Cultures, épisode 60

31/05/2020 Non Par cborne

Lilya est une voleuse qui est méprisée par la guilde, elle en a marre de n’avoir que des missions de second ordre. Elle veut organiser le casse du siècle et finit par voler une mission au maître de la guilde, voler le roi des voleurs. Il se trouve qu’elle se fait démasquer et on tient celui qui fait office de grand-père en otage. Elle va devoir récupérer trois clés qui permettraient d’ouvrir la porte d’un grand trésor. Elle va devoir voler l’une des clés chez une secte d’adorateurs du feu, et il semblerait que la clé ne donnerait pas la fortune, mais plutôt l’accès au tombeau de leur Dieu qui a été enfermé dans le caveau pour ne détruire le monde. J’ai lu le premier cycle de Voro et c’est plutôt sympa. Un graphisme simple mais efficace, un côté enfantin pour une histoire qui reste assez sanglante. Un côté blues brothers plutôt réussi avec la pauvre Lilya qui sera poursuivie par la guilde des voleurs, la secte du feu, et son commanditaire.

Klaus est un dessin animé qui a été offert gratuitement par Netflix il me semble, une collaboration entre les Américains et les Espagnols et j’ai envie de dire que ça se voit. Le dessin fait penser à du Don Bluth le dissident Disney qui a fait Anastasia, ça c’est pour les Américains et le scénario est franchement moins débile que ce qu’on peut voir d’habitude, c’est l’Europe. C’est l’histoire de Jesper, fils d’un grand patron de la poste. Il vit dans l’oisiveté et son père en a ras la casquette, humour de postier. Il décide de l’expédier à l’autre bout du monde avec pour objectif un envoi de 6000 lettres pour pouvoir rentrer au bercail. Jesper va trouver un village séparé en deux clans qui se bastonnent depuis des générations sans en connaître le motif. À l’écart du village, un homme solitaire lui fait livrer son premier jouet. Une version détournée du père Noël qui tient franchement la route, avec la mise en place de tous les éléments de la légende. Une véritable réussite.

À Shanghai en 1937, Yin (et le dragon) est une petite qui vit seule avec son grand-père. Les temps sont difficiles, les Japonais débarquent, des gamins volent le peu de poissons que le vieil homme arrive à ramasser. Un soir, alors que Yin s’est fait voler la marchandise par les gamins, le grand-père décide de prendre la mer, la petite très déterminée, se cache dans le bateau malgré l’interdit. Pêche miraculeuse, ils vont trouver un dragon d’or blessé dans leur filet. Ce dragon n’est que le précurseur d’événements terribles qui doivent se produire, les querelles des hommes ont réveillé le dragon noir qui est bien décidé à détruire l’humanité. Bande dessinée en trois tomes, un dessin somptueux pour une histoire qui s’adressera surtout aux enfants du fait d’un manichéisme très prononcé.

Après avoir plié assez rapidement Dishonored j’ai enchaîné sur le numéro 2 que j’ai plié peut-être plus rapidement encore, il faut dire que le jeu est prenant. Quinze ans après la grosse boucherie du premier, Emily la gamine qu’on a sauvée se retrouve impératrice à la place de sa défunte mère. Elle dirige d’une oreille distraite avec Corvo Attano notre héros et son papa qui lui donne une formation de tortue ninja. Les choses ne vont pas très bien au palais, des meurtres sont perpétrés au nom de l’impératrice et de son papa, ce qui pourrait être plausible quand on sait le massacre qu’on a pu faire dans le premier.

Un beau jour débarque la méchante tata, Delilah, une enfant illégitime qui se proclame comme nouvelle impératrice. Il faut dire qu’elle est accompagnée de robots de la mort avec quatre bras et de pouvoirs magiques. Vous avez le choix de jouer Emily ou Corvo, les pouvoirs des deux personnages sont différents, pour varier le plaisir j’ai pris Emily. Corvo se retrouve statufié et vous n’avez d’autre choix que de quitter le pays en direction du sud, l’endroit où les premiers assassinats ont démarré.

Dishonored 2 comme souvent c’est dishonored 1.5. Amélioration du graphisme, c’est magnifique, au détriment de la fluidité du jeu, les temps de chargements, notamment pour les sauvegardes, sont rédhibitoires et honteux tout comme les saccades en plein combat. Le système d’arbre de compétences est beaucoup plus intéressant que pour le premier et toujours aussi « injuste ». Comprenez que si vous voulez des pouvoirs, vous devez trouver les runes qui sont bien sûr cachées dans les endroits les plus délirants. Mon fils me regardait jouer dans l’incompréhension la plus complète, lui qui joue à fortnite, voir quelqu’un prendre le temps de faire chaque élément du décor pour trouver la combinaison d’un coffre, une entrée secrète ou une rune cachée, je comprends que ça puisse faire vomir. Il est évident qu’il s’agit d’un jeu de patience.

Injuste comme système car vos actions, vos morts, vos exploits, ne rapportent rien en expérience, pas de rune, pas de pouvoir. Le nombre de runes est limité si bien que vous ne pourrez pas avoir l’intégralité des pouvoirs, il est nécessaire de faire des choix. Force est de reconnaître que le pouvoir de téléportation suffit amplement à faire le jeu et que lorsqu’on l’a monté à gros niveau, on a beaucoup moins envie d’être subtil. Vous pouvez désormais récupérer les objets mais aussi attirer les ennemis si bien que vous les sabrez en plein vol. Dès lors l’infiltration face à certains pouvoirs d’attaques particulièrement dévastateurs en prend franchement en coup. J’ai fait l’un des derniers niveaux presque en run, en sabrant tout ce qui bougeait et sans être gêné plus que ça. Parallèlement à cela, j’ai développé la possibilité de faire des clones de moi-même, vous créez un clone derrière un ennemi, le clone le tue, à la longue on se rend compte qu’il y a peu d’intérêt, comme la nombreuse panoplie d’armes disponibles. Il s’agit bien évident de mon jeu, ma façon de jouer et on comprendra que d’autres prennent un plaisir particulier à jouer en infiltration, à poser des pièges et j’en passe. D’ailleurs le jeu vous invite à multiplier les méthodes, je dois à peine arriver à 17% de succès alors que j’ai fini le jeu.

Comme indiqué plus haut, nous sommes plus dans le 1.5 que dans le 2.0, on a troqué par exemple les rats contre des mouches qui lorsqu’on s’approche trop du nid essaient de vous bouffer. Alors que dans le premier, on jouait sur une difficulté qui allait crescendo quant au nombre de monstres et leur difficulté, on pense notamment aux échassiers pénibles qui tiraient de partout, ici on varie le gameplay en essayant l’originalité. La découverte des robots dans un manoir qui change de forme lorsqu’on appuie sur un bouton ou encore la perte de vos pouvoirs magiques et la possibilité de faire des allers-retours dans le présent et dans le passé.

Ma principale critique, ou plutôt regret pour le premier, c’était de ne pas avoir d’open world, de ne pas pouvoir revenir sur ses pas. Les cartes sont gigantesques et les missions secondaires souvent intéressantes. La plus grosse éclate ce sont certainement les boutiques clandestines qu’il faut piller à chaque mission. Alors que dans le premier épisode, c’était dans le cadre du retour sur votre île que vous obteniez votre matériel, ici c’est dans ces fameuses boutiques clandestines. À chaque fois, la possibilité de les dévaliser. Pour exemple, vous allez vous rendre compte que deux femmes sont dans les sous-sols pour essayer de faire sauter un mur pour rentrer dans la boutique. Une fois que vous les avez éliminées, vous faites sauter l’explosif. Trop facile, il est nécessaire de lancer une grenade de plus pour faire sauter le mur. La multitude de ces détails font que le jeu est vraiment passionnant et on a à cœur à chaque mission de jouer au voleur.

Dishonored 2 est un excellent jeu, qui change du FPS classique par sa liberté de façon de jouer. La réalisation des maps, le sens du détail, le nombre de passages pour arriver d’un point A à un point B est bluffant.

Cœur de rockeur.

N’y allons pas par quatre chemin, Lord Of The Fallen est une copie de Dark Souls en moins bien. C’est un problème de fond je pense pour les joueurs, quand tu as joué à Dark Souls, il est difficile de passer à autre chose, tu es en recherche permanente de ton shoot de difficulté, de monstres de quatre mètres dont tu cherches à comprendre le pattern jusqu’à réussir à lui placer le coup d’épée ou de hache dans la petite fenêtre qui s’ouvre à toi. Jouer à Dark Souls c’est devenir un danseur, le bon rythme, la maîtrise de soi, mourir, et recommencer. Face au succès commercial qu’a remporté la série, il n’était pas anormal que certains se soient lancés dans la copie, pas tant que ça d’ailleurs et j’aurais tendance à dire que c’est dommage. Lord of The Fallen fait partie des imitations et face à un gameplay quasiment identique qui n’apporte pas une once d’originalité par rapport à un souls, il s’est fait largement démonté par le public plus que par la critique. L’expression Dark Souls du pauvre qui revient de façon récurrente est assez bien choisie, plus par le gameplay d’ailleurs que par la réalisation.

Notre histoire commence dans un monastère où des monstres sont apparus. Vous incarnez un prisonnier qu’on a libéré parce qu’il faut vaincre le mal par le mal. Trois classes vous sont proposées, guerrier, clerc et voleur, allant de façon théorique dans l’ordre croissant de difficulté. Trois classes de magie sont aussi proposées pour un total de 12 sorts. De ce côté-là, les amateurs de craft, de gars qui aiment fignoler leur personnage peuvent se rhabiller, le personnage d’Harkyn qui n’a aucun charisme ne propose pas grand-chose au point d’avoir fini le jeu en guerrier et l’avoir supprimé derrière. Comprenez que lorsqu’on finit un Souls, les yeux plein de larmes de sangs et de paillettes, la première chose qu’on se dit c’est qu’on va recommencer dans un style totalement opposé. Quand on se dit que certains ont fait des runs complets avec l’armure qui pique et sans autre possibilité que de tuer les adversaires qu’en roulant, on comprend la passion.

Le problème profond du jeu c’est réellement sa médiocrité. Comme vous l’avez compris, les choix sont médiocres, et j’ai opté assez rapidement pour un jeu sans bouclier, monter l’endurance à fond et une arme à deux mains suffisamment rapides comme peut l’être le personnage pour espérer taper de temps en temps. C’est une des critiques les plus récurrentes et les plus justifier, trouver le bon timing avec le personnage n’est pas simple. La magie ne m’a servie quasiment à rien non plus, j’ai dépensé bêtement des points dedans quand j’aurais dû me contenter de rendre mon personnage plus fort.

S’il n’y avait que le déplacement d’éléphant, ça passerait encore, la médiocrité s’applique aussi aux très nombreux bugs pendant les combats. J’ai donc fini le jeu sans trop de difficultés, pour la simple et bonne raison que les patterns des monstres et des boss sont ridicules. Vous n’êtes jamais surpris. Dans Dark Souls, les enchaînements ne sont pas répétitifs, ici, il suffit de se contenter d’attendre. J’ai tué quelques boss du premier coup, au premier combat, ce qui montre l’anormalité du jeu où théoriquement le choc doit être tellement violent qu’on n’a même pas eu le temps de comprendre ce qu’il nous arrivait. Il y a un seul boss que je n’ai pas vaincu, il peut se contourner, c’est un gars qui est au milieu d’une grande arène. Il apparaît en effet des bugs de collision, on le tape, sauf qu’en fait on le tape pas. Bugs de collision mais aussi caméra folle, il y en a pour tous les goûts.

C’est plutôt dommage car le jeu en lui-même n’est pas si mauvais. Comprenez que c’est plaisant, ça fait un petit challenge, on a des quêtes secondaires, quelques moments parfois épiques où l’on est content d’avoir tué un monstre et une histoire qui tient la route gâchée par la plus mauvaise équipe de traduction de France. Ce lord of the Fallen est donc un bon divertissement à 4.99 € sur le playstore au moment où j’écris ces lignes, mais surtout une source de regrets. Les jeux qui demandent au jour d’être exigeant doivent l’être avant tout avec eux-mêmes et proposer une expérience de jeu irréprochable.

King Domino est comme son nom l’indique, un jeu de dominos. Le but c’est de construire une zone autour de son château avec des dominos de la même catégorie : marais, eau, prairie, forêt, plaine. Sur certains dominos, vous avez une couronne qui fait office de coefficient multiplicateur qui agit sur la zone. Par exemple, si vous avez six forêts qui se touchent et deux couronnes dessus, cela vous fait deux fois six égal douze points. Le but bien sûr à la fin de la partie c’est de cumuler un maximum de points. Jusqu’à quatre joueurs, facile d’accès, ludique, un classique du jeu de société.