Complément 55 – Il fait chaud et autres banalités d’usage

07/08/2018 Non Par cborne

Comme je vous l’ai dit, je suis assez déçu par le packaging de Xubuntu 18.04, comme je l’ai été par le packaging de Debian Stretch. Comme je l’écrivais dans l’article précédent, la snapisation, l’appisation image de Linux fait qu’aujourd’hui on arrive à une uniformisation, à une facilité de récupérer certains programmes au point de pas avoir vraiment de questions à se poser quant à la distribution qu’on installe. Alors là, j’ai envie de te dire public, soyons fou, testons Manjaro. Fraîcheur des paquets, grosse communauté, number one au classement distrowatch et de loin, moi aussi je veux devenir un archer prétentieux. J’ai réfléchi, ça m’arrive, le seul obstacle à une installation Linux autre que Debian / Ubuntu pour ma part, ce sont mes deux imprimantes, la légendaire LBP1120 que j’utilise depuis plus de 10 ans, matériel increvable qui fait du 2500 pages pour moins de 15 € et ma DCP-9020CDW.

Je sais que pour Fedora, j’ai un RPM du paquet CAPT si bien qu’à part une étrangeté ou un packaging dégueulasse de la part de chez CANON ce qui est déjà le cas avec le paquet deb qui je le rappelle ne fonctionne qu’en version 32bits, mais pour une Manjaro, c’est déjà plus mystérieux. A priori ça existe. J’aimerai te montrer ces deux captures d’écran, c’est réalisé sans trucage

Bon la première c’est pour rigoler, c’est juste pour montrer que j’ai fait l’installation, la seconde c’est du sérieux. Manjaro, distribution number one, distribution qui vulgarise Arch, donc distribution grand public. Manjaro étant ce qu’est Ubuntu à Debian même si ce n’est plus totalement vrai, Debian est juste plus dépouillée qu’Ubuntu mais ne présente pas de complexité particulière dans son installation. Donc distribution grand public, mais distribution qui n’intègre pas system-config-printer ce qui est une hérésie. Il faut passer par localhost:631, l’interface web de cups pour rajouter une imprimante. Admettons, je suis un power user, je n’ai peur de rien, je lance donc « l’installation de l’imprimante » et la page est inaccessible … Bien évidemment le problème est connu, pas réparé mais connu puisque la mise à jour ne change rien, il suffit de lancer le service en ligne de commande. J’ai trouvé plus simple en installant system-config-printer. Je ne suis pas allé plus loin par contre.

Récapitulons :

  1. Une distribution grand public, la distribution qui fait carton plein chez Distrowatch
  2. Une distribution qui n’intègre pas le logiciel de base pour le rajout des imprimantes
  3. Le système de rajout des imprimantes qui ne fonctionne pas sans bricoler par la ligne de commande ou le rajout de paquets.

Sans faire du bashing, du fan boyisme ou ce genre de choses, la masse de distributions majeures est suffisamment importante pour qu’on ne ressente pas la nécessité de continuer. Vous vous doutez bien que je n’ai pas plus creusé que ça, un problème aussi important est à mon sens une honte ou il faut écrire à l’entrée que Manjaro ne s’adresse pas aux débutants. Mon prochain essai sera certainement avec une Fedora, même si rien ne presse. Je vous le dis, les temps vont changer, on va avoir pas mal de mouvement dans les distributions Linux.

Linux c’est le bien, même s’il faut souffrir pour utiliser, et je vous le montre en une image :

ça c’est le nouvel ordinateur de ma femme, payé la bagatelle de 100 € sur le Facebook Market bien sûr. On est passé de la machine en core 2 à l’i3, la machine a 8 ans, le précédent Toshiba devait avoir environ 10 ans. D’une part le clavier avait des touches qui s’effaçaient et il fallait coller des étiquettes sur le clavier ce qui était inadmissible, d’autre part il y avait un problème de déconnexion du Wifi de façon intempestive. Je pense que cela provient du fait que le composant Wifi est partagé avec le bluetooth. La machine fonctionnait bien, je l’ai changée uniquement parce que l’occasion s’est présentée. Comme vous pouvez le voir c’est la pagaille sur son bureau, elle a préféré troquer sa tour et son écran contre un portable qui ne bouge pas, uniquement pour un gain de place. Le souci c’est qu’elle refuse d’avoir une diagonale en dessous des 17 pouces, et on en trouve pas chez les brokers informatiques, du 14 pouces maximum. Pour votre culture, il faut savoir qu’en entreprise, un ordinateur ne doit pas être trop lourd, si bien que vous ne trouverez pas d’ordinateur de cette diagonale qui entraînerait des problèmes de dos ou de bras. Paradoxe de se dire que le salarié vieillissant risque d’avoir pas mal de difficultés à lire sur du 12 pouces, mais ça, c’est une autre histoire.

Pour installer le nouvel ordinateur de ma femme, c’est rapide. J’ai retiré le SSD de l’ancien, j’ai remonté dans le nouveau et c’est fini. Pas de problème de licence, pas de problème de driver, tant que le SSD fonctionne, on peut continuer ainsi pendant des années et conserver l’installation d’origine. Le jour où on veut passer à un SSD, un coup de clonage et c’est fini.

Finissons avec quelques nouvelles du monde et d’ailleurs

Quand tu lis la presse étrangère, non seulement tu apprends des tas de choses intéressantes, mais en plus tu te rends compte qu’en France on aime bien distiller la mauvaise nouvelle. La mentalité de notre pays est mauvaise, sans tomber dans l’optimisme à tout va, il faut trouver un bon équilibre, celui de la justice. On a beaucoup relayé par exemple le retour de l’Allemagne à Windows, personne n’a commenté le fait que Libreoffice vient de devenir la suite bureautique officielle à Rome avec 14000 postes. C’est plus que 14000 postes, c’est autant d’individus qui vont acquérir une autre culture du logiciel, devenir utilisateurs à leur domicile, transmettre. Une information qu’il me paraissait important de diffuser. Et d’ailleurs pour vous donner le mauvais esprit, il suffit de lire les commentaires de cet article sur le marronnier du système d’exploitation national. Il paraît évident qu’un pays seul, se lancer dans un OS, c’est une folie, sauf quand l’OS existe déjà avec Linux. Plutôt que de réinventer la roue, faisons comme les italiens, prenons de véritables décisions politiques, un déploiement officiel par exemple de Libreoffice, imposer recyclage des machines pour le réemploi dans les écoles et j’en passe. Ce n’est pas de l’utopie, c’est une réalité, quand on voit l’argent jeté en l’air dans les écoles publiques où l’on imagine qu’on va former les codeurs de demain, alors qu’il n’y a que 4 ou 5 ordinateurs pour des classes de 30 élèves, on comprend qu’à l’instar de la fin du téléphone dans les écoles, l’état se contente trop souvent de jeter des idées en l’air sans volonté de réalisation. La force du concept ici, c’est que le matériel existe, il suffit de faire des partenariats avec les entreprises, quand le consommateur en bout de course paye un dualcore avec 3 Go de RAM et 160 Go de disque dur à 20 €, il ne manque que le savoir. Des gens qu’on pourrait payer par exemple, mais ça c’est pas possible. Les solutions existent, il suffit uniquement de les appliquer.

Si j’ai tout compris, l’anglais c’est bien mais c’est parfois un peu bloquant, on prend le risque de se tromper, je prends le risque. Toujours au registre des bonnes nouvelles, Lenovo permet de mettre à jour le bios depuis Linux.

Et pour conclure, la nouvelle version, 60 de Thunderbird vient de sortir, avec toujours cinq bonnes années de retard sur Evolution et Kontact. La force du concept résidant dans le système de plugin qui permet d’espérer que quelqu’un fera le job, comme la synchronisation native des carnets de contacts.