Le Blog de Cyrille BORNE

Paysan de l'internet

L'antiquité galactique de Valérie Mangin : le fléau des dieux, le dernier Troyen

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

L'antiquité galactique c'est l'antiquité transposée dans univers futuriste avec les vaisseaux spatiaux, les lasers, et le reste. Le fléau des dieux raconte la guerre entre les Huns et l'empire galactique romain. Rua le roi des huns a trouvé un compromis avec les romains, il arrête d'attaquer les planètes, en contrepartie on lui envoie de l'argent et des gens à sacrifier, Flavia fait partie de ceux là. Quand le prêtre égorge Flavia, elle se relève, tout le monde voit en elle la réincarnation de la déesse Kerka déesse de la poutre et de la station balnéaire mer-de-sang sur plage. Suite à une série de rebondissements Attila prend la place de son père, devient l'amant de Flavia qui vivra particulièrement mal le fait qu'il massacre l'intégralité des habitants de sa planète, et je m'arrête, aller plus loin serait vous dévoiler trop l'histoire. A la lecture des premiers tomes du fléau des dieux on pense à une bédé de fainéants. Fainéants d'un point de vue du scénario puisqu'on a droit à une guerre antique aux rayons lasers ce qui n'apporte pas grand chose, fainéant au niveau du dessin puisque Gajic possède un très bon trait, mais se contente de faire un copier coller de Juan Gimenez l'auteur entre autre de la caste des méta-barons, certains Huns d'ailleurs sont plus qu'un simple hommage mais une pâle copie de "sans nom". Aux environs du tome 3, l'histoire prend un autre tournant puisque les personnages s'interrogent sur le fait que les Huns et les Romains possèdent le même langage, tout comme le fait que les individus en place ne se contentent que de reproduire une série d'évènements décrits dans de vieux livres oubliés et interdits. Et si tout ceci n'était qu'une simple pièce de théâtre, une machination ? Avec cette intrigue, la bande dessinée prend un autre sens, et curieusement le dessin lui aussi explose dans des conflits galactiques magnifiques, des choses qu'on n'a pas l'habitude de voir chez Gimenez, si bien que la bande dessinée supporte moins bien la comparaison avec son illustre référence.

Lire la suite de L'antiquité galactique de Valérie Mangin : le fléau des dieux, le dernier Troyen

Classé dans : culture Mots clés : aucun

Astérix le gaulois

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Mon fils lit pas mal de bédés en ce moment, et chaque semaine en tant que bon père de famille je l'amène à la bibliothèque. La dernière fois il a pris Obélix et compagnie et me dit qu'il n'a rien compris. Obélix et compagnie, c'est une nouvelle tentative de Jules César de faire tomber le village d'irréductibles gaulois qui résiste encore à l'envahisseur grâce à sa potion magique. Après avoir échoué par la force, un énarque propose d'embourgeoiser les Gaulois en leur achetant les menhirs, trop occupés par s'enrichir ils en oublient de taper sur les romains. Le problème c'est que faire de tous les menhirs qui sont entassés, l'énarque décide de les vendre à la population romaine, mais les fabricants romains s'en mêlent et veulent favoriser leur production, l'histoire finissant avec la dévaluation du sesterce et un bon repas sous la lune avec des sangliers. Une histoire tout de même pas nécessairement simple pour un enfant.

Je viens de relire l'intégrale d'Astérix, je ne reviendrai pas sur l'horrible ciel qui nous tombe sur la tête, où le fait que la série en a pris un coup avec la mort de René Goscinny mais sur la complexité de la bande dessinée, la fabuleuse caricature de notre société, le sens du détail exigu de la bande dessinée qui après plusieurs relectures permet de voir encore de nouveaux détails. Dans Astérix chez les bretons que j'ai lu plus d'une dizaine de fois, je n'avais pas remarqué la collection des souvenirs d'Astérix correspondants à ses précédents épisodes. Dans la même bédé d'ailleurs, on croise les Beatles, quatre bardes dans le vent, quel enfant de neuf ans aujourd'hui peut comprendre cette référence, quand moi à 37 ans je peine légitimement pour reconnaître les grandes figures de l'époque, Sean Connery dans les premiers James Bond, Louis de Funes, Blier et quelques autres.

Lire la suite de Astérix le gaulois

Classé dans : culture Mots clés : aucun

L'esprit de Warren

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Un jeune homme rentre chez lui, un cadeau pour la copine, il batifole avec, il est heureux. Mais soudain qui frappe à la porte ? C'est Warren Wednesday qui vient assouvir sa vengeance, tue la copine, lui plante un coup de couteau et au final le sauve, curieux comportement pour un tueur en série mais c'est ainsi. En fait les choses ne sont pas simples pour Warren Wednesday, car il faut comprendre qu'il y a deux Warren Wednesday. L'original, le père, un jeune homme introverti qui finit en prison et qui à sa libération va mener une tribu indienne dans des attentats contre l'état, pour finir par tuer un réalisateur célèbre dans un bain de sang, ce qui le conduira à la chambre à gaz. Seulement l'illuminé ne fait pas les choses à moitié, puisqu'il annonce qu'il reviendra se venger et c'est dans cet esprit qu'a été élevé le fils, une machine à tuer. Seulement le souci, c'est qu'arrivé à sa dernière victime, Warren junior se rend compte qu'il est dans l'impasse, que va-t-il devenir une fois qu'il aura tué la dernière personne qui aura prononcé la sentence du père ?

L'esprit de Warren bande dessinée très réussie de Luc Brunschwig et Servain, bande dessinée achevée en quatre tomes, une fin qu'on n'attendait plus d'ailleurs puisqu'il a failli sept ans pour voir arriver le dernier tome. Le premier tome nous met dans l'ambiance, et pose les bases d'une aventure passionnante et complexe qui nous emmène dans le passé lointain de Warren le père (tome 2 pour les indiens, tome 3 pour l'enfance), un passé que Warren le fils tueur en série psychopathe doit comprendre pour passer à autre chose. Le dessin parfaitement adapté à l'histoire, à part une fin un peu décevante, il n'y a rien à dire, L'esprit de Warren est un must have qu'il faut posséder dans sa collection.

Classé dans : culture Mots clés : aucun

Garulfo, de Cape et de Crocs, Shrek à la française

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

Mon titre est impropre, à la limite de l'incorrection mais parfaitement vulgarisateur. En effet les deux séries sont arrivées au milieu des années 90 quand Shrek est arrivé au début des années 2000, en outre mon titre permet de comprendre assez rapidement de quoi il en retourne à savoir la parodie d'univers auxquels on ne devrait pas s'attaquer, le conte pour enfant et le théâtre. Garulfo c'est l'histoire d'une grenouille qui en a marre de sa condition de grenouille et qui par le fait décide de devenir un prince. Alors elle, enfin il, puisqu'il s'agit d'une grenouille mâle tente de se faire embrasser par la princesse mais comme la princesse est méchante et que ça ne marche pas, il part chez la sorcière du coin pour se faire transformer. Les choses ne se passent malheureusement pas comme notre grenouille les avait prévues, le monde des humains étant finalement plus complexe que celui de la mare et plus cruel que le monde animal. Garulfo ratisse large dans les contes de fées et place chaque personnage dans un rôle dans lequel on ne l'attend pas ou du moins tel qu'on ne l'attendait pas avant la sortie des films de Dreamworks. La belle princesse a un caractère de cochon, est arriviste, l'ogre collectionne les pièces fragiles de cristal, pendant que le chevalier pourfendeur de dragon est myope. Garulfo est une série finie en 6 tomes, aux qualités graphiques exemplaires. Le dessin de Maïorana est tout simplement prodigieux et surtout parfaitement identifiable, un dessin qui au premier abord parait simpliste et pourtant particulièrement riche, l'histoire d'Ayroles quant à elle est très drôle et parfaitement bien pensée puisqu'il est quelque part le pionnier des parodies des classiques.

Lire la suite de Garulfo, de Cape et de Crocs, Shrek à la française

Classé dans : culture Mots clés : aucun

Dolores Claiborne

Rédigé par Cyrille BORNE Aucun commentaire

​Vous vous sentez un peu trop heureux malgré la crise et vous cherchez un film pour vous miner, Dolores Claiborne est fait pour vous. Une journaliste reçoit un message anonyme qui l'invite à revenir dans sa ville natale, sa mère la très souriante Kathy Bates viendrait d'assassiner sa riche patronne. Le problème c'est que la femme n'en serait pas à son coup d'essai, puisque quinze ans plus tôt elle aurait déjà assassiné son mari, ce que le très rancunier policier du village n'a jamais réussi à prouver. Entre passé et présent la vie de la mère et de la fille pour plus d'une heure quarante de drame social passionnant.

Classé dans : culture Mots clés : aucun
Fil RSS des articles