Ariège en version 2.0

27/10/2017 Non Par cborne

Comme nous le faisons désormais depuis l’an dernier, nous avons fait une réservation par Airbnb. Alors effectivement Airbnb reste moyen, va certainement se prendre une claque, mais pour l’heure, cela nous permet de voyager à moindre coût pour une famille de quatre personnes, avec la présidente du syndicat des enfants qui à plus de treize ans est la plus jeune, donc une adulte en terme de voyageurs. Au départ nous avions réservé pour partir à Salou et faire le port Aventura. Comme vous pouvez vous en douter, c’est vraiment pour les enfants, ma passion pour les parcs d’attraction étant tout de même proche de zéro. Et puis les événements en Catalogne nous ont fait changer de destination, passer de l’Espagne à l’Ariège, c’est comme passer de … comme passer de … et bien c’est comme passer d’un lieu super touristique au Cantal.

En évoquant tout de même la Catalogne, il est amusant de constater que ces gens qui veulent l’indépendance pour profiter de l’argent qu’ils ramassent, à priori plus que le reste de l’Espagne, vont réussir à faire faillite pour devenir les pauvres de l’Espagne. Ce réflexe d’annulation, même si nous n’étions pas sur Barcelone, d’autres l’auront. La Catalogne oublie certainement qu’elle vit du tourisme, tout le monde sera perdant dans l’affaire, les indépendantistes qui vont ruiner le pays, l’Espagne qui perdra une manne financière, le touriste est versatile et se trouvera sans souci une autre destination. Je ne connais certainement pas assez l’histoire du pays pour savoir si la Catalogne c’est comme le bloc de l’Est de l’époque et s’il y a une réelle légitimité à vouloir quitter l’Espagne, vu de l’extérieur en tout cas, on a l’impression que c’est une histoire d’argent, de cupidité, un peu comme si on voulait se débarrasser de l’Aude parce qu’elle n’est pas assez rentable. Je rappelle que je vis dans le deuxième département le plus pauvre après la Seine Saint Denis (Fonk-fonky fresh !)

Alors effectivement Airbnb c’est un système qui est vraiment discutable, notamment pour les grandes villes qui deviennent des parcs à Airbnb, les gens qui ne peuvent pas se loger, mais dans des trous reculés comme l’Ariège, c’est presque du service public. Direction Souleilla, un hameau de quatre maisons à proximité de Loubens, des noms qui ne vous diront rien, c’est normal, à une dizaine de minutes de Pamiers, une trentaine de Mirepoix et une vingtaine de Foix, la capitale. L’Ariège n’est pas sans rappeler le Cantal, mais dans une version de routes cauchemardesques, en gros vous n’avez pas passé la cinquième que vous devez déjà freiner pour rentrer dans un petit village. La route entre Mirepoix et Pamiers est une horreur, on n’avance pas. Je pense que cela doit avoir une influence sur la conduite de ces gens, je pensais que du côté de Nîmes on avait les conducteurs les plus agressifs de France, ici c’est presque surnaturel, la priorité dans les rond-points est inversée, les gens grillent toutes les limitations de vitesse malgré l’omniprésence des radars. C’est d’ailleurs certainement la principale ressource de ce département, les amendes et les stages de récupération de points. On pourrait penser aux commerces, au terroir, mais force est de constater que l’accueil n’est absolument pas chaleureux, nous avons rencontré des gens souvent agressifs, d’autant plus étonnant que le pays a besoin de ses touristes, étant donné qu’il n’y a un peu rien d’autre en Ariège. Imaginez tout de même, la mise en avant du tourisme vert avec des gens qui font la gueule et qui roulent à fond les ballons en 4×4 …

une maison toute en bois pour nous accueillir, à peine 50 € la nuit, une misère. Cela dit, l’argent qu’on n’a pas mis dans le logement, on l’a mis dans les visites, on verra que ce n’est pas gratuit. La dernière photo c’est la cabane en bois du voisin. Ici tu vis en appartement quand tu as moins de 1000 mètres carrés de terrain.

Le système Airbnb ne me paraît pas trop corrompu par les faux avis, d’autant plus qu’il faut y être allé pour commenter. D’ailleurs à part la fiscalité douteuse, les effets de bord qu’on connaît dûs aux gens qui veulent rentabiliser leur bien immobilier ou aux spéculateurs, je n’ai pas grand-chose à dire sur ce système que je trouve correct. Ce que j’aime, à part trouver des poils qui ne sont pas à moi et qui scandalisent mes collègues qui préfèrent les hôtels, c’est de savoir que c’est une maison qui a été habitée, les gens ont donc fait le nécessaire pour qu’elle soit fonctionnelle. C’est le cas, notre hôte nous expliquait qu’il avait vécu avec sa compagne et sa fille pendant de nombreuses années, nous étions donc bien chez lui, loin des accueils formatés et impersonnels des hôtels.

J’évoque ici le 2.0, car concrètement sans Google Maps, Trip Advisor ou encore Airbnb, le séjour aurait été différent. Comme je l’avais écrit, j’ai supprimé mon compte Trip Advisor, j’en reste un utilisateur passif. Vous débarquez dans un département que vous ne connaissez pas, vous êtes les Borne, donc vous faîtes tout à l’arrache sans préparation, et vous vous retrouvez à devoir organiser 8 heures d’activités par jour (je vous déconseille de partir avec nous, épuisement garanti), qu’est ce que vous faites ? Trip Advisor. Car, on a beau critiquer le site, ses faux avis, la centralisation évidente et les problèmes qu’elle entraîne, si vous voulez savoir en un coup d’oeil ce qu’il y a à faire dans un endroit, c’est quand même franchement pratique. C’est après, ou si on a envie de réfléchir, qu’on se rend compte du malaise, nous sommes allés aux endroits qu’un site nous a conseillés, nous avons suivi le maximum d’étoiles, nous avons donc fait confiance à la masse, à un site internet dont ne savons pas grand chose des méthodes, de la justesse. Et puis si on revient vingt ans en arrière, je me rappelle des guides Michelin que collectionnait mon père, avec le bonhomme qui prenait la tenue de circonstances selon la région à visiter. Quels ont pu être les dessous de table ? Que fallait-il faire pour paraître dans le livre, était-ce réellement si différent qu’à l’heure actuelle ?

énorme souvenir d’enfance

Au premier jour nous sommes partis faire quelques courses à Pamiers, c’est l’avantage de Airbnb, maison équipée, repas à domicile, ce qui évite de payer un bras surtout quand vous avez deux adolescents en pleine croissance qui mangent un poney par repas. Pamiers m’a fait penser au centre-ville de Nîmes. Une jolie place, deux allées commerçantes, la moitié des magasins à vendre, le désert. A l’extérieur de la ville en outre, les centres commerciaux, les boutiques, très nombreux d’ailleurs dans l’Ariège, vous avez même bricodepot (qui ne doit vendre que du bois), la foule, les embouteillages. On est dans la problématique des centre-villes assassinés et qui ne sont pas prêts de revivre, il faudra que des gens montent des boutiques avec des concepts vraiment innovants pour réussir à relancer la machine, que les municipalités renoncent aussi à leur dîme avec les horodateurs à tous les coins de rue. Enfin bref, c’est pas gagné. Nous avons fait le centre-ville de Pamiers triste donc, celui de Foix, moins triste avec un centre piéton assez vivant, j’ai réussi à me faire engueuler par une dame parce que je n’allais pas assez vite à l’horodateur, c’est dire l’accueil, et celui de Mirepoix, magnifique avec ses maisons à colombage. Mirepoix c’est vraiment joli, ça tient dans une place, on voulait prendre une crêpe, la faute à pas de chance ils avaient fait un petit salon agricole, ils n’avaient pas nettoyé, l’odeur faisait penser à la ferme avec tous les bestiaux qui auraient attrapé la gastro, comprenez que tout de suite le nutella …

Mirepoix, sa place et son église, très jolie d’ailleurs.

Comme je le faisais remarquer à mon fils, si on faisait Assassin’s Creed en Ariège, pour monter à la cathédrale de Pamiers c’est facile, tu as des gouttières tout le long de l’édifice.

Dans la ville de Foix, bon je le fais parce que c’est vous, il était une fois, Il était une fois, une marchande de foie, qui vendait du foie, dans la ville de Foix… Elle se dit ma foi, c’est la première fois et la dernière fois, que je vends du foie, dans la ville de Foix, vous ne pourrez pas rater le château, c’est d’ailleurs un peu la seule chose à visiter. Les lecteurs de la partie privée du forum savent que j’ai failli y laisser la vie, des marches, des marches et des marches, toujours plus haut. Il est d’ailleurs hallucinant d’imaginer que tout bâtiment actuel se doit d’être un temple de la sécurité et de répondre à des normes drastiques, quand ici dans un escalier en colimaçon vous vous retrouvez sur la pointe des pieds à essayer de monter pendant qu’un groupe descend.

On aura beaucoup de mal à faire croire que le gars avec sa grosse armure, il montait les marches de son escalier super étroit pour aller se coucher alors qu’en jean et en baskets on était tous à moitié mort. L’image du seigneur féodal ventripotent, je n’y crois pas cinq minutes, c’était tous des athlètes.

Dans les choses totalement indispensables à voir en Ariège, vous avez la maison des loups qui se trouve à plus d’une heure de route vers le sud de nos « capitales ». Ce très grand parc où curieusement vous pouvez trouver des loups est auto-financé, pas de subvention, ils n’ont d’autres choix que d’être rentables et ça se sent, c’est une vraie réussite. Pour y aller nous avons joué la carte de la sécurité durant tout le séjour, c’est à dire que nous avons utilisé Google Maps, c’est une horreur. Comprenez que lorsque vous êtes dans un lieu, Google Maps vous invite à poster une photo du lieu, vous rentrez dans un supermarché, il vous dit qu’il fait des promotions, si vous mettez un lieu touristique, il vous dit que potentiellement le lieu est fermé alors qu’il est ouvert, on a dû vérifier de façon systématique. On a vraiment la sensation de se retrouver dans le profil de Jean-Melville, c’est big brother, un bon ami plein de conseils. La prochaine fois il faudra que j’essaie une application à base d’Open Street Map, mais je ne pense pas que ça fasse rire ma femme de se retrouver perdus mais franchement plus libres. Il est d’ailleurs important de se rendre compte que ces outils rendent complètement stupides, au point d’en oublier son bon sens. Nous arrivons après une route convenable vers un grand parking, mais le GPS nous dit de continuer sur la droite. Je fais remarquer qu’il y a peut-être un symbole, quelque chose, qu’il faudrait s’arrêter, mais ce GPS qui nous a tellement aidé, on a envie de le croire. Nous nous engageons dans la montagne avec une route où l’on ne passe pas à deux véhicules … C’est quand le GPS nous dit qu’il faut traverser en voiture un pont façon Indiana Jones pour rejoindre le parc que nous décidons de faire demi-tour au-dessus du vide, je n’ai plus peur de rien en voiture, mais on y reviendra dans un prochain épisode.

Le parc des loups c’est donc des loups, mais pas seulement, c’est une thématique organisée autour du loup. On trouvera donc un enclos avec des chèvres, des agneaux, trois petits cochons en référence aux célèbres histoires. C’est vraiment bien fait, on peut passer pas mal de temps dans le parc, les accès à certains enclos d’animaux sont ouverts, on peut donc aller caresser des chèvres ou des lapins, les gosses peuvent y passer des heures. Les loups quant à eux, ça va du bestiau qui ressemble à un chien, à un bestiau qui ressemble à un très très gros chien qu’on croise dans les jeux vidéo.

Vous noterez que la présidente du syndicat des enfants échoue dans sa course avec le loup et se fait donc dévorer, que j’ai trouvé un tracteur et qu’au milieu coule une rivière.

Sur la route qui va de Foix à la maison des loups, vous avez les grosses visites à réaliser sur l’Ariège. Nous ne les avons pas toutes faîtes, il faut faire des choix, le temps bien sûr, mais l’argent aussi, le château pour quatre c’est 20 €, les loups 30, plus loin la rivière souterraine c’est 40, nous avons laissé en deux jours pour plus de 150 € de visite, 1000 francs, ça fait franchement méditer. Pas très loin de Foix un musée de la préhistoire, qui est certainement la seule visite que je regrette. D’une part, ce n’est pas forcément passionnant, d’autre part, j’ai failli mourir dans le parc d’épuisement. Du fait d’avoir des espaces gigantesques, l’Ariège sait se faire plaisir. On n’est donc plus dans un musée de la préhistoire mais dans un parc complet avec des ateliers étendus sur des centaines de mètres, des montées et des descentes. C’est une fois, oh oh bonus d’humour de circonstances, qu’on est rentré qu’on réalise que c’est quand même un peu un attrape touriste. La partie musée est courte, les activités proposées sont basiques, la peinture rupestre se ramène à des dessins pour les enfants, on retrouve l’utilisation du jet de projectile pour la chasse comme à Tautavel, rien de bien formidable. J’ai apprécié par contre les statues taillées, d’animaux, en plein milieu d’un champ c’est très classe.

Voyez donc les statues, elles forment un cercle et à l’intérieur un passage dans lequel on peut rentrer, une grotte donc dans laquelle on peut voir une histoire de chasse racontée. Nous avons vécu un vrai moment malaisant comme je les aime, il y avait une gamine qui devait avoir 7 ou 8 ans qui dansaient au milieu de la pièce façon danse asiatique. Une femme que je suppose être sa mère en train de la filmer, et elles ne s’arrêtent ni l’une ni l’autre malgré notre présence. Je pense qu’elles doivent avoir un défi de danser dans des lieux insolites …

Au deuxième jour, la famille BORNE était bien sûr sur les rotules après avoir fait plus de deux heures de bagnole, des kilomètres et une nuit pour le moins courte. Le lendemain à 10 heures tapantes, nous sommes devant l’entrée de la rivière souterraine de Labouiche. Si vous devez voir quelque chose en Ariège c’est ça, il s’agit en fait d’une grotte, avec les stalagmites, les stalactites, le stalag 13, sauf que vous la visitez partiellement en bateau. Le site est vraiment très impressionnant, l’ambiance est sympathique, notre guide était le sosie de Gérard Darmon, c’était d’ailleurs peut-être lui. J’ai vu beaucoup de grottes dans ma vie, notamment avec mes parents, je dois reconnaître que celle-ci fait partie des incontournables. J’ai essayé de prendre quelques photos, mais pas le droit au flash, et sans dire que c’était mouvementé, pas mal d’endroits où la barque en aluminium frappe les parois, je n’aurai pas voulu récupérer mon téléphone dans une eau à 11 degrés.

A un moment, il y a une partie totalement dans le noir qui est destinée à faire flipper les gens. Je veux que vous sachiez que j’ai été le gros lourd qui a crié, je vois la lumière au bout du tunnel.

Ma femme tenait impérativement à voir le parc aux bambous qui fera partie des visites étranges que j’aurai pu faire dans ma vie. Il s’agit comme son nom l’indique d’un parc avec des bambous, un grand jardin très travaillé, ambiance zen, tout ça. Du fait d’avoir cavalé partout et d’être sur les rotules, c’était réellement la visite de circonstances, dans des conditions idéales. En effet, nous étions quasiment seuls dans le parc, il faisait beau, en été avec des gosses qui doivent hurler à tour de bras, ça doit être moins appréciable. On marche donc au milieu des bambous qui font penser à des films japonais, on s’attend à un détour à croiser un ninja, pour arriver sur le bord d’une rivière, avec des chaises longues. Le parc est d’ailleurs bien fait de ce côté, on a fait tous les bancs pour s’asseoir pendant que les gosses s’agitaient dans tous les sens. J’ai dormi quelques minutes au bord de la rivière, la bave au bord des lèvres, le vrai bonheur.

Vous noterez que je continue de casser des cailloux mais à main nue cette fois, j’ai trouvé que le cadre s’y prêtait.

Nous finirons cette visite par une église, une de plus, on ne se refait pas, pour le moins étrange. Il s’agit de l’église rupestre de Vals, qui n’a pas de rapport avec Manuel. Une partie de l’église est construite dans la roche, lorsque vous montez les escaliers, on se croirait dans un Dark Souls. C’est un monument rare, simple, original, qui mérite de faire un détour, entre Mirepoix et Pamiers.

Épilogue :

Nous ne sommes partis que quatre jours, mais comme toujours les choses sont tellement intenses que j’ai la sensation de ne pas avoir écrit depuis longtemps, en même temps c’était le cas. Ce billet qui avoisine les 3000 mots a été écrit d’une traite, hier soir pour vous, malgré la fatigue physique, le cerveau quant à lui a repris des forces, je peinais à me concentrer en cette fin de première période. Lorsque vous lirez ce billet, je serais malheureusement sur la route encore, je pensais que j’allais finir mes vacances loin de la voiture, malheureusement le partner fait des siennes, je continue de perdre de l’huile. Direction donc Pézenas pour faire la vidange, et pour trouver, je l’espère, la fuite. Mine de rien cela fait un an que cela coule, après les joints d’injection, je me demande où ça part, pas de traces au sol, pas d’odeur dans l’habitacle. J’ai fait 1000 kilomètres cette semaine, je dois reconnaître que j’aurai pu éviter cet épisode de plus.

Dans cette nouvelle nouvelle, nouvelle, mais aussi nouvelle et dernière formule de blog, j’avais décidé d’arrêter ce type de billet. Ce serait dommage. Je vous ai fait découvrir un peu l’Ariège, et c’est certainement ce qui compte, faire découvrir aux autres, partager. Je lisais cette semaine, les difficultés que rencontrait l’association Sésamaths, qui peine à être alimentée en contenus, une première pour l’association qui se veut rassurante et qui met ça sur le compte des réformes. Max Koder rebondissait dernièrement aux propos de Cascador, mon correcteur orthographique qui aura bien du travail, sur le fait que plus personne ne rebondissait, que ça bloguait moins, qu’on allait tous mourir bien sûr et que les jeunes préféraient faire de la Youtube Money. Je pense que mon jeune camarade se trompe, que le malaise est plus profond que cela, l’absence de partage n’est pas que chez les jeunes, elle est chez tout le monde, et il serait simpliste d’imaginer que les gens s’en foutent, je crois que pour beaucoup, ils n’osent pas se lancer. Max oublie un paramètre dans son billet, ceux qui devaient se lancer il y a dix ans l’ont déjà fait, que fait-on de la très grande masse qui s’est contentée d’être spectatrice ? Chez les jeunes, c’est exactement la même chose, c’est seulement le média qui change, le principe reste le même, ceux qui devaient se lancer, l’ont déjà fait, les autres regardent. C’est certainement une direction dans laquelle on n’a pas creusé, aider certaines personnes qui pourraient, mais qui n’osent pas, je suis sûr qu’on verrait des blogs apparaître.

Si effectivement tout le monde ne peut pas pondre 3000 mots en quelques heures, personne ne vous impose un rythme, personne ne vous impose un éditorial, il n’y a pas de règle, sinon celle du partage.

Je profite de ce billet pour remercier mes tipeurs, j’essaierai de prendre le temps de rajouter un bouton liberapay. Comme vous le savez, la langue de bois n’est pas mon fort, voir des gens qui misent sur vous, qui donnent de l’argent, c’est un symbole fort de confiance, et c’est une motivation pour bloguer. La motivation serait présente malgré tout, tant qu’il y a quelque chose à raconter, mais ici c’est d’autant plus étonnant qu’on se sentirait presque redevable. De là à tomber dans la culpabilisation, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas, il faudra payer davantage 🙂

Merci à ceux qui m’ont écrit pour me dire merci, pour m’envoyer une astuce, le contact reste une bonne rémunération, ça ne paiera pas la fuite du partner, mais c’est quand même bon à prendre.

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