Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Bricolages

Rédigé par Cyrille BORNE - -

je suis dans une phase de ma vie que je n'aime pas, une phase de ma vie que je connais bien pour l'avoir déjà subie plus d'une fois : l'attente. Dans l'attente, je ne fais rien ou pas grand chose. J'attends à l'heure actuelle un événement que je ne peux pas évoquer pour l'instant j'y reviendrai largement si cela se concrétise, pour le moment, je ne préfère rien dire, et puis j'attends que la situation avec Orange se tasse. Le premier élément est bloquant d'un point de vue global, quand j'attends, j'ai du mal à me concentrer sur des tâches, Orange c'est autre chose, la situation a été tellement galère et n'est pas encore terminée puisque je n'ai pas reçu le remboursement d'un décodeur qui n'a pas quitté le carton d'emballage ni les contreparties financières promises par Orange, je peine un peu à me lancer dans de nombreux bricolages quand je n'ai pas terminé déjà avec une oeuvre particulièrement pénible et qui monopolise une partie de mon attention.

Le passage de Firefox OS 2.1 en 2.2 de façon non désirée mais dont je suis pleinement responsable je le rappelle, RTFM tout ça, me force à sortir de ma passivité pour reprendre les bricolages. Comme je l'annonçais dans le précédent billet, j'ai repris la compilation de boot2gecko et gaia, malheureusement mon Ubuntu n'a pas encaissé le choc. Il faut savoir que la compilation de l'environnement nécessite une version de make inférieure à 3.8 et des versions de GCC de l'ordre du 3.6, sur Ubuntu on est à 4 sur make et certainement à 3.9 pour GCC. Il est conseillé de télécharger une vieille version de make, de faire un export pour indiquer qu'on va compiler avec GCC 3.6. Les différents bricolages que j'ai dû faire dans l'urgence ont cassé apt, le retrait de make a bougé des composants gstreamer si bien que j'avais des vidéos qui ne passaient plus, enfin bref, de l'instabilité à fond.

Vous imaginez que je suis encore fou de joie de l'expérience communautaire de Firefox OS mais pas au point de m'en dégoûter complètement puisque je viens de passer sur la beta qui correspond à la 2.1. La langue de bois n'est pas mon fort, c'est du provisoire qui va durer le temps que je refasse un environnement de compilation. J'évoquais l'importance du téléphone et surtout l'importance de la fiabilité, pour exemple je passe un coup de téléphone professionnel, je tombe sur le répondeur et je me rends compte que l'écran d'appel a disparu si bien que je ne peux pas raccrocher. Mon interlocuteur a donc le bénéfice de 30 secondes de bruits de chez moi, le temps que je trouve la façon de revenir à l'écran et raccrocher ... Le retour dans une version 2.1 résout totalement les problèmes. J'en reviens à ce que j'écrivais dernièrement, même si les développeurs de la communautaire justifient le fait qu'ils suivent le canal de développement de Firefox OS, il aurait été fortement plus judicieux de se baser sur la demande des gens, à savoir que quelqu'un qui prend une version pour avoir des mises à jour tous les 15 jours ou tous les mois n'est pas un fou furieux qui a envie d'essuyer les plâtres et par le fait bloquer en 2.1 à l'aide du fichier xml.

La perte de temps que je suis en train de faire au moment même où j'écris ces lignes me permet toutefois de faire le point sur ce que je dois faire post installation et ce que je ne dois plus faire.  Par exemple j'ai décidé de changer de distribution pour prendre une Fedora sur mon ordinateur portable. A une époque j'avais la satisfaction d'avoir des univers cohérents, toute la maison sous debian par exemple, l'école à debian, etc ... Dernièrement je passais tout sous Xubuntu, mais finalement je me dis que mettre tous les oeufs dans le même panier n'est peut être pas si judicieux, c'est ce qu'on appelle l'effet téléphonie mobile et fixe chez SOSH. Si on peut mettre en commun d'un poste à l'autre des bugs ou des traitements connus, on peut justement se retrouver sur l'intégralité de ses postes avec un bug similaire, j'ai en mémoire un plantage de unetbootin qui me bloquait sur tous les postes et c'était bien lourdingue. Je vais aussi changer de bureau pour l'ordinateur portable afin de voir quelle est la meilleure ergonomie ou faire éventuellement varier certains des logiciels que j'utilise. Si l'utilisation d'une même distribution entraîne un confort et une cohérence d'utilisation, la multiplication des distributions permet quant à elle de contourner d'autres problèmes, d'en créer de nouveaux bien sûr et c'est bien plus drôle sinon nous ne serions pas Linuxiens.

Mon univers de production reste une Xubuntu 14.10 pour mon brix, c'est une distribution que je maîtrise plutôt bien et qui est compatible avec mon hardware. Je vais de plus en plus me servir de la virtualisation pour des tests de logiciels ou pour l'environnement de compilation de Firefox OS, ça m'évitera de "crasher" mon système. Je mets des guillemets car j'aurai pu aussi prendre le problème à l'envers et résoudre les soucis de compilation, pas le temps malheureusement, je repars de zéro c'est plus rapide, technique Windows pas bien, vilain. Pour la compilation de Firefox OS je vais virtualiser une debian, c'est la distribution qui pose le moins de problème. Si le résultat est déjà particulièrement lent en direct, j'ose à peine imaginer ce que ça va donner dans une machine virtuelle, mais je suis un vrai foufou rien ne m'arrête.

Dans les problèmes rencontrés :

  • pour installer jdownloader 2, je passe par le script, je ne pense pas qu'il existe un ppa. De façon systématique il faut chmoder sur le répertoire /usr/local/jd2 sinon les préférences de l'application ne sont pas prises en compte car l'application ne peut pas écrire dans le répertoire.
  • ajout des librairies qui vont bien pour l'installation de l'imprimante en 64 bits mais ce n'est plus vraiment un problème
  • Un plantage sur le paquet brltty-x11 à priori pour les gens qui lisent en braille, j'ai dû le faire sauter à la main car il bloquait l'update.

Dans l'ensemble pas de problèmes particuliers ou plutôt que je ne sais contourner, j'avais copié l'intégralité de mes documents et de mes fichiers de configuration sur un disque dur externe, il suffit ensuite de reprendre ce qu'on veut.

A l'heure actuelle donc ma machine n'est pas encore totalement configurée, les serveurs Ubuntu sont de plus particulièrement lents donc ça prend du temps comme des Windows Update, mon téléphone n'est pas fini d'être configuré, j'ai mon ordinateur portable qui m'attend, j'ai bien sûr commandé un pi 2, enfin bref, je suis dans le grand n'importe quoi qui devrait s'achever dans le courant du weekend avec les quelques autres millions d'occupations qu'il me reste à faire. Le terme de bricolages que j'emploie ici reste part péjoratif. Une installation de Linux n'est que rarement limpide lorsqu'on a quelques périphériques à ajouter ou quelques besoins particuliers. On croise souvent des bugs dans les programmes qui vous entraînent à en utiliser d'autres. Pour exemple c'est gmusicbrowser qui est installé par défaut pour Xubuntu, il y a deux trois bricoles intéressantes dans ce logiciel comme lui donner l'apparence de Audacious qui est le lecteur que j'utilise de façon traditionnelle. La faute à pas de chance, la configuration des raccourcis claviers ne passe pas, le logiciel passe donc à la trappe. Les exemples de ce type sont nombreux, il reste difficile de proposer à des particuliers une utilisation complète de Linux qui comme je le précise plus haut fonctionne très bien et même mieux que Windows dès qu'on ne sort pas des sentiers battus, les mauvaises langues diront que Linux marche très bien quand on ne fait rien avec.

Bédés - Février 2015 - spéciale one shot

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Les âmes sombres racontent l'histoire d'une bande de vagabonds fascinés par leur chef, le très agressif Ralf, un homme d'une rare violence, un vrai chef de meute. Par hasard, les hommes tombent sur Mélanie, une dame d'un certain âge qui fait la rue, elle entend des voix, est persuadée qu'elle a une mission à exécuter auprès de ces hommes. Les âmes sombres est un one shot qui présente la misère sociale, une critique de la société mais pas seulement, elle veut je pense montrer qu'il y a des hommes mauvais qui n'arriveront jamais à la rédemption, à lire.

Leslie entre en classe de seconde, pas un physique de rêve, elle se cherche, elle aimerait trouver l'amour mais ça ne vient pas. Au lieu de travailler sérieusement à l'école, elle sort, fume, fume des joints, se moque des gens. Anarchie et Biactol sent le vécu, ces gamins qui refont le monde ou qui ont l'impression de le refaire, qui se croient engagés, un peu comme tout bon 15 ans qui se respecte. Une bédé où l'auteur a mis d'elle même, une bédé alors forcément attachante qui montre une image de la jeunesse qu'on a plus ou moins connu, l'envie de s'intégrer tout en étant différent, l'envie d'être à part tout en voulant faire comme les autres, être tout simplement aimé.

C'est l'été à la campagne, un garçon du coin rencontre une fille qui vient passer les vacances, ils s'aiment. Un soir alors qu'il rentre chez lui, il trouve le cadavre de Christian, un garçon qui avait disparu il y a peu. Pas loin, ils trouvent un sofa et décident de le poser à côté du cadavre de Christian. Le cadavre et le sofa est une histoire qui intrigue, comment est mort Christian, d'où provient ce curieux message trouvé dans ce sofa, le voisin est il un loup garou ? Une bédé riche, onirique, étonnante, à lire.

Anne est musicienne, elle joue de la trompette, elle partage sa vie avec Simon, un scientifique. Enfin elle partage, elle partageait, impulsive, elle ne supporte plus sa relation et le plaque. Simon le vit particulièrement mal, la harcèle, jusqu'au jour où il fait une découverte scientifique qui pourrait tout changer. Difficile d'en dire plus sans spoiler, la cellule est une bédé qui démarre sur la relation amoureuse, le couple, la rupture et qui finit dans le bizarre, à lire.

Julien Neel c'est l'auteur de la série pour petites filles avec des couettes Lou. Des couettes il n'en n'a pas car il est complètement chauve comme on peut le découvrir dans sa bédé chaque chose, où il se met en scène. L'auteur raconte comment son père finit sur un lit d'hôpital après avoir passé une vie dans l'excès, cigarette et boisson. L'occasion pour lui de se remémorer le passé, ces vacances qu'il a pu faire pendant que son père faisait la tournée des plages habillé en nounours. Les relations d'un père et de son fils, l'enfance, les gros caractères, une réussite.

La mort vient chercher Georges Brassens, c'est son travail, sa carrière n'a pas commencé, il est dans cette période sans succès où c'est la déprime. La mort entend chanter Georges et est séduite par les paroles, la musique, elle décide de faire une entorse au règlement et de le laisser vivre, mieux, de lui donner un coup de main. Georges et la mort est une bande dessinée racontant la vie de Georges Brassens et qui trouve un contexte original pour la raconter, la question qu'on peut se poser, c'est est ce que ça en vaut vraiment la peine. Un petit oui pour ma part, vraiment timide, il s'agit vraiment d'une "biographie", qui est sauvée par les références aux chansons, un très joli dessin et quelques bon jeux de mots.

Dans un royaume type mousquetaire pour situer l'époque et les personnages puisqu'on retrouve ces mêmes mousquetaires mais aussi un méchant cardinal, une jeune fille prend la foudre et a le pouvoir de chanter une note qui guérit les gens. Elle devient l'enjeu de toutes les convoitises, le jeune roi est en effet victime d'une malédiction, une mélancolie terrible que la jeune fille pourrait soigner. Mais est ce finalement un vrai don que possède la jeune fille ? Y-a-t-il autre chose derrière ? Le chant des Malpas est une bédé dynamique, classique, un bon récit.

Histoires du quartier est un album autobiographique où l'auteur évoque son enfance à Palma de Majorque. Dur. La drogue, le rabattage des soldats américains vers les prostituées, la violence, la bétise quotidienne d'une jeunesse désoeuvrée. C'est assez saisissant, pas romancée, s'il s'agit bien de la vie de l'auteur sans être romancée, on a du mal à imaginer les étapes qui lui ont permis d'arriver à devenir un dessinateur primé alors qu'il était une petite racaille.

Lucie (s'en soucie) est une trentenaire à la recherche de l'amour face à la pression de l'entourage, la collègue de bureau qui tombe enceinte, sa soeur son mari et ses deux enfants, sa meilleure amie au corps de déesse et au mariage à priori parfait, une pression qu'on a tous connu à un moment ou un autre, t'es pas marié, t'as pas encore de gosses et j'en passe. Amusant mais sans plus, la bédé passe l'intégralité des clichés en revue de la "pauvre" fille célibataire à la recherche du prince charmant pour une conclusion bateau sur l'épanouissement personnel et les failles dans chez les gens qui sont pourtant bien dans le rang de la société.

Un peu dans la même veine mais plus historique, plus précis, la vie sans mode d'emploi qui raconte l'histoire d'une jeune femme qui arrive à Paris après la victoire de 1981 et qui pense faire fortune, trouver l'amour, loin de sa campagne natale. Assez vite c'est la désillusion, elle raconte un musicien toujours en tournée, un enfant qui arrive vite, la difficulté de créer sa propre société malgré un vrai talent de couturière. Il s'agit d'une bande dessinée qui va réellement décortiquer l'histoire des années 80, les manifestations, l'affaire Malik Oussekine, Bernard Tapie, Tchernobyl, la désillusion post gauche en fait où les gens pensaient profondément que le monde allait changer. La bédé n'est pas légère, trop détaillée et a du mal à se positionner entre la chronique de société et la bédé historique. Trop riche à mon goût, trop d'infos, je ne doute pas que certains y trouveront beaucoup de bonheur de retrouver une période que les gens de mon âge ont connu enfant avec certains faits marquants.

Un chevalier particulièrement arrogant part en croisade, un prétexte comme dit sa femme pour violer et piller avec ses amis, malheureusement rien ne se passe comme prévu au point de se sentir maudit, ce qui est peut être le cas. Un jour sans est une bédé assez sympa, j'aime bien le décalage entre l'esprit chevaleresque et le ton employé.

Dans une entreprise spécialisée dans le gras c'est l'heure du dégraissage, l'idée même de la situation montre à quel point la bédé est lourde, insistante. Donc un DRH aux dents qui rayent le sol qui de la façon la plus amorale possible va licencier les gens en utilisant des arguments personnels dégoûtants, l'âge, le poids, etc ... Il se trouve qu'il est enfant adopté et sur le lit de mort de sa mère adoptive qu'il ne voit bien sûr jamais, il apprend que parmi les gens qu'il vient de licencier figure sa mère naturelle. Une épaisse couche de sentiments ne fait pas dans la dentelle, pas assez à mon goût, la bédé se veut dénonciatrice du modèle de l'entreprise du début jusqu'à la fin.

Si vous tombiez en panne dans la nuit, combien d'amis viendraient vous dépanner, c'est cette question que pose l'invitation. Le postulat n'est pas mauvais, la bande dessinée va développer le thème de l'amitié et parfois ses jalousies sous jacente, le thème du vieillissement, comment on était drôle et pourquoi on ne l'est plus, l'usure de la vie tout simplement. Plutôt réussi même si on a un peu de mal à savoir où on peut aller sur cette idée simple.

La princesse des glaces est l'adaptation d'un roman à succès suédois. Une jeune femme est retrouvée morte dans sa salle de bain, un crime maquillé en suicide, c'est son ancienne meilleure amie d'enfance qui trouve le corps, un peu le retour de l'enfant prodigue qui va retrouver un lieu qu'elle a laissé il y a 20 ans. Enquête policière qui va remuer les souvenirs d'enfance et de famille, classique mais passionnant.

Dans les années 60 aux états unis, un homme revient dans sa petite ville, il n'est pas le bienvenu. Accusé d'un viol qu'il n'a pas commis, il vient se venger pendant que le mari de son ancienne maîtresse va faire tout le nécessaire pour le faire disparaître et ne pas se faire éclabousser par la vérité. Très classique mais extrêmement bien graphé, un paradis distant est un bon moment de lecture.

Classé dans : bédé - Mots clés : aucun

Retour sur les builds communautaires

Rédigé par Cyrille BORNE - -

J'ai reçu quelques explications suite à mon billet d'hier. La montée de version vient du fait qu'à l'instar d'un debian qui a trois canaux, stable, testing et instable, Firefox OS quant à lui est sur Beta, Aurora, Nightly. Par le fait si au niveau des développeurs Firefox OS on fait monter la version dans le canal, les gens de la communautaire la font monter aussi de façon automatique. C'est donc ma pleine responsabilité je n'avais qu'à mieux me renseigner avant, c'est ce qui m'a été répondu par mail, une variante du RTFM dans les endroits où il fait bon vivre, nul n'est censé ignorer la loi dans d'autres, une manière efficace de se dédouaner de toute forme de pédagogie et de communication. Pour en revenir à la technique, la notion de canaux dans Firefox OS, je n'avais pas fait attention pour la simple et bonne raison que lorsqu'on fait la compilation, on fait passer le numéro de version dans le fichier xml, ce qui signifie quelque part qu'on peut avoir le contrôle effectif de la version qu'on compile.

Pour obtenir de l'aide voici les différentes possibilités :

Je fais finalement le choix de retourner à la compilation. Toutes les librairies qui vont bien étaient déjà présentes sur mon environnement si bien qu'il n'y a que quelques heures à passer le temps que ça compile. A titre personnel je ne recommanderai plus les builds communautaires, que les auteurs fassent des bugs c'est totalement légitime, ce qui me pose plus de problème c'est la façon de remonter les bugs, les possibilités d'échange. Diaspora c'est volatile tout comme un chan IRC, bugzilla j'ai connu plus intuitif et si c'est un outil efficace pour la remontée de bugs ce n'est pas un outil pour échanger simplement autour d'un projet.

Il faut comprendre qu'aujourd'hui coder comme un dieu c'est très bien, malheureusement il faut aussi soigner la documentation et la communication autour du projet, ce n'est pas le cas pour l'instant.

De la facilité raisonnée

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Hier je suis au téléphone avec ma mère, mon téléphone portable ZTE OPEN C sous Firefox OS et au bout de moins de 10 minutes, le téléphone recompose le numéro de téléphone de ma mère. Je prends ça pour une erreur de ma part mais dix minutes plus tard, le téléphone appelle ma femme ... J'avais expliqué que j'avais dû faire une réinitialisation de mon téléphone suite à mon passage à Joe Mobile car la carte SIM n'était pas reconnue et depuis celui-ci s'est mis à jour, chose qu'il refusait de faire jusqu'à maintenant. Je vous rappelle aussi que je tourne sur une version communautaire de Firefox OS, que j'avais installé une version 2.1 mise à jour de façon théoriquement automatique tous les mois et que celle-ci ne s'est jamais mise à jour, c'est désormais fait, sauf que je suis monté en 2.2. C'est assez catastrophique, j'ai une multitude de bugs, des soucis de traduction, des problèmes idiots qui ne se produisaient pas comme par exemple le fait que j'ai rentré tous les numéros de mes contacts en 06.xx.xx.xx.xx et lorsqu'on m'appelle j'ai du +33 qui se met devant, le téléphone n'est pas capable de l'associer avec le contact qui va bien, il faut que je rajoute de façon systématique et manuelle.

Il est facile de cracher dans la soupe, je ne le ferai pas, je me contente toutefois de donner mon point de vue d'utilisateur final : la build communautaire est un principe intéressant car elle permet de tous s'aligner sur la même version à un instant t. En effet jusqu'à maintenant je compilais à la main comme beaucoup, une opération lente, pénible, souvent aléatoire et qui ne permettait pas de faire de retour précis. Aujourd'hui on peut tous parler de la même chose sauf que je n'ai pas ce que j'ai demandé. J'ai voulu rester sur la version stable, sans mon accord on m'a monté sur l'instable en 2.2. Je ne connais pas le canal de retour d'anomalie et pour être honnête, j'en ai marre de jouer les bétas testeurs pour des produits sensibles, je suis deux heures sur la route par jour de boulot, ça me ferait mal si j'avais un accident ou si des vies sont en jeu de m'excuser auprès des familles parce que mon téléphone a débloqué au moment d'appeler les secours. Je vais essayer de faire mon effort, trouver le canal officiel de retour pour la build communautaire, demander pourquoi on est monté en 2.1, vérifier si c'est viable et s'il y a bien des gens qui s'en occupent derrière sinon je pense que je passerai à Android, ce qui est possible sur le téléphone. En effet, n'espérez pas voir une version 2.0 officielle de ZTE sur ce téléphone, Openstreet Map en est à ses balbutiements dans les itinéraires, si jusqu'à maintenant je n'avais pas grand chose à dire à part l'absence du GPS, me retrouver dans une distribution buguée me fait réfléchir à changer de voie plutôt que de me refaire tout l'environnement de compilation que j'ai supprimé de mon poste.

Nous rencontrons toujours ce genre de dilemme nous les joyeux utilisateurs de logiciels libres. J'ai eu de nombreuses phases dans lesquelles je ne me faisais pas violence et prenais le propriétaire quand je n'étais pas satisfait, j'ai eu des phases intégristes où j'ai refusé tout compromis pour utiliser du libre, ce que je peux vous dire et qui est une certitude c'est la chose suivante. Si à un moment on ne se force pas, on reste dans la facilité, c'est indéniable. Vous voulez passer à Linux, n'utilisez pas de dual boot car vous continuerez d'utiliser Windows. Dans mon cas c'est différent parce que je sais ce que c'est que me forcer et j'ai du vécu dans les solutions que j'expérimente, le temps passe et ça fait six mois que je me farcis du Firefox OS.

Hier encore j'ai remplacé un Windows d'un de mes collègues par une Xubuntu. J'installe Xubuntu car c'est une distribution que je connais et c'est la meilleure solution. Comprenez qu'ici la solution libre est largement meilleure que la propriétaire, et si j'étais dans une phase extrémiste j'aurai choisi une solution encore plus libre comme une Debian Xfce. Seulement comme je l'ai expliqué plus haut, au bout d'un moment il faut arrêter d'être masochiste pour aller aussi à l'essentiel dans le mieux qu'on puisse faire. L'installation d'un poste sous Xubuntu et le paramétrage de base comme l'installation de Libreoffice à la place de Gnumeric, Abiword, un peu de customisation et les mises à jour, c'est moins d'une heure, s'il faut le faire pour une debian, c'est autre chose. J'ai évoqué dernièrement le cas du Raspberry Pi 2 pour faire office de télévision, c'est une solution libre, je l'ai choisie car c'est la plus intéressante, elle sera pourtant certainement truffée de codecs propriétaires et de protocoles pas super secure mais au bout d'un moment il faut savoir dire stop.

Pour conclure, et c'est certainement un véritable assassinat de ma part mais tant pis, j'invite toutes les personnes qui font du libre à proposer des produits particulièrement carrés pour ne pas écoeurer les utilisateurs. Oui, il n'y a pas de garantie dans l'utilisation des versions communautaires, je le savais à l'installation, comme il n'y a pas de garantie à l'utilisation de debian stable. Néanmoins, lorsque j'installe debian stable sauf manipulation d'un fichier texte édité en super administrateur, je ne me retrouve pas dans la beta au dessus suite à une mise à jour. Par une erreur dans la gestion de la version communautaire, un dur à cuir comme moi réfléchit à passer à Android, quand l'idée de base c'était de fédérer autour d'une communauté dont je connais pas l'adresse. Si on pardonne certaines erreurs au libre, il y en a d'autres qu'on ne peut excuser, celles qui font fuir les utilisateurs.

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Février 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - -

Liam Neeson qui depuis Taken s'est transformé de façon radicale en acteur pour comédie romantique, interprète curieusement un ancien flic alcoolique repenti qui s'est reconverti en tant que détective privé. Il est engagé par un trafiquant de drogue pour retrouver des gens qui ont tué sa femme dans des conditions particulièrement violentes alors que paradoxalement il avait versé la rançon. Balade entre les tombes est une enquête policière bien menée, particulièrement violente avec des personnages assez atypiques comme ce trafiquant de drogue épleuré par la disparition de son épouse, une très bonne narration du bon Neeson qui désormais se contente de faire uniquement le même rôle sans aucune nuance, de quoi se faire du souci pour la suite de sa carrière.

Ben Affleck va fêter son anniversaire de mariage avec Rosamund Pike, le problème c'est qu'elle a disparu et que tout laisse à croire que Ben Affleck l'a tout simplement assassinée. La façon dont le film est construit est assez original, au travers du journal intime qu'aurait écrit son épouse, pour raconter comment le couple s'est détérioré. Très rapidement Ben Affleck voit les preuves s'accumuler contre lui et devient la bête noire de l'Amérique. On insiste d'ailleurs très largement sur la place des médias, l'importance de la communication face à l'opinion publique, la manipulation des gens de façon générale. La question qu'on se pose durant toute la première partie du film est de savoir s'il l'a tuée, la seconde partie, je ne peux vous la dévoiler sans spoiler. Passionnant ce gone girl, bien joué, je crois qu'à part Daredevil on ne peut pas reprocher grand chose à Ben Affleck qui participe à un film original et captivant.

Dracula (Untold), a bien des problèmes, il découvre que dans une de ses caves il y a une saleté de bestiau qui tue tout le monde et ses alliés les Turques qui ont décidé de conquérir le monde lui demande 1000 jeunes garçons pour grossir les armées dont le fils de Dracula. Dracula ne voit d'autre solution que d'aller voir la bestiole qui massacre tout le monde pour lui demander de le rendre comme elle afin de tout simplement détruire une armée de quelques centaines de milliers d'hommes et ce en 72 heures dans lesquelles il ne doit pas consommer de sang humain avant de devenir de façon définitive un vampire. L'histoire de Dracula revisitée pour une énième fois avec ici l'originalité de présenter non pas le héros comme un monstre pervers et séducteur mais bien comme un homme qui fait le choix du sacrifice pour sauver sa famille et son peuple. Assez intéressante vision des choses, des effets spéciaux plutôt rigolos, à voir.

Sandrine Kiberlain est la plus grande fan de Laurent Lafitte, elle l'adore, un chanteur connu, un type plutôt sympa d'ailleurs et proche de son public pas vaniteux, c'est certainement d'ailleurs ce qui rend le personnage intéressant comme la performance de Lafitte capable de passer du filme déjanté au film le plus sérieux. Un soir une engueulade supplémentaire avec sa copine complètement histérique finit de façon dramatique, elle se tue toute seule en se prenant une victoire de la musique sur le crâne. Le chanteur sans perdre son sang froid emballe le corps de sa compagne et le présente à sa plus grande fan pour lui demander de s'en débarrasser selon un plan parfaitement planifié. On connaît la phrase qui dit qu'un véritable ami c'est quelqu'un qui enterrerait un cadavre pour vous venir en aide, on sent que c'est la thématique du film avec une idée assez originale. C'est vraiment bien, pas que pour les rôles principaux mais aussi pour Pascal Demolon et Olivia Côte qui jouent un rôle de flics qui vivent ensemble à la ville et qui ont des problèmes de couple, pour la morale de façon générale, rien à dire.

Nicole Kidman se réveille chaque matin et c'est toujours la même histoire elle ne se rappelle de rien. Colin Firth son mari, lui rappelle patiemment son histoire et cet accident qui l'a amené à cette amnésie qui remet les compteurs à zéro. Elle reçoit un matin un appel de Mark Strong un homme qui se présente comme son médecin et comme Colin Firth lui explique que sans que son mari soit au courant elle a entrepris une thérapie pour essayer de retrouver la mémoire. Elle se rend compte que son mari ne lui a pas dit toute la vérité, qu'il y a des zones obscures qu'on lui cache, avant d'aller dormir qui n'est pas sans faire penser au film memento est un excellent thriller avec de très bons acteurs, qu'on voit jouer dernièrement pour la deuxième fois ensemble puisque Kidman et Firth ont joué dernièrement dans les voies du destin où ils étaient déjà mariés, un signe certainement.

Inspiré je pense d'une histoire vrai, un père de famille qui n'était pas d'accord avec le jugement de divorce vit dans la clandestinité depuis dix ans en vivant plus ou moins dans la forêt. Les enfants sont devenus grands et l'aîné qui arrive à la majorité ne supporte plus ces conditions de vie, il aspire à vivre normalement comme les autres garçons de son âge, trouver l'amour. Un soir à une fête de village ça tourne mal, les frères sont séparés, l'aîné profite de l'opportunité pour aller mener la belle vie, c'est à dire trouver un job et une fille. Le plus jeune continue à suivre son père, mais ça commence à partir en sucette quand il trouve une fille de son âge bien charmante. Pas extraordinaire mais se regarde quand même.

Vincent Rottiers un acteur que je ne connais absolument pas vient de sortir de détention, il est en provisoire. Petit escroc il a lancé une magouille en région parisienne qui aujourd'hui fait qu'il est recherché de partout et notamment par une petite frappe locale à qui il doit de l'argent. Son frère le magnifique Nicolas Duvauchelle qui a une voix vraiment extraordinaire propose de l'envoyer chez le père, un homme qu'il n'a pas vu depuis des années. Le père est un vieux bodybuilder propriétaire d'une salle de musculation qui est obsédé par la compétition et qui est totalement invivable pour son entourage, ne supportant pas les odeurs ou la vue de la nourriture. Les deux hommes vont apprendre à se reconnaître, faire du chemin l'un vers l'autre au beau milieu d'un tas de stéroïdes. Il est quand même malin ce Roschdy Zem de proposer un film vraiment original dans ce milieu si particulier, d'utiliser Yolin François Gauvin un véritable culturiste à la retraite, c'est une véritable réussite.

Il y a dans les Les Gardiens de la Galaxie une volonté de créer un nouveau Star Wars du côté plus ou moins rigolo de la force. Le raton laveur rigolo accompagné de son arbre débile mais super fort, la fille qui cherche à tuer le héros mais qui va en tomber amoureuse, le gros boeuf qui ne vit que par l'honneur, les personnages sont posés et bien évidemment notre héros arraché à la planète terre quand il était enfant et qui est omnibulé par la musique des années 70 la seule qu'il connaisse. Des bons mots, de la grosse action, des effets spéciaux qui envoient mais je n'ai curieusement pas adhéré au film que j'ai trouvé trop artificiel, trop fabrication pur jus américaine.

Avec le duo Eric Toledano, Olivier Nakache et la présence de Omar Sy, un fort succès d'audience puisque le film a fait plus de 3 millions d'entrée je pensais que Samba était une comédie rigolote avec pour toile de fond les sans papiers, ce n'est pas le cas. Omar Sy donc, garçon venu d'Afrique pour trouver du boulot galère dans sa vie avec Tahar Rahim un arabe qui se fait passer pour un brésilien. Il croise la route de Charlotte Gainsbourg une cadre supérieure qui a pété les plombs et qui fait une pause en se mettant dans une association qui aide les sans papiers. Pas drôle, pas prenant, une simple chronique qui reprend tous les clichés du genre, je pense que je n'ai pas été le seul déçu parmi ceux qui ont vu intouchables et qui s'attendaient à une comédie.

Patrick Bruel est conseillé conjugal, il a une pathologie particulière, il est un sex addict qui se soigne. Sophie Marceau quant à elle est une nymphomane qui ne se soigne pas et qui se fait virer de sa boîte pour avoir couché avec la moitié de ses clients. Par un très curieux hasard elle va se retrouver à partager son job et le harceler sexuellement alors que lui ne peut pas, oh la la quelle mésaventure. Tu veux ou tu veux pas est une véritable catastrophe à un million d'entrée quand même, si c'est une normalité pour Sophie Marceau que je n'ai pas vu dans un bon film depuis ... depuis ... depuis quand d'ailleurs ? pour Patrick Bruel qui est capable de faire franchement mieux c'est une véritable honte.

Denzel Washington est un type super sympa qui travaille dans un entrepot, le gars est méga convivial, une vie rangée et bien tranquille. Un jour il croise une prostituée dans un bistro, il se lie d'amitié avec elle et vise à la délivrer de ses patrons. La somme d'argent qu'il propose n'est pas assez importante et au lieu de repartir, il massacre tout le monde car il est The Equalizer un ancien super agent de la CIA à la retraite. Malheureusement le réseau de prostitution avait des accointances avec la mafia russe si bien qu'on envoie quelqu'un pour comprendre, mais pas de problème, The Equalizer va tous les tuer. Comment Denzel Washington a-t-il pu se confondre dans un film de seconde zone pareil, je me le demande encore.

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