Cultures, épisode 43

29/12/2019 Non Par cborne

Je viens de réaliser que l’épisode 43 était un épisode manquant, je ne pouvais pas laisser mes billets de blog si ordonnés, écrits avec autant de rigueur, avec un trou, cet affront est enfin réparé.

Comme je l’ai écrit, j’ai mis un gros coup de frein dans la PS4 dont les offres promotionnelles sont particulièrement décevantes pour lancer quelques titres sur la Wii et la Wii U. Après l’excellent super mario galaxy je me suis lancé dans un jeu franchement bizarre, Disaster Day Of Crisis. Vous incarnez le rôle de Ray, un sauveteur, qui se retrouve dans une expédition de sauvetage pendant une éruption volcanique. Cette notion de sauvetage est omniprésente dans le jeu et va donner des scènes bizarres de façon très régulière. Le jeu se déroulant dans un univers où dans la même journée vous devez déjouer une attaque nucléaire pendant un tremblement de terre et un ras-de-marée (c’est 24 heures chrono !), vous devrez sauver des tas de gens. Vous allez donc utiliser la Wiimote pour jeter de l’eau sur une plaie, mettre des bandages, ou encore déplacer quelqu’un pour le mettre à l’abri. Pendant la première partie du jeu qui fait office de tutoriel, vous êtes donc sauveteur, vous allez perdre Steve votre meilleur ami dans une scène dramatique. Non Steve, pas toi !

Ray en train de sauver des vies

Par la suite vous êtes devenu agent secret spécialiste de la gestion des crises et vous allez devoir déjouer l’horrible plan de the Surge, un bataillon de militaires qui veut tout faire péter. Et comme la vie est franchement bien faite, les méchants kidnappent la sœur de Steve. Alors forcément vous comprenez bien que Ray ne peut pas laisser mourir la sœur quand il a déjà perdu le frère, il va donc au bon milieu de la catastrophe sauver des tas gens, tuer des tas de gens, tuer un ours, rouler à fond poursuivi par la lave, les inondations, et j’en passe.

Le jeu est franchement moche et le pathfinding est une véritable catastrophe. Je ne vous raconte pas les scènes de voiture avec une maniabilité qui fait penser à une caisse à savon ou tenter de sauter sur des plateformes alors que l’eau coule dans tous les sens, on se noie très souvent. Les scènes de tir sont classiques pour la Wii, vous pointez avec la Wiimote en visant la tête. Ici encore, le ridicule ne tue pas, des nuées de soldats qui sont capables de prendre trois balles dans la tête sans broncher, ces deux tanks que vous arrivez à détruire au pistolet comme cet hélicoptère. Le jeu, très japonisant dans sa conception, parvient toutefois à impressionner dans la multiplication des actions à faire qui sont toutes très variées d’un chapitre à l’autre. Je pense que je suis au chapitre final, et je ne serais pas mécontent de finir ce jeu qui est trop long, même si l’ambiance fait croire qu’on va tous mourir, les rebondissements sont trop surréalistes, pas très prenants. Le jeu mérite toutefois par sa bizarrerie, le détour.

Il était prévisible qu’avec un tel potentiel, the Witcher aurait droit à sa série télévisée ou son film. Netflix à la recherche d’un Game Of Throne s’est lancé. Vous connaissez certainement les jeux, une adaptation particulièrement réussie des livres, et ce n’est pas forcément un compliment parce qu’on s’emmerde autant dans les jeux qu’on s’emmerde dans les livres qu’on s’emmerde dans la série. Pour le pitch, on suit les aventures de Géralt de Riv un sorceleur, c’est-à-dire un mutant qui chasse les monstres pour de l’argent. Du sexe, de la violence, des quêtes de pouvoir, des sorcières, voici le quotidien de notre personnage. Ce qui caractérise les bouquins et par le fait tout le reste, c’est certainement la lenteur générale, on la retrouve dans la série qui n’est pas d’une rapidité à tout casser, loin de là. C’est assez courageux, car les auteurs auraient pu dénaturer l’œuvre, ce n’est pas du tout le cas. Le résultat est donc mitigé, et très irrégulier. Si certains épisodes tiennent vraiment la route, d’autres sont plus complexes à comprendre, plus flous. Je ne prédis pas à the Witcher un grand avenir, ce n’est pas la faute de la série qui joue la carte du respect mais bien de l’œuvre originale qui n’a pas les mêmes critères blockbustériens qu’on connaît.

Bienvenue à Zombieland est sorti en 2009 et il changeait profondément par rapport à ce qu’on pouvait trouver dans les films de zombies sortis à l’époque pour au moins deux bonnes raisons : le casting, le fait qu’il s’agit d’une comédie qui ne se prenne pas au sérieux. Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone, tous excellents, on a même en guest star Bill Murray dans son propre rôle. Et il s’agit effectivement d’une comédie bien gore avec un Woody Harrelson complètement fêlé qui cherche les derniers paquets de ses bonbons préférés pendant que Jesse Eisenberg est un paranoïaque qui ne survit que par son code très strict. C’est très bien, c’est déjanté, ça n’a pas vraiment d’histoire et c’est certainement l’un des meilleurs films du genre.

Je ne crois pas qu’on puisse dire qu’on attendait vraiment retour à Zombieland, et pourtant le voici dix ans plus tard avec exactement le même casting mais avec dix ans de plus. Notre famille s’est installée dans la maison blanche, voyez qu’on ne perd pas le sens de l’humour et de la démesure, et si pour les adultes, le quotidien n’est pas un problème, pour Abigail Breslin qui fait sa petite vingtaine d’années, c’est compliqué, elle finit par partir. Nous aurons donc au programme du Elvis Presley, une blonde totalement stupide, une demande en mariage, une communauté de hippies et une nouvelle race de zombies. C’est n’importe quoi, c’est une excellente suite, avec de très nombreuses références au premier, à la musique, au cinéma et même aux walking deads. Excellent !

Vous êtes le roi d’un petit royaume, un petit roi d’ailleurs, Little King’s story, et vous devez rendre la grandeur passée à votre pays. Au départ, vous commencez vraiment au bas de l’échelle avec des gens qui ne servent qu’à ramasser les trésors. Vous allez avec l’argent et les objets récupérés pendant les combats, créer de nouveaux bâtiments et développer de nouvelles unités pour aller plus loin dans le territoire et affronter des monstres de plus en plus puissants, et les rois des autres royaumes. Le jeu est excellent, complètement addictif, mais il présente trois gros défauts :

  • Une difficulté accrue. Je suis en train d’échouer contre un boss de fin, et le terme échouer est le bon, je vais arrêter. Je suis pourtant descendu au niveau facile et pourtant c’est très compliqué. Le boss est en trois phases avec une énorme barre de vie, cela fait dix fois que je recommence et comme il a fallu que je coupe et qu’il n’y a de sauvegarde que dans le château, le chemin à refaire est considérable, je n’ai pas la patience de tout recommencer.
  • Un problème de visibilité. Je m’arrête au moment où je me traîne 23 soldats avec moi. Le souci avec les 23 soldats c’est qu’ils sont à votre suite, qu’ils sont variés, avec des constructeurs, des bûcherons, des mineurs et j’en passe, la sélection est compliquée, il y en a vraiment partout, on finit par ne rien voir et ne rien comprendre. Si on rajoute les très nombreux monstres, c’est la foire.
  • Le problème le plus pénible, le pathfinding des soldats. Les actions sont assez limitées dans le jeu, vous pouvez envoyer ou rappeler vos soldats. Les soldats restent coincés au bas des escaliers, on peine à les envoyer sur la bonne cible etc …

Et c’est ici la véritable frustration, le jeu est joli, l’aspect découverte au travers de l’aventure de nouveaux territoires est vraiment plaisant, malheureusement l’exigence demandée devrait s’accompagner d’un gameplay irréprochable et c’est très loin d’être le cas. Dommage, je ne le supprime pas, mais je fais un break pour trouver quelque chose de plus accessible, le die and retry ne me pose pas de problème sauf quand le jeu tient à la chance.

Dans un genre complètement différent Red Steel est un FPS sur la Wii. Au niveau du scénario ce n’est pas exceptionnel, vous êtes le garde du corps d’une fille de Yakuza et l’amour étant ainsi fait, vous devenez son fiancé. Malheureusement, des guerres de clans font qu’elle va se faire kidnapper sous vos yeux, tout ça pour une sombre histoire de sabre. Vous voilà parti à l’aventure avec votre flingue mais aussi votre sabre pour des scènes forcément ridicules où vous agitez la Wiimote comme un foufou pour gagner vos combats sans bien sûr une once de stratégie. Le jeu n’est pas si moche, le gameplay pas si catastrophique si on fait abstraction des scènes ridicules de combat au sabre où quatre secondes avant vous tenez un fusil mitrailleur mais vous allez quand même vous la faire au sabre … Le problème vient principalement de l’histoire et de la difficulté du jeu à se renouveler, nous rappelant à pas grand-chose les débuts des FPS où il fallait massacrer tout ce qui bouge. De là à dire que le jeu n’est pas si différent d’un quake ou d’un doom, il n’y a qu’un pas que je franchis largement. J’ai dû faire une bonne moitié du jeu mais j’arrête, c’est trop long. À priori le red steel 2 est largement meilleur, j’irais bientôt jeter un coup d’œil.

Dans ces dernières années je dois reconnaître que comme pour beaucoup de choses, j’arrive à écœurement. Les séries télés si nombreuses, si à rallonge ou qui vous laissent sur votre fin ont fini par me lasser. Entrer dans une série télé c’est prendre en considération une perte de temps phénoménale pour être souvent déçu. Dans ces dernières années, à part Games Of Throne, Ray Donovan, je pense que c’est un peu tout, je n’ai pas accroché à grand-chose. Comme vous l’aurez compris, je ne regarderai pas la suite de the Witcher si on en sort une, je ne regarderai pas non plus la suite du Mandalorien l’appât de Disney pour vous abonner à son nouveau service qui doit écraser Netflix. Forcément une série Star Wars est un événement et celle-ci réussit à faire le buzz parce qu’il y a un bébé Yoda. Si la licence Star Wars se veut désormais respectueuse de l’ancien temps avec moins d’effets spéciaux, on a franchi un seul dans le respect, même Kermit la grenouille est plus vivante. Au niveau du pitch, le Mandalorien est un chasseur de prime qui appartient à une caste de supers guerriers qui n’ont pas le droit de retirer leur casque et qui ont tous été décimés. Il accepte dans le premier épisode de ramener mort ou vif une précieuse cargaison, il découvrira donc le bébé Yoda auquel il va s’attacher. Huit épisodes plutôt mous, qui ne dénaturent pas l’esprit Star Wars ce qui est positif, mais qui ne m’ont pas particulièrement accroché, trop Disney.