Décroître, les conseils.

15/10/2018 Non Par cborne

Le terme arrêter est bien sûr trop fort, on arrêtera seulement quand on sera mort ou quand un gamin de la génération actuelle aura appuyé sur le bouton rouge en pensant liker une vidéo sur Youtube 2048.

Nous le savons, nous sommes dans un monde qui va trop vite et le vrai bonheur est certainement détenu par celui qui n’a ni le besoin, ni la volonté de s’informer. Je pense d’ailleurs que ça n’existe plus, même le gars qui veut partir vivre dans le massif de la Clape avec son couteau a tout intérêt à avoir une application météo ou se renseigner sur les périodes d’ouverture de la chasse. La difficulté d’une profession comme la mienne, c’est qu’il est impossible de ne pas suivre les réformes, de ne pas regarder ce qui se passe en informatique. Le droit à la déconnexion qu’on nous a vendu est une belle arnaque, on peut faire le choix de tout couper mais c’est se couper du monde, de l’information, de son travail. La difficulté pour un individu comme moi, c’est non seulement la, les profession(s), mais aussi la nature, je fais partie des gens atteints du syndrome du fear of missing, la peur de rater quelque chose.

Lorsqu’on lit les enquêtes sur les réseaux sociaux, les commentaires des gens, il apparaît que cette abondance d’information ne rend pas heureux. Dernièrement j’ai retiré une de mes élèves de mon compte instagram, dans la minute qui a suivi, elle m’expliquait que je lui brisais le cœur. La fille ne manque pas d’humour mais je sais qu’il y a derrière une part de vérité, elle a une application pour savoir qui ne la suit plus sur les réseaux sociaux.  Je lui ai conseillé d’arrêter de se faire du mal, et je lui ai expliqué que ce n’était pas elle que je ne suivais plus mais de plus en plus de gens pour ne quasiment suivre personne. À l’instar d’un blog j’ai détourné les usages pour n’être que suivi et pas suiveur, un gain de temps conséquent, on y viendra plus loin.

Ralentir implique de faire des choix techniques et philosophiques, en voici quelques-uns :

Minimalisme partout à commencer par les machines

Au grand désespoir de ma femme je ne veux pas de lave-vaisselle. Enfin son grand désespoir, c’est quand même moi qui fais la vaisselle. Cela peut sembler idiot, je m’y tiens, on a beau expliquer que désormais il est plus économique d’utiliser un lave-vaisselle que de faire la vaisselle à la main, je n’y crois pas, je n’en veux pas. Cela fait partie des appareils qui sont superflus, la vaisselle à quatre ce n’est pas énorme, quand nous serons deux ce sera dérisoire. Ajouter des appareils c’est ajouter de la complexité, des frais supplémentaires, de l’entretien. Moins on possède d’appareils, moins on a besoin d’entretenir. Dans le cas des appareils informatiques, c’est non seulement de l’entretien mais aussi des mises à jour.

À une époque j’avais la panoplie de jouets, du serveur à tout faire sous Debian en passant par le raspberry pi pour regarder la télé. A l’instar du lave-vaisselle, il apparaît que je n’avais pas besoin de ces appareils. Aujourd’hui je suis en possession :

  • d’une tour. Avec un écran 24 pouces c’est mon principal outil de travail.
  • d’un ordinateur portable. C’est certainement l’appareil qui est le plus discutable et qui va finir par sauter. Il me permet de vidéo-projeter des contenus pédagogiques et nos vidéos projecteurs sont en VGA. Si à une époque où je vivais plus ou moins entre deux domiciles à savoir Saint-Pierre pour les vacances, ailleurs pour la période scolaire, le fait d’avoir complètement changé de mode de vie et de ne faire que de courts séjours de vacances, l’appareil est moins une évidence. J’ai essayé un temps de le troquer contre un appareil de la région, réversible de façon à ce qu’il soit tactile, ce n’est pas évident. Trop lourd à manipuler en classe, s’il est sur un vidéo-projecteur, je ne peux pas l’avoir dans les mains en même temps.
  • d’une tablette 7 pouces scolaire. C’est l’appareil de plus que je me suis rajouté cette année et je ne le regrette pas. Plutôt que d’avoir un cartable lourd avec les bouquins, et mes cours photocopiés, j’ai cette tablette. Parfois pour pointer où j’en suis pendant que j’enseigne ou pour regarder le bouquin, c’est pratique, ça tient dans la main. En contrepartie, je n’imprime plus aucun document, à part les contrôles et les cours des élèves.
  • d’une tablette loisir et de voyage. Comme expliqué plus haut, je n’écris plus de billets de blog pendant mes déplacements. Un billet de blog ici c’est à minima 1500 mots et ça peut faire 3000 mots et plus, il faut un peu de temps pour le rédiger, je préfère mieux profiter des courts et intenses séjours que nous nous offrons. Ma tablette reste principalement l’appareil à lire de la bande dessinée et faire un peu de veille.
  • d’un smartphone qui un jour remplacera certainement l’ensemble de ces appareils, ce n’est pas pour demain.

Aujourd’hui avant d’acheter un appareil, de remplacer un appareil, je m’interroge sur son utilité, sur le fait qu’il soit indispensable ou non. Je ne suis pas le seul dans cette démarche, une collègue me disait que désormais avec son mari ils étaient passés à une seule voiture pour la famille avec les quelques contraintes que cela impose. Pendant longtemps j’ai cédé à l’appel des gadgets chinois, des objets aussi inutiles les uns que les autres et qui ne sont pas des facilitateurs. On pense que le nouveau gadget génial va simplifier des situations, c’est souvent le contraire, on va créer un besoin supplémentaire et se poser des problèmes en plus. L’exemple typique pour ma part c’est le GPS dans la voiture, il faut mettre à jour le logiciel s’il se met à jour, c’est cher, le GPS on l’a sur le téléphone et toujours à jour. Toute l’informatique embarquée dans les voitures multiplie les pannes, les entretiens quand le principe de base de la voiture c’est quand même le déplacement.

Au lycée j’applique la même politique, et je risque de l’appliquer de façon de plus en plus drastique, tout matériel non utilisé est sorti du circuit, je freine un peu sur les nouveautés quand je vois que ce qu’on a n’est pas utilisé à 100%. Je connais des établissements qui se sont lancés dans la brèche de l’imprimante 3D, elle prend la poussière parce que les enseignants poussés par la tendance ont trouvé ça formidable au départ mais n’avaient ni les compétences pour utiliser le bidule ni réfléchi aux applications pédagogiques qui vont avec.

Limiter le nombre de logiciels et de services. Éthique mais d’abord pratique.

Ce qui s’applique précédemment au matériel s’applique bien évidemment au logiciel. A une époque j’utilisais Audacious pour écouter de la musique, c’est un logiciel que je n’ai plus sur mon PC, je n’utilise que VLC. VLC est capable de lire l’audio, pourquoi utiliser deux players différents alors qu’un remplit parfaitement les deux fonctions ? Je ne sais pas. Certaines personnes ont des playlists complexes, ont le besoin d’avoir les jaquettes, les paroles, ce n’est pas le même cérémonial pour moi, je me contente d’écouter de la musique, si bien que le besoin ne nécessite pas un lecteur plus complexe que VLC.

Au niveau des systèmes d’exploitation, Android apporte un véritable confort, on ne peut rien faire, même pas mettre à jour le système, pour les applications ça se fait tout seul. C’est agréable parce qu’on n’a pas à se préoccuper du système, c’est un problème parce qu’on est soumis au système, à ses failles de sécurité, et on sait qu’on est face à un produit obsolète dès la sortie de la boîte. Malheureusement tant qu’aucune alternative ne sera proposée c’est encore le système qui permet d’en faire le plus face à iOS, le prix bien sûr n’est pas anecdotique. On peut toujours envisager de se passer de smartphone, ce serait difficile pour moi. Au niveau des ordinateurs, pour l’instant Xubuntu m’apporte satisfaction ou faute de m’apporter satisfaction il ne m’apporte pas de problème insoluble. J’ai prévu de migrer sur Gnome qui paraît être le choix de la raison, néanmoins lorsque j’observe la valse, deux pas en avant trois pas en arrière des développeurs qui sont en train de faire marche arrière pour certaines fonctionnalités qui n’ont pas fonctionné, je suis perplexe. Prendre le temps de faire la ronde des distributions et des environnements ne m’apporte aucun plaisir, je pense que je ne bougerai que si j’y suis contraint. XFCE va finir par mourir du fait de ne pas avoir pris le rythme de GTK, tant pis, on ira voir ailleurs.

Mon futur navigateur. Non quand même pas.

La multiplication des plate-formes que j’utilise me pousse à faire des choix drastiques quant aux logiciels choisis.

Firefox malgré tout le mal que je peux en penser, surtout la fondation Mozilla a l’intérêt d’assurer la synchronisation entre tous les appareils, mes PC, mes Android et même ma session Windows au lycée. On notera qu’il s’agit d’un choix technique mais avant tout éthique, Google Chrome est plus efficace et me permettrait d’avoir les mêmes services.

J’essaie d’utiliser au plus le cloud quand il est bien fait car il est multi-plateforme. L’exemple typique c’est FreshRSS l’agrégateur de flux. Il s’agit d’un site web, il est accessible depuis n’importe quel navigateur, est responsive design. On notera qu’il s’agit d’un choix plus technique que philosophique. J’ai été utilisateur de Feedly pendant un temps, certains flux étaient bloqués, une limitation à cent flux maximum, FreshRSS est moins bon mais pas limitant, il ne me demande pas non plus de passer régulièrement à une formule premium. Il s’agit de plus du « gros » projet libre quant à la lecture de flux RSS, c’est aussi mon positionnement, tant pis pour les petits projets alternatifs qui méritent certainement leur chance, je me contente de jouer dans l’équipe du vainqueur. On ne s’étonne donc pas de savoir que j’utilise WordPress, VLC, ou Libreoffice.

J’utilise les possibilités DAV de mon hébergement o2switch pour réaliser la synchronisation de mon calendrier et de mes contacts. Ici encore je peux le faire depuis mon téléphone avec l’application dédiée davdroid, après avoir utilisé Thunderbird plus par habitude que par passion, j’utilise Evolution qui de façon native gère le DAV. On notera encore ici l’importance d’avoir un protocole qui est accessible depuis n’importe quel appareil. J’aurais pu ajouter un serveur dédié pour créer une instance de Nextcloud, profiter des très nombreuses fonctionnalités qui sont offertes par la machine à tout faire du cloud libre, néanmoins à partir du moment où ce service m’est accessible, que je le paye, je l’utilise plutôt que d’en rajouter un autre. De façon générale à partir du moment où mon hébergement est payé, que je ne compte pas m’arrêter de bloguer, de changer d’hébergeur, tout ce que je peux installer et gérer depuis mon espace mutualisé, je le fais.

Il était possible d’utiliser les possibilités de synchronisation qui me sont offertes par Office365. Ici c’est exactement pareil que pour o2switch à la différence que ce n’est pas moi qui paye mais ma fédération agricole. Je fais donc un choix éthique car il est possible de le faire, de plus en utilisant des logiciels sous Linux, le DAV est mieux géré que l’Exchange notamment pour la gestion des contacts. Toutefois l’offre d’hébergement o2switch a ses limites, il s’agit d’un service DAV qui est proposé mais pas de gestion complète de DAV. Si par hasard vous vouliez tenter l’installation de Nextcloud sur votre espace d’hébergement, sabredav ne serait absolument pas géré ce qui bloque complètement les possibilités de synchronisation. Ce choix de 365 est assez problématique car il n’y a pas de client sous Linux. Si on suit l’ordre de mon travail, je produis sur ma tour et j’aimerai sans trop d’effort que les fichiers arrivent sur les appareils. Il me suffit de faire un drag and drop dans le navigateur, les appareils sous Android ont un client si bien que la synchronisation est automatique. Reste donc le problème de l’ordinateur portable sous Linux pour lequel il faudrait faire une synchronisation. A partir du moment où cet appareil ne me sert qu’à diffuser de l’information sur vidéo-projecteur, parfois me connecter au cahier de texte, je peux m’interroger sur la nécessité de maintenir Linux sur le poste et envisager de basculer sous un autre OS éventuellement Android pour x86 ou pourquoi pas ChromeOS. On comprend dès lors que cet ordinateur portable est plus un problème qu’une solution.

De façon synthétique. Diminuer le nombre de logiciels pour mieux maîtriser leur utilisation, éviter les doublons. Utiliser au plus les services inclus dans les offres que je ne peux pas contourner. Office365 pour ma part du fait que c’est lié à mon travail, les logiciels disponibles depuis softaculous en lien avec mon hébergement. Il est évident que je ne m’investirai pas dans des services dont j’émets des doutes sur la pérennité. Pérennité qui peut prendre deux sens : le service va finir par sauter, on l’a vu avec les DNS gratuits ces derniers temps, ma fidélité au service Investir dans les services proposés par mes opérateurs de téléphonie par exemple n’aurait aucun sens, j’ai dû changer dix fois d’opérateur dans les dernières années.

Arrêter de lire n’importe quoi, de regarder n’importe quoi

J’écris ce billet entre le 14 et le 15 octobre, les conditions climatiques étayent ma théorie. A l’heure actuelle l’Aude subit de lourdes inondations. Je ne suis pas allé travailler aujourd’hui, alerte rouge, c’est un peu trop violent et pas assez bien payé pour me noyer. Je récupère l’intégralité des informations sur le trafic routier, sur les problèmes, certaines personnes qui vivent sur Saint-Pierre sont très actives, on a donc les images précises qui correspondent à son lieu de vie et c’est tant mieux. Bien sûr la préfecture ne diffuse que sur les réseaux sociaux, on recommande de suivre le site inforoute11 qui n’est absolument pas à jour. Par exemple, la ville de Cuxac vient d’être évacuée, et pourtant les routes au moment où j’écris ces lignes sont dans un joli vert qui signifie que tout va bien. Le réseau social prend tout son sens, on récupère l’information précise, locale bien meilleure que n’importe quel site d’actualité où l’on reste dans la généralité.  Je communique avec mes collègues de l’Hérault pour connaître la situation au lycée, avec une surveillante par messenger pour donner des consignes de révision à mes élèves pour le contrôle que j’ai envoyé.

Malheureusement pour cette utilisation très positive du réseau social dans un contexte assez particulier qui force les gens à revenir au concret, combien de plaisanteries pourries, combien de défis, combien d’anniversaires, combien de parasitages au détriment de l’information ? Pour moi, Facebook fait donc figure d’indispensable, mais à l’instar des sites qu’on est amené à suivre, on ne sélectionne pas n’importe quoi, il faudrait donc ne pas suivre n’importe qui. Facebook a cet avantage de la politesse que ne propose pas instagram, on peut être ami avec un individu, il ne sait pas si vous continuez ou non à lire ses publications. J’ai dégrossi énormément de gens qui passent leur journée à publier n’importe quoi, nous restons amis.

Instagram est indéniablement le réseau dont je pourrai me passer, il n’apporte rien, n’informe pas, n’apprend rien. Il se contente de rajouter une couche de voyeurisme supplémentaire, un voyeurisme calculé, à grand coup d’effets et de poses qui n’ont plus rien de naturel. Le réseau reste un moyen intéressant d’échanger avec les plus jeunes, plus rapide que l’ENT de l’école.

Si pour les réseaux sociaux ne pas lire n’importe quoi c’est globalement jouer le jeu de l’abonnement ou du désabonnement, pour l’actualité c’est plus difficile. Matronix évoquait le fait qu’il avait trouvé 900 articles en un mois sur fortnite en un mois dans sa veille, c’est l’effet pervers de la gratuité des journaux, on va jouer à fond sur la tendance plutôt que sur l’article de fond. Si pour certains sites c’est simple, les articles sont tous aussi médiocres les uns que les autres, pour le Huffpost, un exemple parmi d’autres, c’est plus complexe. On alterne le très bon, parfois des articles issus de blogs qui sont pertinents sur tous les thèmes, et de l’autre du clickbait avec les titres les plus racoleurs possibles pour faire cliquer. Pas vraiment le choix dans ce cas, c’est le cerveau qui doit trier sauf si on a réellement décidé de ne pas vouloir d’informations sur fortnite. J’en reviens souvent à cette notion, celle de sa propre gestion, quand j’écris que la déconnexion c’est trop brutal, c’est qu’on ne se contrôle pas, il faut apprendre à faire le tri. Oui, c’est un effort intellectuel de ne pas céder à la facilité, de ne pas cliquer sur la photo des chatons, de la plaisanterie à deux balles, de la violence gratuite, du titre aguicheur sur les dix meilleures manières, et c’est un effort qu’il faut faire. Ce n’est pas à une IA de faire le tri, c’est à nous.

Il est évident que ne pas regarder n’importe quoi, ne pas lire n’importe quoi s’applique aussi aux médias. Pas une semaine sans qu’on vous explique qu’il y a une incroyable nouvelle série à suivre parmi les dix séries incroyables que vous suivez déjà, les derniers blockbusters qui vous font de l’œil, ces centaines de chaînes Youtube qu’il faudrait avoir vu pour en être. Je pense qu’il faut assumer d’une part, que les grosses productions américaines ont tué le système et qu’il faudra que nombre de films à gros budgets se prennent des fours conséquents pour voir apparaître autre chose, il faut d’autre part prendre en considération qu’on ne peut pas tout lire, tout voir, et qu’il faudra faire de façon obligatoire des choix. Ce n’est pas l’objet de ce billet, je ne suis actuellement que dans une phase de décroissance, je n’ai pas encore commencé à remplacer partiellement ce que je retire.

Bonus : anticipation, organisation, rigueur.

L’introduction de l’article de Guillaume Champeau Gmail et l’assistant Google, ce futur asile de fous ? est pertinente, je pense que la décroissance c’est la volonté de sortir un peu de ce monde de fou, d’arrêter de tirer la langue à force de se disperser dans tous les sens. Tout ceci nécessite une rigueur, une organisation, une façon de vivre. On ne va pas se mentir, avec mon emploi du temps de ministre, un homme contre qui le destin se déchaîne, de la gosse qui se casse la figure dans son école aux éléments qui se déchaînent sur mon pays, il faut être prêt à tout.

La pratique du zéro mail est souvent décriée, et pourtant j’y vais à fond. Je le pratique dans tous les domaines, le zéro courrier, le zéro document à signer, le zéro tout. Certains s’octroient des temps de lecture de mail, des temps de lecture des réseaux et le reste du temps déconnectent, je prends le problème à l’envers comme on a pu le comprendre. En effet suivre 12000 personnes et s’octroyer un temps pour le faire c’est quand même suivre 12000 personnes. Être abonné à 1000 mailing lists et prendre le temps de les lire le soir c’est encore prendre le temps de lire 1000 mailing lists. Par le fait, il vaut mieux suivre moins de gens, ne pas s’abonner à des sites ou des listes qui ne vous paraissent pas indispensables pour aller à l’essentiel.

De la même manière que moins vous avez d’appareils, moins vous perdez de temps dans l’entretien à y consacrer, moins vous suivez de gens, moins vous avez de contacts, moins vous perdez de temps à traiter.

Tout ceci n’est finalement qu’une histoire de choix, une histoire de volonté, celle qui consiste à en avoir moins pour profiter plus. Mon histoire d’ordinateur Linux me chagrine un peu, je pense qu’on va prochainement commencer à s’y intéresser, ce sera l’objet d’un prochain billet.