Pourquoi les millionnaires de la Silicon Valley se préparent à la fin du monde

Rédigé par Cyrille BORNE - - Aucun commentaire

Bien évidemment, le titre de l'article est particulièrement racoleur, mais si c'est avéré, ce n'est pas étonnant, ce sont certainement les gens les mieux placés pour anticiper la fin du monde. D'ailleurs, avec la multiplication des drones, des hacks sur des domaines sensibles, sur une technologie débridée, fragile, mal maîtrisée, ces gens ne font qu'en fait clouer notre cercueil, leur cercueil.

source

Classé dans : breve - Mots clés : aucun

Medium France ferme ses portes, philosophons ensemble autour de cette si triste nouvelle

Rédigé par Cyrille BORNE - - 3 commentaires

Lorsque j'avais le blog open bar encore ouvert j'avais écrit cette brève que j'ai retrouvée dans le cache de Google suite au licenciement de 30% des effectifs :

J'aurai pu mettre le titre en troll, parce que Medium c'est devenu la plateforme où l'on vient expliquer son échec, c'est donc presque amusant si le patron de Medium écrit sur Medium, l'échec de Medium. Je mise donc sur Medium finira par sentir le sapin et sans jouer les bad boys, je ne serai pas mécontent quand ça va se produire. Pourquoi ? Parce que des pointures comme Champeau ou d'autres sont passés par là pour faire leurs annonces (d'échec ?), j'espère que leur conclusion sera d'inviter, de s'inviter à un hébergement personnel. Ou alors ils mettront tout sur Facebook mais ça ferait une moins jolie histoire.

Et un gars de répondre dans les commentaires.

Lol... c'est ballot pour toi XD
Medium propose des articles qui sont en relation avec nos gout et nos habitudes, le site a compris que t'étais un looser alors il te parle de loosers...
J'ai bien lu une cinquantaine d'article et j'ai pas vu un seul article d'échec...

On apprend donc aujourd'hui que Medium France ferme ses portes et donc le gars de Medium France d'annoncer sur Medium qu'il ferme ses portes ce qui fait que l'histoire me donne une fois de plus raison ce qui ferait bien sûr penser que je suis Medium. Alors bien évidemment les bornosceptiques écriront qu'à force d'annoncer la mort de tout et de n'importe quoi, il peut m'arriver de faire mouche. Bon en même temps on va pas se mentir, monter une plateforme de blogs en 2017 quand on a Wordpress en face et ne proposer rien de plus que d'afficher la nouveauté et un côté intello, il en faut quand même franchement plus, à l'ère des facebooks, des Youtubes et j'en passe. Aujourd'hui Cyrille BORNE est capable de relancer, je ne vous propose pas ma bonne dame un Medium France va mourir, mais je vous propose bien mieux, Medium va mourir tout court et le président directeur général fera un magnifique billet en anglois que tout le monde saluera en donnant la queue et les deux oreilles. Vous en voulez plus, je vois en vous une cliente particulièrement exigeante, et bien je peux faire mieux Medium va mourir et Twitter aussi, faute de réussir à se monétiser correctement. N'utilisant aucun de ces services, je m'en tamponne un peu, mais j'ai tout de même une pensée émue pour les gens qui ont misé gros là dessus, à savoir l'intégralité de leur identité numérique sur un service qu'ils ne maîtrisent pas.

C'est à ce moment là que je devrais pour respecter la tradition me sentir obligé de vous servir un discours sur le fait que le gars qui a un logiciel libre est indépendant et que dans 10.000 ans il écrira encore ses textes avec son logiciel libre, ce n'est pas exactement vrai, néanmoins on va quand même faire un effort. J'utilise pluxml, j'ai utilisé dotclear, j'ai utilisé wordpress, rien ne me garantit que demain ces moteurs existeront. Néanmoins, ma force, s'il s'agit d'une force, c'est d'être propriétaire de mon nom domaine et de m'accorder la liberté dont j'ai besoin, je peux même imaginer demain tout faire sauter et publier dans une page html. Si demain un service propriétaire ferme, tous les efforts réalisés pour se faire connaître seront réduits à néant. En fait, nous avons ici non pas l'illustration que le libre qui peut mourir et ne pas être repris par quelqu'un d'autre est supérieur aux services propriétaires, nous avons tout simplement l'illustration qu'un maximum d'indépendance est encore ce qu'il y a de mieux pour faire partie des endurants, cette indépendance maximise les choix.

Libre c'est quand même un bien grand mot, j'utilise un prestataire de nom de domaine, j'utilise un prestataire pour mon hébergement, je ne suis pas libre au sens Stallmanien du terme. Je suis toutefois libre de changer de prestataires sans rien changer au reste, ce qui par analogie n'est pas possible avec le service, passer de twitter à facebook n'est pas aussi transparent que de passer de o2switch à n'importe quel autre hébergeur.

Une longue introduction pour vous dire que le billet de la semaine, ce n'était pas celui de Fred qui annonce encore une fois qu'il nous quitte, tel un Johnny pour sa vingtième tournée d'adieu. Ce n'était pas cette petite provocation où j'expliquais globalement que vos distributions c'est de la merde sauf la mienne (spéciale dédicace à otyugh du forum debian facile qui me félicitera de cet effort), je vous remercie d'ailleurs d'avoir été quelques uns à réagir sans prendre cette énorme perche tendue ce qui montre que le lectorat ici est plus intelligent qu'ailleurs, le billet de la semaine c'est celui-ci : « Que faut-il pour XXX ? » « Du logiciel libre ! » Non, une gouvernance éthique !

De façon synthétique on retrouve un propos qui va finir peut être par rentrer dans les esprits à savoir que l'ordinateur s'il n'est pas mort n'est plus le produit de prédilection des concitoyens, que le cloud est partout et que désormais il est difficile d'échapper à du propriétaire d'un côté ou de l'autre, ce qui nous ramène comme cité plus haut à mon cas, j'utilise du libre pour bloguer mais en utilisant un service que je paye et qui utilise certainement des techniques propriétaires ce qui fait que l'utilisation du logiciel libre perd quand même franchement de son sens. Si d'ailleurs on réfléchissait à la problématique, comment être totalement libre, on se rendrait compte qu'on passerait par un auto-hébergement mais que malheureusement la machine qu'on utilise a un bios propriétaire et qui passe par un fournisseur d'accès internet qui est lui aussi propriétaire et pétri de propriétaire. Le libre a donc quelque part perdu la bataille, il faut donc envisager un autre modèle, la notion d'éthique.

Et c'est ce que j'aime dans ce billet, contrairement à la vision d'un Stallman qui voit en la femme et l'enfant des entraves, on passe au dessus de la nature du logiciel, de ces fameuses cinq lois, pour évoquer les gens derrière ces logiciels, des gens qui même s'ils n'utilisent pas la technologie parfaite, des gens qui peuvent à un certain instant manipuler vos données sont des gens bien.

L'avenir est ici mes très chers frères, mes très chères soeurs, un retour aux fondamentaux, jouer à Diogène et trouver des gens biens, ce sera certainement notre mission dans les temps à venir.

un gars qui cherche un service éthique, une lanterne, de fins limiers dont un qui s'appelle lycos, je pense que c'est jouable

Un jour j'avais écrit que si je connaissais un homme honnête qui vivait entre Pézenas et Saint Pierre la Mer, je serais ravi de lui donner du travail, ceci reste vrai et va certainement devenir encore plus vrai dans les années à venir où la sensation permanente que l'autre veut vous enfler devient de plus en plus pressante. Cet homme honnête pour ma part ne sera pas "moins bon" s'il propose quelques alternatives propriétaires pourvu qu'elles soient adaptées. L'appel reste encore lancé.

Classé dans : le blog - Mots clés : aucun

Méthode pédagogique et régime minceur

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

L'école ça tient à trois équipes : les gosses, les parents et les profs. Je crois qu'on l'a bien compris, les gosses ne veulent rien faire mais ça a toujours été le cas, les parents en ont leur claque, les profs sont bloqués. Il manque une dernière équipe, les pédagos, qu'on assimilera à tout ce qui n'est pas en face de 30 gamins qui vous regardent vous essouffler pendant une heure, ils font partie largement du problème.

Il faut que vous compreniez quelque chose. J'ai souvent le propos dur ou on peut interpréter que j'ai le propos dur par rapport aux enfants et aux familles, en fait ce n'est pas le plus compliqué dans le métier dans 99% des cas. Lundi de la rentrée, un de mes habitués dort sur la table, c'est un problème récurrent chez lui à chaque sortie de vacances, je l'envoie donc finir sa nuit à la vie scolaire pour éviter que l'épidémie de sieste ne se propage. Il en profite malheureusement pour passer aux toilettes faire sa pause clope où de façon peu intelligente il se fait chopper comme souvent. J'appelle sa mère, nous nous connaissons bien pour nous avoir très régulièrement au téléphone, je lui présente de façon très posée la situation en disant que le soir faudrait le coucher à 8 heures. Le lendemain le gosse est frais comme un gardon, il a pris ses trois heures de colle pour la cigarette, il ne fait pas la gueule, je ne fais pas la gueule, sa mère ne fait pas la gueule, le système a fonctionné, l'enfant tente sa chance, l'enseignant signale, les parents agissent. Bien évidemment dans le monde merveilleux de Walt Disney je serai une jolie princesse avec des cheveux blonds, l'élève aurait compris l'importance d'être en forme et au taquet le lundi de la rentrée et après avoir préparé consciencieusement son cartable, déposé une pomme sur mon bureau, il aurait bu mon cours comme un Russe tète de la vodka, mais vous le savez nous ne sommes pas dans le monde merveilleux de Walt Disney et je n'ai pas les cheveux blonds de Raiponce.

J'ai écrit que les enseignants sont bloqués et j'aimerai vous montrer ce site :

Si vous suivez ce site, il y a deux possibilités. Soit vous êtes émerveillés et vous allez comme un foufou appliquer les quarante nouvelles méthodes pédagogiques qui vous sont proposées par semaine, soit vous risquez d'être bloqués. Aujourd'hui tout le monde constate qu'il y a quand même un problème de fond, des gosses dont le niveau baisse c'est indéniable, un désintérêt pour l'apprentissage et pour l'école, ça faut être parent ou prof pour le constater, il faut donc à la fois des coupables mais quand même des solutions.

Pour les parents c'est l'école qui est mauvaise, ils ont raison, pour les profs, le monde merveilleux de Disney s'apparenterait aujourd'hui à des enfants en uniforme, une suppression des allocations familiales pour tout manquement, des parents impliqués mais respectant les choix de l'enseignant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, à ce niveau là les enseignants sont de droite mais à fond, pour les avantages, le temps de travail, ils sont d'extrême gauche mais je m'éloigne, ils ont aussi raison, pour les pédagos, si rien ne fonctionne, ce n'est pas la faute de bambi qui ne s'épanouit pas, ce n'est pas la faute des parents dont ce n'est pas le rôle d'éduquer leurs propres enfants, c'est la faute des enseignants et des méthodes archaïques qu'ils emploient, et enfin eux aussi ont raison.

Les enfants ne travaillent pas ce qui est normal, la nature humaine n'est pas par définition volontaire, si les parents ne font rien c'est impossible de fonctionner, est ce que ces deux conditions sont suffisantes pour que l'enseignant continue d'utiliser les mêmes méthodes qu'il y a quarante ans ?

Les enfants ne sont plus les mêmes, les outils ne sont plus les mêmes, il est normal d'évoluer, seulement, si vous regardez la capture ci-dessus, il y a un problème de fond, c'est qu'on vous propose chaque semaine quarante nouvelles méthodes plus efficaces les unes que les autres, comme on vous propose à l'approche de l'été quarante méthodes pour maigrir plus innovantes les unes que les autres même si parfois elles semblent absurdes et malheureusement ce qu'on sait des régimes c'est que ça ne marche pas, qu'on finit par prendre du poids sauf si on a changé de façon fondamentale ses habitudes alimentaires. Et bien l'école c'est exactement pareil, on propose des idées mais pas de changement de fond ce qui veut dire qu'on continuera à s'enfoncer.

Comme vous pouvez le voir, je n'hésite pas en informatique, en projets à faire travailler les élèves avec leur smartphone, je suis totalement le contraire de moi-même lorsqu'il s'agit des mathématiques. En maths, on vous balance de plus en plus de tice, de demande d'utilisation des logiciels mais la finalité reste la même, un examen qui quant à lui n'a pas bougé depuis 50 ans, l'enfant, son stylo, sa gomme et une copie à rendre avec l'aide de sa calculatrice qui doit en plus clignoter en rouge pour avoir la certitude qu'il n'a pas pompé. Ca veut dire que la situation est même pire qu'avant, un BAC PRO doit savoir la formule de la tangente, les formules de dérivation, si le formulaire ne lui donne pas. On est donc dans un univers qu'on voudrait de plus en plus informatisé, "TICÉ" mais paradoxalement les examens sont devenus plus sévères. Pourquoi alors se casser la tête à faire des tas de trucs rigolos quand on n'a pas la conviction qu'ils favorisent l'apprentissage, qu'ils n'ont pas d'utilité à l'examen. Pourquoi s'investir de plus dans une nouvelle méthode dont on n'a pas de retour sur le long terme ? Pourquoi de plus dans un métier dévalorisé, l'enseignant irait se casser la tête trois fois plus pour un résultat incertain et qui ne lui rapportera ni considération, ni argent supplémentaire. Le cas de la classe inversée est typique, l'enseignant doit se transformer en spécialiste informatique, Youtubeur, entre autres pour réussir à diffuser ses cours, que de temps et d'énergie pour cette méthode à la mode, jusqu'à la prochaine qui sera certainement meilleure.

Tant que l'examen ne changera pas, un examen qui doit permettre d'utiliser les nouvelles technologies, un examen qui ne doit plus être individuel à 100% mais offrir certaines parties de groupe pour montrer les capacités d'organisation, de communication des candidats, alors rien ne pourra avancer en terme de méthodes.

Un élève qui veut réussir son BAC PRO de mathématiques ou son DNB doit se contenter de bachoter les sujets d'annales sans même s'interroger sur les attentes ou les subtilités mathématiques, une méthode qui fait ses preuves depuis des décennies et que les enseignants continueront de faire appliquer parce que 10% de réussite à un examen même si on a fait des classes inversées, des TICE à tous les étages, ça reste 10% de réussite à l'examen, une catastrophe et pour les élèves qui se seront trouvés plantés face à la copie, une catastrophe pour l'enseignant dont l'une des missions reste tout de même la réussite à l'examen de ses élèves.

Changez l'examen, changez les critères d'évaluation, les méthodes changeront d'elles mêmes.

Classé dans : le blog - Mots clés : aucun

Je Ne Suis Pas Un Salaud

Rédigé par Cyrille BORNE - - Aucun commentaire

C'est l'histoire de Nicolas Duvauchelle, le type qui relève du cliché. Au chômage, il boit comme un trou, il est en froid avec sa femme Mélanie Thierry, il s'occupe mal de son gosse et un soir qu'il rentre à moitié ivre il se fait agresser. Comme il est à moitié ivre, il dénonce le mauvais gars et c'est pas bien. Difficile d'aller plus loin dans le pitch, on dira tout simplement qu'on a la narration de 1h30 d'un gars qui ne cesse de s'enfoncer, un homme médiocre qui n'arrive jamais à relever la tête pour faire mieux. Pas évident de savoir ce que le scénariste a voulu dénoncer, les gens moyens, la médiocrité, tiens médiocrité, un bon mot pour finir, c'est l'impression que me donne ce film, manque de rythme, tapant dans les banalités, les clichés.

 

Classé dans : culture - Mots clés : aucun

Un peu de pédagogie autour de l'image

Rédigé par Cyrille BORNE - - 3 commentaires

Souvenez vous depuis deux ans je fais ce qu'on appelle un EPI, enfin nous c'est du méga projet interdisciplinaire qui fait travailler plusieurs sections du lycée de la production jusqu'à la vente, je participe au magasin école qui dans quelques temps sera une amap ou pas loin vu comment la patronne s'en occupe. Oui la patronne est exigente avec moi mais elle est forte, dernièrement elle vient de nous dégotter un boulanger bio qui fabrique du pain avec la farine issue du lycée, elle a vraiment un incroyable talent. Nous travaillons donc ensemble un jeudi après midi sur deux avec une classe de troisième qui tient le site de la boutique, il s'agit d'un Wordpress avec un Woo Commerce. Depuis le mois de janvier nous avons lancé de façon officielle le site en production c'est à dire qu'elle envoie des mails en pagaille au personnel pour inciter de passer par là pour commencer. Depuis l'ouverture du site, elle a doublé son nombre de client.

Aussi curieux que cela puisse paraître, jusqu'à maintenant je n'achetais pas à la boutique alors que je connaissais parfaitement les produits, pour avoir moi même fait faire les fiches aux gamins. Pourquoi je n'achetais pas, parce que dans ma vie de prof où même quand j'essaie d'entrer dans les toilettes un collègue me pose une question, ça ne me venait pas à l'esprit, ça ne me vient toujours pas à l'esprit, de me pointer pendant une récré et de commander mes oeufs. Au calme chez moi, à n'importe quelle heure, je passe ma commande en ligne sur mon propre site et je mets un message débile que nous ne sommes que deux à lire. Je suppose que d'autres collègues doivent fonctionner de la même façon, tout ça pour dire que c'est un début de réussite et que c'est un aspect du métier qui me plait, faire quelque chose qui m'intéresse, voir que ça marche et partager la passion avec les gosses.

En ce jeudi, moment où je vous écris ce billet, on a constaté avec les gamins qu'on avait quelques photos dégueulasses, voici un exemple :

On a montré la photo aux gamins et on a demandé quels étaient les problèmes. Le monde des gosses est extraordinaire, le premier truc qu'ils ont dit de façon massive, c'est le carrelage. Je vous épargne les commentaires de la patronne qui se résument à "je ne fais pas un cours de maçonnerie", et une fois que la première vague de débilités liée au décor est passée, on a les gosses qui ont dit que les deux filles qui se cachent au fond, le gars de dos avec la casquette, ça fait désordre. On a donc demandé aux gosses de scénariser la photo et d'en prendre une nouvelle ce qui donne ça :

Il est évident que je ne publierai pas le premier commentaire débile quant à ce qui est perfectible, tout est toujours perfectible. Ce qui est intéressant c'est que les gosses ont créé une situation de vente, j'ai flouté mes deux élèves mais au premier plan en caisse, ils sont souriants, la pièce est dégagée, ils ont récupéré deux adultes pour montrer que le magasin était accessible à tous, ils ont compris que la vente était synonyme de mise en scène mais aussi de mise en valeur.

Un jour je me rappelle d'une de mes élèves dans le Cantal qui se présente pour faire un oral blanc. Mini jupe, la poitrine à moitié à l'air, 12 piercings. Quand j'ai expliqué que le jury était composé de professionnels et pas d'enseignants qui ont l'habitude de travailler avec des jeunes qui sont habillés comme des paillassons du matin au soir et qu'elle risquait de ne même pas passer la porte de la salle d'examen, elle a été interpellée et n'a pas compris tout de suite. Avec ce travail que nous avons réalisé, les gamins ont repris tous les produits en photo en mettant des fonds, en rajoutant des artifices, en mettant de la décoration, ils ont compris la notion de mise en valeur, et c'est une satisfaction.

L'intégralité des photos sont prises avec les smartphones respectifs des gamins et c'est aussi un plus, on travaille dans la confiance en montrant que le téléphone peut être un outil et pas nécessairement l'objet du mal qu'il faut cacher à l'enseignant.

Classé dans : le blog - Mots clés : aucun
Fil RSS des articles