Complément 57 – Il fait moins chaud. Malheureusement l’herbe n’est pas plus verte ailleurs

12/08/2018 Non Par cborne

Intéressante cette Opensuse Leap, une rolling release qui se veut stable. Limite un oxymore tout de même, mais c’est le but avoué de cette distribution. Proposer une fraîcheur de paquets sans faire le compromis de la stabilité. Concrètement on fait un peu ce que tout le monde attend, c’est-à-dire qu’on va te faire une mise à jour de Libreoffice, des programmes majeurs mais qu’on ne va pas te faire grimper d’un bloc l’environnement de bureau. C’est ce que j’attends pour ma part, à savoir profiter de la dernière version de mon traitement de texte, le reste peut attendre, je l’obtiens de plus de façon propre, à savoir dans mes paquets officiels, plutôt que d’aller piocher sur le site officiel ou par snap.

Dans mon installation, on était déjà à la version 6.1.0.3 de Libreoffice contre  6.0.3.2 chez Ubuntu, on est aussi à la version 6.1.0.3 dans snap ce qui me confirme un peu ce que je pense. Il faut trouver une bonne base de distribution et installer le reste autrement que par synaptic ou par le gestionnaire de paquets présent. Au moment où j’écris ces lignes, je viens de supprimer Libreoffice de ma Xubuntu, j’entends les paquets officiels de synaptic, pour passer à la version snap. L’installation d’Opensuse ne pose aucun problème avec une version réseau très propre qui pèse moins de 100 Mo et qui vous permet de choisir ce que vous voulez installer simplement comme bureau. Yast2 le gestionnaire de paquet est correct mais pas transcendant, il manque une recherche intelligente. A noter que j’ai dû passer ma machine virtuelle de 1 Go à 2 Go de RAM, sinon ça ne passe pas, Firefox par exemple ne se lance pas.

J’ai commencé à vérifier si je retrouvais mes petits, j’ai installé Evolution, on verra que ça a certainement son importance derrière, j’ai vu qu’il y avait rygel mon serveur DLNA, en gros l’ensemble des programmes que j’utilise, sachant que j’en utilise de moins en moins. Et forcément, parce que je reste le gars le plus drôle de l’humanité, j’ai installé Transmageddon. Je rassure tout le monde, ça ne marche pas mais le malaise est plus profond que ça.

Totem installé par défaut n’est pas capable de lire des vidéos, ce qui veut dire qu’il y a un problème avec gstreamer, tous les plugins gstreamer sont installés, il n’y a donc pas de raison pour que cela ne marche pas. Je tente donc l’installation de VLC et c’est énorme, j’obtiens le résultat ci-dessous.

Vous savez VLC, le truc qu’on installe parce qu’il n’y a pas de problème de dépendances, de codecs, et bien il fait la performance de ne pas fonctionner, c’est la première fois que je vois ça. J’ai commencé à regarder le problème sur le net, nécessairement le problème est connu et on finit par trouver des solutions d’installation de codecs en un clic.

Avant d’aller plus loin j’aimerai vous faire remarquer que la capture ci-dessus, c’est un écran Gnome, comme vous me connaissez bien, vous savez que j’avais installé une Xfce. J’ai eu du Gnome au redémarrage, je suppose que c’est lié à l’installation d’Evolution, où il a dû me tomber un peu plus que le client mail. Revenons en donc à nos codecs, je suis la procédure d’installation en un clic, j’obtiens l’écran suivant :

Vous noterez que la chronologie est un peu inversée, puisqu’on a bien un écran Xfce. Si vous êtes attentif, vous voyez qu’il y a des conflits entre les versions installées et à installer, il me demande de faire des choix, je ne comprends rien, adieu Opensuse Leap, je n’ai pas eu le temps de bien t’aimer.

Si on fait abstraction de tout, du fait que je sois pro Debian / Ubuntu pour se concentrer sur le principal, à savoir essayer d’être objectif, imaginez le débutant qui vient de débarquer chez Linux et qui veut lire une vidéo, le truc un peu de base, et bien il ne peut pas. Je n’ai pas envie de creuser plus, et je dirai que pour des actions aussi simples, il n’y a pas à creuser plus, faut que ça marche, faut que ça marche de façon naturelle, ça devrait fonctionner dès le départ, sauf que cela ne marche pas. Et quand bien même j’aurai dû prendre une version full, autre que Xfce, en installant les codecs de base, ça devrait marcher.

Nous passons donc à Fedora, j’ai été utilisateur pendant quelques temps avec des mises à jour assez malheureuses, on était sous les versions 20, une carte vidéo qui se prenait pour supercopter. Ce qui est tout de même remarquable, c’est que si à une époque Ubuntu permettait de régler les problèmes de hardware, aujourd’hui en 2018 sur du matériel d’occasion, tout passe ou presque. On se rappellera que Fedora reste avant tout une distribution « d’expérimentation », pas forcément une distribution accessible et qui peut déstabiliser les utilisateurs, même les non débutants. Pour exemple anaconda le logiciel d’installation

Voici typiquement le genre d’écran qui me trouble. Cela fait quelques années que je n’ai pas utilisé, je découvre donc dnfdragora. Le logiciel me dit que j’ai plus de 600 mise à jour, pas de problème, je lance l’interface pour qu’il fasse le nécessaire et j’arrive à cet écran.

Pour ma part, je m’étonne qu’il ne me coche pas les paquets par défaut, je coche tout, je fais appliquer et ça plante … Je reboote, je relance et ça a l’air de passer. On essaie alors à nouveau de voir si on retrouve les petits, et on recommence avec rygel.

Pourquoi il y a deux paquets rygel identiques ? Clic droit propriété pour réaliser qu’il y a la version 32 bits et la version 64 bits. J’arrête les frais. Vous allez me dire que ça manque de courage, de pugnacité, je vous dirai que vous avez sans doute raison mais que j’ai passé l’âge.

Comme vous l’aurez compris, on va continuer de ne rien faire en restant sur les distributions à base de deb, en espérant que la prochaine fournée sera meilleure. Je reste convaincu que la snapisation qui est en marche va changer pas mal la donne dans les versions à venir. Cette petite expérience montre toutefois que si chez Ubuntu / Debian tout n’est pas parfait, je n’ai pas la sensation d’avoir des problèmes bloquants, lourds, qui ne peuvent être contournés sans gros investissement. Ma connaissance du système aide aussi certainement beaucoup.

Je vous quitte avec cette information, j’ai changé de logiciel Android de synchronisation des contacts pour passer à CardDav-Sync-free. Je continuais d’avoir des erreurs dans Davdroid à chaque modification de contact depuis le téléphone, avec cette nouvelle application je n’en ai plus. Tout ça un jour finira très mal, sous Chrome OS par exemple. Quand on voit que les dernières versions sont capables de faire tourner les applications Linux, si le bureau Linux n’a jamais décollé, il risque de bien s’enfoncer.