Cultures, épisode 55

10/04/2020 Non Par cborne

Michelle Williams travaille dans association humanitaire en Inde, elle reçoit une proposition de don de l’entreprise de Julianne Moore à hauteur de 2 millions de dollars. Une proposition qui ne se refuse pas. Julianne Moore est dirigeante d’une grande société qu’elle vend, elle fait le don de cette somme à une association sélectionnée parmi d’autres. Sauf qu’il se pourrait bien que plus que son association, c’est Michelle Williams qui l’intéresse. Cette dernière arrive en plein milieu de la cérémonie de mariage de la fille de Julianne Moore et c’est le malaise quand elle voit le père, un artiste célèbre qu’elle connaît. La performance du film after the wedding, c’est de nous entraîner à la moitié du film sans qu’on sache le lien entre les personnes. Une fois qu’on le sait, le suspense diminue, mais pas forcément l’intérêt du film. À voir.

Dans cet album 15 de Nains, nous retrouvons Oboron du bouclier, tranquille avec sa compagnie jusqu’à ce qu’il se fasse attaquer par des elfes. Il se réveille, le corps troué de flèches mais sans vraiment souffrir. Il arrive à rejoindre les siens qui le pensaient mort, et c’est un peu logique, il a massacré une grosse partie des elfes à lui tout seul pour finir par se prendre une lance et tomber d’une falaise. Plutôt que de l’accueillir en héros, ses camarades le capturent. Oboron découvre qu’il fait partie d’une lignée de berserker, et que le problème avec tout bon berserker qui se respecte c’est que sur un champ de bataille quand il est bien chaud, il ne fait pas la distinction entre les amis et les ennemis. La mort ou devenir une bête de combat, il fait forcément ce second choix, avec une seule obsession, retrouver sa famille. Comme toujours la série nains ne déçoit pas, efficace, bien dessinée, prenante.

Franck Dubosc devient le 11 septembre 2001 le présentateur vedette du JT de la grande chaîne. Caricature complète du monde de la télé, la débauche, la drogue, les fausses amitiés, les relations, le business, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles jusqu’à l’arrivée de Denis Podalydès le nouveau directeur de la chaîne. Ce dernier n’apprécie pas le personnage et cherche à le remplacer par une présentatrice plus jeune, la guerre est déclarée, tous les coups sont permis. Le titre toute ressemblance … qui n’est pas un bon titre fait nécessairement penser au monde de la télé et peut-être en particulier à la rivalité sur TF1 entre PPDA et Laurence Ferrari ou les fameuses soirées Canal. Premier film de Michel Denisot bien placé pour connaître le monde de la télé, un bide commercial. Les critiques publiques et pro sont unanimes, entre règlement de comptes et cumul de clichés, le film se fait enfoncer. Et pourtant même si c’est vrai, c’est un des rares films qui a réussi à me faire tenir une heure trente devant mon écran ces derniers temps. Amusant, taillé pour Dubosc, le film fait le job de la distraction.

Patchwork est un jeu de société qui fait penser à un mélange de jeu de l’oie et de Tétris. Le principe est simple, vous avez une grille que vous devez compléter au mieux avec des pièces qui ont la forme des pièces de Tétris. Chaque pièce coûte des « boutons », puisque le jeu patchwork c’est un assemblage de morceau de tissus, certains vous rapportent des boutons et chacun vous fait avancer sur le parcours (en colimaçon). Quand on arrive au bout du parcours, c’est forcément celui qui a rempli au plus sa grille et qui a le plus de boutons qui l’emporte. Un jeu simple pour qui a une bonne vision de l’espace, à deux et plutôt amusant.

Similo est un jeu qui se décline en plusieurs versions : histoire, contes, et mythes. Un maître du jeu, des joueurs qui doivent trouver la carte mystère, un peu sur le même principe que le qui est-ce, mais sans affrontement, en collaboratif ce qui est suffisamment rare pour être remarqué. On va donc avoir un ensemble de cartes disposées sur la table, le maître du jeu a cinq cartes en main qu’il ne choisit pas. Si le joueur pose à la verticale, cela veut dire que la carte mystère a un point commun, si le joueur pose à l’horizontale cela veut dire qu’il n’y a pas de point commun. Douze cartes posées, au départ on élimine 1, puis 2, puis 3, puis 4 et enfin le duel entre les deux dernières.

Si j’évoque les différentes versions ce n’est pas pour rien, et je vous invite à faire le choix. L’idée du point commun a du sens ça change des coupes de cheveux ou des yeux bleus du qui est-ce à partir du moment où vous avez la culture générale. Parce qu’en effet trouver les points communs entre Léonard de Vinci ou Gengis Khan va rapidement devenir compliqué si vous jouez avec des personnes qui ont une faible culture générale. La moralité c’est que mon épouse avait acheté au départ, le jeu histoire, avec nos ados, ça a tourné au qui est-ce sans aucun lien historique, le jeu est donc mauvais. Elle a finalement acheté le conte et c’est ici que cela devient plus intéressant car les gosses ont tous la culture Disney. Le jeu prend alors son sens car le point commun n’est pas seulement physique, est ce qu’il s’agit d’un conte commun, d’un être avec des pouvoirs magiques, des liens dans l’histoire etc … Moralité, un bon jeu en famille, attention à choisir l’édition adaptée sauf si vous êtes dans la famille de Bernard Pivot.

Undertaker n’est pas que l’un des catcheurs les plus célèbres au monde c’est aussi une bande dessinée au titre éponyme qui raconte l’histoire d’un croque-mort. Comme c’est devenu souvent le cas, des séries de diptyques, on est actuellement au tome cinq, je vais m’arrêter sur les deux premières aventures. Les deux premiers tomes, la présentation des personnages centraux de l’aventure. L’undetaker qui se traduit par croque-mort en français a pour mission de transporter et d’enterrer un riche propriétaire qui a décidé de se suicider se sachant condamné. Seulement, l’homme n’a pas fait les choses à moitié, il a avalé l’intégralité de son or. Dans sa mission, l’undertaker est accompagné par une servante asiatique et la gouvernante, une jeune femme aux convictions bien trempées. Comme tout ceci serait bien trop simple, la jeune femme pour être sûre que la mission sera accomplie a une épée de Damoclès au-dessus de la tête, un otage sera exécuté si elle ne s’assure pas que le corps est bien enterré. Comme tout ceci serait vraiment très simple, les ouvriers de la mine découvrent qu’il y a de l’or dans le corps du défunt et se lancent à la poursuite des trois personnages. Rajoutons à cela que nous avons un undertaker qui a un lourd secret et on obtient deux premiers tomes qui posent des bases plutôt solides.

Curieusement, et c’est suffisamment rare pour le remarquer, ce premier cycle s’il est prenant ne l’est pas autant que la suite qui est vraiment excellente. L’undertaker a un lourd passif dans l’armée, la guerre de sécession, et un personnage ressurgit, Quint le médecin psychopathe qui est un des personnages les plus intéressants que j’ai vu depuis bien longtemps. Ce docteur fou soigne des gens mais en tuent quelques-uns pour se livrer à ses expériences. Médecin de génie, il a sauvé la jambe de notre héros, qui a couvert ses crimes en contrepartie. L’undertaker se lance à sa poursuite quand il prend en otage sa compagne. Série de western moderne, avec des personnages très bien travaillés et un dessin accrocheur, à lire.

Compadres raconte l’histoire d’un indien et d’un français qui font la ruée vers l’or. Le premier s’est lancé dans une vengeance meurtrière contre les blancs qui ont tué sa famille, le second a fui son pays et rêve de faire fortune. Les deux hommes deviennent compagnons d’infortune, jusqu’à ce fameux ouest, où se trouve une mine. L’indien qui a une très bonne gâchette va devenir porte-flingue du patron pendant que le français qui est ferronnier de formation va travailler avec les ouvriers. Les conditions de travail étant très dures, les hommes préparent la révolution, les deux amis sont dans des cas opposés. Western original, drôle et dynamique, à lire.

Robert a réussi, 500.000 ans après l’extinction de la race humaine, il s’écrase sur la terre dans le but de recommencer à 0. Accompagné de ses robots dont alpha, un robot qui a le pouvoir de lui désobéir, le premier réflexe c’est de se défendre dans un monde hostile et de retrouver June, sa femme qui était dans une capsule similaire. La faute à pas de chance, le vaisseau de June s’est écrasé 100 ans plus tôt, Robert désespéré devient fou et s’en prend aux créatures locales. Seul alpha peut faire quelque chose. Assez classique et prévisible, Humain n’en reste pas moins un one shot très efficace.

Max Boublil filme l’intégralité de sa vie depuis qu’il est gamin, avec le bon vieux caméscope de la famille. À trente ans passés, pour une raison qu’on comprendra plus loin, il décide de revoir l’intégralité de ses cassettes, le film de sa vie et c’est une grande claque dans la gueule pour tous ceux qui ont connu cette période, ma période. N’est certainement pas Rémi Bezançon qui veut et il est évident qu’avec Play c’est sur ce territoire que vient jouer Anthony Marciano. La comparaison s’arrêtera là, c’est juste pour dire que c’est vraiment très bien, et c’est vraiment très bien. La nostalgie d’une période où les téléphones avaient un fil, les appareils dentaires, les non-dits, les amitiés, la mort des parents, le divorce, tout y est, un film magnifique à voir.

Kad Merad est l’entraîneur d’un club de foot d’un trou perdu mais qui reste très important pour le village. Lors d’un match, ça dégénère pour tourner à la baston générale, les joueurs sont tous suspendus pour les trois derniers matchs de la saison mais pas le club. L’astuce consiste alors à monter une équipe de joueuses féminines pour remplacer les joueurs, ce qui bien sûr va créer quelques difficultés. Les moqueries, les hommes incapables de garder les enfants, c’est la guerre entre les hommes et les femmes. Une belle équipe est immense cliché à lui tout seul, le sexisme dans le sport et dans la vie quotidienne de façon générale, les hommes, les femmes mais aussi les films d’équipe, tout y passe. Néanmoins le divertissement est au rendez-vous, ça se laisse regarder.

J’avais présenté bikini atoll, une bande dessinée qui changeait un peu puisqu’il s’agissait d’une bd d’horreur. Dans la même collection sunlight, toujours en noir et blanc, exit ici les monstres, mais la situation qui fait peur. Trois amis partent dans une usine désaffectée pour faire de l’urbex un peu sportif. Malheureusement ça démarre mal, ils tombent dans un puits, pas d’issue, personne n’est au courant qu’ils sont partis. Vont-ils survivre ? Pas original pour deux sous, mais efficace. À lire.

Alain Chabat est restaurateur, il s’ennuie dans sa vie dont il n’est pas vraiment l’acteur. Il rencontre par internet une jeune femme en Corée du sud qui lui vend un tableau avec des cerisiers. Et puis, la relation s’installe, au point qu’un jour il saute dans l’avion pour aller la retrouver. Seulement, elle ne vient pas à l’aéroport. Il l’attend avec le hashtag #jesuislà, sympathisant avec le personnel, tuant le temps comme il peut, jusqu’à devenir une star des réseaux sociaux. Le film est lent et les critiques sévères diront qu’on s’ennuie au même rythme qu’Alain Chabat dans le film. Largement enfoncé sur Allociné, les gens certainement par la présence d’Alain Chabat, s’attendaient à une comédie, d’autres critiquent la ressemblance évidente avec l’aéroport dans lequel joue Tom Hanks. Oui le film est imparfait, mais j’ai trouvé l’ensemble excellent, peut-être mon goût pour les remises en questions chez les hommes et les rencontres. Je vous le recommande vivement.

Ma femme est une grosse consommatrice de jeux de société et j’ai souvent du mal à adhérer, je me rends compte qu’en vieillissant c’est le même syndrome que pour le jeu vidéo. Quand j’étais plus jeune j’étais capable de prendre le temps de remplir six pages de caractéristiques de personnages dans des jeux de rôles PC, pour m’accrocher aujourd’hui il faut aller à l’essentiel, avec une hache de préférence. Dans les jeux de société, on a trois types de jeux actuellement, les jeux simplistes, les jeux simples, les jeux tellement complexes qu’ils font penser au kamoulox. Il faut donc réussir à trouver le compromis entre le jeu qui ne nécessite pas d’avoir une feuille pour se rappeler les règles en permanence et le jeu tellement simple qu’il n’amuse pas.

Lost cities et love letters sont deux jeux de cartes particulièrement efficaces, le premier se joue uniquement à deux, le second de deux à six joueurs, je vous conseille de ne pas y jouer à deux, les parties à quatre sont beaucoup plus intéressantes. Dans Lost Cities, le principe est simple, des cartes avec des couleurs qui correspondent à une expédition, elles ont des chiffres, il est nécessaire de les aligner dans l’ordre croissant pour obtenir le plus de points possible.

Le principe est simple, mais il y a ici une notion d’engagement et de prise de risque, puisque ce sont les points au-dessus de 20 qui sont comptabilisés. Moralité, quelqu’un qui se lance dans une expédition doit être plus ou moins sûr d’avoir les bonnes cartes en main s’il ne veut pas être pénalisé. Rajoutons à cela des cartes en forme de poignée de mains qui correspondent à des coefficients multiplicateurs et on arrive à un jeu bien plus stratégique qu’il n’y parait. Forcément si vous voyez quelqu’un s’engager dans une expédition, vous aurez tout intérêt à garder les cartes 9 et 10 pour l’empêcher de marquer.

Love letter est un jeu avec des cartes numérotées de 0 à 9, chaque carte va avoir sa propriété. Le but du jeu c’est de finir avec la carte de plus haut niveau ou de deviner la carte de l’adversaire. La carte de plus haut niveau c’est la princesse à 9, il se trouve que si quelqu’un la défausse, il a perdu la partie et bien évidemment il existe des tas de manières de faire jeter une carte à l’adversaire. Alors que finalement le jeu ne comporte que peu de cartes, il est réellement stratégique, amusant, d’opposition réelle. Des cartes qui protègent, des cartes qui permettent d’essayer de trouver celle de l’adversaire, des cartes qui permettent de faire des duels c’est très complet pour un si petit paquet. Vraiment excellent, mais comme précisé plus haut, le jeu n’a pas d’intérêt à deux alors qu’à quatre c’est beaucoup plus intéressant.