Complément 68 – tout se joue à l’âge Playskool

23/10/2018 Non Par cborne

De l’installation d’Android x86 et moins si affinité.

J’ai donc fait l’installation d’Android-x86 sur mon Asus X201E. Je vous montre quelques images et après on en parle.

Ce qu’il est intéressant de remarquer plus ou moins dans l’ordre. L’installation se fait sans aucun problème, néanmoins il ne faut pas se rater dans dans le menu de boot, il faut choisir installation automatique sur le disque dur. J’ai tenté une installation manuelle avec un formatage en ext4, grub n’a pas été installé. Le temps de démarrage n’est par contre pas tolérable, jusqu’à deux minutes. Le jusqu’à n’est pas un hasard, j’ai l’impression que si on clique ça va parfois plus vite. C’est amusant, cela fait penser à l’époque où l’on disait qu’il fallait cliquer sur la fenêtre de téléchargement pour l’accélérer. C’est trop long car j’ai une batterie qui ne tient plus, j’ai donc tendance à éteindre la machine entre deux cours. Deux minutes à attendre dans un cours en face d’une classe de troisième, c’est tout simplement impossible. Une fois que c’est lancé par contre, c’est très fluide, ce qui est regrettable c’est l’interface, trop Android pour être manipulée à la souris. Il faudrait que je regarde avec l’ordinateur de la région qui est tactile, je ne suis pas vraiment motivé. La solution passera de façon évidente par Chrome OS quand ce dernier sera capable de lancer des applications Android mais aussi Linux pour finir d’achever nos distributions préférées.

Il y a des photos ça ne se voit pas forcément mais il apparaît que d’un côté c’est le PC et de l’autre c’est l’écran de ma tour. Dans les conditions nécessaires, cela en faisait partie, je n’ai rien paramétré, j’ai simplement branché le câble VGA pour avoir le miroir, je ne sais pas si d’autres modes sont possibles. Dans les différentes photos, j’ai voulu montrer que Onedrive fonctionnait parfaitement, c’est le cas, tout comme VLC, Firefox, K9Mail et j’en passe. Aucun intérêt pour moi d’avoir des jeux, l’ensemble des applications que j’utilise sur mon smartphone passe sans problème. On va rester sur ce dernier écran avec le « lock » que je n’arrive pas à passer même si j’ai beau agiter la souris dans tous les sens.

La moralité c’est qu’on arrive à un système quasiment à maturité mais ce n’est pas parfait, pas loin, quelques détails, ces détails qui ne passent pas. Ce qu’il manque c’est une interface à la Windows ou à la Google Chrome, une interface adaptée à l’ordinateur, la prise en charge par exemple du clic droit serait un véritable plus.

Et le retour à Linux

J’ai passé l’ordinateur sous Lubuntu, comme mon poste principal. Aucun problème de stabilité, aucune bizarrerie, rien à signaler. En même temps je l’utilise comme j’utiliserai Windows 95, pas vraiment d’exigence. La seule chose qui je pensais me manquerait c’est dans Thunar la possibilité de renommer un ensemble de fichiers en faisant la sélection et F2. Un peu plus long mais tout aussi efficace, le programme Krename. Vous noterez le K, ce qui montre bien qu’on est passé du côté obscur de la force du QT / KDE. Interface sobre et efficace.

Il y a quelques années je vous aurais volontiers lâché un Linux c’est de la merde, mais on a tous pris un coup de vieux. Néanmoins, ce n’est pas toujours simple et il ne faut pas s’étonner que des gens cherchent des solutions faciles et donc propriétaires.

Rappelez-vous ce que je cherche à faire. L’ordinateur portable n’est plus une machine de production, c’est une machine qui ne sert qu’à diffuser un manuel de maths, un cours, une vidéo, une machine qui va me servir à compléter un cahier de texte. Bon je vais être honnête, une machine qui peut aussi me permettre de me connecter au lycée en VPN et de faire des manipulations ce que je peux difficilement faire depuis une tablette, si bien que je vais certainement conserver Linux et cette machine. L’idée c’est d’utiliser des services que je possède déjà et d’éviter de me rendre trop tributaire de services propriétaires.

o2switch bloque toutes les possibilités du côté de webdav si bien qu’il est impossible d’installer Nextcloud ou de faire une connexion directe au serveur, j’essaie de passer en direct par ftp. L’idée est simple. Imaginons que je vienne de mettre à jour un cours, je veux qu’il soit sur mon ordinateur portable, de façon à avoir la dernière version. De mon PC, j’exporte le fichier en PDF pour ne pas avoir de surprise avec les polices de caractère même si de Linux à Linux ça ne devrait pas, le dossier qui contient les PDF est synchronisé au FTP, lorsque j’allume l’ordinateur portable, avec une tâche CRON, il fait un miroir du contenu du FTP et met à jour la dernière version.

C’est faisable sous Linux avec des scripts, du lftp et d’autres bricoles en ligne de commande que je me refuse de faire. Tant pis je ferai ces opérations manuellement ou le jour où je pète un boulard, j’installe Dropbox qui contrairement à onedrive a un client Linux qui n’est compatible que sous EXT4, le système de partition des bons pères de famille. J’irai un peu à contresens de ce que je raconte puisque l’idée reste de ne pas se rajouter de service supplémentaire, néanmoins au bout d’un moment nécessité fait loi. Je pourrai au lieu de prendre Dropbox un CHATON et payer quelques sous par an pour m’assurer ce service supplémentaire mais j’ai tellement horreur de payer.

Rien n’est simple sous Linux, ou disons ce n’est pas assez simple sous Linux. Je vous montre toutefois ce qu’on peut réussir à faire avec rclone et rclone browser, c’est ce qui m’a permis d’aller le plus loin avec Onedrive puisqu’il est capable de monter un répertoire Office365 directement dans le gestionnaire de fichiers PCMANFM-QT :

C’est fonctionnel, c’est d’ailleurs tellement fonctionnel que si je copie colle dans le répertoire que j’ai monté qui correspond à mon Office365 des fichiers, ils apparaissent en ligne. Comme précisé, je ne suis jamais allé aussi loin, c’est relativement rapide, mais ça ne synchronise pas au local. Je rajoute de plus que c’est au petit bonheur la chance, demain Microsoft décide de changer son protocole et je me retrouve bloqué.

Il faut donc des solutions graphiques, pérennes, elles existent, en passant par le biais de services propriétaires ou d’une instance Nextcloud qui possède son propre service de synchronisation. La piste à explorer c’est donc l’auto-hébergement de Nextcloud ou prendre un prestataire Nextcloud, je pense qu’o2switch va devoir réfléchir à son positionnement, une offre web aussi illimitée soit-elle n’est plus suffisante dans une informatique dont l’orientation est clairement dans les nuages.

Je ne refais pas non plus mes cours tous les deux jours, à l’instar de faire la vaisselle à la main, j’accepte de faire cette manipulation de façon manuelle.

Pour finir cette partie passionnante dans le monde de KDE, l’outil de partition de KDE qui vaut Gparted, je trouve qu’il est plus rapide que ce dernier et offre à priori les mêmes possibilités. Le monde de KDE vaut certainement le détour, focalisés que nous sommes sur GTK, nous ratons quelques beaux logiciels. Il est fort à parier que LXQT va rencontrer son public et va rétablir un équilibre manquant jusqu’à maintenant, l’absence d’environnement simple ou à l’ancienne dans l’univers QT.

En conclusion

Trop de services tuent le service. A chaque fois je finis par me retrouver dans l’impasse, avec les éléments que je mets dans l’équation : un besoin d’hébergement web mais un hébergeur web qui me limite. Le manque de volonté pour prendre un hébergement dédié, le manque de compétences que je me refuse d’avoir tant l’investissement est lourd, mais le dédié me permettrait de tout faire. On peut faire presque la même phrase avec un auto-hébergement mais aujourd’hui il faudra payer un service de DNS dynamique, autant prendre un service payant en ligne. Essayer d’utiliser au mieux les services dont je dispose avec les problèmes de mes propres choix. En choisissant Linux, je me bloque dans l’utilisation totale d’office 365 qui réglerait l’ensemble de mes problèmes, je n’ai pas envie de me mettre à Windows, le système d’exploitation trop riche ne m’intéresse pas. Prendre un CHATON pourquoi pas, mais je n’ai pas suffisamment confiance, il faudrait passer à un service payant, néanmoins rien ne justifie une obligation de synchronisation pour des tâches que je peux effectuer à la main, d’ailleurs cela me force à faire du tri.

L’informatique c’est compliqué, et c’est encore plus compliqué quand on se la complique soi-même avec des éléments de philosophie ou d’éthique. Les collègues qui sont intégralement sous Mac ne se posent pas de questions, non seulement ils ont une homogénéité complète avec l’ensemble de leurs appareils, peuvent profiter des clients Microsoft sur leur système d’exploitation, tout ceci, le plus simplement du monde.

On lutte, on résiste, mais pas contre des GAFAM, contre la facilité, contre une certaine forme de paresse. Car à y réfléchir, mes rêves d’automatisme, si je les menais à leur terme en utilisant des solutions toutes faites comme Dropbox ou même un CHATON, pour un peu de paresse, quelles seraient les conséquences si le CHATON ferme avec l’ensemble de mes données ou un hack massif de Dropbox et des documents importants comme la copie de ma pièce d’identité sur la toile. Voici de quoi nous faire réfléchir sur le prochain billet, est-ce que finalement dans ces temps d’insécurité, un retour à l’ancienne n’est pas préférable et plutôt que d’essayer d’automatiser des copies dans les nuages, peut-être se focaliser sur la facilité de synchronisation dans son propre réseau ?