Complément 48 – Vacances, à ce qui paraît

07/07/2018 Non Par cborne

Il fait un temps caniculaire, les touristes sont partout, j’ai corrigé le DNB et fait la dernière réunion de fin d’année, je suis en vacances. Bon, on sait que les vacances chez moi, ne sont qu’une forme de continuité moins violente du travail. Le 17 j’ai rendez-vous avec mon nouveau directeur pour lui expliquer son nouveau monde informatique, je viens d’installer une nouvelle machine plutôt que de lui donner celle de l’ancien chef qui lui poserait plus de problèmes qu’autre chose. Entrer dans les chaussures de quelqu’un d’autre c’est toujours extrêmement compliqué. Cela fait maintenant trois ans que j’ai changé d’établissement, trois ans d’urgence, où l’idée principale reste de maîtriser et c’est délicat. Il est difficile de passer derrière les autres, il est encore plus difficile de passer derrière des gens qui n’ont rien laissé en terme de documentation. J’évoquais mon changement d’établissement, je continue de gérer encore quelques bricoles de mon ancien bahut, où rien n’a bougé, tout est maintenu par mon collègue. J’interviens uniquement sur des choses qu’il ne maîtrise pas et qu’il vient apprendre. Je viens de recevoir la taxe chocolat usuelle et annuelle pour service rendu, une belle boîte du blason, le chocolatier de Clermont l’Hérault.

Mon ancien chef d’établissement n’est pas un ingrat et comme je le disais à mon futur ancien chef, l’actuel donc, on ne peut pas fonctionner dans notre métier si on ne raisonne pas de la façon suivante. J’ai balancé l’intégralité de mes cours d’informatique à la prof qui nous a accueilli pour la correction du DNB, je travaille beaucoup pour mes collègues, je suis en train de monter ma progression en fonction des projets qui seront menés l’année suivante. Les profs devront comprendre, apprendre que la solitude qui les ronge, ils en sont à l’origine. J’interviendrai très largement en troisième cette année, j’y suis bien alors que la grande majorité des gens fuient ce niveau. Le troisième est un défi, quand tu as réussi à faire passer l’information au troisième, tu te sens Socrate, nous travaillons en équipe, et pour les projets interdisciplinaires mais aussi de façon naturelle, on passe la porte de l’un ou de l’autre sans que les gamins ne soient choqués, au contraire, une normalité rassurante pour eux, pour nous.

J’ai commencé à revoir certains cours, j’évoquais certains services en ligne assez pertinents, j’ai désinstallé Geogebra au profit de Geogebra en ligne. Geogebra avec les années est devenu une véritable usine à gaz qui fait tout, la géométrie dynamique, tableur, traceur, le café, d’autres trucs. La partie géométrie à l’adresse suivante a été dissociée du reste, ce qui permet de savoir qu’on va faire de la géométrie pure et dure sans le reste autour, et c’est bien. Ma femme me demandait une application de géométrie dynamique à utiliser avec des élèves de CM2, ce sera donc celle-ci, j’ai pondu ma figure en quelques minutes.

Dommage que les applications individuelles ne soient pas proposées au téléchargement sous Linux, enfin bon, ce n’est pas comme si on n’était pas habitué. Ma femme toujours a eu des besoins d’apprendre à utiliser le publipostage, une fonctionnalité pour laquelle j’avais pondu un tutoriel. Dans les nouvelles fonctionnalités de Libreoffice sachez désormais qu’il n’est plus nécessaire de monter une feuille calc, j’ai juste besoin d’une feuille writer avec un tableau à l’intérieur, il est parfaitement repéré. J’ai suivi mon protocole que j’utilise depuis des années, ça a planté. Ça a planté sur son PC, mon PC, mon PC portable, les trois sont sous Xubuntu, on aurait pu penser à un problème Linux, j’avais un ordinateur portable du lycée qui traînait sous la main, ça plante aussi dans la version 6 sous Windows 10. Sous Xubuntu j’ai downloadé depuis les paquets officiels la version 5.4, ça marche.

Moi contribuer au logiciel libre je veux bien. Je vais vous expliquer juste mon problème. Tout fonctionne jusqu’au moment de l’impression, si je balance vers l’imprimante ça crashe, si je balance dans un fichier unique ça crashe aussi, si je balance par contre dans des fichiers éclatés ça passe. J’en déduis donc qu’il y a un problème au niveau de la fusion des fichiers ou au passage à l’enregistrement suivant. Sous Linux on a quelque chose de formidable qui s’appelle la ligne de commande, et quand on lance en ligne de commande quand on a un gros crash on a souvent le message d’erreur qui va avec sauf qu’ici il n’y a rien. La moralité de l’histoire c’est que j’ai commencé à chercher pour savoir où se cachait les logs, rien sur le net n’est précis. En considérant tout de même que je sois un utilisateur expérimenté de cet univers, il se trouve que j’ai un bug, que je reproduis à l’infini, que je ne peux pas me dépatouiller parce que comme je n’ai pas de sortie, il m’est impossible de Googler une syntaxe un peu propre. Je fais des essais avec « mailing print one file libreoffice » sans aucun succès. Il faudrait que j’aille dans le bugzilla pour tenter de poser ma question, dans un anglais que je ne maîtrise pas assez. Je lance donc un appel, si déjà l’un de vous peut confirmer le bug et a l’incroyable talent pour aller l’expliquer dans le bugzilla on aura fait avancer la science. Il est à noter qu’une version 6.1 est en beta et que bien sûr je plante exactement de la même manière …

Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que j’ai fait sauter la possibilité de payer par Liberapay. Merci aux quelques personnes qui ont donné quatre sous par ce biais qui reste à priori libre et anonyme, mais qui ne m’a rapporté que 13 € depuis que je l’ai ouvert. Du fait de ne pas faire de la monétisation du blog une obsession je recentre sur des services propriétaires qui prennent en plus largement leur dîme mais que je trouve plutôt pas mal. Paypal est pour ma part un incontournable que j’utilise comme moyen de paiement régulier, pour Tipeee c’est un peu différent, le système est propre et me fait marrer, j’ai écrit dernièrement une nouvelle dessus, pour traiter les gens de radins.

Enfin avant de se quitter, j’aimerai revenir sur Instagram. Comme je l’écrivais, le réseau est agréable, facile, une photo et c’est parti, néanmoins il montre la véritable limite du système. Concrètement j’ai des gens qui s’abonnent à mon compte facebook, à mon compte Instagram. Si je mets des contenus différents sur les deux réseaux car j’ai compris le principe, il y a quand même de quoi s’interroger sur le fait de suivre une même personne à deux endroits. Alors qu’on assiste à une reprise de contrôle, un retour aux sources pour certains qui reviennent à leur site internet en laissant aux réseaux sociaux la place qu’ils méritent, le petit peuple quant à lui prend la même direction que les auteurs de blog il y a quelques années, c’est à dire qu’ils se divisent sans choisir. Si Facebook reste moins fréquenté par les jeunes, il n’est pas pour autant délaissé, l’information est donc distillée partout, donc nulle part, une information plutôt pauvre à la base, appauvrie encore par cette division. A terme les utilisateurs de ces réseaux vont finir par devoir choisir, je tente le pari sur un retour à Facebook pour tout le monde.