Le Blog de Cyrille BORNE

Paysan de l'internet

Alim le tanneur

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Alim vit dans l'empire de Jésameth avec son beau père et sa fille, un pays basé sur une région intégriste qui voudrait que son prophète soit parti pour traverser la mer rejoindre les dieux. Alim est un hors caste, un exclu de la société, son métier c'est un peu comme un équarrisseur, il dépèce les grosses bêtes échouées sur le sable. Alors qu'il accomplit son labeur, c'est à sa grande surprise qu'il va découvrir les reliques du prophète dans une espèce de baleine, ce qui laisserait supposer que son voyage ne l'a pas conduit jusqu'aux dieux mais dans le ventre d'un animal. Il devient dès lors détenteur d'un secret qui peut faire vaciller tout l'empire basé sur la croyance, mais qui va surtout chambouler sa vie.

Alim le tanneur, quatre tomes de qualité égale, autant d'un point de vue scénaristique qu'au niveau du dessin, très réussi d'ailleurs, à part les couvertures qui ne sont pas vendeuses ce qui est regrettable pour faire connaître la série. De par son contexte à des années lumières des nains et des trolls ou du space opera, avec ses héros atypiques un veuf qui élève sa gosse au caractère très vivant, en passant par le papi, Alim le tanneur est certainement la bédé qu'on n'attendait pas et qui réussit à se positionner comme l'une des meilleures surprises de ces dernières années. De l'action, de l'humour, de l'amour familial, de l'émotion, de l'intelligence, des cliffhanger dignes de 24 heures, de l'originalité.

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Murena

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Dernièrement un ami qui vient de lire Murena me disait que si ce n'était pas sorti bien avant, on pourrait penser que c'est complètement pompé sur l'excellente série télé Rome. Murena ne se situe pas à la même époque puisqu'on y voit l'ascension de Néron, l'empereur pas le logiciel de gravure, de son enfance jusqu'à la destruction de Rome au septième tome qui vient de paraître. De la même façon que pour Rome, des personnages fictifs gravitent dans cette reconstitution historique très bien réalisée autant au niveau de la documentation, du glossaire qui se trouve à chaque fin de tome, ou du graphique très adapté pour le roman historique. le Héros c'est Lucius Murena, le meilleur ami de Néron qui à force de trahison de l'empereur fera son nécessaire pour se venger. A partir du sixième tome même si la bande dessinée reste d'un très haut niveau, on souffre quand même d'un essoufflement au niveau du scénario avec des tomes qui finalement n'apportent plus grand chose à l'histoire. Murena reste toutefois une bande dessinée indispensable pour le collectionneur ou pour celui qui voudrait faire un bon premier choix pour commencer la bédé.

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Le tueur

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Le tueur curieusement raconte l'histoire d'un ... tueur. Un graphisme et un découpage hors norme qui décapent, la technique est irréprochable et innovante, on pense parfois à du comics ou du manga mais le dessin est tellement french touch que ça reste indéfinissable. Au niveau du scénario, on est loin du type lugubre, le héros mystérieux, juste un homme indifférent à ce qui l'entoure qui a décidé d'embrasser cette profession parce que ça gagnait bien et qu'il ne se voyait pas subir les contraintes d'un bureau. Le tueur fait certainement partie des meilleures bandes dessinées françaises à bien des égards. Prenons le cas du premier tome, il ne s'y passe quasiment rien, notre tueur nous fait part de ses réflexions dans l'attente de son client, de sa philosophie de la vie plutôt cynique, il fait référence régulièrement aux politiques, à la religion, aux états d'âmes des gens, aux clichés qu'ont les gens face à la mort. Sept tomes sont parus à ce jour, les six premiers sont d'un très bon niveau, les critiques sur le sept sont mauvaises, j'en saurais plus ce soir, le sixième tome commence effectivement sur un nouveau cycle où notre héros a quelques regrets, ce qui ne correspond plus à l'esprit de la série où notre champion ne se pose jamais de questions pourvu que ça paye.

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Partir

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Partir est le genre de film à regarder quand on va bien, mais à regarder quand même tant c'est bien fait. Kristin Scott Thomas mariée à Yvan Attal un médecin très influent s'ennuie dans sa vie de bourgeoise où rien ne se passe au point de reprendre le travail. Un jour, entre dans sa vie Sergi López qui fait des travaux dans sa maison, c'est le coup de foudre, elle décide de tout lâcher pour lui. C'est certainement ça le plus intéressant, au delà de la vraie performance de tous les acteurs, le côté excessif du film. Si de son côté elle est dévorée par son amour au point d'abandonner complètement son foyer, son mari est dévoré par la jalousie et lui coupe les vivres. Il fait bloquer sa carte bleue, utilise toute son influence pour l'empêcher elle et son amant de trouver du travail dans le but unique de faire rentrer sa femme à la maison, mettant ainsi le couple à rude épreuve les forçant à vivre d'amour et d'eau fraiche dans le sens littéral du terme. Un film dur qui nous ferait penser que finalement parfois on n'a pas le choix, à vous de voir le film pour savoir quelles sont les options de Kristin Scott Thomas.

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Les barons

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"Les barons" raconte l'histoire de jeunes de banlieue. A moduler bien sûr parce que les jeunes ont bien grandi et vont vers la trentaine, à des années lumière de la violence qu'on peut décrire dans les stéréotypes, les barons tels qu'ils se définissent ont décidé de glander un maximum pour vivre le plus longtemps possible. Pourtant la vie nous rattrape tous et les barons vont eux aussi devoir grandir. Ce qui est touchant dans ce film c'est qu'il prend à contre-pied tous les clichés qu'on peut voir sur la banlieue, le film se déroule déjà à Bruxelles et nos personnages ne sont pas là pour donner l'image de caïds mais bien pour cultiver l'image du fainéant sympathique. Quand on a passé un certain âge il est difficile de rester insensible face à l'esprit du film, l'appel aux responsabilités, tout en préservant la part de rêve que tout homme a besoin de garder car nous restons quelques part de grands enfants. De grands acteurs largement inconnus, on notera toutefois la présence de Edouard Baer qui fait du Edouard Baer, de Jean-Luc Couchard qu'on a connu dans le très délirant Dikkenek, un humour vraiment rafraîchissant, des personnages attachants, les barons sera votre petit rayon de soleil dans un jour de grisaille.

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