Cultures, épisode 57

01/05/2020 Non Par cborne

L’île fantastique fait partie des séries qui ont bercé mon enfance, taillée dans la veine de toutes les séries des années 80 de l’époque, comme la croisière s’amuse. En gros, la trame, des gens arrivent sur l’île dans la quête d’un fantasme à réaliser, comme l’île est fantastique elle réalise le fantasme, les gens viennent avec une idée précise pour se rendre compte que c’était autre chose qu’ils cherchaient. Comme nous ne sommes plus dans les années 80 mais en 2020, on se doute bien que le schéma des gens qui venaient avec un problème et qui repartent heureux ne fonctionne plus, c’est ainsi qu’on se retrouve avec une version plus ou moins gore où les gens peuvent mourir sur l’île. Comme on peut s’en douter, on ne tient bien sûr pas le film du siècle. Néanmoins je trouve que l’ensemble n’est pas si mauvais dans le sens où le film fait le job et l’hommage rendu à la série originale n’est pas incohérent. Il est bien évident qu’il faut être confiné et n’avoir plus que ça à regarder pour en faire une priorité.

L’histoire commence en bord de mer, la petite famille est réunie. On vient chercher la jeune de 16 ans, on apprendra qu’elle est accusée du meurtre de sa meilleure amie de sept coups de couteaux. On la retrouve deux ans plus tard pour le procès, et c’est lui qu’on va suivre pendant une heure trente scotché à son écran. On va découvrir la personnalité d’une jeune, froide au tribunal, une vie dissolue que ses parents ne soupçonnaient pas, qui interpelle, au point de s’interroger sur sa culpabilité. La fille au bracelet est un film passionnant, à voir.

Au nord c’était les corons, les hommes, des mineurs de fond. C’est un peu le décor de mine de rien, à l’époque la mine faisait vivre la région, aujourd’hui c’est le chômage pour tout le monde. Arnaud Ducruet qui a un peu tout perdu, sa femme, ses gosses qui ne le respectent pas, son travail, s’occupe de sa mère malade d’alzheimer. Il se lance dans un projet fou, changer l’ancienne mine en parc d’attraction. Mais comme vous le savez avec ce film qui ressemble à un téléfilm de TF1, il va y avoir beaucoup d’embûches. Si on fait abstraction du fait que c’est trop classique, qu’on a déjà vu ça cent fois, ça se laisse regarder le cerveau sur la commode.

Je ne connaissais pas la série des Sly Cooper et je découvre donc cet opus sur la PS3 avec le voleur à travers le temps. Sly est un super voleur, qui s’est rangé, il fait croire à sa compagne qui accessoirement est policière qu’il a perdu la mémoire. Comme on dit, chassez le naturel, il revient au galop, et notre voleur se prépare à faire un coup. Et c’est alors qu’il a prévu de faire un casse que son ami la tortue vient le voir pour lui annoncer que le grand livre contenant les exploits de tous les Cooper à travers les siècles est en train de voir ses pages disparaître. Curieusement pile au moment où il a inventé la machine à remonter le temps et que sa petite copine, une scientifique, a mystérieusement disparue.

Sly va donc remonter le temps et aider ses ancêtres qui sont en difficulté car quelqu’un essaie de changer le passé et de faire disparaître les supers voleurs que sont les Cooper à travers les âges. Excellent jeu de plateforme, très bien scénarisé, de l’infiltration ce qui est assez original et rare pour être remarqué quand dans un Mario par exemple, on va bourriner tout ce qui bouge. Mon seul vrai problème c’est ça :

Ça c’est ma manette PS3 filaire dont je suis très fier, payé à peine 8.95 € chez Action, elle fait parfaitement le job, sauf sur un point, le sisaxis. Rappelez-vous, c’est une technologie que j’ai déjà évoquée, qui permet d’utiliser la manette comme une wiimote, un capteur de mouvement. Et comme d’habitude comme on nous fait croire qu’il faut innover parce que le progrès c’est forcément mieux, il y a des phases de jeu en sisaxis. 8.95 € pour jouer, pas assez cher, je suis donc coincé dans un mini-jeu au Japon médiéval. Dommage je serais bien allé voir plus loin, dommage aussi que l’éditeur n’a pas prévu de désactiver cette technologie, certainement qu’il était logique à l’époque de payer 60 € pour avoir une manette qui fait tout.

Je me le garde de côté, je penserais à me trouver une manette pas cher, qui fait aussi le sisaxis.

Oser un fight club avec des personnes âgées, il fallait, c’est le pitch de vous êtes jeunes, vous êtes beaux. Gérard Darmon est vieux, la fin se rapproche, il fait la rencontre d’un homme qui lui propose de gagner de l’argent en organisant des combats de vieux. À la clé, de l’argent pour une maison de retraite où l’on s’occuperait correctement de lui, et l’excitation de se sentir vivant. Un film difficile sur la vieillesse, plutôt réussi.

MHD est un rappeur que je ne connaissais pas, je suis allé voir deux chansons sur Youtube, et je vais continuer à ne pas le connaître pour me rappeler de ce premier film. Mon frère, c’est l’histoire d’un garçon placé dans un centre de détention pour jeune, pour un fait qu’on comprend grave en lien avec un père violent et un petit frère à protéger. La violence omniprésente pour ce jeune sérieux qui a l’impression de se retrouver au zoo où les bourreaux deviennent victimes. Film très difficile dans certains passages mais particulièrement réaliste quand on connaît le comportement certains jeunes, accrocheur, à voir.

Le pitch de Birthright n’est pas formidable, les premiers albums par contre en faisaient une série prometteuse qui déçoit aux environs du tome 6, on est à 7 tomes actuellement. Mikey, est un enfant lorsqu’il disparaît dans la forêt alors qu’il jouait avec son père. Tout le monde pense que le père est coupable, le couple éclate. Papa est une épave, son fils aîné fait ce qu’il peut pour le tenir la tête hors de l’eau. Maman s’est remis en ménage avec un des enquêteurs. Lorsqu’un an plus tard, ils sont convoqués à la police du coin et qu’un géant de 2 mètres habillé en armure se présente comme étant leur fils devenu le champion d’une autre dimension en donnant des détails précis sur sa disparition, ils sont forcément interpellés. Mikey est bien de retour, il a pour mission de tuer cinq mages exilés sur terre, mais Mikey a menti, s’il est bien le héros de la prophétie, il a été battu par le méchant Lore qui a pris son contrôle. Très très bourrin, très très grand spectacle, un départ franchement énorme qui malheureusement souffre des problèmes classiques de la bande dessinée, ça s’allonge, ça s’étale, ça n’avance plus, et ça finit par devenir lassant. À moins d’une fin brutale en quelques tomes arrive, je lâche l’affaire.

Charles IX (Charly 9) est le roi du massacre de la Saint-Barthélémy et reconnu comme étant l’un des pires roi de France. Cette bande dessinée est assez curieuse, à mi-chemin entre la satyre à l’humour très noir et le fait historique. Charles obsédé par la chasse, qui préfère mieux passer du temps en cuisine, que de gérer le pays. Charles, type super violent qui durant les 150 pages de la bd est toujours en recherche d’un personnel de cuisine pour se rendre compte qu’il a été tué pendant le massacre. Un trait assez intéressant, notamment dans la gestion des couleurs noir et rouge en fin d’album, une histoire « amusante » avec de nombreuses références historiques, à lire.

Lupano est particulièrement connu pour les vieux fournaux qui n’est pas ma bande dessinée préférée de l’auteur, malgré l’humour, je trouve qu’on finit par s’enliser au bout de quelques tomes dans le comique répétition. Le seul reproche que je ferai à l’auteur c’est de jouer trop souvent à pulp fiction, à savoir qu’il s’amuse de créer des bandes dessinées avec un découpage temporel dans lequel se mélangent le passé et le présent, c’est encore le cas avec l’homme qui n’aimait pas les armes à feu. L’histoire commence sans commencer avec deux hommes, une brute épaisse qui a dû mal à parler, un avocat so british qui sont à la recherche d’une femme très belle « prisonnière » des Mexicains. On apprendra et désolé pour le spoil que la femme n’est autre que la femme de l’avocat et la maîtresse de la brute. Tout ce beau monde est à la recherche de documents qui pourraient changer la face de l’Amérique, des papiers historiques qui interdiraient le deuxième amendement, celui qui autorise n’importe qui de s’armer. En quatre tomes, très riche, très drôle, des personnages très bien travaillés, à lire.

La bande dessinée conquêtes, j’ai lu trois tomes sur cinq parus et pour l’instant ça me fait franchement penser à la série des Elfes, nains etc … Il s’agit à chaque nouveau tome d’une colonisation futuriste d’une planète par des terriens qu’on comprend en perdition après avoir fui la planète trop polluée. Chaque planète, un nouvel univers et de nouveaux aliens, c’est ici que cela me fait penser aux elfes de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. On imagine que chaque histoire est en lien avec la rencontre avec les aliens qui nécessairement se passe plus ou moins mal. Les one shots sont particulièrement efficaces, bien dessinés, néanmoins, ce n’est pas original, on a la sensation d’avoir déjà vu dix mille fois l’histoire, tout comme les personnages, tout comme la morale du terrien méchant qui vient envahir l’univers façon cow-boys et indiens. Le job est donc fait et bien fait, mais sans la touche d’originalité qui fait la différence et les grandes bandes dessinées