Cultures, épisode 49

01/01/2020 Non Par cborne

Attention, je vais spoiler le dernier Star Wars comme un fou. Je suis donc allé voir le dernier Star Wars, l’ascension de Skywalker, plutôt convaincu malgré un épisode huit particulièrement mauvais. Nous retrouvons donc Daisy Ridley et le peu de rebelles restants, elle a toujours des liens particuliers avec Adam Driver qui nous donnent des scènes de la force pas terrible d’ailleurs. Ils sont physiquement à deux endroits différents mais le lien est tellement intense qu’ils peuvent se toucher. Adam Driver donc, qui après avoir buté dans le dernier opus Luke Skywalker et le boss de fin, trouve la planète des Siths. Cela restera l’enjeu principal du film pendant une première grosse partie, trouver le chemin qui va bien, et découvrir à la grande surprise de tout le monde : Palpatine. Si l’ancien empereur n’a pas la patate pour courir le 100 mètres, il reste en forme et c’est lui qui tire les ficelles dans l’ombre. C’est bien trouvé, il manquait un véritable super méchant dans cette trilogie on l’a enfin trouvé.

Comme précisé plus haut, le but c’est donc de trouver la planète des Sith et de marave Palpatine. Le problème c’est que seulement deux cartes existent, Adam Driver a trouvé la sienne et fait tout pour empêcher Daisy Ridley et ses amis de trouver la leur, ce qui les conduira à quelques combats plus ou moins réussis. Après la débauche d’effets spéciaux de la seconde / première trilogie, la volonté de remettre du kitch pour assurer une continuité avec la première / seconde trilogie est une bonne chose, sauf pour les combats aux sabres qui sont globalement ridicules. Désormais les personnages sautent comme dans histoire de fantômes chinois, c’est pas terrible. Les combats sont poussifs, on dirait qu’ils portent des épées de douze tonnes. Il reste néanmoins une scène assez formidable qui se déroule sur les restes de l’étoile noire tombée au milieu d’un océan déchaîné, c’est du très très grand spectacle et reste pour moi le must du film.

Le plus ou moins réussi est omniprésent dans le film, si on ne sait pas que Carrie Fisher est décédée, on sent quand même qu’il y a un problème dans les plans ce qui ne fait pas sérieux avec un film à si gros budget. Les relations entre les personnages, le jeu catastrophique des acteurs, c’est souvent extrêmement mauvais mais c’est largement compensé par pas mal de choses. Des effets spéciaux à couper le souffle, des bons sentiments, de superbes décors, des gentils robots, des phrases qui essaieront de devenir cultes (ne craint pas qui tu es) sans y arriver, c’est un vrai Star Wars, et pour preuve il est globalement pompé sur l’épisode six.

Dans l’épisode six, on a donc un final avec Luke Skywalker qui craint en permanence de tomber du côté obscur de la force après une révélation qui lui fait franchement mal au derrière puisqu’il est le fils de Dark Vador. S’il y a bien une interrogation dans le film, c’est l’origine de Daisy Ridley. On apprendra qu’elle est la petite fille de Palpatine ce qui est encore bien trouvé, puisqu’on cherchait du côté des Jedis et qu’à part une paternité insoupsonnée de Yoda on a vite fait le tour. On est donc à deux personnages centraux qui sont nés du mauvais côté de la barrière mais on peut encore aller plus loin dans le copier-coller. Adam Driver va avoir une apparition de sa mère, la princesse Leia, qui va y passer son énergie et finir par mourir. Par la suite, c’est le fantôme de son père Harrisson Ford alias Han Solo qui va venir le visiter dans une scène ridicule père fils. Le film doit être une conclusion, vous ne serez pas étonné de voir tout le monde ou presque.

On a donc notre Adam Driver qui vire du côté positif de la force en fin de film, ce qui est exactement le cas de Dark Vador qui redevient le Anakin qu’il y a en lui. Et c’est donc les deux personnages réunis qui vont marave l’empereur Palpatine pendant que le reste essaie de survivre dans un ultime combat. Et de la même façon que Dark Vador après tous ses crimes ne pouvait pas survivre, Kylo Ren y passe dans une scène ridicule de transfert d’énergie vitale. Pas de prise de risque chez Disney, quand tu as tué trop de monde, tu n’as pas droit à la rédemption.

J’ai lu beaucoup de critiques disant que Jeffrey Abrams avait fait le job, bien, mais sans panache, je ne peux que valider. J’ai versé ma larme huit fois dans le film, et à la fin, les hommes d’un certain âge dans la pièce avaient les yeux rougis. J’ai vu mon premier Star Wars avec mon frère à l’âge de huit ans, c’était en 1983, c’est donc à pas grand-chose une page de 37 ans qui se tourne. S’il y a des gens qui chialent à l’opéra, moi j’ai le droit de chialer devant Star Wars même si c’est mauvais. Alors si effectivement sur l’ensemble des neuf films, on pourrait en dire, en écrire des tonnes, j’ai simplement envie de rester sur mes émotions, sur l’envie de dire que j’y étais, et que je serais un chevalier Jedi jusqu’à la fin de mes jours.

Ce qui est bien quand tu as un fils de 17 ans, c’est que non seulement tu as toujours quelqu’un sous la main pour déménager des machines à laver, pour aller voir le dernier Star Wars mais aussi faire des jeux gores que tu pouvais pas vraiment faire avec lui quand il avait douze ans ou en cachette de sa mère. La série des House of The Dead en fait partie. J’ai joué aux House of The dead il y a une bonne vingtaine d’années, c’était le type de jeu qui était à la mode à l’époque. Des monstres qui apparaissent, vous dégommez les monstres avec un truc pour pointer genre un fusil de salle d’arcade. Il est certain que le pointeur de la Wiimote est parfaitement adapté pour l’exercice.

L’univers est assez particulier, c’est monté comme un film de série Z. Et encore Z ce n’est certainement pas assez loin pour décrire le niveau de mauvais goût. C’est l’idée, le concept, on a fait le truc le plus vulgaire, le plus dégueulasse, on l’a réuni dans un jeu pour donner un style totalement décalé. On incarne deux flics, le noir qui balance des horreurs toutes les quatre secondes, jamais votre Wii n’aura été aussi vulgaire à employer le mot fuck ou bitch, et le blanc dans son costume cravate impeccable avec ses lunettes de soleil qui écoute de la country. On est à la poursuite de Papa qui a créé un virus qui transforme les gens en zombis. On suit la caméra, on tire sur tout ce qui bouge, le jeu prend son sens à deux puisque le principe est bien sûr de faire le maximum de points. Sachez que l’homme mûr et sage de 44 ans est plus efficace avec son fusil à pompe que le gamin de 17 ans qui arrose tout ce qui bouge à la mitraillette.

Assez intéressant donc, la petite compétition, puisqu’il faut bien sûr tirer au mieux pour gagner des points mais aussi dégommer des cerveaux dorés qui se trouvent dans le jeu. D’ailleurs la technique de mon fils qui consiste à tirer de partout est limitée par le système de jeu, il apparaît des civils à sauver, comme forcément il tire n’importe où, il finit par les tuer et perd 5000 points.

Drôle si on aime l’humour à deux balles, techniquement pas si moche, un bon moment de convivialité à partager dans le sang et le mauvais goût.

Avec un film qui s’appelle le Joker, on serait tenté de croire qu’il s’agit d’un film à la Batman avec de la marave à tous les étages, ce n’est absolument pas le cas. Le joker raconte l’ascension du personnage, ou comment un pauvre type qui essaie de faire rire le monde, un type qui vit seul avec sa mère, finit par complètement péter les plombs pour devenir l’ennemi bien connu de Batman. Si tout le monde a salué la performance de Joaquin Phoenix et c’est une performance, si le film est totalement cohérent avec l’univers de Gotham, c’est d’une lenteur et d’une longueur accablante. Enfermé deux heures dans une salle de cinéma pour une histoire qu’on connaît par cœur et sans surprise, c’est difficile. Film à Oscar mais totalement dispensable pour les gens qui ne sont pas des fans absolus de l’univers de Batman et qui auront beaucoup de mal avec la folie du personnage.

À priori la source est inspirée d’une histoire vraie, une histoire pour le moins bizarre. C’est un jeune de banlieue qui doit affronter une situation difficile, être le soutien de sa famille alors que son père vient de décéder. Alors qu’il est voué à devenir plombier, il décide de tout plaquer et de devenir champion de surf. Il ne sait ni nager et n’a bien sûr jamais touché une planche de sa vie, à force de ténacité, il va réussir son pari. Ce film je pense n’a de sens que parce qu’il s’agit d’une histoire vraie. La pugnacité et le parcours du jeune homme en font dès lors quelqu’un d’admirable. Si on en fait abstraction, il reste un film plutôt passable où l’on a du mal à comprendre l’intrigue, si ce n’est montrer une leçon très moraliste de courage.

Je suis rarement fan des films qui traitent de l’école, très souvent parodiques, très écarté de notre quotidien, avec la vie scolaire, grand corps malade frappe très fort, de façon très juste et pas forcément où on pourrait le penser. Les gosses qui vous coupent la parole tout le temps, les portes qui s’ouvrent sans jamais demander si on peut les ouvrir, les excuses en bois, les phrases qui ne veulent rien dire, c’est autant de détails de notre quotidien qui sont retranscrits dans le film. Pour le pitch, c’est l’histoire d’un jeune gamin indiscipliné et de sa CPE qui vient d’arriver en prison. Bien sûr on n’échappera pas aux clichés du prof de maths un peu bonhomme qui tacle les gamins mais qui s’occupe d’eux (où ont-ils vu ceci ?), des surveillants parfois limites, un système qui ne fonctionne pas bien, mais ça n’est pas aussi gros, aussi voyant, aussi gênant que d’habitude car c’est sur ce quotidien épuisant qu’on s’appuie. Une franche réussite !

En parallèle de House of The Dead j’ai lancé Madworld qui s’il n’est pas le jeu le plus gore de la Wii et de toutes les consoles de jeu réunies doit s’en approcher. Dans un monde futuriste, sur une île, on a balancé un virus qui tue tout le monde. Pour avoir l’antidote pas d’autre choix que de tuer quelqu’un. Pour mettre un peu de piment, le tout se déroule devant les caméras de télévision, pour devenir un grand jeu dans lequel on progresse en faisant des morts spectaculaires. Vous incarnez Jack qui est un gars super musclé et qui cache dans sa manche une tronçonneuse ce qui vous met tout de suite dans l’ambiance. Pour l’instant j’ai pu brûler des gens, les empaler, en noyer dans les toilettes, en empaler sur un bus, des arbres, une fontaine, j’ai beaucoup tronçonné, ah oui j’ai jeté dans un bassin de piranhas, j’ai pu jouer au golf avec des têtes et faire une brochette de ninja avec une lance. J’en oublie certainement, et il est important de comprendre qu’on ne fait pas ça pour le plaisir mais pour avancer dans le jeu. Plus vous tuez de gens de façon spectaculaire, plus vous augmentez vos points et à un certain seuil vous pourrez combattre le boss de zone.

Esthétiquement le jeu est très intéressant puisqu’il est en noir et blanc, du jaune pour les onomatopées et du rouge pour le sang comme on peut l’imaginer. Graphiquement alors qu’il est vieux de plus de 10 ans, il reste magnifique. Vous vous doutez qu’on va mettre beaucoup de rouge au milieu de ce noir et blanc. Au niveau du gameplay, je suis à un niveau assez avancé puisque j’ai dû dégommer sept boss, c’est exigeant et pas toujours évident avec les manettes de la Wii qui sont un réel obstacle dans tous les gens que j’ai pu faire. Pourtant les manettes sont parfaitement exploitées pour faire les mouvements demandés à certains moments, une fois de plus on a l’air comme un débile à secouer les manettes pour mettre des coups de poings ou faire tourner comme un lasso les ennemis. Jeu totalement décalé, atypique, une réussite.