Complément 69 – STOOOP !

29/10/2018 Non Par cborne

Je suis donc rentré chez moi, @cascador a corrigé les fautes d’orthographe et je me suis lancé dans quelques menus travaux informatiques et plus si affinités. 

Réparer le PC planté du fils pour tenter de bricoler le OBI MV1

Mon fils qui aime régulièrement se faire punir avait échoué au test dit des horaires encadrées durant les vacances d’été. Conformément aux règles édictées dans la maison, il a perdu l’ordinateur portable pendant la période scolaire. Et c’est ici où il se dit parfois que le destin s’acharne sur lui, 24 heures plus tard l’ordinateur était mort. De nature culpabilisante j’ai forcément pensé qu’il avait sa part de responsabilité, même pas. Le disque dur a lâché. Je l’ai laissé dans sa misère pour voir s’il allait réagir, même pas. C’est catastrophique. Il sait changer un disque dur, il sait réinstaller Windows, il n’a rien fait.

Je suis toujours en train de traquer le matériel qui ne sert à rien dans la maison et je voulais voir pour lui donner le OBI MV1, le téléphone aux caractéristiques plutôt propres, payé 69 € mais qui malheureusement tourne sous Cyanogen OS. OBI World ayant plus ou moins disparu de la carte, il manque un patch pour réparer une erreur un peu gênante, celle qui lorsqu’une application est empaquetée d’une certaine façon, le téléphone plante et reboote en boucle. J’ai vu que des gens avaient fait un patch, malheureusement il est impossible de l’appliquer il faudrait être en root. Toutes les applications de root que j’ai pu tester ne fonctionnent pas. J’ai essayé de passer par des services alternatifs de récupération des apk, pas de chance encore, ça fait planter le téléphone. Toutes les applications ne font pas planter l’appareil, malheureusement snapchat oui, un jeune sans snap n’est plus vraiment un jeune.

Ce téléphone est pour moi l’exemple type du produit obsolète mais aussi une franche bizarrerie. Je pense qu’il a été correctement vendu, qu’il doit y avoir plusieurs milliers d’appareils qui ont été fourgués dans le monde. C’est d’ailleurs un téléphone qui a été médiatisé par de nombreux sites, du fait qu’il ait été produit par un ancien dirigeant d’Apple.  Si dans la langue anglaise on trouve quelques posts, en France un seul utilisateur sur Frandroid entre dans les détails. Cela signifie que des gens qui ont payé entre 50 € et 130 € cet appareil selon la période et les soldes, ont eu à un moment dans les mains un appareil qui ne fonctionne plus mais ne se documentent pas, n’essaient pas, la fatalité du jetable. Je cherche encore régulièrement, je fais des tentatives de root, et avec le temps qui passe j’ai conscience que plus personne ne s’y intéressera, si tant est que quelqu’un s’y est vraiment intéressé. Que faire de ce smartphone qui marche plus ou moins mal, le revendre serait du vol, le renvoyer chez Rue Du Commerce qui a largement participé à cette arnaque en vendant un smartphone pourri en moins de six mois, est une possibilité. La garantie Rue Du Commerce permet en effet de renvoyer un descriptif complet du problème, mais il faut s’engager à payer 50 € si le site n’arrive pas à le reproduire. Je ne vais pas mettre en doute la bonne foi du site, mais le problème est assez complexe, et payer 50 € parce que le « technicien » n’a pas eu envie de réfléchir pour un téléphone payé 69 €, je passe mon tour.

Je pense par contre que cette fois-ci c’est la dernière. Le smartphone s’il accepte l’application TV d’orange, servira de télécommande universelle si le smartphone actuel qui fait office de télécommande venait à rendre l’âme. L’acharnement pourquoi pas, mais j’ai perdu quelques dizaines d’heures dans les bricolages, les tentatives d’installation de ROM alors que l’appareil n’est pas détecté, chercher sur les sites obscurs une ROM sans certitude qu’elle fonctionne, on va s’arrêter là.

Monter le canapé de la voisine … Amener ma fille à l’échographie

Ma voisine, celle que j’ai rencontrée en marteau piquant son muret, a eu des locataires cet été particulièrement pénibles, on lui a dit que son canapé était crasseux. Le problème parfois quand les gens font de la location, c’est qu’ils oublient l’état de la maison qu’ils louent, et effectivement son canapé était dégueulasse. Le problème de ma voisine, c’est qu’elle ne vit plus à Saint-Pierre à l’année, elle a des gosses qui vivent loin, et je compense avec elle ce que je ne fais pas pour ma mère. L’idée étant que si je me prends une vieille en charge, que chaque gars se prend une vieille en charge, toutes les vieilles du monde seront prises en charge dont ma mère.

La faute à pas de chance, il pleut comme vache qui pisse ici, il souffle à me décoiffer, et décoiffer un chauve, il en faut beaucoup. Les cartons trempés, nous-mêmes trempés, le tout avec une température de cinq degrés, c’était pas le bon jour. L’épisode de la boiteuse est en train de s’achever, nous avons bravé la tempête pour aller faire l’échographie, ma fille est ravie de sa vanne qu’elle fait à chaque membre de la famille « c’est une fille », vanne qui j’espère n’arrivera pas aux grands-parents n’a finalement pas de ligaments déchirés. Trois ligaments externes touchés tout de même, elle a quand même pris cher, maintenant c’est au kiné de faire son boulot.

Renoncer de façon définitive à l’auto-hébergement et peut-être plus si affinités

On va essayer de trouver un fil conducteur, ça risque d’être un peu long. Souvenez-vous dernièrement j’ai cherché à synchroniser de la façon la moins sale possible, mes fichiers de mon PC qui une fois poussés arriveraient sur l’ensemble de mes appareils. On se rend compte aujourd’hui que la situation est particulièrement binaire, un service propriétaire quelconque du genre dropbox, office365, Google et de l’autre Nextcloud. Nextcloud a cannibalisé l’intégralité du cloud libre.

L’idée donc c’est d’installer Nextcloud quelque part. Ce qui nous donne les possibilités suivantes :

Installer Nextcloud sur mon hébergeur mutualisé. Pas possible. Nextcloud va s’installer, néanmoins webdav n’est pas pris en charge, donc c’est mort. On m’a fait remarquer à raison que o2switch ça commençait à devenir vieillot et je donne raison. On est toujours sur une véritable qualité de service, néanmoins o2switch ne s’adapte pas aux technologies actuelles, on est coincé dans les technologies php / mysql qui sont en train de mourir comme beaucoup de choses.

Prendre un serveur dédié et le gérer moi-même. Je m’y refuse, je ne suis pas assez qualifié.

Me faire héberger par des collègues, ça m’est proposé. J’ai refusé aussi, je cherche une prestation de service payante qui me permettrait d’héberger le peu de services qui me reste. Le problème de l’hébergement chez des collègues, je le connais, c’est de la même manière que j’essaie d’être le moins indispensable possible pour les gens. Le service c’est bien, c’est sympa, mais dans le long terme ça peut poser problème. Que se passe-t-il si le collègue arrête, passe sous un camion etc …

M’auto-héberger au local, c’est parti. J’ai évoqué la problématique du moment, à savoir la fermeture des services de DNS dynamiques. On m’a fait remarquer dans le forum, que je vous conseille de suivre parce qu’on rigole plutôt bien et que les thèmes sont variés dans la politesse et dans le respect de prendre un nom de domaine chez OVH. Le nom de domaine en « .ovh », c’est 0.99 € l’année, pour chaque domaine déposé, la possibilité d’accrocher des sous-domaines en dynhost, l’équivalent de dyndns chez OVH. Sauf que le prix de dyndns aujourd’hui c’est pas un euro l’année. Comme chez Orange a quand même franchement un temps de retard, la Livebox 4 dernière du nom ne permet pas de gérer dynhost, il faudra donc utiliser le logiciel ddclient. Au niveau de l’installation, j’ai opté pour une ubuntu server dans Virtualbox. Ubuntu donne des ailes, on commencerait à y croire, que tout un chacun est capable de devenir administrateur système. Admirez ce beau menu d’installation.

On se retrouve donc en moins de 15 minutes avec un système complet d’installé et Nextcloud. Et tu commences à y croire dur comme fer, sauf que la navigation dans Nextcloud est d’une lenteur complètement délirante, parfois plus de trente secondes pour passer d’une application à une autre. Une petite recherche dans la toile et on se rend compte que le problème est connu, j’ai beaucoup aimé ce post dans Reddit : Snap is currently a joke and could actually hurt Ubuntu’s reputation qu’on traduira par Snap est actuellement une plaisanterie et pourrait entacher la réputation d’Ubuntu.

Et c’est ici ou tu te dis que tu vas t’arrêter parce que c’est n’importe quoi. Je vais vous donner l’illustration du c’est n’importe quoi le plus complet. Je lisais cet article sur les statistiques d’installation d’Ubuntu dans sa dernière version. 80% des utilisateurs se lancent dans une fresh install, ça veut dire que c’est 80% des utilisateurs d’Ubuntu qui n’ont pas compris le principe de Linux. J’ai très peur quant au niveau des utilisateurs, c’est aussi quelque part une satisfaction de se dire qu’on a tellement vulgarisé Linux que les gens croient que c’est du Windows. J’ai envie de dire bravo.

On est donc face à une population de moins en moins geek qui voudrait utiliser du libre, qui l’utilise certainement dans sa version desktop, sinon on aurait davantage d’upgrade et les solutions qui sont proposées sont de moins en moins accessibles. Je pense qu’on va droit dans le mur et pas qu’un peu.

Pour l’heure j’en suis à un autre niveau de réflexion, c’est d’ailleurs une remarque qui m’a été faite par mail, merci à ceux qui m’ont écrit et dans le forum, toujours le forum. On m’a proposé d’utiliser le logiciel Syncthing. Il s’agit d’un logiciel de synchronisation par p2p, ça se passe au local, si bien qu’on n’a pas de question à se poser quant à un éventuel serveur. Revenir au local, pas si bête, refaire les synchronisations au local, pourquoi pas. En tout cas ce n’est pas dans l’air du temps, j’ai regardé si on avait la possibilité de synchroniser par USB un smartphone Android avec Thunderbird par exemple, ça n’existe pas.

Un jour, un gars m’avait fait la réflexion qu’il était ravi de compiler sa Gentoo parce qu’il gagnait à chaque fois un peu de temps du fait d’avoir son système parfaitement adapté à la machine. Sur le papier c’est une évidence, néanmoins il y a aussi une autre réflexion qui est à faire. Le temps que tu vas passer à compiler Gentoo, le temps que tu vas passer à te former, et bien tu auras peut-être plus vite fait d’installer une distribution plus simple, même si tu perds deux secondes dans chaque opération. Je suis ici dans cette logique, à la croisée des décisions, et pour l’instant j’ai choisi celle-là.

J’ai collé un disque dur USB dans ma box, ça me fera office de serveur de sauvegarde, je ferai mes opérations à la main, comme je fais ma vaisselle à la main, et même si ce n’est pas le meilleur moyen, ce sera celui-là, le plus simple pour moi.

Vers l’infini mais pas vraiment au-delà

Au mois de décembre, j’ai le renouvellement annuel pour o2switch, je repars pour une année. Message personnel @Jean-Marie, c’est bon tu peux souffler.

Je ne vais pas me précipiter dans une situation bancale. Ce qui est certain c’est qu’à terme je cherche à scinder mon activité en deux parties. Il me faut un hébergeur php / mysql pour le blog, le forum, peut-être un FreshRSS mais ici encore il y a une réflexion à faire sur la nécessité de l’avoir en ligne. Il me faut un hébergeur Nextcloud pour la synchronisation des calendriers et des contacts et aux différents problèmes que j’évoquais plus haut, si je devais évoquer les offres payantes, je peux rajouter trois choses : elles sont chères par rapport à des offres payantes propriétaires, ce sont des sociétés qui me sont parfaitement inconnues ce qui me pose un souci de confiance, elles sont limitées à un utilisateur et c’est un problème. En effet pour chaque mail créé sur o2switch, j’ai un calendrier et les contacts qui vont avec, par le fait ma femme est utilisatrice du service, bientôt les enfants. Tous les nextcloud que j’ai pu voir à pas cher sont mono-utilisateurs.

La solution de facilité serait de passer par le service propriétaire le plus évident : Google. Synchronisation des calendriers, des contacts, des facilités de gestion avec des clients Linux, mais on en revient toujours à la même chose, trop de dépendance avec Google.

Ce que je sais par contre c’est au moins ça :

J’ai perdu trop de temps à bricoler, les solutions sont souvent bancales et j’éprouve de plus en plus de lassitude à ne pas arriver à trouver du facile et du qui marche sans problème. En 2018 souffrir pour utiliser un logiciel, passer par l’édition manuelle de fichiers de configuration, je trouve que c’est un peu abuser. Il faut que je reprenne les choses dans l’autre sens à savoir clarifier mes besoins et mettre en place les solutions. Ce qui est certain c’est que je risque de ne pas avoir beaucoup de pitié, si je dois prendre du propriétaire, je le ferai. Le libre dans le sens qu’on connaît ne peut pas percer tant qu’il n’y aura pas des CHATONS solides (oxymore ?), les technologies devenant trop complexes, nécessitant trop d’investissement pour que le particulier qui a un emploi du temps de ministre s’y colle. Ce que je sais encore c’est que dans toutes les technologies que j’utilise, je ne lâcherai pas Linux. La complexité d’un Windows, sa sophistication, cette volonté d’en faire des tonnes ne correspond pas à mon minimalisme. Si par contre demain, ChromeOS exécute des applications Android et Linux, il est fort à parier que je bascule sur CloudReady. Lorsqu’on apprend que 90% des applications arrosent les géants du web avec nos données, le mal est déjà fait du fait de posséder un smartphone Android.