L'école du micro d'argent / rêvolution

Rédigé par Cyrille BORNE - - Aucun commentaire

Lire du Borne ce n'est pas évident surtout quand on n'a pas 40 ans et qu'on n'a pas une culture du rap français des années 90. Parmi les nombreuses références auxquelles je fais référence rime riche en référence, l'école du micro d'argent de I AM, il y a 20 ans. Il s'agit du troisième album et jusqu'à maintenant I AM c'est ça :

Pour ceux qui n'ont pas la patience de regarder le clip, on a quand même des gars qui chantent momifiés avec des extraits de peplum qui passent, d'ailleurs dans les deux premiers albums, on a souvent des bouts de vieux films qui traînent dans les titres, du peplum principalement, parce que le peplum c'est comme le crépi c'est la vie. On est donc face à un groupe qui ne se prend absolument pas au sérieux, et c'est un passé qui est totalement renié par le groupe, à part je danse le mia qui est incontournable pour le groupe on ne les entend plus faire de reprises de ces vieux titres, dont certains sont très drôles et très imagés. 1997 c'est donc l'album de la maturité, peu de délire ou de façon différente, l'empire du côté obscur par exemple est peut être la dernière chanson drôle du groupe.

Le groupe avec cet album vend plus de 1.5 millions de disques et enchaîne les titres réellement phares, il n'y a quasiment rien à jeter dans l'album avec une tendance lourde qui commence à apparaître, la prise d'âge et la différence avec la jeunesse. On la retrouve avec le très connu petit frère où le groupe explique que les enfants ont d'autres aspirations, faire de l'argent facile, ou quand tu allais on revenait qui reste l'une de mes chansons favorites, on positionne l'art du rap comme une espèce de pèlerinage, et pendant que les jeunes rappeurs font ce pèlerinage, le groupe I AM pas prétentieux pour deux sous explique qu'il en revient. Si les deux premiers albums ont particulièrement mal vieilli, le son principalement, les textes font marrer, l'école du micro d'argent fait partie des intemporels, des classiques du rap français. Le problème c'est qu'I AM par la suite a été moins bon, on a notamment perdu beaucoup en musicalité car l'une des forces de l'école du micro d'argent c'est d'être chantant.

Je présentais dernièrement la tournée sur le rap des années 90, I AM profite de l'opportunité des 20 ans de l'album pour faire une tournée dans laquelle ils reprennent leurs titres avec une énergie impressionnante pour des hommes qui ont passé les 50 ans, et de placer leur nouvel album rêvolution au milieu. Si vous voulez en avoir un très bon aperçu, vous avez le concert alcaline, c'est super, c'est pêchu, c'est chantant, les nostalgiques comme moi démarreront au quart de tour. Concert accompagné d'ailleurs de bouts d'interviews qui sont très intéressants, le groupe explique que s'il devait ressortir ses trois premiers albums aujourd'hui, il se prendrait trois millions d'euros pour payer les samples qui sont utilisés. On évoque aussi la consommation de la musique, le trop plein, la facilité d'accès et parallèlement à ça l'explosion du vinyle, nostalgie une fois de plus quand tu nous tiens. je rejoins à 100% les artistes, j'ai acheté l'album à sa sortie en 1997, on attendait les sorties d'album, comme on attendait la sortie d'un film, d'une bande dessinée, aujourd'hui on n'attend plus rien, on n'attendra même plus les Star Wars avec deux ou trois films par an.

Rêvolution, huitième album, c'est mieux, c'est pas encore ça mais c'est mieux, plus chantant, très bien écrit, clair, ce qui n'a pas toujours été le cas, le groupe essaie indéniablement de renouer avec la fameuse old school. On va trouver par exemple le très bon terre aride dans lequel chante Nuttea qui tape sur BFM, le monde actuel, le titre Rêvolution, ou encore Rigamortis qui dit qu'en gros c'était pire avant dans la violence, dans les trafics, les affaires politiques. C'est le principal reproche qu'on peut faire à I AM, regarder trop en arrière comme s'il y avait un truc qu'ils avaient perdu en chemin durant leur voyage vers le mont sacré du rap, un quelque chose qu'ils essaieraient de retrouver au milieu des 1.5 millions d'albums vendus de l'école du micro d'argent.

Classé dans : le blog - Mots clés : aucun

Solus, problème ou "solusion" ?

Rédigé par Cyrille BORNE - - 13 commentaires

J'évoquais dans un précédent article le billet de Numerama en expliquant qu'il n'avait aucun intérêt, le commercial pour produits Chinois voyait un troll, ce n'est pas le cas. Comme je l'ai dit, quand on parle de distributions Linux, on n'est jamais objectif car en fait on sait que la sienne est plus mieux que les autres, donc forcément on a tendance à ne pas être objectif. J'aurai dû préciser qu'en fait l'article de Numerama est particulièrement mauvais car il fait penser à un agriculteur qui jette soixante types de graines et qui espère voir pousser quelque chose. De ce côté là c'est plutôt réussi, quasiment 180 commentaires au moment où j'écris ces lignes. Proposer Fedora en production par exemple, c'est de la rigolade, Fedora est une distribution qui fait entrer des technologies récentes c'est noté dans l'article, sauf qu'on parle de stabilité et pour avoir utiliser Fedora de façon très régulière, il faut vraiment maîtriser pour une utilisation quotidienne et savoir que parfois tout plante. L'article propose aussi Solus

Il y a quelques années il y avait un projet qui était intéressant c'était SolusOS, c'était une distribution Linux basée sur debian stable avec un seul gars aux commandes et forcément les distributions qui ne reposent que sur un gars ça finit par finir dans le fossé. On évoque Solus ici mais ce n'est plus la même SolusOS c'est une nouvelle distribution Linux basée sur rien, néanmoins les noms tellement similaires maximisent les confusions sur la toile, c'est le cas typique du "quel nom à la con". Pour rappel ou pour mes élèves de seconde qui n'ont que ça à faire de venir lire mon blog, la grosse majorité des distributions Linux est basée sur Ubuntu, elle même basée sur Debian. Par le fait, se baser sur rien et partir de zéro c'est montrer sa différence. Pour vraiment marquer sa différence, la distribution Linux possède son propre environnement graphique budgie. Bon après c'est un peu ça le monde du libre, ce qui paraissait comme une exclusivité ça devient une saveur Ubuntu et on a désormais l'Ubuntu Budgie Remix.

Comme j'aime à le rappeler chacun est libre d'utiliser son temps libre comme il en a envie. Refaire un environnement graphique alors qu'on a vu quelques projets solides apparaître comme Mate ou Cinnamon ces dernières années, se rappeler qu'il suffit juste de s'associer mais qu'on ne le fait peut être pas pour un tas de bonnes raisons, ça doit pas être des gens bien de l'autre côté. Partir de zéro c'est certainement qu'il doit y avoir quelque chose de pourri dans Debian ou dans Centos pour pas qu'on veuille se pencher sur ces distributions, ça devait certainement être quelque chose d'inévitable. Libre donc à ces gens de faire ce qu'ils ont envie, leur job sera de convaincre les gens qu'utiliser leur distribution c'est plus mieux que d'utiliser les ténors. Il faut d'ailleurs avoir bien conscience de ceci : il est important de donner sa chance aux projets naissants peut être que demain Solus dominera le monde et il fallait bien commencer quelque part. Ça peut vous paraître idiot ce que je raconte mais c'est un fait. Si on ne s'intéresse pas à un nouveau projet libre, même si on a des doutes sur sa valeur ajoutée, si on ne l'essaie pas, alors on restera dans ses vieilles habitudes sans s'interroger sur le logiciel que l'on utilise. Rester alerte, ce n'est pas tout tester sans recul, changer de logiciel tous les quatre matins, rester alerte c'est regarder de temps en temps ce qui se fait, voir les nouveautés, s'informer, sans forcément adopter.

Je suis utilisateur de Debian et simplement par debian je peux installer Geogebra et Openshot qui sont deux logiciels pour moi indispensables. Des logiciels qui sont connus et qui sont présents dans de nombreuses distributions par défaut. Ces deux programmes ne sont pas présents dans Solus et c'est une logique. Comme ils sont en train de tout packager à la main, il y a des choix prioritaires, on comprend qu'un Firefox, un VLC ou un Libreoffice sont largement plus incontournables qu'un logiciel de vidéo numérique, qu'un logiciel pour les professeurs de mathématiques. Il faut donc savoir que si aujourd'hui on utilise Solus et bien il faudra certainement compiler quelques bricoles à l'ancienne.

Est-ce que Solus est une bonne distribution ? Aucune idée, j'ai fait tourner quatre minutes dans une machine virtuelle. Est-ce que je peux conseiller Solus ? Certainement pas, j'ai testé quatre minutes, je n'ai pas assez de recul, cela dit en quatre minutes j'ai pu quand même me rendre compte qu'un utilisateur comme moi n'aurait pas les facilités qu'il a avec Debian. Est-ce qu'un site comme Numerama qui touche un large auditoire peut se permettre d'écrire : Pourquoi choisir Solus  : pour entrer dans le monde Linux par la porte des distributions jeunes et voir comment une communauté se constitue autour d’un projet. Mais aussi Solus parvient à une solution parfaite pour le débutant cherchant une grande stabilité et un système rapide. Quand bien même il ne pourrait pas se le permettre, il l'a fait, et je pense que l'auteur de l'article a dû bien tester trois minutes sinon il se serait rendu compte que conseiller à un débutant une distribution nouvelle, avec une communauté forcément plus restreinte, avec moins de paquets, c'est pousser les gens vers les problèmes.

Comprenez qu'ici il ne s'agit pas de critiquer Solus qui a le droit de tenter sa chance dans l'univers impitoyable des distributions Linux. Il ne s'agit pas de critiquer Numerama qui a le droit d'écrire n'importe quoi, j'en use souvent, je dédicace d'ailleurs ce message à C138 qui a besoin de sa perfusion de bornerie quotidienne (?), il s'agit juste de resituer les choses dans un contexte. Si vous êtes débutant que vous voulez vraiment vous lancer dans Linux, visez plutôt vers Ubuntu / Mint / Manjaro / Mageia / Opensuse, des distributions qui ont des communautés pour vous accueillir et des distributions qui maximisent le nombre de paquets. Déjà passer de Windows à Linux c'est la garantie de perdre quelques programmes, si vous allez en plus vers des distributions qui n'ont pas packagé ce qui était possible de packager alors vous allez inexorablement vers l'écoeurement.

Classé dans : le blog - Mots clés : aucun

Les têtes de l'emploi

Rédigé par Cyrille BORNE - - Aucun commentaire

Franck Dubosc, Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison sont des agents ANPE, ils sont plutôt bons dans leur domaine. Ils sont d'ailleurs tellement bons dans leur domaine que leur agence réalise les meilleurs chiffres de France, et comme ils ont réussi à résorber la courbe du chômage, il est normal qu'on ferme l'agence. Ils vont donc se retrouver au chômage et imaginer tout un tas de stratagèmes pour conserver leur emploi. C'est assez mauvais en fait, on a bien sûr toute la caricature possible et imaginable sur le monde du travail, sur l'ANPE bien sûr mais c'est en plus moraliste à souhait, on insiste bien sur le fait que le plus important ce n'est pas le travail, mais les gens qui nous entourent. A noter un Franck Dubosc en type sérieux et cynique du début jusqu'à la fin du film, sans parler de performance d'acteur, c'est plutôt réussi.

 

 

Classé dans : culture - Mots clés : aucun

Ash

Rédigé par Cyrille BORNE - - Aucun commentaire

Ash est une gamine qui est récupérée dans une tombe. Comme toutes les gamines récupérées dans les tombes elle a la santé et a 400 ans. C'est d'ailleurs cet aspect qui intéresse Faust un gamin qui a un coeur mécanique et qui est à la recherche de la vie éternelle, il a besoin de jouer les prolongations car c'est un génie, il a tellement de choses à créer. Ash pour sa part n'a absolument aucun souvenir, elle sait surtout qu'elle ne veut pas se retrouver enfermée et finit par aterrir dans un pensionnat de jeunes filles. Un accident va se produire et elle va découvrir qu'elle a l'étrange pouvoir de savoir comment les gens vont mourir et peut être plus si affinités. Diptyque plutôt très bien dessiné avec un élément assez surprenant à la fin du premier tome, l'histoire n'est pas des plus extraordinaires mais ça se laisse lire, enfin ça se laisse surtout regarder.

Classé dans : culture - Mots clés : aucun

Un groupe de pirates menace de réinitialiser 200 millions d’iPhone

Rédigé par Cyrille BORNE - - Aucun commentaire

Je n'y crois absolument pas mais si ça devait se produire ce serait ... ce serait ... Ce serait déjà ma classe de 3ème A qui tomberait dans les pommes de façon synchronisée sauf le petit Jordan qui doit être le seul à avoir un Samsung Galaxy quand les autres ont tous des iphones. Bon sang, je viens de taper tomber dans les pommes avec des apple, je m'en suis même pas rendu compte, c'est énorme.

source

Classé dans : breve - Mots clés : aucun
Fil RSS des articles