 2010).

    Deuxième question. Disons que tu as tous les pouvoirs, politiques, juridiques, tu peux même utiliser la magie si tu veux :D Qu'est-ce que tu fais et change pour relever le niveau ? Tu n'as pas le droit de botter en touche en disant que tu changes le niveau des élèves par magie, ce serait trop facile :p

  • 4 oct. modifié

    Impression partagée... partout faire plus avec moins et trouver un larbin un peu couillon pour ça. Et à côté on essaye de recaser ceux qui ne servent plus, n'ont plus de boulot. Le surmenage qui en découle ne finit il pas de peser sur notre comportement individuel ?

    Le niveau ? Même constat sur ceux qui débarquaient en alternance surtout depuis 5 ans...mais je me souviens aussi du même discours des profs dans les années 90 même si ca semble bien plus fort aujourd'hui.

    Et si on parlait motivation, avenir ? En ce moment on parle covid, chômage de masse, restriction de liberte comme avenir, c'est pas motivant. Donc on a une grande dépression mais d'un autre genre.

  • @alexis

    Au niveau de tes parents je serais plutôt mal placé pour donner des réponses, peut-être des éléments, plus de la croyance que des preuves. Quand on voit que l'espérance de vie diminue dans les pays occidentaux, la bouffe, les perturbateurs endocriniens, je pense qu'on arrive à la fin de l'espèce. Les écrans, l'équilibre familial, n'est pas fait pour aider non plus. Des adultes sous pression permanente comme le fait remarquer @Iceman ce n'est pas fait pour aider. Il faudrait donc déjà prendre le mal à la racine.

    À mon niveau les difficultés évidentes que nous rencontrons pour commencer à traiter le problème il faudrait mettre des fortunes sur la table :

    • l'inclusion est un drame pour nous, car les classes dont d'une hétérogénéité monstrueuse. Alors que les pathologies dys, les retards mentaux explosent, on s'obstine à mettre tous les enfants dans la même classe @romainhamel est certainement bien placé pour en parler. J'ai des enfants qui n'ont pas leur place dans mon établissement alors que nous sommes un cran en dessous en étant troisième prépa pro et qui devraient être dans des classes très spécialisées. C'est aussi une véritable question d'avenir, que vont devenir ces jeunes quand ils vont grandir dans cette société instable et qui débauche à tour de bras.
    • il faudrait revoir l'intégralité des programmes pour arriver aux fondamentaux. La réforme du BAC est une catastrophe comme une autre, on évoque à mon niveau l'arrivée de Python dans les programmes de l'enseignement professionnel avec des élèves qui peinent déjà à connaître leurs tables de multiplications dans le général. Aujourd'hui quand on regarde des cours de français, on réalise qu'il y a 50 compléments circonstanciels différents quand à notre époque il y avait le lieu, le temps et la manière.
    • il faudrait remettre sérieusement les enfants au travail, les faire bosser comme des ânes et ce dès leur plus jeune âge. À force d'être dans le loisir permanent les gosses ne font ni travailler leur corps, ni leur esprit. Qu'on le veuille ou non, ne regarder que des conneries à la longueur de journée ça finit par attaquer le cerveau. Il y a ici une part de responsabilité des parents, parents qui peinent dans leur vie quotidienne face à la complexité du monde.

    La marche arrière ne pourra s'amorcer que dans la sueur et les larmes.

    Le problème c'est qu'on est dans un monde où en fait on ne maîtrise rien. Je regardais dernièrement le forfait à payer pour passer aux urgences si on n'est pas hospitalisé derrière. Pourquoi est-ce que les gens vont aux urgences, tout simplement parce qu'ils n'ont pas de médecin pour les recevoir. Tout n'est que conséquence de mauvaises décisions et tout un gros château de cartes qui est en train de se casser la gueule. Tu ne peux pas résoudre les problèmes de l'école sans résoudre les problèmes d'à côté.

    On va tous mourir.

  • L'hétérogénéité des classes répond heureusement (ou non, c'est vous qui voyez) à un principe républicain d'intégration sociale blablabla. Voilà pour la version disons officielle.

    La réalité sur le terrain je peux l'apporter à deux niveaux :

    1) au niveau primaire: j'ai été AVS dans une école privée avec un enfant de 8 ans pendant un an, il avait des troubles de l'attention, je l'ai eu avec presque une classe de retard sur le plan des savoirs par rapport à ses camarades de classe, il faut reconnaître que c'est un travail collectif de longue durée (parent, équipe pédagogique, psy) qui lui a permis de rattraper le niveau. Mais c'est un cas isolé je pense qui ne représente pas la majorité des enfants à besoins particuliers.

    2) au niveau secondaire : je suis maintenant à mi temps assistant d'éducation et assistant pédagogique sur 2 collèges... j'ai aussi fait passer des évaluations de 6e en français et maths et assisté aux tests de fluence. Hier encore j'ai aidé une élève de 6e pour faire de la lecture, revoir l'imparfait, ce qu'est simplement un verbe ou une terminaison (eh oui..), ou plus simplement d'écouter attentivement parce qu'elle ne tient pas en place. Cette élève d'une classe normale devrait être en Segpa, d'autres sont en Ulis déjà, bref, les parents refusent aussi de parquer leurs enfants dans des classes spécialisées tout simplement parce qu'ils y voient un aveu d'échec (vous comprenez, c'est mal vu)

    J'avais demandé en début d'année à un collègue qui part en retraite dans deux semaines si le niveau avait selon lui vraiment baissé : la réponse est clairement que oui, que les gosses ne sont plus capables d'aligner trois mots sans faire de fautes. Compter est le cadet de leur soucis puisqu'il y a la calculatrice. Traduire sans Reverso est devenu inconcevable puisque la technologie est là maintenant (et plutôt fiable). Et dire que l'Education nationale veut généraliser l'informatique en classe j'ai peur pour la génération à venir qui va essentiellement se reposer là dessus et ne plus chercher à se sortir les doigts pour réfléchir.

    Comme le dit @cyrille devenir prof quand t'as fait la police enseigné à des 3e c'est revenir à une forme de déception par rapport à ce qu'on espérait du métier. Par chance peut-être, je me destine justement à enseigner en primaire parce que c'est quand même plus épanouissant même si c'est pas mieux payé, moins compliqué ni mieux considéré.

    Pavé César.

  • Je suis dans l'enseignement général. En seconde, j'ai une élève qui écrit que 1,4=1/4, qui ne voit pas le problème que je lui montre et qui me répond gentiment « oui » quand je lui explique, alors que je vois derrière son masque que non.
    Comme j'ai beaucoup de chance, ma seconde a été tirée au sort par le ministère pour refaire l'évaluation d'entrée en seconde, au titre de l'expérimentation de la version numérique de l'année prochaine et bien sûr cela doit être fait sur une heure de mon emploi du temps. Pas sur une heure d'étude, alors que je n'ai pas le droit de leur parler ou de répondre autre chose que "Relisez la consigne" !

    Ça fera 2 semaines lundi que la première évaluation est faite, je n'ai toujours aucune nouvelle des résultats. Dans mon lycée, c'est la direction qui gère. L'important pour eux est que ce soit fait.
    Une peu comme l'emploi du temps, l'important c'est que chaque élève ait le bon nombre d'heures de cours. Peu importe que 3 des 4 heures de philo soient le même jour, que toutes les heures d'espagnol LVA et que 3 des 4 heures d'anglais aient lieu le même jour (Le tout pour la même terminale). Quand tu vas dire gentiment que, pédagogiquement ce n'est pas terrible, tu as juste droit à « si vous trouver une solution on l'appliquera » et si tu insistes on te dit « Vous n'êtes pas constructifs ».

    Ceci dit, comme @cyrille, je n'ai pas besoin de ces résultats pour savoir qu'il y a un écart abyssal entre ma meilleure élève de la classe et 1,4=1/4.

    Concernant les profs, vendredi j'ai passé un moment à remonter le moral a une stagiaire. Elle ne comprend pas le comportement des élèves d'une des classes dont elle a la responsabilité. Au bout d'un mois, au bord des larmes, elle mesure le défi que ça va être et elle voit également l'écart entre les discours de l'administration, la formation et le terrain.

    De mon côté en SNT, j'ai, entre autres, fait créer un compte Numworks à tous les élèves et leur ai donné un petit programme python à compléter à chaque cours. Ils ont l'air d'apprécier, en tout cas ils préfèrent python à Scratch pour le moment.
    Par contre pour 100% d'entre eux :

    • le téléphone envoie des données aux satellites GPS pour faire la géolocalisation.
    • avec le covid, la géolocalisation est en conflit avec la liberté de se déplacer.
    • il n'est pas possible qu'une image contienne des données autres que celles nécessaires à son affichage.
    • les petits carrés constituant les photos s'appellent des pixels.

    Bon, ils savent quand même des choses. Même des choses qu'à leur âge je ne savais pas.

    Le problème c'est le sens, les liens entre les connaissances. Pour prendre une image, ils se comportent en ordinateur sans système de gestion des fichiers. Si tu leur demandes un truc qui est dans la ram, tu as l'impression qu'ils savent.
    Mais si tu changes un mot de la question et son sens, ils te sortent encore ce qu'ils ont dans la ram. Accéder au disque dur au moyen du sens et de la nature du problème, ils n'ont juste pas le logiciel de gestion.
    Parce que pour acquérir ce logiciel, il faut se donner de la peine, mettre du sens et qu'ils vivent dans un monde où tout arrive sans effort, que leur dopamine, c'est l'immédiat :

    • ils veulent un coucher de soleil, google leur en donne un dans l'instant,
    • ils veulent un lever de soleil au sommet de la montagne, google ...
    • ils veulent du chocolat Nestlé dessert, maman en achète de suite et il y en aura toujours dans les réserves parce que le chocolat, c'est bon contre le stress.
    • un film, un dessin animé, une série : le replay, netflix,
    • ...

    Combien d'entre eux a éprouvé du plaisir à trouver, à comprendre après une longue recherche ou un long temps de maturation ? Quasiment aucun.
    Moi c'était les devoirs maisons, aujourd'hui les DM, tu as l'impression qu'une personne (voire une recherche google) le fait et que le reste est une diffusion plus ou moins fidèle. Ben oui, comme le Nestlé dessert, pourquoi je me fatiguerais quand il y a juste à aller dans le placard

    Même mes terminales "spécialité math" qui sont les meilleurs élèves du lycée, volontaires, respectueux et sérieux ont ce type d'attitude. Dans une question, s'il y a garçon, fille et probabilité, la réponse est forcément 1/2, même si l'énoncé dit "On apprend qu'Annabelle a un garçon". Tu as intérêt d'argumenter, parce que « Pourtant monsieur à la naissance il y a une chance sur deux d'avoir une fille ».

    Je suis certain que les élèves ont des tas de connaissances parcellaires (des pixels de connaissance) mais que pour la très grande majorité, cela ne fait pas sens (les pixels font juste de la neige sur l'écran, même pas une image floue et nous leur disons, mais si regarde là, il y a un contraste qui permet de savoir).

    Bref, on a de plus en plus de pain sur la planche, on frise même l'indigestion.

  • @Nono53 oui on a effectivement beaucoup de pain sur la planche. Et le problème que je rencontre ce sont les entraves quotidiennes dans mon métier avec des tâches à la con. Alors que le job devient de moins en moins bullshit job pour reprendre l'expression consacrée, et que les enfants ont besoin de leurs parents, deux même douze si des membres de la famille s'ennuient, de leurs profs, de tous les adultes qui peuvent les accompagner dans leur vie de merde, on réalise qu'on nous met de plus en plus de conneries parasitaires à faire, les évaluations d'entrée de seconde pour ne citer qu'elles.

    Je réalise aussi et c'est mon tort, qu'il faut que je cesse toute forme d'activité dans le lycée autre que mon travail ce que je trouve dommage. J'ai des tas de collègues avec des tas de compétences, on a des apiculteurs, des vignerons, des gens qui pourraient apporter leur touche au métier et créer des souvenirs inoubliables chez nos élèves, résultat des courses, contraintes, manque de reconnaissance, tout est fait pour dissuader les gens de s'impliquer dans le travail avec leur savoir faire.

  • @Nono53 dit :

    "le téléphone envoie des données aux satellites GPS pour faire la géolocalisation"

    C'est pas tout à fait ça techniquement mais on va pas chipoter B)

  • @cyrille et les autres : Merci pour ces avis / partages vraiment intéressants :)

  • @Iceman a dit :
    @Nono53 dit :

    "le téléphone envoie des données aux satellites GPS pour faire la géolocalisation"

    C'est pas tout à fait ça techniquement mais on va pas chipoter B)

    C'est quand même une grossière erreur qui est courante. J'ai du expliquer à mes collègues pourquoi le GPS fonctionnait en mode avion...

  • @Juju a dit :
    C'est quand même une grossière erreur qui est courante. J'ai du expliquer à mes collègues pourquoi le GPS fonctionnait en mode avion...

    Juste pour être sûr : c'est parce que ce sont les satellites qui envoient des données (heure et position) et non le téléphone. C'est bien ça ? Je dis peut-être une bêtise :)

  • C'est bien ça. L'appareil qui donne la position est un récepteur GPS, il ne fait que recevoir les signaux des satellites.
    Par contre une nuance : sur la plupart des smartphones le GPS télécharge sur internet les éphémérides des satellites pour diminuer le temps d'obtention de la position, c'est le A-GPS

  • @Juju merci c'est très clair !

  • @Iceman a dit :
    C'est pas tout à fait ça techniquement, mais on va pas chipoter B)

    Techniquement : Oui j'ai écrit ça vite. Mon idée n'est pas clairement exprimée.

    • Je donne 3 exemples de choses fausses que 100% de mes élèves pensent vraies.
    • Et une correcte, ce qui me permet de dire qu'ils savent quand même des choses. Ce que je crois sincèrement, mais plutôt en mode impressionniste neigeux comme je le décrivais, que comme de solides fondations.

    Chipoter : Justement si, il faut qu'on chipote un minimum (merci @juju), sinon on ouvre en grand la porte aux croyances.

    @cyrille a dit :
    Et le problème que je rencontre ce sont les entraves quotidiennes dans mon métier avec des tâches à la con.

    Je plussoie. Et s'il n'y avait que des tâches à la con, je crois qu'on arriverait à s'organiser.

    Il y a toute une bureaucratie du ministère jusqu'aux établissements qui pense que c'est elle qui va sauver, à moins qu'elle ne pense qu'il faut couler, le bateau éducation nationale, et qui oublie ceux qui font l'éducation, ① les élèves, ② les profs et ③ les parents qu'il faut associer et pas monter contre les profs par des déclarations ridicules, fussent-elles d'un ministre.

    Finalement, on a des programmes hors sol, des tâches hors sol et les rares trucs qui fonctionnaient, on nous les enlève. Par exemple depuis que je suis prof, j'ai toujours vu :

    • des documents d'accompagnement du programme qui expliquaient le pourquoi du comment des choix réalisés et donnaient des pistes.
    • Et lors de chaque réforme, on avait un inspecteur qui venait ou nous réunissait pour, à chacun des niveaux, prêcher la bonne parole et répondre à nos questions.

    Là, la réforme est passée sur les 3 niveaux.
    Elle a fait table rase du passé.
    Pas un document d'accompagnement, pas un mot de nos inspecteurs, hormis fin septembre des liens vers eduscol que nous avions déjà depuis fin juillet pour certains !
    Les seules choses intéressantes sur le grand oral viennent de certains éditeurs, mais on ne sait pas si elles feront partie des recommandations officielles lors de la passation. Je n'ai pas encore vu de grille officielle d'évaluation. Alors que dans les textes, nous sommes censés préparer les élèves au grand oral depuis la première ! ! ! !
    En prime, j'ai eu l'année dernière des réponses tellement hallucinantes sur les E3C de math pour les séries technologiques que je me pince encore. Dixit un inspecteur, « il faut bien que certains essuient les plâtres ». Il parlait des élèves !!

  • @Nono53 a dit :
    Là, la réforme est passée sur les 3 niveaux.
    Elle a fait table rase du passé.
    Pas un document d'accompagnement, pas un mot de nos inspecteurs, hormis fin septembre des liens vers eduscol que nous avions déjà depuis fin juillet pour certains !
    Les seules choses intéressantes sur le grand oral viennent de certains éditeurs, mais on ne sait pas si elles feront partie des recommandations officielles lors de la passation. Je n'ai pas encore vu de grille officielle d'évaluation. Alors que dans les textes, nous sommes censés préparer les élèves au grand oral depuis la première ! ! ! !

    Du coup cela amène à une autre hypothèse sur le pourquoi de cette catastrophe sociétale (on peut le dire à mon sens): on essaie, pour résoudre les problèmes, encore une fois d'accélérer. Et bien entendu on ne peut pas suivre: la décision doit s'appliquer vite car il y a urgence...sauf que si nous n'avons collectivement pas le temps de la digérer, et bien impossible d'appliquer correctement une quelconque décision!
    Et ce sans même juger de la qualité de la dite décision.
    Bref, on en est pas sorti...

  • 4 oct. modifié

    Question en DS à mes étudiants : donner la dimension des Mn(R) (pour ceux qui ne connaissent pas il s'agit de tableaux de nombres à double entrée, n lignes et n colonnes ici et on demande le nombre de cases du tableaux). Sur 20 étudiants, les réponses sont :

    • pas de réponse (4)
    • 2 (1)
    • n-1 (1)
    • n (4)
    • n+1 (1)
    • 2n (2)
    • n²-1 (1)
    • n² (6)

    Il y a des réponses que je n'avais encore jamais vues (2,n-1,n²-1).

    Sinon, j'ai découvert vendredi, par l'intermédiaire d'un collègue qui l'a découvert par l'intermédiaire d'un syndicat, que PIX concernait aussi dorénavant les étudiants du supérieurs qui sont dans les lycées. J'attends que la direction agisse avant de faire quoi que ce soit. Après tout, personne ne m'a envoyé la moindre directive.

  • Ils sont plus créatifs :D

  • @Alain
    n-1, n+1 et n²-1, ça sent ceux qui n'ont rien compris au lien entre le nombre de poteaux et le nombre d'intervalles, alors ils tentent au hasard +1 ou -1 quand tu leur demandes de compter. Du coup, il manque n²+1 ;)
    J'aime bien la dimension 2, tu sens le géomètre.
    Par contre l'année prochaine, avec les élèves qui ont arrêté les maths à la fin de la seconde tu auras de l'innovation dans les réponses :'(

    Dans mon lycée, les rupns gardent PIX rien que pour eux et l'administration n'en parle pas.
    Mon proviseur est arrivé de collège il y a 2 ans, il croit peut-être que ça marche comme le B2i, que c'est lui qui le donne en cochant une case :D

  • @Nono53 a dit :
    n-1, n+1 et n²-1, ça sent ceux qui n'ont rien compris au lien entre le nombre de poteaux et le nombre d'intervalles, alors ils tentent au hasard +1 ou -1 quand tu leur demandes de compter. Du coup, il manque n²+1 ;)

    Non, n+1 c'est la dimension de Rn[X], ils confondent tout.

    J'aime bien la dimension 2, tu sens le géomètre.

    Clair. Je lui ai mis 2/150, la classe !

    Par contre l'année prochaine, avec les élèves qui ont arrêté les maths à la fin de la seconde tu auras de l'innovation dans les réponses :'(

    En fait, on n'en prendra pas. Au minimum spé maths 1ère et maths complémentaire. Ce serait suicidaire pour eux de les accepter chez nous sinon.

    Dans mon lycée, les rupns gardent PIX rien que pour eux et l'administration n'en parle pas.

    Ben, les RUPN ne nous ont rien dit.

  • Eh ben... en tant que parent, et en tant que non-prof (à part il y a 15 ans en fac et en écoles supp, ce qui m'a suffit pour me dire que c'est top mais pas pour moi), vous m'inquiétez beaucoup !!!

    • Séparés, déjà on part mal visiblement. Ok on s'entend très très bien mais quand même, ça revient régulièrement comme étant apparemment un problème pour l'équilibre et la scolarité (du moins le lis-je ici) :( :'(

    • Ensuite, en campagne. Je sais bien que les entrées sélectives du supérieur regardent les écoles précédentes; c'est utopique/politique que dire l'inverse.

    • évidemment le niveau des classes, visiblement bas bien qu'hétérogène (mais quand même, ça semble bas) et visiblement pas du tout à tirer vers le haut

    • j'ai aussi eu un frittage idéologique avec le directeur du collège, justement sur ce thème. Plus un autre thème: les élèves en sections sportives; visiblement "loin d'être les meilleurs", ce qui m'a fait sortir de mes gonds un tel jugement à l'emporte-pièce. Bon finalement j'ai changé de collège car ça allait mal partir.

    • l'omniprésence des smartphones. Mon fils en 5ème est visiblement le seul de sa classe à ne pas en avoir. C'est compliqué de couper socialement d'une réalité et d'une génération. Je repousse, mais à un moment, l'an prochain, je n'aurai pas le choix. Et là je sais l'énergie que ça absorbe -même pour moi-

    • mon propre comportement, sans doute le pire des points, ne sachant plus quoi faire pour gérer tout ça, je réagis sûrement mal... je suis plutôt de l'école "tu n'essayes pas, tu fais et tu réussis, point", et je fous une pression avec ça, en leur expliquant que le savoir à acquérir aujourd'hui c'est la liberté de demain, pour toute la vie (travail, finances, conscience, idées, temps, vie en général). Du coup, d'un coté je culpabilise avec la pression psycho certainement énorme que ça engendre, bien que je leur explique les enjeux, mais de l'autre je culpabilise de ne pas savoir si j'en fais assez (d'autant plus avec la culpabilité d'une famille éclatée, visiblement) pour compenser les manques cités ici !!! Mon fils encore, en section gym donc, c'est 12h de gym semaine, + la 2ème section ping pong 4h, + l'option latin en libre, + la musique avec instrument et solfège à jouer avec sa soeur et moi, + le bricolage avec moi, + le python avec moi, + leur parler anglais 30 minutes par jour + demander des tables ou autres problèmes de math n'importe quand même en balade, +++etc etc etc. Pareil pour la petite soeur. Bon, les enfants ont encore du temps pour un peu de switch, de glande et de séries TV, mais quand même. Du coup je charge, mais je suis pris dans une forme de double culpabilités opposées (ne pas en faire assez/en faire trop), et ce genre de post renforce les inquiétudes car il n'y a visiblement plus un arbre commun suffisamment robuste. J'ai bénéficié du fameux ascenseur social, visiblement c'est vraiment fini ça.

    Ok, on va bien tous mourrir... :'(

  • la séparation n'aide pas parce que tout est plus facile quand on est deux. Néanmoins, des gens réussissent bien leur séparation et il n'est pas rare d'avoir à table, les deux couples composés des parents et des beaux parents.

  • @brucenico Je suis également issu de l'ascenseur social et oui, je crois qu'il est fort mal en point.

    Concernant la pression plus ou moins grande que le parent devrait exercer sur ses enfants, je ne crois pas qu'il y ait de règle.

    • Il faut juste avoir conscience que dans certain cas c'est contre productif.
    • Si tout le monde s'éclate dans votre fonctionnement pas de problème.
    • Dans tous les cas, il faut varier les plaisirs, les supports pour que ça ne devienne pas pesant.
    • Il faut aussi parfois lâcher du lest pour mieux repartir.

    Concernant les parents divorcés, ça vaut parfois bien mieux que deux parents ensemble mais qui ne sont pas d'accord sur les bases à donner à l'éducation.

    Pour le smartphone, chez moi le plus dur a été la 6e et la 5e. En 4e et aujourd'hui en 3e il a acté qu'il ne l'aurait qu'en seconde. Les smartphones de dans 2 ans seront vachement mieux que ceux d'aujourd'hui ;-)

    Il faut voir le bon côté des choses.

    • Savoir qu'on va mourir permet de relativiser dans pas mal de situations.
    • Relativiser pour mieux vivre aujourd'hui.
    • Vivre à la campagne, c'est quand même souvent mieux qu'à la ville.
  • Merci messieurs !

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