Cultures, épisode 42

26/08/2019 Non Par cborne

L’humour d’Eric et Ramzy est très particulier, ça passe ou ça casse. Si j’avais par exemple adoré la série H, des films comme seuls two, c’est beaucoup plus difficile. Si je trouve que Ramzy a su faire de nombreux rôles intéressants au cinéma, comme dans coexister par exemple, dans l’humour ou plus sérieux comme dans Lola et ses frères, je n’ai pour l’instant pas vu Eric Judor dans un rôle qui tienne la route. Tenir la route, belle transition pour le film où il est l’interprète principal, roulez jeunesse, où il joue le rôle d’un dépanneur qui vit encore chez sa mère. Le film démarre comme une comédie, il raccompagne chez elle une femme qui le laisse le lendemain avec deux gosses à devoir gérer. Si effectivement au départ les ficelles sont bien grosses mais réussies, le film tourne à la tragédie. C’est une réussite et c’est pour moi la première fois où l’acteur sort pour la première fois du rôle de demeuré et c’est franchement réussi.

La reine Victoria, 80 ans bien tassés, des gosses qui la détestent, un milliard de sujets. Pas vraiment la belle vie, une vie d’ennui, de responsabilités, d’obligation, une cage dorée. Et puis un jour, arrivés tout droit des indes, deux nouveaux serviteurs. L’un des deux si naturel, si spontané, si familier brise l’intégralité du protocole ce qui charme totalement la reine mère. Elle va le faire rentrer au plus haut niveau de sa cours, créant la jalousie autour de lui. Confident royal est l’adaptation d’une histoire vraie, plutôt classique, mais qui fonctionne. Il est assez amusant de voir cette vieille dame s’offrir un caprice royal, en s’octroyant la liberté d’avoir un gars normal à côté d’elle. Difficile toutefois de savoir où s’arrête la fiction et où commence la vérité.

Ali Mosaffa est un acteur iranien qui n’a pas joué dans beaucoup de films malgré son âge avancé, comme quoi pas besoin de jouer dans cent films pour avoir la classe. Il a quitté sa femme Bérénice Bejo qui n’a pas volé son prix de l’interprétation féminine à Cannes et revient en France pour signer les papiers du divorce. Il découvre une situation explosive, son ex-femme s’est mise en ménage avec Tahar Rahim qui a un enfant très turbulent qui déteste sa nouvelle belle mère, un conflit entre la fille de Bérénice Béjo et Tahar Rahim dont la femme est en état végétatif après un suicide. Le passé est un film de deux heures où comme on peut s’en douter il n’y a pas une action trépidante. Et pourtant c’est magnifiquement joué, avec de vrais secrets, des questions, des réponses. Un film à voir, avec une morale assez pesante qui voudrait qu’on ne peut pas effacer son passé.

Albert Dupontel braqueur de banque de son état, pensait terminer tranquillement sa peine après un braquage. La faute à pas de chance, il partage sa cellule avec un gars accusé d’avoir violé une jeune fille, il clame son innocence. Comme on n’aime pas en prison les agresseurs, on vient pour le tabasser joyeusement, Dupontel s’interpose. Durant le séjour, le camarade de cellule est libéré, la fille a retiré sa plainte, Dupontel lui donne une indication à transmettre à sa femme pour qu’elle puisse récupérer le butin et vivre de façon plus heureuse. Malheureusement, son camarade de cellule interprété par le très inquiétant Stéphane Debac, est bien un tueur en série, Dupontel n’a pas d’autre choix que de s’évader pour sauver sa famille. La proie est un film très à l’américaine, on peut s’étonner de trouver Dupontel dedans et pourtant il s’en sort plutôt bien. Joli casting qui l’accompagne Sergi López, Alice Taglioni, Lucien Jean-Baptiste, quelques autres, des gens qui en plus ont déjà fait carrière et qui sont dans des seconds rôles. Bien sûr les ficelles sont assez énormes, mais on se laisse prendre par le rythme.

Black Death, comprendre la peste, c’est l’histoire d’une bande de glorieux guerriers accompagnés d’un moinillon qui partent en campagne dans un lointain village. Il apparaît en effet que ces gens-là ont renié le Christ, qu’en plus ils seraient protégés de la peste, et qu’il y a un nécromancien et même une sorcière. Insupportable, il faut aller purger tout ça. Violent, très violent même, avec une bonne petite surprise à la fin, à voir.

Guy Pearce est professeur d’université, un peu dans la lune, il travaille sur la machine à explorer le temps. Mais ce soir, il a rendez-vous avec sa belle, ça sent la demande en mariage. Malheureusement elle se fait tuer devant les yeux de notre héros. Pendant quatre ans le bonhomme s’investit dans ses recherches pour noyer son chagrin et finit par créer une machine à remonter le temps. Il revient alors à cet épisode dramatique et pourtant la tragédie se produit à chaque fois sans que le scientifique puisse changer quoi que ce soit. Il se mande donc comment changer le passé et part dans le futur pour obtenir des réponses. Film de 2002, pas franchement récent donc, le film a plutôt bien vieilli, il me fait penser à ces films un peu kitch de sciences-fictions des années 90, ambiance carton-pâte. Au niveau du scénario on sera indulgent sur les paradoxes espace temps qui ne tiennent absolument pas la route pour se concentrer sur une histoire qui emmène assez loin.

The surge fait partie des jeux qu’on n’attend pas, on ne l’attend tellement pas qu’il a été distribué gratuitement aux abonnés du playstation plus il y a quelques mois. Voyez, dans une démarche de minimalisme et pour arrêter de télécharger tout et n’importe quoi, je fais désormais un peu de tri avant de systématiquement télécharger. On a beau filer environ 50 € par an à Sony pour profiter du jeu en ligne et avoir quelques jeux, la plupart du temps c’est quand même du caca. J’ai donc en lisant les tests, découvert que The surge est un Dark Souls futuriste. Les critiques des testeurs bonnes, les retours mauvais du public, j’étais donc un peu circonspect. Ce que je peux te dire public pour avoir fini plus d’une fois l’intégrale des souls et bloodborne que the surge est un excellent jeu qui n’a absolument pas à rougir de la comparaison avec les souls. J’ai passé des heures à me faire démonter, à stresser, à beaucoup mourir et recommencer pour triompher, je viens de finir le jeu parce que je suis un bonhomme.

Dans le futur, une société met au point des exosquelettes, une société qui veut refaire le monde. Vous êtes handicapé moteur, et c’est dans un fauteuil roulant que vous débarquez dans l’entreprise afin d’avoir votre exosquelette et démarrer votre nouvel emploi. Il se trouve que les choses ne se déroulent pas comme prévu, que tout le monde a pété les plombs et que c’est une boucherie, vous allez devoir survivre, tuer, et mener l’enquête. Les testeurs ont apprécié dans the surge, le fait qu’on coupe des membres pour fabriquer le même objet (jambe, bras, casque, etc …), ce n’est pas forcément ce qui est le plus notable. Des combats qui ne pardonnent pas, une marge de progression personnelle réjouissante, des chemins qui vous ramènent à l’équivalent du feu de camp comme dans Dark Souls. On peut farmer comme un malade, la différence avec un souls c’est que vous n’augmentez pas vos caractéristiques, vous augmentez la capacité de votre noyau à supporter des implants de plus en plus puissant. Implant qui vous rend meilleur au combat, implant qui augmente l’endurance, implant qui fait le café, vous aurez compris. Si on devait évoquer quelques regrets dans ce premier opus, l’absence de multi-joueur n’est pas bien grave, ça force à être meilleur, c’est le matériel. Plus vous utilisez le matériel, plus vous le maîtrisez, si bien qu’une fois que vous avez un type d’arme, difficile de s’en séparer. Et c’est ce qui amène à un deuxième regret, j’ai tout fait à l’arme lourde, avec une inertie assez énorme, je vois des utilisateurs de bâtons sur Youtube qui galèrent largement moins.

Quelques astuces pour les différents boss :

  • boss 1, le gros robot. Taper dans les jambes, quand il lève la jambe taper dans l’autre pour qu’il se casse la gueule.
  • boss 2, l’araignée pénible. Phase une, cassez lui les pattes, en frappant juste après qu’elle ait fait la toupie. Phase 2 courir, et frapper quand il a fini de s’exciter. Boss pénible qui nécessite la maîtrise du pattern.
  • boss 3, l’araignée moins pénible en trois phases. Première phase pas difficile, attendre qu’une pince arrive esquiver, frapper, jusqu’à casser les pinces. Phase deux, une belle astuce, se tenir le plus possible à l’avant de l’écran et casser les rayons lasers au fur et à mesure qu’ils se présentent. Attention, si vous cassez toute une rangée le sol devient électrique. La dernière phase, sauter en évitant l’araignée de gauche à droite, marave.
  • boss 4, réputé comme difficile mais pas tant que ça car il y a une astuce, viser la tête. Lorsqu’il arrive vers vous foncez, marave. Il va se planquer et vous lâche un boss 1 que vous savez désormais battre. Quand il revient continuer à frapper la tête, une fois qu’il a fini sa série de mouvements. J’ai vu des gars le faire en deux coups, moi j’ai eu droit à un troisième passage de robot.
  • boss 5, le boss de fin, réputé comme facile, j’ai galéré pour la seconde phase alors qu’il y a une astuce qui permet de le passer du premier coup. Dans la première phase c’est assez pénible, le monstre est assez imprévisible, il faut apprendre ses mouvements et lui casser les pattes. La glissade fonctionne bien, frappez, éloignez vous, reprenez de l’endurance, recommencez. Quand vous avez fini de l’achever, il faut courir vers l’ordinateur pour charger, bouton carré du paddle. Vous libérez du gros monstre une tortue ninja qui vous tue en deux coups et pourtant qui est simple à abattre. La pièce est grande comme un stade de foot, vous vous mettez le plus loin possible collé au mur. Le monstre pour vous rejoindre fait la toupie de la mort, et va continuer à tourner sur le mur comme un idiot. Vous avez très largement le temps de lui placer trois coups, repartir en courant de l’autre côté du stade et recommencer la démarche. Merci les bugs.

Un excellent jeu, les joueurs de Souls seront ravis de retrouver des sensations perdues depuis Dark Souls 3. J’oubliais dans les regrets, le scénario est pourri et aurait pu être davantage travaillé, surtout que la mise en scène est très classe, gore et flippante.