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Retour sous Linux, étape 3 - Finitions

octobre 16, 2021 - Temps de lecture: 14 minutes

Le moins qu'on puisse dire c'est que si j'avais dû avoir des problèmes cette semaine, je les aurais trouvés rapidement. J'ai énormément travaillé, mes élèves de première et de terminale me donnent plus de boulot que mes élèves de troisième, j'y reviendrai dans un billet pédagogique. Le seul dysfonctionnement que j'ai rencontré c'est le premier redémarrage avec une image en 640x480 suite à une mise à jour ... Je ne suis pas le seul à avoir rencontré le problème, une purge des drivers nvidia en ligne de commande résout le problème. On en revient quand même à ce que je raconte, Linux reste un problème pour les débutants et nécessite un accompagnateur pas trop loin face à ce genre de surprises. 

Dans les choses qui potentiellement me posaient problème, il y avait les émulateurs pour la calculatrice Casio et Ti. À un moment j'en suis arrivé là.

Avant d'en arriver là, c'est-à-dire virtualiser un Windows 10 avec 50 Go d'espace de stockage utilisé pour un simple émulateur de calculatrice, il faut savoir que j'ai quand même essayé le truc de base avec PlayonLinux. Ça n'a pas fonctionné. Avant de me lancer dans une virtualisation de Windows 10 j'ai voulu la jouer astucieux en faisant une virtualisation de ReactOS. ReactOS c'est le projet qui doit exister depuis 20 ans et qui vise à remplacer Windows. Sauf qu'eux en sont restés ... à Windows 2003. L'idée est pourtant séduisante puisque ça ne prend pas de place et le pire c'est que ça a fonctionné. Sauf que le problème c'est qu'au reboot de la machine virtuelle, ReactOS est dans l'attente d'un CTRL+ALT+SUPPR qui ne fonctionne pas. On voit pas mal de messages de ce type sur la toile mais sans réponse, si ce n'est des gens qui réinstallent. Solution donc non viable. 

J'ai recommencé à nouveau une tentative à l'ancienne sans passer par PlayonLinux, en lançant directement l'installation par Wine64, ça passe et c'est fonctionnel.

Il y a bien sûr un mais car il y a toujours un mais. Il apparaît que j'ai laissé filer ma licence Casio. Casio comme Ti c'est relativement n'importe quoi dans le domaine des licences. J'entends par là que les gens qui trouvent que Numworks c'est pas assez libre, que le dernier firmware est une honte, n'utilisent pas des Casio et des Ti. Concrètement en tant qu'enseignant vous pouvez demander votre licence d'émulateur gratuite. Celle-ci est valable un an et vous avez un mois après l'expiration pour demander le renouvellement. J'avais plus de 6 mois de retard et c'est important de le souligner, cela sous entend que ce n'est pas un logiciel que j'utilise très régulièrement. Alors comme il faut t'inviter à l'achat, on t'explique que tu as déjà utilisé ton adresse mail pro donc c'est mort. Comme je suis dans l'agricole privé, j'ai mon adresse educagri mais j'ai aussi mon adresse cneap, j'ai donc pu bénéficier d'un nouveau code. Au moment de l'activation alors que le code est tout neuf, j'ai une erreur sur l'activation avec pour message un numéro invalide.

À la réflexion ce n'est pas bien grave. Comme je l'ai écrit plus haut, c'est finalement quelque chose que j'utilise peu et surtout je me rends compte qu'il ne répond pas à mon besoin. J'ai fait les fonctions linéaires cette semaine et j'ai voulu montrer comment utiliser la calculatrice pour obtenir l'intégralité des valeurs. Il s'agit d'une bonne introduction à la pratique de la calculatrice qui sera réutilisée en permanence pour obtenir les tableaux de valeurs en classe de seconde et jusqu'au BAC. En classe, le véritable souci c'est qu'il me faudrait l'avoir sur l'ordinateur pour le projeter sur le TBI. Comme je n'ai pas de salle attribuée puisque c'est la salle des élèves, il me faudrait une licence par classe ce qui n'est pas formidable. La plupart du temps je diffuse une vidéo sur le net et je prends une calculatrice d'élève pour montrer de loin. C'est assez pourri surtout avec des classes à 28 élèves. Casio qui réfléchit à tout propose aux enseignants et ce de façon gratuite, une clé USB avec le logiciel dessus. 

Voici donc mon plan d'action : 

  • Faire noter dans les feuilles de rentrée que je veux une Casio collège beaucoup plus conviviale que la TI. Ça serait sympa d'avoir Numworks qui sort une version collège de sa machine, mais je pense qu'on peut attendre.
  • Investir dans une Casio collège pour faire mes captures d'écran
  • Utiliser la clé USB de Casio pour montrer en classe.

À part ça et pour le moment, parce qu'on est à l'abri de rien, je dois reconnaître que je n'ai pas rencontré de problème ou de manque majeur. J'ai encore deux points à régler. Le premier c'est le remplacement de la synchronisation de Onedrive par une synchronisation qui doit se faire avec Filerun. La première option que j'ai prise c'est d'installer FreefileSync qui est une solution que j'avais déjà utilisée par le passé. Seulement quand on voit l'écran suivant, on se dit qu'il y a quand même un problème :

L'interface façon commander devrait rappeler des souvenirs aux gens d'un certain âge, personnellement pour moi c'est trop confus pour avoir quelque chose de secure. Il faut se rappeler que dans mon mode de synchronisation, je pousse depuis mon PC vers mon smartphone et vers mon ordinateur portable comme on le verra plus loin. Pousser dans les nuages c'est un bonus supplémentaire pour avoir accès facilement à l'intégralité de mes documents quand je suis sur ma session au lycée. En effet avec un TBI dans toutes les classes, je n'ai pas besoin d'avoir mon ordinateur portable sur moi en permanence. Par contre finir un travail, savoir qu'automatiquement je pourrais le récupérer sur ma session du lycée et l'imprimer c'est bien. Je vais peut-être m'y prendre autrement qu'avec une instance de filerun et ne rester que sur des appareils, smartphone ou clé USB. Il n'est pas non plus totalement impossible que je regarde du côté des clients onedrive non officiels. Ce qui est certain c'est qu'il faut que je réorganise la partie à synchroniser, j'ai des répertoires d'archives pour les classes que je n'ai plus qui pourrait être exclus de la synchronisation. 

Je ne l'ai dit à personne sauf à Gilles, mais j'ai fait un essai d'informations sans Flux RSS. Je me suis limité à Twitter et Google Actu. L'idée de départ c'est d'avoir constaté une redondance entre les sites que je suivais par Twitter et les flux RSS. Concrètement, comme beaucoup de personnes, je pouvais suivre mon actu du quotidien en suivant Twitter. L'intérêt de Google Actu que je continue de regarder, c'est qu'il me maintient dans ma fameuse bulle de filtres, si bien qu'il continue de me pousser des articles qui m'intéressent avec des sites vers lesquels je ne vais pas spontanément. Il y a toutefois des limites à ce système.

  • Google actu vous enferme effectivement mais ce n'est pas tant le problème, c'est surtout le manque de contrôle sur les articles. Quand vous êtes abonné à un site, vous avez l'intégralité des articles, vous faites le choix de lire ou non. Avec Google actu le choix est trop aléatoire. Je rajouterai enfin que Google Actu renvoie vers des paywall ce qui est une perte de temps supplémentaire, aller sur un site pour réaliser qu'il faut payer l'article.
  • Comme je l'ai précisé je travaille énormément ces derniers temps et il peut donc m'arriver de ne pas regarder Twitter pendant 12 heures. Remonter 12 heures de Twitter même lorsqu'on suit peu de comptes c'est trop complexe comme travail intellectuel, trop difficile d'isoler l'actualité au milieu, c'est donc un mauvais moyen. 

J'ai donc profité de mon retour à Linux pour installer un agrégateur RSS. J'ai fait le choix de ne l'installer que sur le PC fixe pour regarder l'actualité au calme. Je verrais peut-être un moyen de synchronisation ou pas pour accéder depuis d'autres appareils. La bibliothèque d'Ubuntu c'est vraiment le bordel, je n'ai pas d'autre mot. On retrouve parfois un même logiciel en plusieurs versions, avec parfois des gens qui ont l'air de pousser leur propre snap pour un même logiciel. C'est un point qu'il faudra qu'Ubuntu corrige, pas que celui-là d'ailleurs, il est difficile de se fier aux notes des logiciels, souvent très basses. J'ai donc installé Feedreader qui avait l'air bien noté, jolie interface, bon logiciel, voici à quoi il ressemble. 

Feedreader est intéressant car il vous permet de faire un compte local comme c'est mon cas, mais aussi de le connecter à des services comme Freshrss, Feedly ou Inoreader. De cette façon on peut maintenir une synchronisation entre plusieurs appareils tout en évitant d'utiliser le site et faire le choix de l'application de son choix. J'ai beaucoup de mal avec Freshrss par exemple, mais je pourrais me servir de lui comme serveur et avoir Feedreader comme client sur Linux et un autre client compatible sur Android. Passer du compte local à un compte en ligne entraîne la suppression des flux RSS. En toute légitimité je cherche à faire un export du flux opml pour le réutiliser avec le compte en ligne, sauf que je ne trouve pas. 

En commençant à chercher parce que l'export du fichier opml c'est un peu la base, je réalise que le programme est abandonné et remplacé par un autre du nom de NewsFlash. L'auteur explique que malheureusement il n'a jamais implémenté l'export opml pour Feedreader et qu'il faut utiliser un script écrit en rust par un gentil développeur. Je fais donc l'installation de Newsflash mais, car il y a toujours un mais, Newsflash n'est pas dans les snap, il est dans les flatpak. La procédure d'installation n'est pas complexe, et le logiciel de gestion de la logithèque sait parfaitement le gérer. Il faut par contre comprendre que snap c'est Ubuntu, flatpak c'est Gnome, les gars ont réussi à se mettre en concurrence pour un système de paquets universels au lieu de s'associer. Ici encore, comprenez que pour un débutant, entre les deb, les snap, et les flatpak il y a largement de quoi perdre son latin. Comme il n'y a pas de possibilité d'export dans Feedreader, j'ai dû ajouter dans Newsflash les flux à la main. Encore heureux qu'il ne me reste plus grand-chose, raison pour laquelle j'avais arrêté le RSS. Attention capture d'écran très surprenante voici, Newsflash, le nouveau logiciel ... No comment.

Quelques bricoles à revoir donc mais rien de bien méchant, j'ai profité de ce début de weekend pour mettre ma menace à exécution et installer Linux Mint Xfce sur mon ordinateur portable. Souvenez-vous dans le précédent billet, j'expliquais que j'avais quand même du mal à comprendre la différence entre certaines distributions, Xubuntu et Linux Mint Xfce en font partie. 

Comme vous pouvez le constater, visuellement, peu de différence, on se contentera de dire que l'intégration, les icônes, c'est franchement plus joli.

Par contre pour le reste c'est du pareil au même avec un choix Gnome. J'entends par là que lorsqu'en haut j'explique que chez Ubuntu on a fait le choix de snap mais qu'on peut rajouter flatpak, ici c'est le choix contraire, on est une base de flatpak dans laquelle on peut bien sûr rajouter snap. 

Alors forcément l'installation est allée très vite, j'ai posé Google Chrome depuis les dépôts externes, j'ai posé Syncthing depuis les dépôts externes, j'ai dû paramétrer Thunderbird à la main car suite à la mise à jour 21.10 de Xubuntu, ma version de Thunderbird est trop récente par rapport à celle de Mint et puis c'est tout. Je suis persuadé que les aficionados de Mint me diront que je rate l'essentiel, mais d'un passage de Debian à Ubuntu on sent vraiment la différence, entre Xubuntu et Mint Xfce c'est juste le vert et noir ou presque. Je vais donc laisser la distribution pour la faire tourner car elle ne me gêne pas mais je pense que ça va s'arrêter là. Le distro hopping ou faire la ronde des distributions n'a aucun sens, je suis satisfait par Xubuntu, il n'y a pas de plus-value suffisante avec Mint, je pense que par souci de cohérence je ferai une réinstallation, cela prend peu de temps pour l'heure je laisse filer pour au moins la semaine voir si quelque chose est transcendant. 

C'est la fin de cette trilogie pour mon retour sur la banquise, comme précisé, à part quelques ajustements rien de bien formidable. Je note que la situation du côté de Windows 11 n'est pas formidable même si les PC interdits ont reçu leur première mise à jour de sécurité. La dégradation des performances pour les processeurs anciens a l'air de se préciser, l'épée de Damoclès quant aux fonctionnalités n'est pas tenable, l'alternative Linux n'est pas un trop mauvais choix. 

Nous nous quittons sur du Lunatic, pas l'temps pour les regrets titre en ce moment de circonstance. Pour ceux qui n'ont pas de culture RAP, Lunatic était le duo composé il y a plus de 20 ans par Ali et Booba. Avec Soprano et Rim'k, Booba fait partie des dinosaures du RAP, même s'ils ne jouent pas du tout dans la même catégorie. Alors que Soprano est devenu un chanteur de variété quand il chantait du RAP hardcore, que Rim'k fait des feats avec tous les petits jeunes à la mode, Booba essaie de garder sa première place quand il est très largement second derrière Jul et son rap festif qui aura assassiné le RAP conscient. L'homme est pourtant intelligent, business man aguerri, un véritable flow, l'un des premiers en France à avoir introduit l'autotune (trop tôt), un passage réussi à la trap, il est dommage qu'il se positionne dans les buzz et les clashs quand il a d'autres choses à apporter. 


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Retour sous Linux, étape 2 - Linux pour les débutants, cette blague

octobre 10, 2021 - Temps de lecture: 19 minutes

On va commencer par la fin du billet, à savoir l'installation, il faut le faire pendant que c'est frais. Bon après on pourra constater que le théorème Bornien qui dit que lorsque Cyrille BORNE dit qu'il va faire quelque chose, il est en train de le faire, j'ai finalement installé une Xubuntu 21.04 parce qu'on ne sait absolument pas où j'en serais dans deux semaines, donc autant le faire maintenant. J'expliquerai le choix de cette distribution plus loin dans le billet, mais avant tout démarrons par un peu de marrade. 

L'installation de Xubuntu ne pose pas de problème particulier quand on a fait le travail préparatoire en amont, à noter une mauvaise surprise, je suppose que Numlock n'était pas enclenché si bien que j'ai raté les chiffres de mon pavé numérique pour mon code, il faudra donc repasser par un sudo passwd cyrille pour retrouver le mot de passe qui va bien. Comme je l'avais écrit dans un billet, il y a un vilain bug en machine virtuelle avec Ubuntu où malgré le clavier français il tape en qwerty, j'ai mis donc du temps à comprendre le problème. 

Premier réflexe, lancer Thunderbird et écraser le répertoire .thunderbird avec mon contenu précédent. La faute à pas de chance ma version Thunderbird dans Windows 10 étant plus récente, le profil n'a pas été reconnu si bien que j'ai dû paramétrer mes quatre comptes mails à la main. Bon ça va, c'est pas la mort. Mon calendrier gmail reconnu nativement dans la dernière version de Thunderbird ne l'est plus dans cette version 78.13.0, il faudra installer l'extension Fournisseur pour Google Agenda, ça passe. 

Comme Google c'est des méchants pas beaux, il n'est pas possible d'installer Chrome depuis les paquets, il faudra se contenter de Chromium. Chromium n'est pas capable de gérer votre compte Google, il faudra installer Google Chrome à la main, ce qui représente ma première grosse frayeur. Au moment de la synchronisation avec mon compte Google Chrome freeze. Une fois, deux fois, douze fois. Je vois qu'ils sont plusieurs dans mon cas et même des gens sur Linux Mint, ça aussi on y reviendra plus loin. On évoque des problèmes en lien avec Nvidia, c'est mon cas, j'aurais résolu le problème par un reboot ... La synchronisation du compte Google me ramène tout ce que j'avais laissé, les codes, les favoris, l'historique, ça commence à devenir intéressant.

oh la belle rose

On notera quand même que le store d'Ubuntu c'est la foire au logiciel propriétaire, Teams pour ne citer que lui. Vous comprenez bien que c'est quand même une franche plaisanterie de refuser l'installation de Chrome de façon native. On a fait quelques essais avec mon collègue Benjamin, le partage d'écran fonctionne mais c'est un partage limité, il permet de partager l'intégralité de l'écran ou rien, c'est binaire. J'ai envie de dire que c'est le principal. La partie que j'utilise le plus restant la conversation, l'ambiance n'étant pas au confinement, j'ai envie de penser que ça devrait suffire. 

Importation des fichiers de conf de filezilla ça passe, modification du set d'icônes de Libreoffice (colibre) pour être cohérent avec les élèves pour les captures d'écran, installation de Grammalecte, installation de FAF que vous ne connaissez certainement pas et qui permet de mettre toutes les formules d'une page dans la même police et à la même taille, pratique quand on refait les cours. Enfin AHmath3D qui permet d'insérer des figures en 3D.

Voici l'un des gros morceaux, l'installation de jdownloader2. Jdownloader2 est un gestionnaire de téléchargement codé en java, il faudra donc installer le paquet default-jre. La première étape pour moi c'est la modification de disque dur de 1To pour le passer de NTFS à Ext4 puisqu'on a quand même changé d'univers. J'ai 240 Go de SSD pour le système et 1To pour les cochonneries qui passent. Pour la culture, pour changer le label de votre disque dur, on démonte le disque depuis Gparted puis clic-droit, étiqueter le système de fichier, lui donner le nom qui va bien, dans mon cas STOCKAGE

La capture a été réalisée avec le logiciel Ksnip

C'est ici que ça commence à devenir drôle. Après cette modification, le disque dur n'était plus accessible en écriture. En ligne de commande sudo chmod 777 -R /media/cyrille/STOCKAGE, qui à mon sens est le fin du fin du user friendly. On télécharge le script jdownloader puis on fait un sudo sh JD2Setup_x64.sh install qui est aussi le fin du fin du user friendly. Après je dois reconnaître que j'ai fait du dégueulasse mais c'est du dégueulasse qui marche. J'ai récupéré dans Windows, le répertoire APPDATA, dans le local, le répertoire JD2. Il faut savoir qu'il y a pas mal d'historique qui s'enregistre, les comptes etc ... En root, je lance Thunar parce que rien ne m'arrête et je fais un copier coller dans le répertoire d'installation /opt/JD2. Attendez ce n'est pas fini parce que ce serait trop facile. Il est nécessaire de changer les permissions parce que sinon ça ne fonctionne pas avec des erreurs d'écriture, mais comme on est avec Thunar en root, ça va plus vite qu'en ligne de commande. Le bouquet final c'est le raccourci qui n'est pas bon, il faudra modifier le launcher pour mettre la commande java qui va bien à savoir java -jar "/opt/jd2/JDownloader.jar".

Bon je n'irais pas faire mon malin avec la manipulation cradingue que j'ai pu réaliser, mais c'est une simple parenthèse pour vous faire remarque que ça, comme quelques manipulations que j'ai réalisées ce n'est pas à la portée du premier venu et qu'une migration de Windows vers Linux ne se fait pas en quelques clics de souris pour qui sait déjà faire, alors imaginons pour qui ne sait pas.

Je me suis fait violence parce qu'il le faut avec mes paramétrages Syncthing, je pense que je ferai un rappel pour expliquer ce que c'est sur restez-curieux, un site que vous feriez bien d'aller lire. Voici comment je fonctionne, vous allez voir ce n'est pas sorcier : 

  • Comme ma femme a tendance à faire n'importe quoi, je synchronise son répertoire de travail en permanence vers mon disque STOCKAGE. Cela ne va que dans un sens. 
  • Je récupère les photos de mon téléphone directement sur le PC. L'idée c'est que lorsque je rédige des articles, je fais une photo, paf elle y est. De la même manière, quand on part en vacances, il me suffit d'être dans mon réseau Wifi pour que les photos se déchargent automatiquement. Cela va dans les deux sens, de cette façon quand j'ai trié les photos elles disparaissent de la "caméra". 
  • Synchronisation dans un seul sens de ma musique, mes photos triées et mes documents vers mon téléphone. J'utilise donc mon smartphone comme backup de façon automatique. Comprenez que je ne m'occupe de rien, je fais une modification d'un cours, automatiquement il est modifié sur mon téléphone. 
  • Synchronisation d'un répertoire "bd" entre ma tablette et mon PC qui se fait dans les deux sens. Je balance toutes les lectures que je télécharge le plus légalement du monde dans ce répertoire, ça apparaît automatiquement dans ma tablette. J'ai fini de lire, je supprime sur la tablette, ça supprime sur le PC. 

Il me manque à faire des partages vers mon ordinateur portable, mais pour l'instant celui-ci n'est pas encore prêt, on y reviendra plus loin. De façon synthétique, ça donne la capture d'écran suivante. 

Bon là encore, ce n'est pas à la portée du premier venu, ça l'est encore moins quand on se rend compte que le partage de dossiers initié à partir du PC ne se répercute pas sur Android. Il faut créer le répertoire sur Android, faire le paramétrage qui va bien et ça fonctionne. Il va me manquer quelques bricoles comme l'utilisation de rsync que je maîtrise mal, ce sera l'occasion d'apprendre, pour copier directement mes fichiers vers mon instance de filerun, il faudra que je regarde aussi pour les émulateurs de calculatrice, mais tout ça c'est à l'usure. 

il est temps de ... TROLLER !

Le fait d'avoir de l'expérience en Linux ça va aider, forcément quand on voit que l'installation n'est pas une sinécure. J'ai dû utiliser la ligne de commande plusieurs fois, ce n'est pas très sain. Ça va aider aussi parce qu'on a quand même une petite idée de la distribution qu'on va utiliser, ainsi que du gestionnaire de fenêtres qui nous intéresse. J'aimerais toutefois vous présenter le classement distrowatch, je me suis limité aux 39 premières distributions :

39 distributions ça fait du monde, néanmoins on va pouvoir quand même faire un peu de tri. Bien sûr le classement est biaisé, on sait que c'est biaisé, ça fait des années qu'on dit que c'est biaisé, mais là c'est quand même franchement bizarre. MX Linux s'accroche à la tête du classement depuis désormais un sacré bon moment. L'approche de MX Linux est bonne puisqu'elle est issue de deux distributions qui se sont rapprochées antiX et Mepis. Je vous ferai remarquer un petit truc qui cloche avec antiX qui est en quinzième place. L'approche est bonne parce qu'il s'agit d'une distribution Debian Stable qu'on a rendue plus jolie. 

Il y a quelques années je vous aurais dit que Debian c'est le top, sauf qu'avant de quitter Linux j'ai essuyé de nombreux problèmes avec Debian, j'ai envie de dire comme avec les autres distros. Concrètement la fameuse stabilité de Debian, la distribution qui sort quand c'est prêt, j'ai été largement moins convaincu. Distribution numéro 1, admettons, devant Debian elle-même qui apparaît en position 7 et même Devuan le fork de Debian pour une histoire de systemd. Dans les projets que je connais car je ne connais pas toutes ces distributions et je ne compte pas toutes les citer, Q4OS qui est basée sur Debian Stable et sur Trinity le fork de KDE 3.5 est certainement la meilleure alternative pour mettre un coup de fouet à un PC ancien. Bien évidemment pour du vieux, Puppy Linux mais c'est quand même techniquement difficile à encaisser pour qui a l'habitude d'avoir un système moderne. 

EndeavourOS est une distribution qui à priori est basée sur Arch. Je trouve que c'est assez intéressant de finalement constater que la multitude de forks qu'on a connue il y a quelques années autour d'Ubuntu, qui je le rappelle est un fork de Debian a l'air de s'être déplacée vers Arch. Par le fait, quand je regarde la page d'accueil de cette distribution qui a l'air moderne, j'ai envie de me dire que ça joue quand même dans la cours de Manjaro comme Garuda basée sur Arch et numéro 8 au top 39. Le gars qui n'y connaît rien, mais vous m'excuserez, en termes de lisibilité c'est quand même tendu. 

On peut faire encore pire, avec par exemple Kubuntu et KDE Neon. Les deux distributions sont toutes les deux basées sur KDE comme on peut s'en douter mais aussi sur Ubuntu. On pourrait être interpellé quant à l'utilité d'avoir quelque part deux distributions qui font la même chose. Mais pas du tout ! Alors que Kubuntu suit son cycle classique en tant que fork officiel d'Ubuntu et apporte à chaque version les nouveautés du moment et pour KDE et pour Ubuntu, KDE Neon est basée sur une Ubuntu LTS donc avec des logiciels relativement anciens mais sur une branche fraîche de KDE. Numéro 13 pour un truc qui me semble franchement expérimental, je dis chapeau l'artiste. 

À un moment il faut choisir et j'ai décidé de trancher par habitude de façon à éviter le gros crash. On rigole, on rigole mais c'est quand même ma machine de travail, je dois avoir une utilisation quotidienne. On peut arriver facilement à l'élimination pour le gestionnaire de fenêtre.

  • KDE est une alpha depuis plus de 12 ou 13 ans avec la sortie de la version 4 je pense, ça a toujours été largement bugué avec des gars qui codent tous les matins une nouveauté histoire de casser le peu qu'ils ont réussi à stabiliser. 
  • Gnome malgré ses qualités est pour moi trop lourd.
  • LXQT la dernière fois que j'ai lancé c'était vraiment instable, mais j'y jetterai un coup d'œil à l'occasion pour voir ce que ça devient
  • La partie va donc se jouer entre Cinnamon, Mate et Xfce qui font plus ou moins la même chose en se rapprochant d'un bureau à l'ancienne pour des gens habitués à l'univers Windows. S'il y a bien quelque chose qu'on peut reconnaître à Xfce c'est un immobilisme qui défie toute concurrence, vous pouvez arrêter Linux pendant 5 ans, vous réinstallez une distribution avec Xfce vous n'avez aucun changement. 

Le choix de la distribution c'est par contre beaucoup plus subtil. Il faut comprendre que tout ce que j'écris ici est totalement irrationnel. Nous ne sommes que dans le ressenti, un ressenti de quelqu'un qui installe des distributions Linux depuis 2000 environ. Je n'ai jamais réussi à faire tenir plus de quelques jours une Fedora ou une Suse sans avoir de crash. À contrario d'autres iront vous expliquer que ce sont des distributions extraordinaires et ne jurent que par ça. Si je devais démarrer Linux aujourd'hui, sans aucune connaissance, je pense que j'installerai certainement une Mint, car c'est la Mint qui revient le plus régulièrement pour les débutants. Je pourrais me laisser tenter par une Manjaro pour la fraîcheur permanente mais il y a quand même quelque chose qui m'arrête personnellement et qu'on aura du mal à me retirer : 

Il s'agit de la page de téléchargement pour Syncthing. De façon systématique pour les logiciels vous trouverez un dépôt ou un paquet deb. Je ne connais pas de logiciel qui ne tourne qu'en RPM ou n'existe que pour Manjaro. L'univers Debian / Ubuntu est donc rassurant pour cela, car on se dit que si ça n'est pas présent dans des dépôts qui sont déjà très riches, on trouvera toujours un moyen de l'installer. 

Alors l'affaire se jouerait entre Ubuntu et ses forks et c'est certainement ici que je suis dépassé mais plus pour longtemps. Je suis un grand fan de ElementaryOS car c'est une distribution à part, basée sur une LTS qui fournit un environnement totalement personnel et absolument pas customisable. Nous sommes sur les bases d'une distribution unique qui affiche clairement son positionnement. Si aujourd'hui je vais chez Mint, sur la page d'accueil on me propose trois bureaux différents, Xfce, Mint et Cinnamon, on comprend qu'il s'agit principalement d'une histoire de goût et de couleur. Xubuntu que je viens d'installer sur mon PC principal est 43ème au classement quand Mint est 4ème. De la même manière, Mint dépasse Ubuntu dont pourtant elle est le fork. Ici encore le résultat est biaisé puisque Mint c'est plusieurs bureaux quand Ubuntu s'affiche clairement en distributions différentes. Si en effet, Ubuntu devenait une seule et unique distribution, le classement serait certainement chamboulé mais ce n'est pas mon propos. 

Qu'est-ce qui aujourd'hui fait qu'une Mint Xfce serait meilleure qu'une Xubuntu quand elle est un fork direct ? Si vous avez un bug dans Ubuntu, vous l'avez dans Xubuntu mais vous l'avez aussi dans Mint. J'ai même envie de dire que c'est pire puisque j'ai connu des bugs debian qui se répercutaient sur toutes les filles. Alors comme je n'ai pas la réponse de ce qui pourrait faire la différence pour des distributions qui sont des sœurs jumelles ou presque, je vais faire les essais sur mon ordinateur portable en grandeur nature, afin de ne pas mourir idiot. Je vais commencer par faire l'essai d'une Mint en Xfce pour savoir ce qu'elle a vraiment de plus qu'une Xubuntu. 

Moi les gens qui m'expliquent que l'écosystème riche c'est formidable, j'entends, mais je ne partage pas. Comme j'aime à le rappeler, chacun est libre de perdre son temps comme il l'entend, mais il ne faudrait pas avoir la prétention d'attirer des petits nouveaux avec une offre si dense. Déjà que faire revenir les anciens c'est pas évident ... 

Nous nous quittons avec le jour où j'ai arrêté le rap, avec cette phrase que j'aime bien et qui est de circonstances : 

Mille fois, j'ai arrêté le rap, mille fois, j'ai recommencé Quand j'ai trouvé toutes les réponses, toutes les questions avaient changé

Bon ne vous attendez pas à 6000 mots tous les deux jours, je vais certainement faire une pause pour écrire sur restez-curieux des contenus un peu plus sérieux, notamment sur Linux et sur le logiciel libre. Quelques billets de vulgarisation certainement pour expliquer que des alternatives à Windows 11 existent et qu'il n'est pas nécessaire de mettre son ordinateur à la poubelle. J'ai envie aussi de faire une petite série sur Android, Newpipe par exemple qui permet d'avoir Youtube sans pub, je trouve que c'est assez intéressant. Je vous dis à bientôt que ce soit ici ou là bas. 


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Retour sous Linux, étape 1 - Préparer le terrain

octobre 9, 2021 - Temps de lecture: 16 minutes

Dans le dernier épisode je montrais qu'en virtualisant une Ubuntu, je ne récupérais pas l'option de partage d'écran. Il est nécessaire de corriger ce billet qui était en fait partiellement faux même si je n'ai pas mené encore la démarche de correction jusqu'au bout. En fait, Linux c'est de la merde on le sait, le partage d'écran avec Teams est disponible sur Linux mais seulement lorsque vous entrez dans une communication active

Pour mémoire. Avec l'application Teams pour PC le partage d'écran apparaît ici dans Windows :

Cela signifie que dans la conversation on peut directement lancer le partage d'écran ce qui semble logique et naturel. J'échange avec un élève, je lis qu'il ne comprend rien, je lance le partage d'écran. Il faut comprendre que c'est un des problèmes de la visio, j'échange par écrit à 90% du temps car je ne suis pas seul chez moi, comme l'élève n'est pas seul chez lui, qu'on n'a pas 120 mètres carrés avec deux bureaux et que ma femme partage le bureau avec moi. Par le fait, si je commence à lancer des visios de façon orale sans avertir, c'est pénible pour l'entourage qui est forcé de subir. Le partage de bureau n'implique donc pas forcément la prise de parole. Le partage de bureau est bien disponible sous Linux sauf qu'il faut lancer la visio pour le voir apparaître, voici un exemple de capture d'écran que j'ai pris n'importe où : 

On voit au centre la flèche orientée vers le bas qui permet de faire la sélection de la fenêtre qui va bien en bas sauf que ça n'a pas fonctionné et le problème vient de Wayland. Je n'avais que du noir, c'est-à-dire qu'il ne proposait aucune fenêtre à partager. Dès le mois d'octobre 2020 on voit apparaître que le support de Wayland n'est pas pris en charge et qu'il faut donc s'orienter vers X. La moralité de l'histoire c'est que les distributions au moins à base de Ubuntu vont poser des problèmes et qu'il faudra regarder ailleurs. En même temps je ne vous cache pas que je ne prévoyais pas d'utiliser Gnome. J'ai vu que le problème était similaire chez Fedora, je suppose que c'est aussi Wayland qui est embarqué par défaut. 

Bien sûr, ça se désactive, bien sûr on peut contourner, bien sûr on peut bidouiller. Mais c'est ce qui me gêne encore une fois, définitivement, c'est qu'il faut toujours mettre les mains dedans pour résoudre des problèmes qui n'ont pas lieu sous Windows. Bien sûr c'est comme les pilotes depuis des années, c'est pas la faute à Linux c'est la faute aux constructeurs, comme ici c'est bien la faute de Microsoft qui n'a pas fait les corrections nécessaires à la louche depuis un an. On notera en passant qu'on comprend que Teams pour Linux n'est certainement pas la première des priorités de la firme de Redmond et comme je l'ai écrit, on ne va pas leur jeter la pierre de favoriser leur système d'exploitation, surtout que lorsqu'ils le favorisent, ça donne un Windows 11 qui fait franchement pitié. 

J'ai écrit une bafouille sur restez-curieux que je vous invite à suivre, c'est intéressant de voir que je fais œuvrer ici mon jumeau maléfique pour un site bad boy d'un côté et un site un peu intelligent de l'autre. En gros j'explique les problématiques de Windows 11, j'ai raté la baisse de performances chez AMD, je souligne les paradoxes de la marque. On remarquera que les paradoxes ce n'est pas que du côté de Microsoft qui explique comment contourner de façon officielle ses propres protections tout en disant que c'est mal, la presse enfonce le clou en criant au scandale du lancement en production d'un système d'exploitation bugué, on voit apparaître des articles dans tous les sens, ceux qui expliquent comment détourner le système pendant que les autres avertissent qu'il ne faut pas le détourner. Oh c'est pas bien, fais-le, mais c'est pas bien, mais tu peux le faire. De toute façon dans la situation actuelle, tout est bon pour faire du buzz autour de Windows 11 sauf que cette déferlante n'apporte pas la réponse de fond : est-ce qu'installer Windows 11 sur un PC non officiel c'est se couper des mises à jour. C'est une information que j'ai vue de nombreuses fois et encore ce matin chez le journal du Geek où l'on dit au conditionnel qu'on pourrait couper les mises à jour.

J'avais écrit qu'il était urgent d'attendre et qu'on pouvait rester sur Windows 10 d'ici à 2025, date de fin du support, néanmoins j'ai quand même envie de me dire que face à un tel foutage de gueule, le fait aussi qu'il faille associer un compte Microsoft, davantage de pubs et j'en passe, que retourner sous Linux n'est pas du luxe. Je n'ai pas lancé un jeu depuis plusieurs semaines, ma vie à l'heure actuelle est monastique et se résume au travail, je prendrai un coup de gamepass pendant les vacances.

Seulement revenir sous Linux c'est beaucoup plus compliqué qu'on ne le pense. 

Le prochain épisode sera consacré au choix de la distribution, ce n'est pas le genre de faire des mystères, au moment où j'écris ces lignes ce sera certainement Xubuntu car c'est le choix qui me paraît le moins incohérent même si je n'en suis pas sûr. Le classement Distrowatch en deux ans n'a plus rien à voir avec l'époque, on voit désormais tout et n'importe quoi quand à une époque les distributions majeures étaient encore justement majeures. EndeavourOS, je connais de nom, mais qu'est ce qui justifie aujourd'hui que cette distribution est deuxième du classement ? J'en dirais plus au prochain épisode, car pour l'heure, c'est une large préparation du terrain qui est à réaliser. 

Il faut comprendre qu'en étant sous Windows, qu'en étant propriétaire d'un compte Office365, on a tendance en toute logique à utiliser les services de Office365. Par conséquent j'utilise mon Onedrive à 1To de stockage. Alors bien sûr, je n'utilise pas le To mais j'ai surtout l'intégralité de mes cours que je synchronise. Je les retrouve sur ma session au lycée, ou je les retrouve encore sur mon ordinateur portable, mon smartphone. C'est pratique, je pars parfois à l'arrache de la maison, je sais que je vais retrouver le document que je viens de modifier au lycée. Parfois entre midi et deux, je rédige une correction, je la mets dans mon drive, elle remonte proprement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Je pourrais continuer d'utiliser Onedrive sauf que Onedrive n'a pas de client natif sous Linux. Avec les années on voit apparaître des gens qui proposent des clients non officiels, j'avais proposé des méthodes à une autre époque mais une fois de plus ça restait du bidouillage avec une synchronisation souvent imparfaite. Compte tenu de l'importance des contenus, mon boulot, je ne peux pas m'amuser à me retrouver avec un gros trou à la place de mes fichiers. 

Je pourrais m'orienter vers d'autres solutions propriétaires, dropbox qui propose un client Linux ou Google Drive qui a l'air de proposer de nombreux clients mais d'officiel, mais je n'y vois pas d'intérêt et j'ai envie de dire que je n'ai pas confiance dans ces services alors que paradoxalement j'ai confiance dans la solution professionnelle de Microsoft. On a bien sûr comme alternative de s'autohéberger et d'être administrateur système comme tout le monde, expert en sécurité à ses heures perdues ou payer pour avoir une instance de Nextcloud un bras. C'est souvent ce que j'aime dans le libre, quand c'est gratuit vous êtes le réparateur, quand c'est payant vous êtes riche comme Crésus. Les hébergements Nextcloud proposés ne tiennent pas la comparaison par rapport à des offres des professionnels du cloud pour les fichiers. On en revient de plus à ce qui pourrait paraître étrange mais pour moi pas du tout, entre mes capacités à mettre en face de la toile un serveur autohéberger, payer un CHATONS ou même un professionnel Nextcloud à petite réputation et tout mettre chez Google ou Microsoft, j'ai davantage "confiance" dans ces gros acteurs. Le compromis pour moi c'est l'utilisation de mon instance o2switch, et du logiciel Filerun.

Je commence le transfert

Filerun est à mon sens le dernier bastion du cloud pour fichiers en php/mysql, on peut donc l'héberger sur un serveur mutualisé. Nextcloud est aussi en php/mysql aux dernières nouvelles avec une installation recommandée par Docker de mémoire. Je ferai ici une vive critique du logiciel libre, on se moque d'être populaire, on se moque en fait de pouvoir aider des gens qui ne sont pas des experts, sinon on aurait fait des tas de logiciels de ce type en Kiss. À l'époque on avait BoZon mais Bronco est certainement passé à autre chose. Ce n'est pas une critique car il s'agissait d'une démarche individuelle et comme tout un chacun on a le droit de penser à autre chose, de passer à autre chose. Par contre pour des devs qui montent des projets en équipe, où l'on sort de l'amateurisme, c'est docker et toutes les technologies qui vont avec, on en a absolument rien à foutre du simple mortel.

Le souci c'est qu'o2switch va verrouiller pas mal de choses car son offre est destinée à l'hébergement de sites web. Par conséquent la synchronisation est impossible, puisque webdav ne fonctionne pas. La moralité c'est que je vais devoir penser autrement, ce que je fais déjà partiellement. Actuellement je fais donc une synchronisation de mes fichiers par Onedrive, mais je n'ai pas été totalement honnête en préambule. Au lycée actuellement nous sommes dans l'attente d'un changement de serveur, par le fait nos sessions TSE sont sous Windows Serveur 2008 qui ne supporte plus Onedrive depuis plusieurs mois. J'opère donc de façon manuelle. Onedrive a donc ce côté pratique qui fait que je travaille directement dans le répertoire Onedrive sur mon PC, le backup est réalisé de façon automatique dans les nuages. La synchronisation entre mes appareils, la véritable, je la fais par Syncthing. Il va tout de même falloir que je fasse une synchronisation, certainement par rsync de mon répertoire de cours pour simuler ce que fait Onedrive. 

La masse d'appareils que je synchronise par Synchting est assez importante, je ne sais pas si on peut faire un export, et cet export je pense n'aurais pas vraiment de sens puisque le nom des répertoires ne va pas être le même, c'est donc l'occasion de faire du ménage dans les fichiers, peut-être dans les partages, c'est ici la fameuse préparation du terrain. 

Au niveau des logiciels c'est pas forcément compliqué : 

  • Attention hurlement dans les chaumières, j'utilise Google Chrome et la synchronisation pour Google dit le gars qui voulait pas utiliser Google Drive par manque de confiance mais qui va laisser tous ses mots de passe. On a tous le droit de raconter n'importe quoi et de faire n'importe quoi. Cela dit, quand je vois le nombre de personnes qui lèvent le camp Firefox pour des problèmes de performances, que Brave n'est certainement pas notre sauveur, j'ai envie de façon totalement honteuse de dire qu'en utilisant Google Chrome j'utilise le standard. Le fait d'utiliser Google Chrome me permet d'utiliser Teams sans trop de problème. 
  • Thunderbird, tous mes comptes sont en imap, de plus il me suffit de prendre les répertoire, local, roaming et le dernier dont j'ai perdu le nom, aucun problème de ce côté. 
  • Libreoffice
  • VLC
  • Audacious.
  • Filezilla
  • J'utilise un logiciel de conversion de fichiers, Fileconverter qui me permet par exemple de transformer des fichiers Webp en png, il doit y avoir un équivalent sous Linux. 

Le seul véritable problème pour moi mais il faut voir si playonlinux a progressé ce sont mes deux émulateurs de calculatrice pour collégien Casio et Ti. Moi les gars qui râlent sur Numworks pour le firmware parce que ça pue c'est pas assez libre ça me fait sourire. En même temps je les pardonne, il faut avoir le privilège d'être prof en lycée agricole pour avoir des collégiens et des lycéens. Ah ben c'est sûr que si j'avais mes émulateurs en ligne ça me faciliterait la tâche malheureusement c'est une licence à renouveler chaque année et des logiciels qui n'existent que sous Windows. Je viens de demander à Casio de m'envoyer une clé USB avec le logiciel dessus. Au pire je virtualiserai un Windows, je ne refais pas des captures tous les quatre matins non plus. En parlant de capture, Vokoscreen que j'utilise pour mes vidéos est aussi disponible pour Linux. 

Comme je l'ai écrit plus haut, le choix qui me paraît le plus raisonnable c'est certainement Xubuntu. C'est une base solide, même si la snapisation est quand même bien pourrie. La sortie de la version définitive se fait le 23 octobre, je vais donc faire quelques essais plutôt que de prendre la version d'avril, ne te découvre pas d'un fil. Je vais par contre peut-être mettre deux distributions différentes, entre mon portable et mon fixe. Car si je dois un peu teaser le prochain billet qui représente ma sensation actuelle, c'est qu'en fait, au lieu de se raréfier avec la disparition des dizaines de fork, l'offre s'est au contraire étoffée et cela ne va pas dans le sens de l'utilisateur qui cherche une distribution et pas d'en tester cinquante. Par exemple Manjaro est en base Xfce, il y a aussi Mint et enfin Xubuntu. Si j'ai quelques raisons de ne pas prendre Manjaro, pour la version Xfce de Mint et de Ubuntu, je dois dire que je n'ai pas d'idée précise, pourquoi l'une et pas l'autre alors que la base est la même. Je vous lâcherai bien un petit Linux c'est de la merde pour conclure ce billet, ah c'est fait. 

Nous nous quittons en toute logique avec back dans les bacs pour fêter mon retour avec Linux. J'ai quand même envie de dire que NTM a eu quand même l'intelligence de s'arrêter, peut-être un signe ... Allez on y croit, Windows 11 pourri, 2022 l'année du bureau Linux ! 


À Propos

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