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Les têtes de l'emploi

Franck Dubosc, Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison sont des agents ANPE, ils sont plutôt bons dans leur domaine. Ils sont d'ailleurs tellement bons dans leur domaine que leur agence réalise les meilleurs chiffres de France, et comme ils ont réussi à résorber la courbe du chômage, il est normal qu'on ferme l'agence. Ils vont donc se retrouver au chômage et imaginer tout un tas de stratagèmes pour conserver leur emploi. C'est assez mauvais en fait, on a bien sûr toute la caricature possible et imaginable sur le monde du travail, sur l'ANPE bien sûr mais c'est en plus moraliste à souhait, on insiste bien sur le fait que le plus important ce n'est pas le travail, mais les gens qui nous entourent. A noter un Franck Dubosc en type sérieux et cynique du début jusqu'à la fin du film, sans parler de performance d'acteur, c'est plutôt réussi.

 

 


Ash

Ash est une gamine qui est récupérée dans une tombe. Comme toutes les gamines récupérées dans les tombes elle a la santé et a 400 ans. C'est d'ailleurs cet aspect qui intéresse Faust un gamin qui a un coeur mécanique et qui est à la recherche de la vie éternelle, il a besoin de jouer les prolongations car c'est un génie, il a tellement de choses à créer. Ash pour sa part n'a absolument aucun souvenir, elle sait surtout qu'elle ne veut pas se retrouver enfermée et finit par aterrir dans un pensionnat de jeunes filles. Un accident va se produire et elle va découvrir qu'elle a l'étrange pouvoir de savoir comment les gens vont mourir et peut être plus si affinités. Diptyque plutôt très bien dessiné avec un élément assez surprenant à la fin du premier tome, l'histoire n'est pas des plus extraordinaires mais ça se laisse lire, enfin ça se laisse surtout regarder.


Cyclopes

Cyclopes est une bande dessinée des auteurs du tueur, c'est dire que forcément ils sont attendus au tournant et on aura tendance à peut être en demander trop pour une bande dessinée que je trouve trop classique. Dans un futur proche, l'O.N.U qui n'a plus un rond décide de faire appel à des compagnies privées pour assurer ses missions qu'il n'a plus les moyens de financer. La contrepartie pour ces sociétés est évidente, ils installent une caméra sur le casque des soldats et filment de véritables scènes d'actions pour faire péter l'audimat. La bande dessinée en quatre tomes est trop conventionnelle. Dénonciation des grandes sociétés, de la corruption, de l'argent facile, des médias, la real TV, on a ici un condensé de tout ce qu'on connaît poussait à l'extrême avec la guerre pour du vu et du revu 100 fois. Ajoutons un changement de dessinateur à mi-chemin mais quand même une conservation de l'auteur du tueur pour les planches pour camoufler un travail nettement moins bon à l'intérieur et on a une bande dessinée plutôt moyenne qui n'apporte pas sa pierre à l'édifice.


Le régulateur

Dans un monde futuriste, largement steampunk l'humanité est à moitié morte, maladie, corruption, mutation. Le système politique a évolué aussi, les gens peuvent se payer un régulateur c'est à dire un tueur professionnel pour se rendre justice soi-même. Nous retrouvons donc un trio de régulateurs qui sont au centre de l'action, dont Aristide un gars qui était lié à son frère jumeau par le thorax, on lui demande de tuer Ambrosia qui projette d'assassiner le futur président. En fait elle a découvert une grande machination et elle possède une preuve, ce que ne savent pas les gens qui ont embauché Aristide c'est que d'une part c'est un rebelle, d'autre part Aristide et Ambrosia étaient dans le même orphelinat de monstre quand ils étaient gamins. A l'époque, une claque graphique, une histoire qui fait des allers retours entre le passé et le présent qui intrigue et puis à partir du troisième tome, la déchéance. Sur six tomes, trop long, trop de passages inutiles, une bande dessinée médiocre.


Doctor strange

Le docteur Strange est un chirurgien de génie, particulièrement prétentieux, désagréable tout ça. La faute  à pas de chance, un accident de voiture lui détruit totalement les mains si bien qu'il est brisé. Il découvre pourtant qu'un patient dans le même hôpital que lui alors qu'il était condamné à être paralysé à vie se promène aujourd'hui sur ses deux jambes. En retrouvant cet homme il apprend qu'en Asie il y a un super monastère où on guérit de tout, il y va et effectivement il découvre qu'il peut devenir un gars super balèse avec de la magie et tout. Malheureusement si tout était aussi simple que de devenir un gars avec des supers pouvoirs on le saurait, une bête immonde venue d'un univers parallèle veut conquérir la terre, si bien que notre médecin complètement nombriliste et égoïste va devenir un super héros. Doctor Strange est un film qui déborde d'effets spéciaux et quand je dis déborde c'est un euphémisme, c'est de l'image de synthèse dans tous les sens jusqu'à l'overdose. Il est à noter que pour toutes les personnes qui ont vu green lantern, un sentiment de malaise finit par s'installer, c'est une réplique du film qui n'était pas une merveille, loin de là. Quand à une époque les films de comics étaient attendus avec grand plaisir car ils étaient rares, la multiplication de ce type de films commence à tourner à la boucherie cinématographique.


Tu ne tueras point

Mel Gibson c'est quand même un gars qui a l'obsession des champs de bataille et des boucheries avec ce "tu ne tueras point", il ne fait absolument pas exception à la guerre, la période étant la guerre de 39 - 45 face à l'ennemi japonais. D'ailleurs il n'échappe pas à la religion quand on y réfléchit, la passion du Christ c'est quand même lui et avec cette histoire issue d'un fait réel, il arrive à faire un remix des deux en même temps. En effet, c'est un homme très pieu qui décide qu'il ne portera pas le fusil pendant la guerre, il veut seulement sauver des vies. Pendant la première partie du film on montre sa préparation militaire et les conflits que ses convictions entraînent face à sa hiérarchie et ses camarades, la seconde partie, la boucherie où il va sauver des tas de vies et devenir un super héros. Beau film, classique bien évidemment, pétri de patriotisme, mais beau film quand même à ne pas regarder en famille c'est particulièrement gore.


XIII

Si on devait qualifier la bande dessinée XIII par un seul mot, ce serait abracadabrantesque. C'est l'histoire d'un homme qui est repêché dans la mer, il ne se souvient de rien. Par contre des gens se souviennent de lui, on essaie de le tuer toutes les trois pages. En faisant son enquête il découvre qu'il est l'assassin du président des états unis, rien que ça et qu'il fait partie d'une conspiration de gens qui ont un tatouage en nombre romain sur la clavicule. Si on fait abstraction du scénario croisement de grand n'importe quoi à la James Bond où tous les deux albums on découvre que l'identité de notre homme n'est finalement pas son identité, on a ici l'une des meilleures séries de la bande dessinée franco belge à qui l'on pardonne beaucoup de choses. Le personnage charismatique qui se lève des filles en pagaille, qui a une chance pas croyable, qui a le jeu de mots facile dans toutes les circonstances, XIII est le super héro masculin qui fait rêver.

Il est à noter que le premier cycle se termine avec l'arrêt des auteurs des débuts, Van Hamme et Vance où on démarre sur un second cycle qui n'est pas bon. Après avoir trouvé toutes les zones d'ombre, il ne manque que l'enfance, trouver des souvenirs de son père qui planquait des documents ultra secrets sur les premiers américains débarqués par le Mayflower. Si l'action, le graphisme, l'humour, restent bien présents, l'histoire n'arrive pas à se hisser au niveau du premier cycle, trop de secrets sont tombés.

Bien meilleur, la série mystery qui revient sur l'histoire de certains personnages comme la Mangouste, Steve Rowland, permettant de tisser des liens inattendus entre certains personnages, la fille du colonel Amos par exemple ou complétant certaines parties de l'histoire. De nombreux scénaristes et dessinateurs interviennent dans la série ce qui est très intéressant en terme de rendu.


L'odyssée

L'odyssée raconte la vie du commandant Cousteau en essayant de coller au mieux à la réalité. Il faut dire que personnage de l'enfance des gens qui ont la quarantaine, le commandant était présenté comme un super héros des fonds marins, un protecteur de la planète. Par la suite on a découvert que sous l'armure c'était pas forcément joli, joli, argent, pollution, mise en danger des animaux, tous les bruits ont couru, le commandant étant largement passé de mode, je crois qu'on n'a jamais vraiment cherché à distinguer le vrai du faux. Le choix de Lambert Wilson comme acteur principal n'est pas anodin, c'est quand même le profil type du gars arrogant et c'est l'image du personnage qui en ressort, un homme qui aime les femmes, l'argent et la notoriété. Un très bon biopic, à voir mais qui ne fera pas grandir la légende du commandant.


Ma famille t'adore déjà

Thierry Lhermitte. Voilà, c'est fini. Bon, on va faire un effort quand même mais cela dit vu ce que tourne l'homme depuis des années c'est quand même un gage de mauvaise qualité et c'est encore le cas ici. Donc, un gars aime une fille, un gars un peu fauché, il la demande en mariage, il dit oui et ils partent en province à la rencontre de la belle famille qu'il ne connaît pas. Blindés, arrogants, des gens méchants, il réalise que sa promise vit dans le mensonge et qu'elle n'a rien révélé de leur situation modeste, le weekend tourne au cauchemar. C'est mauvais, c'est vu et revu avec quand même une sacrée batterie d'acteurs qui décident de suicider leur carrière pour ce qu'il en reste en jouant avec Thierry Lhermitte.


Réparer les vivants

Un jeune part faire du surf, à son retour c'est l'accident, il est mort de façon cérébrale. C'est un peu difficile de faire plus le pitch parce que ça correspondrait presque à un reportage médical, son coeur, la transplantation, la personne qui en a besoin, ces parents, les réactions et j'en passe. Peu d'action, beaucoup de choses prévisibles, je pense que le film essaie d'accrocher au plus à la réalité en insistant notamment sur des scènes d'opérations par exemple, c'est lent mais c'est un beau film. A noter dans le rôle du père la présence de Kool Shen qui fait une carrière moins remarquée que Joey Starr son homologue du Suprème NTM mais qui n'est pas mauvais à la comédie, à croire que le rap français des années 90 mène à tous les succès.


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