Complément 79 – nouvelle, nouvelle, et nouvelle réorganisation

06/04/2019 Non Par cborne

À partir du moment où l’on pose comme postulat que le libre et le propriétaire ne sont que des solutions techniques et que le but c’est d’éviter d’avoir trop de solutions pour ne garder que la substantifique moelle, j’ai commencé à refaire le ménage.

J’ai viré mon compte instagram sur un coup de tête. Il ne me reste donc que mon compte facebook comme réseau social.

Instagram n’apporte finalement aucune information pertinente, je regretterai simplement le compte d’une ancienne élève, en même temps avec neuf comptes suivis, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est difficile de regretter grand monde. Elle fait de très belles photos de voyage, c’est dépaysant, mais nous échangeons régulièrement sur Facebook où il lui arrive parfois de poster ces photos. Instagram est en fait simpliste et fait apparaître deux types de profils dans entourage. Les gens qui dupliquent l’information sur Facebook et Instagram, mes collègues profs, car ils essaient de toucher les deux publics : adultes et adolescents. La scission est assez importante, puisque de nombreux adultes ont créé leur compte instagram sans l’utiliser, les jeunes utilisent instagram mais pas tant que ça, on a donc l’impression qu’il faut en être sur les deux pour avoir tous ses contacts, ce qui est faux. On dit que les jeunes ont déserté facebook, l’expression est impropre, ils y vont moins mais de façon récurrente car ils sont dans une démarche similaire. À la recherche de nouvelles de gens qui sont plus âgés, des membres de leur famille mais aussi d’événements, ils viennent de façon ponctuelle sur facebook pour voir ce qui se passe.

Pour l’adulte, le chemin inverse n’apporte rien, en tout cas pour moi et c’est d’ailleurs pour cela que je ne suivais que neuf comptes dont au moins trois redondant. Uniquement des selfies, Instagram pour les jeunes est l’illustration parfaite du malaise qu’on lit régulièrement, la bonne photo, le bonheur fabriqué, le mensonge. Il s’agit pour moi d’une perte de temps, même si je n’y passe pas mes journées, je tranche, c’est plus de contrôle. Paradoxalement alors qu’il est le réseau le plus décrié, pour de bonnes raisons, il ne me reste donc que Facebook qui reste un canal d’information alternatif et local que rien ne parvient à remplacer.

Instagram continuera son petit bonhomme de chemin à n’en pas douter mais il est trop nombriliste, trop auto-centré pour devenir autre chose que ce qu’il sait faire, montrer sa petite personne sous les bonnes coutures. Ajoutons à cela l’envers du décor, les champs de fleurs piétinés pour faire la bonne photo ou ceux qui pensent que leur notoriété est un passe droit. Instagram c’est du toc, c’est un réseau qui finira par exploser, mais il répond de façon évidente à un besoin, la culture imposée de l’image.

Donc plus que Facebook, si je devais refaire une passe des réseaux :

  • Snap n’est que pour les jeunes. Sans modèle économique il finira par s’effondrer.
  • Les réseaux sociaux libres n’apportent pas une information plus pertinente qu’on peut lire ailleurs, surtout qu’entre le jdh et les liens de Linuxfr on a des dénicheurs d’informations libres qui piochent aussi dans ces réseaux pour moi. Rajoutons à cela la multiplication de ces réseaux qui ne percent pas, que pour avoir des contacts avec des gens du libre, le mail existe comme les blogs, c’est totalement dispensable.
  • Twitter c’est le pendant propriétaire des diasporas, mastodon et du reste, il ne m’apporterait pas d’information supplémentaire. Je ne l’ai pas comptabilisé dans les réseaux sociaux, mais je suis reddit france, c’est aussi un complément d’information hasardeux où des gens vont faire passer un article que je n’aurais pas lu de moi-même, comprenez, qui ne fait pas partie de ma liste des sites que je suis.
  • Linkedin toujours pas d’intérêt du fait d’être enseignant et de ne pas avoir besoin de me constituer un réseau professionnel que j’agrège déjà par mes activités de blogueur et d’enseignant. Comme j’aime à le répéter, le fait d’être moi-même, d’avoir le forum, fait venir des gens qui me correspondent. Cela fait des mois que je n’ai pas mis les pieds sur le Yammer de la boîte, je pense fermer mon compte pour montrer que cela ne m’intéresse pas, ou plus que cela n’est pas intéressant car les responsables n’ont pas su le faire vivre. On notera d’ailleurs que ce type de réseau est peu utilisé pour un avancement de carrière en France et même en régression.

Je n’évoque pas les autres réseaux sociaux, si les principaux ont peu d’intérêt, les autres sont marginaux. Je ne suis plus aucun forum à part le mien, et c’est déjà bien, sachant que c’est le meilleur.

Comme je l’ai écrit dernièrement, je cherche à me séparer de mon instance de Nextcloud, quelques explications. Je vous racontais que j’avais troqué mon ASUS contre un truc android avec clavier, pour une utilisation très ponctuelle, d’autant plus ponctuelle que l’an prochain nous serons équipés de TBI pour les classes de troisième et de quatrième où je passe le plus clair de mon temps. Mon poste principal est donc ma seule machine sous Linux et le restera. À nuancer tout de même. L’ordinateur des beaux-parents, de ma femme, de ma fille sont sous Linux. Le seul appareil restant sous Windows à la maison, est une tablette que j’avais achetée à 40 € et dont je ne fais rien, je pense que je vais finir par la liquider. Donc j’y retourne, plus d’Asus sous Linux, donc des documents à partager uniquement depuis un seul poste Linux, j’ai fait le choix d’exploiter pleinement mon instance d’office365. Car après tout, si on fait le calcul comme écrit en introduction que l’idée c’est de limiter les services, que ma fédération agricole m’offre l’intégralité des services Microsoft, avec 1 To de stockage et les applications de synchronisation Windows pour ma session au lycée, et Android pour mon téléphone et ma tablette clavier, pourquoi s’en priver ?

Quand on passe d’un Nextcloud à un Office365 on est en droit d’évoquer l’éthique, le bien, le mal. Pour mon cas précis, je dirai que cela ne change rien. En effet, mon instance Nextcloud était hébergée chez un prestataire de service, donc pas de contrôle particulier sur mes données ou disons pas le contrôle que je pourrais avoir si j’auto-hébergeais. De l’autre côté j’assurais la synchronisation de mes contacts et de mes calendriers par l’instance Nextcloud. En partant du principe que la très grande majorité de mes contacts sont professionnels, que mes rendez-vous sont majoritairement professionnels, le distinguo de l’agenda privé public séparé n’a que peu de sens, tout comme la gestion des contacts. Restait donc à résoudre le problème de l’agrégateur RSS, dans l’urgence, car tout est urgent chez moi, et face à une offre libre que je trouve de plus en plus pauvre, et pas vraiment performante, je me suis tourné à nouveau comme j’avais pu le faire à l’époque de feedly, vers un service propriétaire, cette fois-ci je prends inoreader.

Pour l’interface on n’y reviendra pas, clone de Google Reader qui lui sait faire le job, on est surpris quand on appuie sur J de voir l’article être capable de s’aligner en haut. Le gros plus par rapport à feedly c’est qu’il ne pose pas de problème pour certains flux comme c’était le cas avec Reddit. L’autre point non négligeable, c’est de ne pas avoir la sensation d’oppression pour passer à la version payante. Je ferai toutefois l’effort de faire une passe sur les logiciels libres restants, notamment tt-rss que je n’ai pas lancé depuis des années et qui continue à faire son bonhomme de chemin quand ils sont nombreux à avoir jeté l’éponge. Alors que l’orientation est tout de même franchement cloud, on regrettera que les logiciels au local comme Akregator ou Liferea ne proposent pas de façon simple la possibilité de connexion à des serveurs, dans une autre vie certainement.

J’ai renoncé à l’idée d’avoir un cloud personnel auto-hébergé et ce pour quelques raisons :

  • La problématique de la sécurisation. C’est soit partir sur une distribution toute faite comme Yunohost, soit s’investir. Yunohost c’est bien gentil, mais finalement on ne maîtrise rien, on laisse faire. De l’autre côté s’investir, c’est un temps conséquent à consacrer qui ne m’intéresse pas, plus.
  • La problématique de la box pourrie. Orange c’est vraiment une honte, alors que des services comme DtDNS ou dnsdynamic sont fermés depuis un moment, il n’y a eu aucune réaction de la part de l’opérateur pour ceux qui voudraient bricoler un peu. Il est donc nécessaire de payer un fournisseur comme dynDNS ou renouveler manuellement chaque moi no-ip ce qui ne me paraît pas très sérieux.
  • Dernier point et pas des moindres. Ai-je réellement besoin de ces services à mon domicile ? Non

C’est certainement ce dernier point qui créé de la confusion dans les esprits c’est le fait qu’on a glissé doucement de la fonction première du NAS à savoir la sauvegarde des données dans un réseau local, à une boîte magique à tout faire, de la sauvegarde primitive des données dans le réseau local jusqu’à l’hébergement de site web. Iceman se pose d’ailleurs des questions quant au coffre fort numérique, sa réflexion est plus avancée que la mienne puisque je ne stocke en ligne que mes documents professionnels, à savoir mes cours.

Je pense que je vais racheter un NAS ou une variante. J’insiste bien sur la notion de variante, car pour moi ce serait plus un disque connecté qu’un NAS.

Comme je l’écrivais plus haut, le problème des NAS actuels à part un prix que je trouve assez important c’est le fait qu’ils offrent trop de services, notamment orientés vers le cloud. Et d’ailleurs ce que j’écris se confirme quand on voit la masse d’appareils ne présentant qu’une seule baie abandonnant ainsi toute notion de RAID. Un NAS sans RAID, est-ce que c’est vraiment un NAS ? Je suis donc en recherche de l’appareil le plus simple possible, où je mettrai mes sauvegardes dessus mais aussi celle de mon épouse qui ne fait absolument aucun effort de ce côté-là.

C’était donc mon dernier coup de ménage, discutable bien sûr, efficace certainement. A suivre.

Je vous fais une fin à la Iceman avec un jeu de mot à la BORNE.