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29/05/2018 Non Par cborne

Passée la désagréable sensation que le level design de l’édition remastered de Dark Souls II a été confié à un stagiaire, on fait quand même du Dark Souls, c’est à dire l’une des meilleures séries de jeux existantes sur la dernière décennie. J’ai failli écrire la meilleure, mais on a quand même du God Of War et certainement quelques bricoles incontournables, même si je pense que ça doit se compter sur les doigts d’une main.

Il ne s’agit pas d’un test mais plutôt de quelques astuces pour qui voudrait se lancer dans l’aventure par un joueur pour le moins expérimenté. J’ai fait un peu toutes les formes de jeu, du joueur force pur et dur en passant par le magicien, il y a quelques vérités à savoir dans Dark Souls et comme j’ai bon cœur, je vous en livre quelques unes.

  • Le jeu n’est pas difficile, surtout quand on est rodé. Tout est fait pour vous impressionner, la musique, l’ambiance, les décors, quand on a passé l’effet de surprise, tout n’est qu’une question d’adaptation, de stratégie, de maîtrise des mouvements de l’adversaire et du décor.
  • Dans le premier épisode, la pyromancie était complètement cheatée comme on dit quand on est jeune. Dans ce second opus ce n’est pas le cas, si je devais donner un conseil au débutant c’est de jouer force pure. Il vous suffit de faire monter la vie, l’endurance, un peu de vitalité pour porter de grosses armes, l’adaptabilité qui permet de réaliser des actions plus rapidement comme les roulades ou boire des potions, la force bien sûr. Il faut savoir que Dark Souls ça ne tient pas à grand chose, soit vous êtes habile, soit vous tapez le premier et il vaut mieux taper très fort, le plus longtemps possible.
  • Si vous n’arrivez pas à mettre rapidement à mort l’adversaire, il vaudra mieux éviter qu’encaisser. Le bouclier ne sert réellement qu’à un endroit du jeu, il s’agit d’un raccourci que vous prenez et vous tombez sur les trois sentinelles. A la sortie du brouillard, il y en a une qui vous attend et qui vous met un grand coup qui peut être fatal. L’idée c’est de rester sur une plateforme en hauteur le plus longtemps possible avec la première sentinelle, si vous tombez, les deux autres arrivent. C’est l’un des rares endroits du jeu où je me suis senti dans l’obligation de parer, le jeu pousse quand même à la roulade. En parlant des trois sentinelles, c’était un des boss les plus pénibles du jeu, j’étais cela dit moins bon à l’époque. Dans cette édition remaster, il est possible d’invoquer un personnage de plus, on a donc deux PNJ qui en fait un combat relativement simple.
  • La magie ne m’a pas convaincu, néanmoins sachez que pour mener une quête avec un vieux, il faut être capable d’avoir le niveau pour faire des maléfices. Donc à priori au moins 10 en intelligence et en foi. C’est un lourd investissement pour qui ne joue pas magicien, mais bon l’expérience tombe quand même à foison comme on le verra plus loin.

Le début du jeu en tout cas tel que je vous le propose va influencer totalement la suite de votre partie. Je suis un bon joueur, si bien que je peux me passer de la coopération, le choix que je fais est de cumuler le maximum d’expérience en début du jeu pour avoir le personnage le plus confortable possible. Pour ma part, les premières statistiques que je fais monter c’est l’endurance et la vie pour arriver à un niveau de 20. Je fais monter l’adaptabilité pour faire des roulades rapidement, et boire le plus vite possible mes fioles d’Estus. Ensuite je choisis mes compétences pour prendre l’arme qui me plaît. Il faut comprendre que le bon joueur de Dark Souls ne se préoccupe pas vraiment de l’arme, parce que le bon joueur de Souls a le temps, évite les coups. Le mauvais joueur de Dark Souls a besoin de taper le plus vite possible pour se débarrasser de l’adversaire. Partant de ce postulat, on peut même privilégier le look. On voit des personnages de fou, des gars qui jouent parfois en slip, d’autres aux grosses armures impressionnantes. Alors que l’armure contrairement à Bloodborne a son importance, je fais à nouveau le choix de privilégier le look. Mon personnage est orienté dextérité, si bien que je porte une armure légère, l’idée étant comme vous l’avez compris de faire une roulade et de ne pas prendre de coups.

La magie ne m’a pas convaincu, et pendant longtemps j’ai considéré dans ce deuxième épisode que jouer à l’arc était une hérésie. Contrairement aux autres épisodes, les monstres ont un nombre de réapparitions (respawn) limité, si bien qu’acheter des flèches c’est du consommable, un consommable qui est perdu pour de bon quand vous auriez pu monter des niveaux. Si ce n’est pas indispensable, il apparaît que le combat à distance facilite franchement certains passages pour le moins pénibles, la palme revenant à Amana.

Il s’agit d’une étendue d’eau avec certaines parties où vous avez pieds d’autres non, forcément. Les ennemis sont des magiciens qui vous balancent des rayons lasers de très loin. Comme on peut le voir avec l’arc ou l’arbalète quand on la tient à deux mains (appuyer longtemps sur triangle), il est possible de tirer à grande distance en zoomant et d’éviter de se faire massacrer. L’arc simplifie très franchement de nombreux passages, même si comme je le rappelle tout peut se faire au corps à corps.

Le début du jeu est fondamental, et comme je vous l’expliquais plus haut, frapper fort dès le départ va avoir une incidence sur la suite du jeu. On peut en effet entre les deux premières zones avoir assez rapidement un niveau cinquante. Le problème c’est que le décalage alors avec les autres joueurs devient tellement important qu’il devient difficile de se faire invoquer ou d’invoquer. Dès lors, il vaut mieux être bon joueur pour affronter les boss seul ou avec un ou plusieurs PNJ. Dans la première zone la façon de faire carton plein le plus rapidement possible c’est du tuer le poursuivant sur la première plate-forme quand vous le croisez, de vous faire invoquer par d’autres joueurs pour le tuer dans leur partie : 17000 âmes, non négligeable quand on sait que les premiers niveaux se récupèrent à moins de 1000 âmes. La technique est relativement simple, il faut prendre le temps. Lorsque le poursuivant se met en position d’attaque et qu’il vous charge, il suffit de faire une roulade au dernier moment et de taper dessus, s’écarter, recommencer.

Il est à noter que ce boss est le premier qui vous montre l’intérêt de la coopération, c’est d’ailleurs ici qu’on se rend compte que la série des souls est très bien pensée. C’est un boss pas si difficile mais quand on débarque dans l’univers c’est tendu. Dans le lieu de rencontre officiel et pas comme je recommande directement sur la place à côté du feu de camp se trouvent deux arbalètes géantes. A deux, il suffit que l’un l’occupe pendant que l’autre envoie les flèches, le monstre est plié en moins d’une minute pour des joueurs expérimentés. Malheureusement comme on rencontre le monstre au moins six fois dans le jeu pour le nombre de fois où j’ai pu le croiser, je ne peux que vous inviter à apprendre comment le tuer.

Lorsque la zone a été ratissée, elle comporte de nombreux points importants comme les clés de la maison abandonnée de Majula, direction les tours des flammes de Heide avec un nouveau copain

Un dragon a été posté à l’entrée de la cathédrale bleue, ce n’est pas le seul détail, on trouve désormais des chevaliers de Heide dans toute la zone, assis sans rien faire. Il s’agit de chevaliers qui frappent très fort et qui pratiquent un peu la danse de l’homme ivre, pas toujours évident d’anticiper les déplacements. Ce qu’il faut savoir c’est que ces chevaliers ne vont s’agiter qu’une fois que vous aurez tué le Monte Dragon. Il faudra donc commencer par tuer le dragon devant la cathédrale, en profiter pour affronter le vieux chasseur de la cathédrale et faire à nouveau le plein d’âmes. Si vous avez un peu trop forcé sur la récolte des âmes dans la première partie du jeu, vous risquez de vous retrouver seul ce qui peut être un peu tendu. Devant l’entrée du Monte Dragon se trouve le PNJ Glencour l’errant que vous pourrez utilisez pour les deux boss de cette zone. Pour tuer le dragon, malheureusement il n’y a pas trop le choix, soit vous jouez à deux vous tirez des flèches pour attirer ses flammes dans votre direction pendant que l’autre se déplace, soit vous foncez dedans, vous vous prenez les flammes une première fois puis vous arrivez enfin à vous mettre entre ses jambes.

La suite du jeu vous appartient plus ou moins, il faudra néanmoins franchir certaines zones pour faire avancer certains PNJ. Par exemple, le marchand Gavlan qui est le seul marchand du jeu à reprendre les objets et vous les échanger contre les âmes doit d’abord être rencontré du côté du port, ensuite au milieu du poison puis après le pays des nains, aux portes de Pharros où vous le trouverez de façon définitive. Cette démarche est la même pour de nombreux personnages, il n’est pas honteux de lire le guide pour savoir dans quel ordre prendre certains personnages du jeu, en tout cas avoir conscience de cette mécanique.

Avec cette manière de jouer, c’est à dire récolter de très nombreuses âmes dès le début, je me pénalise pour la coopération donc je me pénalise pour les serments et donc pour les succès PS4. J’ai passé plusieurs heures sans croiser personne. Si on veut se remettre en course, c’est à dire baisser son niveau, il faut éviter le farm et faire tout au premier passage. En effet, le joueur moyen sur certaines zones va se faire massacrer et faire donc monter son niveau d’âmes à force de tuer les mêmes nombres. Si vous faites la zone en un seul coup sans farmer, vous progresserez moins vite, votre décalage de niveau sera moins important, vous pourrez donc invoquer ou vous faire invoquer.

Voici à quoi ressemble mon personnage, quand j’évoquais que l’armure pour moi n’était qu’un accessoire de mode, vous voyez ce que je veux dire.

Les souls sont avant tout des jeux plaisirs avec une difficulté qui n’est pas écœurante, si vous êtes mort c’est votre faute. Je vous invite à faire un premier run pour comprendre le mécanisme du jeu puis d’y revenir pour démarrer d’une autre façon, trouver les passages que vous aviez raté, certains objets, essayer d’autres stratégies, vous confronter à d’autres joueurs en devenant un tueur fou, on ne s’en lasse pas.