Complément 112

06/08/2020 Non Par cborne

Micro:bit dans son bel habit rouge

J’ai reçu ma coque pour Micro:bit, c’est trop chouqui !!! On dirait un minou !!!

Je vous livre avec le cours que j’ai fait, je vous le dis tout de suite, je n’en suis pas satisfait et je vais le remanier.

La raison de mon mécontentement c’est bien sûr le lien avec la micro:bit, je vais me contenter d’un cours magistral avec un objet minuscule dans la main pour afficher un truc et prendre la température. Pédagogiquement je trouve ça plutôt pas terrible, sauf si on veut montrer qu’avec un câble, depuis un ordinateur on est capable de piloter un composant électronique. Ma commande passée sur Kubii même si elle reste chère pour les frais de port reste quand même à un tarif correct et à un prix dans la concurrence. Le suivi est en revanche impeccable, je ne me rappelle vraiment pas pourquoi je n’étais pas content il y a quelques années.

Même pas honte, toujours sous Windows

Bon voilà, je crois qu’on ne va pas se mentir, mais Linux pour moi, c’est fini pour l’instant. Aucun problème particulier à signaler, pas de sensation de ralentissement, une facilité de communication avec les appareils Android, avec mon imprimante, pour le reste, du fait d’utiliser les mêmes logiciels ou presque sous Windows, l’expérience est finalement plutôt transparente.

Je pense que s’il fallait rationaliser, pour cette décision qui tient désormais depuis 1 mois ce qui en temps BORNE est l’équivalent de 12 années chien.

  • Le bureau Linux et l’environnement Linux n’apportent pas de killer feature qui pourrait m’inciter à rester dessus, j’ai envie de dire au contraire. Des problèmes de hardware notamment avec les imprimantes ou les périphériques Android, une mémoire qui n’est pas mieux gérée, techniquement c’est du pareil au même.
  • Reste alors le problème de la vie privée et de la sécurité. Je pense qu’à partir du moment où j’ai un téléphone Android, un compte Office365 et quelques bricoles, c’est terminé. Alors qu’à une époque le débat s’articulait de façon très binaire entre être libre ou non, aujourd’hui la notion de sobriété numérique, d’hygiène est plus mesurée pour un propos extrémiste qui n’a aucun sens quand les routeurs en bout de ligne sont chinois.
  • La déception face au monde associatif, libre, les gens de façon générale, ce que vous voulez. Le bénévolat ne paye pas, pire, il est chronophage, ingrat. À la sortie, quelle satisfaction d’avoir aidé son prochain ? Aucune. Pourquoi ? Tout simplement parce que derrière cette aide, c’est du travail gratuit sans réciprocité. J’entends par là qu’on se rappelle de mon numéro de téléphone quand on a besoin de moi, pas plus. Dire non n’est pas simple, notamment dans un contexte de travail, mais à force de travailler la distance, on va finir par y arriver.
  • L’âge de toute évidence et le cumul de déceptions. Tripatouiller la ligne de commande pour obtenir un résultat, je passe, se prendre une claque sur un énième projet, c’est bon j’ai donné. Je suis dans l’âge des désillusions, ça me va très bien.
  • Ma baisse de niveau face à une technicité de plus en plus grande. Si dans une utilisation quotidienne, il est aisé d’utiliser un bureau Linux, l’informatique de façon générale, celle que j’ai faite pendant des années, c’est terminé. Je trouve qu’il y a un véritable frein au bidouillage tel qu’on l’a connu pour une informatique qui devient destinée aux professionnels. L’explication est simple : le hardware devient serveur, et qui dit serveur dit sécurité. Finie l’ère du glisser déposer dans un FTP pour faire tourner une application web. Je pense aussi que je ne ressens pas le besoin, aujourd’hui mon informatique me suffit, je préfère mieux consacrer du temps à autre chose comme le loisir.

À priori vu le nombre de personnes qui bloguent encore, le sujet ne doit plus vraiment passionner les foules, c’est mort ou presque, les gens préfèrent les voyages ou la cuisine. Pour l’informatique, il faut désormais acheter des bouquins, et malheureusement pour s’informer, il va certainement falloir commencer à payer pour franchir les paywall, car ça y est, on y est.

Inoreader et le RSS ne me suffisent plus

Bien évidemment on va tous mourir, les blogs sont morts, mais force est de constater que c’est un peu pareil partout, les Youtubeurs sont en train de manger leur pain noir. La monétisation c’était mieux avant. Essayer de s’enrichir sur le dos d’une société comme Google, champion de l’optimisation fiscale, n’est pas une bonne idée, sachant que de toute façon c’est Youtube ou Youtube pour avoir de la visibilité. Il est nécessaire désormais pour ces gens, d’être capables de gagner de l’argent ailleurs, Youtube ne servant que de support pour se faire connaître exactement pareil que la télé d’autrefois. Tu passes à la télé, mais tu gagnes ta vie en vendant des livres ou des disques. Finalement la télé a cette force que Youtube n’a pas, un chroniqueur peut dire les pires horreurs du monde et être payé pour le faire, à méditer.

À ce jeu-là, la disparition des blogs et du partage gratuit permet aux acteurs historiques de l’internet et de la presse de se repositionner. Désormais tu veux t’informer, il faut payer. Comme je ne suis pas motivé pour payer, certainement parce que les abonnements sont très chers et la pertinence laisse toujours à désirer, je me contente de « presse » gratuite et de ses astuces pathétiques.

Ce type d’articles me sort par les yeux, j’en vois de plus en plus, plutôt que de vous indiquer le prix directement, on préfère mieux vous inviter au clic pour le découvrir. Je comprends, il faut bien vivre, c’est le prix à payer pour ne pas payer.

La moralité c’est que mon inoreader se vide, car ce genre de choses c’est insupportable. J’ai commencé à suivre Google Actu, oui c’est mal. Je vois dans Google actu quelques avantages. Le premier c’est la possibilité de faire des choix sur la localisation, c’est un de mes principaux manques, la presse locale. Du fait de commencer à me connaître, à me cerner, à me traquer comme une bête, plutôt que de me proposer tous les résultats de rugby du Biterrois (zone de Béziers) ou du Narbonnais (zone de … on va pas abuser), il va plutôt m’envoyer la politique locale, les accidents et les feux de garrigue.

De la même manière le regroupement « naturel » de certaines actualités m’évite d’avoir cinquante fois la même annonce sur l’explosion au Liban. Il ne manquerait plus qu’à pouvoir rajouter des flux RSS que je poubelliserais Inoreader. Oui c’est mal, je suis traqué. En même temps possesseur de tablette et de smartphone android c’est déjà le cas. C’est aussi mal, car le fait de choisir certaines actualités et de supprimer d’autres, comme Closer ou Gala, m’enferme dans ma bulle de filtres. Néanmoins, il y a toutefois une part de réflexion ici, si s’enfermer dans la bulle de filtres c’est se passer de toute la déchéance du monde entre les familles royales et les anciens de la télé-réalité, je veux bien être coincé dans ma bulle.

j’espère que tout le monde appréciera l’opération de libération de l’homme de 300 kilos coincé chez lui

Consommer c’est toujours pas gagné : Cyrille BORNE contre Norauto Narbonne

Comme vous avez pu le voir dans mon dernier billet, l’épisode commercial de cet été c’est réussir à se faire rembourser un lit commandé ou le recevoir c’est selon. Ce n’est d’ailleurs pas sans nous rappeler l’épisode de l’an dernier où il s’agissait de se faire rembourser un téléphone Archos payé chez But et qui ne captait plus le signal GPS. Je continue de harceler tout ce beau monde et de contacter les associations de consommateurs. Le plus pénible en fait c’est de ne pas pouvoir acheter ailleurs. Je pense que Habitat et Jardin, « la confiance client depuis 19 ans », un titre qui ne manque pas d’humour fait du surclassement avec de la marchandise qu’ils n’ont pas. C’est d’ailleurs un concept intéressant car ils ne comprennent pas la psychologie humaine. On m’aurait dit vous aurez votre lit dans 3 semaines, je peux l’entendre, car je sais que Conforama ou But ont souvent ces mêmes problèmes de disponibilité. Le fait de me dire que le colis est expédié et de me mener en bateau avec un numéro de tracking qui n’est pas le bon, c’est appuyer sur mon bouton rouge. Tant pis.

Laissez-moi vous raconter ma dernière aventure avec Norauto de Narbonne car c’est mon propre de me fâcher avec la terre entière ou presque. Je suis client pour mon Partner chez l’excellent garage Singla de Pézenas, 4.6/5 sur 66 avis déposés dans Google, preuve que le sérieux paie, c’est par contre plus compliqué pour la voiture de mon épouse. En effet, si pour moi c’est facile de laisser la voiture au garage pendant une journée de cours, je ne vais pas monter spécialement pour amener sa voiture même si ça serait tentant. Il s’agit d’une voiture qui a été achetée au mois d’août, nous faisons donc les entretiens pendant l’été, enfin façon de parler, on va y revenir. Il se trouve qu’autour de chez moi, il n’y a pas de garage avant Gruissan. Il y a un garage plus proche de chez moi, j’ai eu une mauvaise expérience avec la Clio, je n’y retournerai plus. La moralité et par facilité, nous faisons les entretiens à Nauroto Narbonne depuis des années, nous en profitons pour faire les courses en attendant. Ce que je trouve de positif chez Nauroto c’est le tarif qui est annoncé avant et le délai.

Je ne m’occupais pas de la voiture de ma femme, désormais je m’en occupe, surtout quand j’ai compris qu’elle avait sauté une vidange. J’ai mis du temps à le comprendre, mais depuis je suis plus attentif. Il s’agit d’une C1 essence, pas de courroie, pas d’électronique, une voiture incassable. Je prends rendez-vous avec Norauto qui m’annonce qu’ils ont du monde et qu’ils vont devoir monopoliser le véhicule pendant une après midi complète, de 14 heures à 19 heures. Je suis très surpris et j’explique au vendeur que c’est une C1 et pas un camion. Je fais remarquer aussi que le filtre à gasoil ne sera pas nécessaire sur une voiture essence.

La voiture nous sera rendue plus tôt, il sort les plaquettes et les optiques sur ce qu’ont vu les mécanos. Comme la voiture devait passer le contrôle technique, c’était une anticipation pour ma part, afin de régler les problèmes. Je prends donc rendez-vous pour les plaquettes et pour les optiques. Alors que je suis en train d’attendre les anesthésistes car ma fille doit se faire opérer des dents de sagesse, un SMS de Norauto pour dire que la voiture est faite. 40 minutes pour changer les plaquettes et polir les phares, alors que la voiture était prévue pour être bloquée pendant 2 heures, c’est bien trop rapide. Norauto m’appelle dix minutes après pour me dire que les pneus sont usés à 75%. J’ai pris le parti d’arrêter de m’énerver, et je fais remarquer au gentil vendeur que j’ai la sensation de me faire prendre pour un jambon. Le même gars qui a vu les plaquettes usées lors de l’entretien, n’aurait pas vu que les pneus étaient usés ? Il veut me positionner un nouveau rendez-vous, je lui fais remarquer que la voiture devait être immobilisée pendant deux heures, donc qu’il a le temps et qu’il va le faire maintenant, il s’exécute. Pour un changement de plaquettes, une vidange avec l’intégralité des filtres, l’équilibrage et les optiques, 450 €. Nous avions deux voitures ce jour, je n’étais pas allé récupérer la voiture avec ma femme. Avant-hier je passe devant, je vois les optiques dégueulasses et alors que je ne m’énerve plus sur les prestataires, je ne peux m’empêcher de geler ma femme comme la reine des neiges. Réponse typique féminine : « si tu es sûr de ton coup, tu n’as qu’à y aller ». Je vous reparlerai de la fameuse charge mentale des femmes, celle des hommes n’est pas si mal non plus grâce à la phrase typique féminine « si t’es pas content t’as qu’à le faire ». Et comme on est rarement content on finit par le faire.

Nous sommes hier, j’amène la voiture au contrôle technique qui est voisin de chez Norauto, j’ai la facture dans le sac, car je sais. La dame me dit que le contrôle est OK mais qu’il qu’il faudra faire les optiques. Je vois le vendeur, je lui explique que j’ai fait les optiques il y a huit jours, et qu’on vient de me le signaler au contrôle technique. Confus, il me dit que ça va être pris en charge par la garantie et veut me poser un rendez-vous que je refuse. J’explique que face à l’ensemble des mésaventures, il va me rembourser et je vais le faire ailleurs. Le vendeur a fait le nécessaire, en toute politesse et s’est excusé au nom de la société. J’irai certainement sur Gruissan dans un vrai garage bien noté. Car ici, non seulement le travail n’a pas été fait mais j’ai un gros doute sur les pneus qui étaient loin du trait d’usure et des plaquettes que je n’ai pas vérifiées. Il est de « notoriété publique » que les enseignes de ce type vont respecter les normes constructeur à la lettre. Un pneu est usé quand il est craquelé ou qu’on est au témoin d’usure, en ce qui concerne le constructeur, il va dire qu’il faut prendre avant pour se dédouaner en cas de problème. Le garagiste, celui qui est honnête, ne tentera pas de la vente forcée et vous dira quand c’est raisonnable ou quand ça ne l’est pas.

Je ne vais pas comparer cette mésaventure à celle de Conforama. Je pense que le problème de Norauto c’est aussi sa qualité. On vous annonce un tarif précis, on fait des manipulations précises, on ne fait d’ailleurs pas toutes les manipulations, scier le bouclier métallique du partner par exemple, n’est pas une manipulation que Norauto fera. Comme dans toutes les enseignes se cachent des brebis galeuses, jusqu’à maintenant le travail a été bien fait. Néanmoins, l’accumulation en une seule fois, la multiplication des temps des temps d’attente, y compris en caisse, les délais, me font penser que ça ne va pas très fort et que c’est un coup de pouce du destin pour changer de crèmerie. Créer du lien avec un garagiste de proximité ne coûtera pas forcément plus cher et sera certainement un atout pour la distance et les interventions bizarres si nécessaire.

Le point commun toutefois dans ces affaires, c’est la confiance, la difficulté aujourd’hui pour tout, devoir tout surveiller. Lorsqu’on évoque aujourd’hui la notion de sobriété numérique, de minimalisme, il devient évident que moins on en a et plus c’est simple à gérer. Nous vivons dans une société qui invite les gens à ne rien faire, car même acheter un truc devient tellement compliqué, que finalement il vaut mieux ne pas l’acheter. Le stress du quotidien engendre la frilosité dans les comportements d’entreprise, et ce n’est bon pour personne. Il suffirait de remettre de l’humain de confiance et de la proximité dans tout cela, mais c’est un coût trop important pour les sociétés qui préfèrent mieux se gaver. Pas mieux du côté des consommateurs qui visent les tarifs les plus bas. En avoir moins mais en avoir mieux, un objectif qu’il faut impérativement se fixer.