Ben-Hur

A l'époque du Christ qui fait partie des personnages du film, la rivalité entre deux frères, ou disons élevés en tant que tel, lui juif, l'autre romain, on se doute que ça ne peut pas bien finir. Le premier fils de la noblesse coule des jours heureux malgré l'oppression romaine, le second fait une forte carrière militaire et devient un redoutable guerrier. Ils se retrouvent réunis à la venu de Ponspilate, le romain demande de l'aide à son frère pour que tout se passe pour le mieux, celui-ci refuse de dénoncer des membres de son peuple ce qui va le conduire aux galères pendant cinq ans. La suite serait spoiler, sachez toutefois que les courses de char ne sont pas nécessairement au centre du film même si on aura quand même droit à notre course spectaculaire, comme la bataille navale d'ailleurs vue du côté des esclaves, originale et particulièrement réussie.

Ben-Hur est un peplum réussi, avec une véritable originalité dans les scènes d'action, il faut bien quand même un peu d'originalité quelque part, car pour le reste, rivalité, amour, trahison et j'en passe, c'est du largement déjà vu.


Moka

Le fils d'Emmanuelle Devos a été tué dans un accident de voiture, une vieille Mercedes, le chauffeur du bus en est certain, une femme blonde au volant qui a pris la fuite. Elle mène l'enquête, une enquête qu'elle estime bâclée par la police, elle s'immisce dans la vie de Nathalie Baye une vieille esthéticienne et son compagnon pour avoir la certitude que c'est bien le couple responsable et mener sa vengeance. Bien trop classique pour le mettre au rang de bon film, ça se laisse regarder sans plus.


Didier

Didier est un chien, il est confié à Jean-Pierre Bacri par sa maîtresse qui part aux états unis. Et puis on ne sait pas pourquoi, Didier se transforme en homme. Jean-Pierre Bacri qui ne se laisse absolument pas démonter trouve que l'homme chien a un certain talent pour le foot et ça tombe bien, il a justement besoin d'un joueur. Si le scénario est classique, qu'on a vu ce genre de films des centaines de fois notamment dans les films pour enfants mais dans le sens inverse, plutôt vers l'animal, il faut reconnaître qu'un Alain Chabat avec un air totalement ahuri du début jusqu'à la film et Jean-Pierre Bacri complètement blasé qui prend la situation de façon très naturelle, c'est une vraie performance. Alors que le film a passé le cap des 20 ans au moment où j'écris ces lignes, le film a très bien vieilli.


Un petit boulot

Romain Duris est un acteur qui finalement est assez rare au cinéma, et le retrouver est à chaque fois un plaisir, capable de jouer de la comédie ou des rôles plus graves, ou complètement fous comme cet homme qui se travestit en son épouse défunte. On est ici dans le registre de la comédie, réalisée par celui qui avait déjà fait l'arnacoeur qui avait un côté américain très réussi dans la conception, Romain Duris faisait déjà partie du tournage. Dans une région sinistrée, les hommes ont perdu le travail après la fermeture de l'entreprise, Romain Duris vivote. Il se voit proposer un petit boulot par Michel Blanc le patron du crime local, tuer sa femme qui l'a trompé. Un petit travail en entraînant un autre, Romain Duris devient tueur professionnel avec des techniques d'amateur. Michel Blanc en vieillissant joue des rôles de plus en plus intéressants, en mafieux il est excellent, Romain Duris égal à lui même, facile, pour une comédie particulièrement réussie.


Le passeur des étoiles

Notre histoire démarre par une traque, celle d'un gambit qui a été condamné à l'exil. Alors déjà, il faut préciser les conditions d'exil, les hommes sont transformés en monstres pour leur montrer leur monstruosité, et à la fin de leur peine, ils redeviennent humain. Il se trouve que le gambit a été condamné par erreur pour une raison qui ne nous est pas expliquée. Mais la vraie question que vous vous posez tous, c'est quoi un gambit ? Dans le futur, on a trouvé un vaisseau bizarre et il se trouve que seul une catégorie d'individus est capable de le piloter, le gambit. Ce vaisseau a d'autant plus d'importance et son pilote que c'est la surpopulation dans l'univers et que seul ce vaisseau et donc son pilote ont la capacité de trouver de nouvelles planètes habitables. La bédé n'est pas forcément simple à comprendre mais le rythme, le côté Blues Brothers avec la traque de plusieurs factions qui veulent récupérer l'homme à leur profit, c'est assez bien foutu, en trois tomes, pour une fin malheureusement un peu trop classique.


La rose écarlate

N'y allons pas par quatre chemins, j'aurais des couettes et j'aurais dix ans, je trouverais certainement la rose écarlate extraordinaire, je voudrais certainement la panoplie complète, les cuissardes, le masque et l'épée. Malheureusement il se trouve que me faire des couettes est impossible, et qu'à mon âge cette bande dessinée franco belge dessinée dans le plus pur style manga, dessin très réussi, avec la niaiserie de tout manga pour fille, j'ai beaucoup, mais vraiment beaucoup de mal à adhérer. La bédé ne manque pas de qualité, c'est sympa pour les gosses, une jeune fille garçon manquée voit son père se faire tuer sous ses yeux, elle est récupérée à Paris par son grand père qu'elle n'a jamais connu et décide de devenir une justicière pour venger son papa. Elle va bien sûr vivre des tas d'aventures, se trouver un amoureux et des tas de choses formidables pour lesquelles j'ai beaucoup de mal à me passionner.


Le dernier pour la route

François Cluzet est le patron d'un groupe de presse, il est alcoolique. Un jour c'est la cuite de trop, il fait le choix de partir en cure. C'est le pitch, et il n'y a pas vraiment besoin d'en dire plus en fait, le film dresse le portrait dur des gens face à l'alcoolisme, le déni, l'acceptation, les crises de nerfs, le besoin, la famille qui se doit de supporter ce quotidien, cet enfer, la rédemption et parfois la rechute. Joué juste, assez caricatural dans le fond avec des personnages très stéréotypés, c'est un bon film.


Le rêve de Jérusalem

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Catégorie(s) : Non classé - Mot(s)-Clé(s) : aucun

Dans la période des croisades, autour de l'an 1000 le destin de deux hommes qui sont élus par le seigneur. Le premier un gamin qu'on a accusé de diablerie et qui pourtant a les pouvoirs du messie se retrouve à vivre comme un marginal et refoule ses pouvoirs devenant un débauché, le second, un assassin sanguinaire qui a la révélation et qui est capable de deviner le mal chez les hommes. Ils vont être réunis pour aller prendre Jérusalem et croiser la route d'une femme, une princesse d'un peuple de guerriers dont ils vont devenir follement amoureux. Assez étrange, très prenant, en quatre tomes, efficace, moins vers la fin où la bande dessinée s'essouffle. A lire tout de même.


Argo

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Catégorie(s) : ciné - Mot(s)-Clé(s) : aucun

En 1979 ça pète sévère en Iran et les américains sont mis à mort. Des diplomates ont réussi à s'évader dans l'ambassade Canadienne et on ne sait pas trop comment les extrader. Ben Affleck qui se prend la réalisation, le premier rôle et celui du super héros a une super idée, on va faire croire qu'on fait un tournage et qu'ils en sont les auteurs, réalisateurs, cameraman et le reste. Le film est un très grand classique tiré d'une histoire vraie qui à priori a été franchement détournée joue sur le succès ou pas de l'opération avec comme on peut s'en douter, la réussite et des drapeaux américains dans tous les coins. Grand film, mais déjà vu quand même.


Je ne suis pas là pour être aimé

Patrick Chesnais ne fait certainement pas la plus belle profession du monde, il est huissier de justice. Aigri par son métier, aigri par la vie tout simplement, il passe ses weekends à la maison de retraite à jouer au Monopoly avec son père, un homme horrible et colérique. Un jour, il passe la porte d'une école de tango qui se trouve juste en face de chez lui et rencontre Anne Consigny. Elle, globalement amoureuse de son futur mari, les préparatifs sont en cours, se rend compte qu'elle non plus ce n'est pas la vie qu'elle voulait, la danse va les rapprocher. Très bien joué avec du Chesnais qui fait du Chesnais, l'énorme performance de George Wilson en vieux monsieur colérique, un film tout en finesse, parfois un peu long mais réussi.