Cultures, épisode 61

20/06/2020 Non Par cborne

Jean-Paul Rouve après la mort de son père est devenu le chef de famille, le pilier pour son frère, sa mère et ses deux sœurs. Un bon job, une petite fille adorable, une femme qui l’aime et pourtant il ne va pas bien. Le retour dans sa vie de Elsa Zylberstein, une actrice connue avec qui il a eu une grande histoire d’amour va le bouleverser et remettre en question cette vie si rangée, si parfaite, dans laquelle il est complètement malheureux. J’ai du mal à évaluer ce je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part qui parfois donne l’impression d’être un entraînement décousu pour acteurs. Je joue la tristesse, je joue la joie, sans vrai fil conducteur. Une sensation de brouillon, mais un brouillon tellement bien joué, qu’on regarde jusqu’au bout.

Anais Demoustier vit avec Robinson Stevenin, elle travaille dans une boutique de fringues dans des conditions précaires pendant que lui s’est endetté pour devenir chauffeur Uber. Ils viennent d’avoir un enfant, la situation financière est particulièrement compliquée. Elle a été élevée par Jean-Pierre Darroussin comme sa propre fille, avec Ariane Ascaride. Père d’un second un enfant, Lola Naymark, une femme dure qui réussit dans les affaires avec une chaîne de magasin. Elle pourrait sortir sa sœur de la misère mais ne le fait pas, les non-dits, les haines, jalousies. Gloria Mundi est un film qui est presque un reportage sur la France des gilets jaunes, sur les difficultés financières, sur les gens qui peinent à finir les fins de mois. Le film est déprimant au possible, caricatural, on reste tout de même pour voir comment ça se finit forcément mal.

Je me cherchais un jeu à pas cher sur la PS4 et je suis tombé sur Deus Ex Mankind Divided. J’avais un souvenir positif de Deus Ex Man Revolution, par contre un très lointain souvenir, pour ainsi dire je me souvenais qu’on avait un jeu type FPS infiltration mais pas plus. Le jeu est la suite de l’autre, pas terrible quand on fait douze tonnes de références dans le nouveau, il se situe deux ans après le drame. Toutes les personnes augmentées ou presque, des gens avec des implants qui leur donnent des talents supplémentaires ont disjoncté et se sont lancés dans une vaste boucherie. Dès lors, les augmentés dont vous faites partie sont considérés comme des pestiférés, cette ambiance est parfaitement retranscrite dans le jeu où l’on vous demande vos papiers toutes les trois minutes.

Avec votre personnage qui évolue, avec des bases solides, un moteur de jeu très joli, ça partait d’une bonne idée sauf que ce jeu est une véritable horreur. L’histoire est ennuyeuse, les dialogues sont ennuyeux, le level design est tellement tordu avec ses passages de partout qu’on est là comme un couillon à chercher la meilleure entrée. Rajoutons à cela, un certain manque d’action qui aurait pu compenser l’ennui, et on a un jeu basé sur l’errance du personnage. J’ai fini par le désinstaller de la console.

Je viens de mettre 40 € et des brouettes dans le PS Now, à ne pas confondre avec le PS PLUS. Le Parigot Manchot, Gilles a donné une définition que je trouve assez sympathique, le PS PLUS c’est pour jouer en réseau, le PS Now pour jouer à des vieux jeux pourris de PS3. Je vais être un peu plus nuancé. Oui de toute évidence, on va oublier désormais les jeux offerts qui ne sont pas offerts puisqu’ils ne sont plus téléchargeables après la date d’achat pour se concentrer sur ce qu’il reste, le jeu en réseau pour les bourgeois. Je m’explique. Effectivement Gilles n’a pas totalement tort, la grande majorité des jeux qui sont accessibles depuis le PS Now ne sont pas de grosses nouveautés. Néanmoins et contrairement à ce que je pensais, le jeu en ligne est accessible pour les jeux qui sont disponibles, en tout cas je le pense, la preuve je suis en train de télécharger the Elder Scroll Online. En outre il est certain que quelqu’un qui vient de se payer une nouveauté, s’il veut accéder aux fonctionnalités réseaux, sera obligé de mettre la main à la poche pour avoir le PS PLUS.

Du fait d’avoir des raisonnements de radasse ou de bon père de famille c’est selon, il est certain que je n’irais pas me payer un jeu à 70 € et les 60 € pour y jouer en réseau. J’ai le temps, si bien que l’offre du PS Now que j’ai souscrite en promotion puisque sur le papier c’est 60 € de base, répond parfaitement à mon besoin.

Je viens de faire le Shadow Of The Tomb Raider, qui est côté entre 15 et 20 €, je vais me faire le spider man et quelques autres jeux assez intéressants que j’ai vu passer. Moralité, mon abonnement pour l’année est déjà amorti, sachant que le service injecte de façon régulière des « nouveautés ». Je trouve de plus que cela correspond à mon mode de consommation, il y aura peu de jeux à part les souls que j’aurais refaits, Skyrim bien sûr, mais sinon pour le reste, j’ai quand même tendance à « torcher » le jeu et passer à autre chose.

Les 15 à 20 € pour le Shadow of The Tomb Raider qui me finance entre un tiers et la moitié de mon abonnement pour l’année, ça ne les valait pas. J’avais beaucoup apprécié les deux premiers opus, le premier en particulier qui était un très bon reboot de la série, je suis plus partagé pour celui-ci. Il y a à mon sens deux problèmes de fond :

  • L’histoire n’est pas prenante
  • J’ai l’impression de jouer à Batman, Assassin’s Creed, Far Cry primal et je suis en train de me dire que de plus en plus de jeux se ressemblent un peu trop profondément dans le gameplay. Et encore quand je dis jouer, ça reste un bien grand mot.

Souvenez-vous, Lara Croft est en lutte contre une guilde de méchants qui sont à la recherche d’un super secret qui pourrait changer la face de la terre. Lara toujours trop curieuse ramasse un des artefacts recherchés et déclenche l’apocalypse. Techniquement les premières scènes en mettent vraiment plein la vue, le jeu est magnifique à un gros détail, les expressions du visage. Concrètement Lara a un grave problème de paralysie faciale, ce qui fait que lorsqu’un événement dramatique se produit ou qu’elle est émue, ça ne se voit pas sur son visage. Rajoutez à ça un doublage pas vraiment convainquant, avec une histoire qu’on a déjà vue cinquante fois et on a beaucoup de mal à rentrer dans l’aventure dans laquelle aucune cinématique aux dialogues insipides ne vous sera épargnée.

L’action se passe plus ou moins chez les mayas, enfin les gars du côté du Mexique, on peut rester dans l’approximation étant donné que les recherches ont dû être réalisées par un stagiaire en Deug d’histoire. Vous allez passer l’intégralité des clichés historiques mais aussi ceux vus dans le jeu vidéo, en lorgnant bien évidemment du côté de Uncharted. Les sacrifices humains bien sûr avec des scènes vraiment sales qui claquent bien qui font penser au film de Mel Gibson Apocalypto, côté mise en scène certains passages sont très réussis, et malheureusement l’inévitable tribu ancestrale qui vit dans la jungle et qui protège les secrets avec leurs corps mutilés pour faire peur. Le manque d’originalité est un poids tout au long du jeu.

Pour le gameplay, c’est la fausse impression de liberté qui me pose problème. Vous savez que vous allez devoir passer par là parce que vous avez le grappin qui va bien. Le point d’orgue de ce système, ce sont des courses qu’on a déjà pu voir dans Assassin’s creed où Lara doit s’évader d’une situation catastrophique. Si effectivement on y croit parce que c’est un rythme de foufou, le morceau de bois qui forme une passerelle pile poil trois secondes avant votre passage, une chance incroyable qui manque largement de crédibilité. Pareil pour les combats où vous avez les herbes hautes à l’endroit qui va bien, ou le tonneau d’explosif juste à côté des ennemis qui ne demande qu’à exploser. Comprenez que la façon dont on est guidé dans le jeu quand on a joué à Dishonored 2 où l’on a la sensation que tout est possible, fait franchement pitié.

J’ai plié le jeu en trois jours, sans rencontrer de difficulté particulière, et en m’ennuyant assez régulièrement. Le point réellement positif du jeu, c’est l’architecture des tombeaux cachés qui vous permettent de débloquer des compétences. De ce côté-là, les développeurs se sont vraiment cassés la tête, avec des mécanismes complexes, on a vraiment la sensation de retrouver l’esprit Tomb Raider ou Indiana Jones. À l’instar des Assassin’s Creed dont j’ai désormais la curée, il y a de bonnes chances pour que les Tomb Raider viennent remplir la même pile de jeu dont la licence a été un peu trop utilisée à mon goût.

Altherat, troisième épisode de la série mages et nécromancien a du mal à supporter son roi. Un roi brutal, vicieux, cruel, qui tue un peu tout le monde sur son passage. Altherat se retrouve au milieu de grandes manœuvres politiques mais la faute à pas de chance, des représentants sont tués par un poison qui porte sa marque. Je rappelle que l’idée générale de la série mage, c’est de présenter à l’instar du jeu vidéo Dragon Age, des mages qui sont sous contrôle. Altherat est le parfait représentant, tiraillé entre ses opinions et l’obligation de servir son roi. Comme toujours, une bande dessinée de bonne facture, un bon dessin, une enquête intéressante, même si on connaît le coupable dès les premières pages.

Comme vous pouvez le voir, je fais référence régulièrement aux séries elfes, orcs et gobelins, nains et mages désormais. Il faut dire que depuis ces dernières années, la série de base, elfes, et ses « spin off » ou dérivés, ont cannibalisé totalement l’héroic fantasy, un style dont on nous avait gavé dans les années 90 avec comme fer de lance, les chroniques de la lune noire qu’on n’a malheureusement pas encore achevée, mais c’est une autre histoire. La série Wollodrïn, en dix tomes achevée est donc devenue quelque part une rareté dans le paysage de la fantasy francophone. C’est une bande dessinée assez étonnante, articulée en diptyque, avec un fil pas vraiment conducteur. On verra apparaître environ une dizaine de protagonistes qui seront tous liés, donc cinq en particulier, originaire de chaque espèce, qui ont tous un grand pouvoir. C’est assez classique dans les « contenus », plus que dans cette construction qui pourrait semblait désordonnées, où des personnages centraux arrivent aux environs du tome 6, soit pas loin de la fin. Le dernier elfe, un nain à qui il manque une main, un orc et une femme qui ont un enfant ensemble, un dragon incarné dans une petite fille, on est vraiment dans le classique de la fantasy jusqu’au nain berserker. Bande dessinée qui intrigue vraiment le lecteur, bien écrite, on ne sait pas trop où on va mais on y va, pour un final peu conventionnel.