Control, meilleur jeu de l’année (pour l’instant)

26/06/2020 Non Par cborne

Après un très bon Spider Man mais certainement pas le jeu de l’année, j’avais repéré Control depuis un moment vendu à l’heure actuelle 20 balles ce qui fait que j’ai vraiment amorti mon PS NOW. Control c’est un jeu réalisé par les gens qui ont fait Alan Wake qui m’avait laissé un souvenir plutôt correct avec un côté mystico glauque plutôt sympa. Sans le savoir j’ai trouvé que ce control avait un air de parenté avec Alan Wake parce que lui aussi mise sur le mystico glauque mais en version beaucoup plus bourrine.

On incarne le rôle d’une jeune femme qui entre dans une grande agence façon FBI, sauf qu’ici il s’agit du bureau fédéral de contrôle. La narration est assez particulière, assez sombre en ce début de jeu, on erre seule dans de grands couloirs, des bureaux. Ce sera d’ailleurs la composition de 80% des décors mais ce n’est pas choquant. La première scène est assez surprenante puisque vous allez assister au suicide du directeur et récupérer son arme. Assez rapidement, vous commencez à vous faire agresser par des soldats possédés par le « hiss ».

Comme quoi ça ne tient pas à grand-chose une ambiance, d’un coup vous rentrez dans une salle où tout est rouge et vous allez devoir procéder à la prise du point de contrôle, plus ou moins un équivalent du feu de camp dans Dark Souls. J’insiste d’ailleurs sur ce point car il y a un petit clin d’œil, votre personnage prend des points d’XP il pourra dépenser au fur et à mesure qu’il trucide du monde et en cas de décès, non seulement c’est le retour au point de contrôle mais aussi une perte de 10% d’XP. Le challenge étant assez relevé, on a tendance à mourir assez souvent.

Le jeu propose un gameplay particulièrement simple mais très efficace. Jesse Faden notre héroïne en prenant l’arme du directeur devient la nouvelle directrice. L’arme est ce qu’on appelle un objet de pouvoir, c’est un peu là-dessus que s’appuie l’ensemble du jeu. Cette espèce de bureau façon FBI est en fait un bureau spécialisé dans le paranormal qui va gérer ces fameux objets de pouvoir. L’ambiance n’est pas sans faire penser à fallout pour le côté rétro, à X-Files de façon évidente pour l’ambiance et à the surge pour l’aspect solitude. Ces objets de pouvoir qu’il faudra maîtriser dans des scènes habiles d’entraînement dans les mondes parallèles sont autant de pouvoir que va posséder votre personnage. Le pistolet donc, qui change de forme, du classique, au fusil à pompe, à la perforation des armures en passant par le pistolet mitrailleur. Pour le reste Jesse est capable d’envoyer des objets, de dresser un bouclier ou encore de voler, mais ce sera plus tard. On retrouve pour le vol, un côté Zelda, certains passages sont inaccessibles tant qu’on n’a pas déclenché ce pouvoir, tant qu’on n’a pas récupéré certains badges d’accès.

Alors que je me plaignais dans Spiderman d’avoir tout un tas de spider-gadgets qui ne servent à rien à part le bouclier que je n’ai pas utilisé car comme dans Jeanne et Serge la meilleure défense c’est l’attaque, j’ai vraiment joué avec les possibilités offertes par le personnage. Un gameplay simple, efficace, jubilatoire. Survoler ses ennemis en leur envoyant des morceaux de mur puis les terminer au pistolet mitrailleur, c’est vraiment sympa.

On s’amuse beaucoup, mais je pense que c’est surtout l’histoire, l’ambiance, qui tiennent vraiment le joueur. Jesse a donc des pouvoirs psy qui lui sont conférés par une entité du nom de Polaris. C’est elle qui lui a permis de trouver le bureau qui est un objet de pouvoir et qui donc se dissimule des gens, il faut être spécial pour y arriver. C’est d’ailleurs un élément présent tout au long du jeu, on voit des notes de service qui expliquent que si des documents changent de couleur il faut impérativement les détruire sous peine de sanctions et de blessures ou des plaintes sur les toilettes qui disparaissent. Elle est en fait au bureau à la recherche de son frère que des agents ont capturé quand il y a plusieurs années, ils ont été témoins d’un événement paranormal.

Les personnages sont tous des caricatures de scientifiques qui évoluent dans ce monde où tout est fou de façon rationnelle, habitués à côtoyer l’étrange. Même si les personnages sont assez moches, la technique n’est pas le point fort du jeu, les dialogues sont convaincants et bien travaillés. L’homme de ménage est assez énorme, absolument pas affecté par le Hiss pour une raison qu’on ignore, il considère la directrice comme son employée et lui donne des corvées à faire comme tuer un monstre gigantesque qui bouche les canalisations.

Ce que je trouve de vraiment réussi, à part cette atmosphère bizarre c’est que le jeu casse complètement les codes, le jeu surprend. À certains endroits du jeu vous trouvez une lampe à allumer, vous tirez trois fois dessus et vous arrivez dans un motel, c’est l’image ci-dessus. Une sonnette qui permet d’ouvrir trois portes, aucune indication particulière sur ce qu’il faut faire. Dans une chambre tout est en vrac, on se rend compte que dans l’autre on peut retourner un tableau, ce qui permet de remettre dans le bon sens la première. Que dire aussi du labyrinthe dans lequel on se perd jusqu’à ce qu’on récupère le vieux walkman du concierge qui vous permet de le traverser sur du hard rock en finlandais, en flinguant tout le monde. Ou encore, le frigo qu’il faut regarder en permanence sinon un drame se produit, et c’est un boss gigantesque à l’intérieur dans une mission secondaire, le seul du jeu pour les missions que j’ai faites.

Bien écrit, un gameplay très simple d’accès, prenant, surprenant, Control est pour l’heure, mon meilleur jeu de 2020.