Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Le pouvoir du blogueur

Rédigé par Cyrille BORNE - - 23 commentaires

On s'absente 48 heures et on retrouve le blog de Frédéric Bezies fermé, un classique. Le motif est toujours le même, le quota d'insultes a été dépassé, donc fermeture. Il s'agit ici d'une série de réactions suite à un article écrit sur ElementaryOS. Quelques raisons pour lesquelles Fred se trompe.

  • Fred pourrit une distribution, il est normal que cela entraîne des réactions sèches. La différence c'est que Fred s'en prend à une distribution Linux, certains fanboys sont tellement demeurés que toucher à leur distribution c'est comme si on touchait à leur mère. La moralité c'est que les gars se sentent si outrés qu'ils s'en prennent à la personne et pas aux idées au point effectivement d'en devenir insultants. Car effectivement on peut argumenter dans les deux sens, la méthode de Fred qui consiste à passer par la virtualisation et le court terme, je pense qu'elle est critiquable, il est très difficile à mon sens d'apprécier les qualités, les défauts d'une distribution, d'un environnement si on ne l'utilise pas pleinement pendant une certaine période. De l'autre côté, que dire d'une distribution qui essaie de réinventer la roue, faire un nouveau client mail qui marche à moitié quand des logiciels comme thunderbird ou claws mail existent, une distribution qui a plus de talent dans sa communication que dans sa prestation, oui on pourrait échanger. Voyez par exemple, avec le flame que je viens de faire, je m'attends à quelques réactions, et je m'en fous complètement.
  • Car, et c'est bien un problème d'image, fermer son blog de façon systématique pour des critiques, c'est montrer qu'on peut se laisser atteindre par une poignée d'abrutis, c'est montrer une forme de fragilité. En même temps, c'est aussi marquer son désintéressement, sa spontanéité, dans cette époque où tout n'est que calcul, imaginez un blogueur dont il s'agit d'une source de revenus, vous ne le verrez jamais fermer son blog.
  • Fred aime écrire, c'est se punir lui même que de s'empêcher d'écrire sur son propre espace, c'est aussi une punition pour la grande majorité de ses lecteurs qui apprécient sa prose et qui savent pertinemment ce qu'ils vont trouver sur son blog.

Nous courrons actuellement vers la fin de la blogosphère, de l'amateurisme, de l'internet libre tel que nous l'avons connu et pas pour une histoire de loi. Certains diront que je vois la fatalité partout et pourtant en 48 heures d'absence dans la cambrousse des Corbières, pour 150 flux RSS ce n'est que 800 nouvelles alors qu'à une époque c'était plus de 1000 par 24 heures. Nombreuses sont les personnes qui ont arrêté d'écrire, nombreux sont les gens qui se sont professionnalisés, si bien que le blogueur libre indépendant est rare, et comme vous le savez, ce qui est rare est cher.

Le blogueur a un pouvoir, le pouvoir d'écrire mais aussi de ne pas écrire. Si l'on revient sur le cas de Fred par exemple, s'il se prend une rincée à chaque fois qu'il va écrire sur EOs, qu'il n'écrive plus sur la distribution. Car, et c'est bien là ce que ne comprennent pas les fanboys, qu'importe qu'on parle en bien ou en mal de leur distribution, ce qui compte c'est qu'on en parle. Le fait de parler d'une distribution Linux, un domaine où je le rappelle les gens ont du caractère, ont la capacité à tester et de penser par eux mêmes, que l'avis soit positif ou négatif, c'est une incitation pour les gens à télécharger et à se forger une opinion par eux mêmes. Ne pas parler d'une distribution en outre, d'un logiciel, d'une association ou autre c'est tout simplement couper l'herbe sous le pied de sa communication.

Avec une blogosphère francophone libristolinuxiennebarbuiste qui commence à se réduire à sa portion congrue, les fanboys devraient peut être choisir un peu mieux leurs mots avec ceux qui écrivent encore, pour ne pas se voir tout simplement privés d'une communication totalement gratuite, spontanée, et sans calcul. Si bien sûr ils n'ont pas besoin des autres, qu'ils continuent à se comporter comme des porcs.

 

Une histoire de roulotte et de réseau mobile

Rédigé par Cyrille BORNE - - 14 commentaires

Profitant de l'absence des enfants, merci papi et mami, nous avons décidé de partir pas trop loin pour une nuit originale, une nuit en roulotte. Il s'agit d'un gîte où le Monsieur est ébéniste de profession et qui a décidé de proposer aux gens qui viennent, une façon de dormir originale, une roulotte, comme si j'étais madame Irma ou monsieur et que j'attendais les gens avec ma boule de cristal. Nous sommes donc allés à Montréal d'Aude où vit une partie de la troupe d'Handylinux qui m'excusera de ne pas être passé les saluer, mais imposer le moins possible d'informatique à mon épouse fait partie de mes principes, un trou paumé à côté de Carcassonne. Bien évidement, j'en ai profité pour faire le comparatif de réseaux mobiles entre Free et Prixtel, je pense bientôt passer à un abonnement à 2 € chez Free, voici quelques explications.

Mac Do de Lézignan, Free mène 1 à 0, quasiment pas d'internet sur Prixtel / SFR, plein régime chez Free, fluidité de connexion, car, et c'est important de le signaler, ce n'est pas parce que Free affiche de la 3G ou du H+ que l'on a un débit digne de ce nom derrière, nous y viendrons plus loin. Nous sommes sortis à Lézignan pour visiter à quelques kilomètres de là l'abbaye de Lagrasse, un bâtiment magnifique de l'extérieur. Il s'agit d'une abbaye comme on en voit partout dans le coin, Fontfroide pour ne citer que la plus connue, qui a été vendue en deux parties à la suite de la révolution Française, si bien que vous devez payer à deux propriétaires différents pour visiter l'intégralité de l'abbaye, nous n'avons fait que la moitié. L'exploitation commerciale est assez mal réalisée, il n'y a pas grand chose à voir, le bâtiment à l'extérieur et le cadre en outre sont magnifiques, tout comme le vieux village qui n'est pas sans faire penser à Olargues avec tant de maisons à vendre. En effet, on a beau être classé plus beau village de France, quand on récupère une maison de village où l'on ne peut pas amener sa voiture pour déposer les courses qu'on a faites à 20 km pour trouver le premier intermarché, tout de suite ça fait moins rêver. Intéressant en outre l'histoire de Lagrasse, avec ses moines qui ont vécu en autarcie pendant pas mal de temps et qui se sont fait reprendre par l'évèque de Narbonne sur leur comportement, il leur était demandé de ne plus parler aux femmes, de partager les mêmes repas, d'avoir une tenue humble, à lire les explications on avait l'impression d'être dans l'Auberge du bon plaisir. Pas de réseau mobile chez Prixtel / SFR, aucun problème chez Free, et là je ne parle pas d'internet mais bien de téléphonie. Free mène 2 à 0

Si vous regardez précisément, pour les collectionneurs et ils sont nombreux, la photo où je suis souriant comme d'habitude dans le dortoir des moines, vous verrez une trace rouge sur le front. D'après mon fils, il n'a pas poussé quand je refermais le coffre du partner et par le fait je me serais donc envoyé tout seul le coffre dans la tête, j'ai comme un doute. Comme à chaque fois qu'il nous arrive ce genre de choses, cela suscite la curiosité des élèves, comme à mon habitude je dois donner trois explications différentes au maximum de personnes pour embrouiller les pistes. J'ai choisi la classique balle dans la tête, le troisième oeil qui pousse et enfin la traditionnelle coupure en se rasant.

Comme nous sommes des foufous, nous avons rejoint Carcassonne en passant par les routes de l'arrière pays, ils ont appellé ça la route 20 en référence à la route 66 et au vin, j'ai trouvé ça marrant. En même temps quand on voit des hectares et des hectares de vignes à des kilomètres, on comprend bien qu'on est dans un territoire particulièrement viticole. Arrivé à Majou, les roulottes et c'est certainement l'un des reproches que je ferai au site, il n'y a rien aux environs directs. Comprenez, et c'est une déformation personnelle, que lorsque le touriste vient m'envahir à la plage chez moi, il pose sa voiture et peut ne pas en bouger pendant deux mois, toutes les activités sont à disposition à 300 mètres et pour les plus fous la piste cyclable relie les villages de bord de mer. Nous sommes arrivés après 16h30 et pas vraiment motivés pour reprendre la route, nous sommes donc partis marcher sur les routes de campagne, histoire de prendre l'air. Free affiche de la 3G, Prixtel affiche de la 2G, impossible d'afficher une page chez Free alors que ça marche chez Prixtel. Je retrouve un problème que j'avais déjà rencontré à l'époque, à savoir le décalage entre ce que je devrai avoir et le résultat obtenu, je mets ça sur le compte d'une itinérance mal gérée. 2 à 1

Les roulottes sont de véritables appartements individuels, le fabricant ne fait pas semblant et maîtrise son affaire, il fabrique tout lui même, son épouse quant à elle, assure la décoration. Comme vous pouvez le voir, notre roulotte était sur le thème de la mer, ce n'était pas une demande personnelle mais du fait que ce soit la seule roulotte pour deux, les autres étant jusqu'à quatre personnes. 70 € la nuit, 350 € la semaine ce qui n'est pas si cher, 450 € sur juillet août sachant que la cité de Carcassonne est à 20 km, qu'il y a pas mal de choses à faire plus bas vers Limoux, que Montréal a une très grande piscine municipale, si on n'en a pas marre de prendre la voiture tous les jours, c'est un bon pied à terre. Le petit déjeuner est amené à la roulotte dans un panier directement au petit matin, l'occasion de discuter avec le menuisier, un homme qui respire bon l'humanité et qui j'espère remportera un franc succès dans son affaire qui a le mérite d'être originale et bien réalisée. Il est à noter qu'il fabrique des roulottes pour la vente, comptez entre 20.000 et 25.000 € selon les modèles, ce qui n'est pas si cher par rapport à une extension de maison. Du fait que ce soit sur roues, c'est considéré comme du caravaning donc pas de taxe dessus. Des gens en commandent pour avoir un bureau par exemple ou une chambre d'amis, sans avoir besoin de casser la maison, s'ils ont bien sûr le bout de terrain qui va bien.

Prixtel, réseau indisponible sur la quasi-totalité du parc, free passait plus ou moins mal mais passait mieux, 3 à 1. Du fait d'avoir consommé un peu de data, je vais donc sauter directement sur la tranche 10.99 € quand ma femme avec le peu de data consommé restera sur ses 2 €. Client depuis le 8 avril j'ai consommé en 14 jours à peine 50 minutes de voix, ce qui signifie que le forfait 2 heures de free est en fait suffisant. En imaginant un mois sur lequel je crèverai le plafond, à coup de 6 € par mois minimum, et certaines pointes à 11 €, prixtel ne vaut pas le coup dans mon utilisation pour un réseau de plus qui n'a rien de transcendant dans la zone où je suis parti et où j'ai tendance à me promener régulièrement. Je ferai ma demande de transfert quand je serai revenu de la balnéo de Gruissan pour me tremper dans l'eau chaude.

Bonus GPS. Dans ces zones reculées, je dois reconnaître que c'est le vieux Tomtom acheté pour les corrections de Romans sur Isère qui une fois de plus est venu à notre secours. Ni l'alcatel, ni le ZTE n'arrivaient à se retrouver. La question de fond c'est de s'interroger sur le fait de payer un téléphone à 600 € pour avoir de la qualité pour le GPS et pour l'appareil photo. Avec des appareils photos qui à 100 € font mieux, avec des GPS à 100 € qui se débrouillent, le calcul pour le téléphone de pauvre à 100 € est quand même vite fait.

Une histoire d'OS

Rédigé par Cyrille BORNE - - 10 commentaires

Je viens de passer à LXDE pour un simple problème de Xfce, ou certainement un problème de Xubuntu. Dans Xubuntu, vous avez deux zones de notification, ces deux zones se complètent, l'une va afficher par exemple le réseau, l'autre l'heure. Je ne sais pas pourquoi c'est fait comme ça, et c'est mal foutu mais depuis quelques mises à jour, je me suis retrouvé avec une duplication de certains éléments dans la systray. Le bon sens c'est l'édition, seulement quand on fait un clic droit pour paramétrer les icônes, on trouve un foutoir incompréhensible, j'ai vu d'autres personnes dans un cas similaire, j'ai réinitialisé le bureau au complet, pas mieux, la vérité est ailleurs. Du fait de n'avoir aucune patience, j'ai installé le bureau Lubuntu à la place. Comme vous pouvez le voir, c'est propre, et pour la systray, et pour l'édition des applications à rajouter ou à retirer, c'est vraiment simple, intuitif, LXDE a fait de gros efforts.

Les environnements sont très proches, on se demande d'ailleurs pourquoi les deux projets n'ont pas encore fusionné puisqu'ils ont globalement le même but, proposer du bureau old school à la Windows classic. Problème assez exceptionnel je dois le reconnaître, PCManFM le gestionnaire de fichier de LXDE est incapable de réaliser un couper coller dans certaines circonstances, de nombreux messages signalent le problème, peut être une piste sur l'encodage des caractères, une mise à jour de PCManFM ne change absolument rien, je l'ai remplacé par Thunar le gestionnaire de Xfce qui s'intègre parfaitement, c'est dire que les environnements sont proches. Que c'est bon l'amateurisme.

Plus professionnel CyanogenMod, c'est le top. Je ne sais pas s'ils laissent des cochonneries à eux, mais la purge des outils Google allège quand même franchement le système. C'est simple, pour le ZTE OPEN C, avec les outils Google le téléphone est quasiment inutilisable tellement c'est lent, avec CyanogenMod c'est fluide. L'absence de Google Play n'empêche pas de survivre, j'utilise F-Droid, ainsi que les nombreux sites qui permettent de télécharger des apk. Mon prochain achat risque d'être orienté téléphone compatible CyanogenMod plutôt que Firefox OS. On a pu voir dernièrement, le partenariat entre Cyanogen et Microsoft avec des applications installées par défaut. Attention, pas de confusion c'est pour Cyanogen OS et pas pour CyanogenMod, la rom à priori opensource et communautaire devrait donc le rester. J'ai lu pas mal d'articles sur les fondateurs de Cyanogen, l'opportunisme, le retournement de veste, néanmoins si la ROM est bien épurée de Google, s'ils n'ont pas rajouté des traceurs maison, il y a de bonnes chances pour que je m'intéresse plus à un produit compatible qu'à Firefox OS.

 

Classé dans : Linux - Mots clés : aucun

Bédés - Avril 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - - aucun commentaire

Tigresse blanche nous place dans un contexte assez particulier, les aventures d'une jeune femme Shaolin après la guerre de 39-45 qui travaille pour les rouges, et qui cherche à faciliter la révolution en Chine. D'habitude ce sont les capitalistes qui sont les héros, ici c'est l'inverse, à moduler bien sûr. La jeune femme va devoir affronter bien des dangers et s'opposer aux anglais ou aux américains pour retrouver par exemple une troisième bombe nucléaire qui aurait dû exploser sur le Japon. Graphiquement très réussi, intéressant au niveau du travail du personnage, la jeune femme par tradition se veut obéissante mais se rend compte que tout le monde la manipule et essaie de profiter de sa force physique, c'est un peu le pion qui se rebelle sur l'échiquier. Le seul reproche que je ferai à la bédé, c'est que pour raccrocher parfois au contexte historique plutôt riche, l'ensemble devient complexe, lourd, difficile à suivre.

C'est fou comme des gens sont obsédés par revisiter les contenus bibliques. Dans le triangle secret, tout part du jumeau de Jésus qui aurait été crucifié à sa place. Par le fait, Jésus ne serait pas mort sur la croix mais dans un coin paisible de France où est dissimulé son tombeau, le problème c'est que si tout le monde a l'air au courant, personne ne sait où se trouve l'endroit. Les francs maçons et l'église catholique se livrent alors une bataille sans merci, les uns pour divulguer au grand jour la vérité, les autres pour étouffer le secret. Sept tomes qui ne manquent pas de rythme où l'on nous plonge régulièrement dans le passé pour nous donner des bribes historiques, c'est assez prenant même si on se rend compte que ça traîne quand même en longueur pour pas grand chose. En outre les relations entre les personnages sont d'une niaiserie de compétition ce qui n'entâche pas l'intérêt de la bédé.

A Paris dans les années 2080, trois gamins s'échappent d'un laboratoire, ils vont faire un tour. La faute à pas de chance, la gamine tombe, les deux frères sont récupérés par un type avec une marque de V au dessus de l'oeil, Vedder, qui a le bon goût de se téléporter avec les deux enfants sous les bras. Il faut savoir qu'en cette période les choses ont changé, la capitale est coupée en deux, les nantis d'un côté, les pauvres de l'autre, le monde est en train d'agoniser et les gamins rejoignent par le fait la résistance où Vedder dit le voyageur apparaît comme une espèce de prophète et pour cause, il maîtrise le saut quantique, il est capable de se téléporter dans l'espace et dans le temps si bien qu'il raconte les événements comme des souvenirs. Voyageur est une bande dessinée riche, ambitieuse, en treize tomes découpée en trois parties. Futur où l'on raconte l'histoire des deux frères et la compréhension du fait que l'un deux va devenir Vedder, on découvre aussi un ensemble d'oeuvres d'art où le voyageur apparaît, chaque oeuvre sera relatée dans le passé, le présent quant à lui va nous expliquer les événements qui ont conduit l'humanité dans le futur. Bien menée, la série est difficile car jongler sur les paradoxes temporels n'est jamais simple et c'est réussi, tout comme les changements de dessinateurs qui se succèdent pour un ensemble prenant et cohérent.

Voilà tout arrive, un homme arrive à ses quarante ans, nous en connaissons d'autres. Alors qu'il subit la fête bien ringarde de la soirée surprise d'anniversaire, une VHS dans une enveloppe où il apparaît à l'âge de 20 en compagnie de sa petite amie de l'époque, il se voit faire la promesse de se retrouver le soir de leurs quarante ans pour une nuit à Rome. Alors que le gars est engagé dans une relation sérieuse, il se rappelle avoir toujours mangé dans la main de cette fille et s'en va la retrouver en laissant tout derrière lui. Deux fois cent pages pour un auteur qui a progressé de façon conséquente dans le scénario et surtout dans le dessin qu'il n'avait pas pratiqué je pense depuis un bon moment dans un album, Jim / Tehy, garçon qui vit à Montpellier depuis bien longtemps croque les gens, la société avec beaucoup de talent pour une histoire haletante malgré la simplicité du concept, un homme, une femme.

Un véritable ami c'est le gars qui vous aiderait à cacher un cadavre. C'est sur ce postulat qu'est montée la bédé Pizza Roadtrip où un pauvre père de famille se voit donner un coup de main à son meilleur ami dont la copine a dézingué un dealer qui était venu lui casser la gueule pour une sombre histoire d'argent. La bande dessinée principalement en noir et blanc avec parfois un peu de couleur nous délivre au fur et à mesure de la virée des informations sur les personnages, notamment sur les non dits et les petits secrets qui les ont conduits dans cette histoire. Un style dynamique, moderne, amusant, réussi.

Sisco est une bande dessinée au nom du héros éponyme, un agent des services secrets français à la limite de la caricature, Corse, beau gosse nerveux qui tire sur tout ce qui bouge et qui fait tomber toutes les filles. La série est composée de diptyque avec bien évidemment un cliffhanger monumental entre chaque tome qui correspond pleinement à la série, de l'action, de l'action et encore de l'action. Dans une première mission Sisco se retrouve à tuer quelqu'un au nom du président ce qui nous met rapidement dans l'ambiance mais il est surpris, il va donc devoir tout faire pour s'en sortir, on le retrouve ensuite en tant que "baby sitter" de la fille du président etc ... Même si les histoires sont quand même tirées par les cheveux, on se laisse prendre par le rythme et l'ambiance très réussie des coulisses de l'Elysée.

Notre histoire démarre dans un village perdu où des enfants s'amusent dans les bois. On voit se dessiner les personnages principaux, la fille bien sûr, le garçon solitaire et rejeté qui a la capacité de parler aux animaux, la brute épaisse qui reproduit le schéma familial. A la moitié de l'album un drame que je ne peux livrer sinon ce serait spoiler, on retrouve les personnages à l'âge adulte, avec encore la présence du triangle amoureux loin de l'innocence de l'enfance. Le signe de la lune est un one shot en noir et blanc magnifiquement dessiné par Munuera qui s'offre un petit extra sur la couleur avec la cape rouge de Artémis la fille, un artifice qu'on a vu cent fois dans de la bédé ou des films mais qui fait toujours son petit effet. L'histoire de la rivalité pour avoir la fille n'est pas la plus originale mais l'ensemble est très bien mené, une belle bédé à lire.

Le serment de l'ambre est techniquement ce que j'appelle une catastrophe dans le monde de la bédé. Au départ, dessiné par Mathieu Lauffray qu'on annonce à l'époque comme le nouvel Olivier Ledroit dessinateur des chroniques de la lune noire, on pose pas mal d'espoir sur cette série. L'histoire démarre en force, les Tichit, des frères chasseurs qui ont tout chassé dans leur vie finissent par avoir un animal légendaire qui leur offre la vie éternelle s'ils renoncent à chasser les animaux. La faute à pas de chance ils se font voler l'ambre, symbole de ce serment et de leur immortalité par la guilde des assassins par deux jumelles démoniaques qui sont allées se réfugier dans le plus grand bordel du monde, l'Amojar. On assiste donc au travers de cinq tomes à une course poursuite des huit frères pour récupérer leur bien précieux. Ca démarre donc plutôt pas mal mais ça tourne assez rapidement en sucette avec changement de dessinateur, changement de scénariste ce qui est quand même assez énorme, un gars qui lâche son histoire, une multiplication des personnages, pour un ensemble plutôt bancal qui devient intéressant au dernier tome. Malheureusement c'est trop tard et ça n'en vaut plus la peine, à éviter ou à lire dans une fnac.

Dans un royaume moyenâgeux, la routine, le roi torture, le fossoyeur Spoogue enterre. Tout va commencer à être chamboulé quand un peintre d'origine hun s'installe à côté du cimetière de spoogue et qu'il cherche à y rentrer sans qu'on sache trop bien pourquoi. Spoogue est une bédé en trois tomes parmi les plus riches que j'ai eu l'occasion de lire, au scénario complètement délirant qui fait penser un peu aux Blues Brothers, l'histoire où tout le monde finit par s'en mêler. En fait, le hun va réveiller les morts du cimetière pour prendre le pouvoir et accessoirement voler la copine de Spoogue qui n'est autre que la princesse, il faudra compter aussi sur les sorcières, les démons, les fossoyeurs au chômage et l'inquisiteur qui pratique la magie noire. Bande dessinée complètement décalée à l'humour TRÈS noir, au rythme de fou, un ovni à lire.

Hannibal Meriadec a tout de la panoplie du pirate, le costume de pirate, la jambe de bois du pirate, l'équipage du pirate, le bateau du pirate. Et pourtant ce n'est pas un pirate comme les autres car c'est un pirate un peu magicien qui va chercher à se venger d'un autre magicien trop puissant, le comte de Cagliostro. Et pour lui coller sa raclée, il a besoin de récupérer le sang du dragon, afin de devenir super puissant. C'est donc au travers de nombreux tomes qu'on le verra avec son équipage récupérer les nombreux objets magiques qui lui permettront de réussir dans sa quête, les très nombreux objets pour arriver à de très nombreux tomes, 7 tomes uniquement pour la première partie de la quête, au milieu du septième tome on redémarre sur une nouvelle aventure. Le sang du dragon fait partie des très bonnes bandes dessinées, et qui comme toutes les bédés qui se vendent très bien font dévier les auteurs du but initial pour arriver à une bande dessinée qui tire à rallonge. Très joliment faite, passionnante malgré les rajouts dispensables, un must de la bande dessinée de pirate avec un univers original.

A Venise au XVI° siècle, la peste, un peintre qui essaie d'achever son oeuvre, une oeuvre qu'il veut ultime, d'autant plus ultime qu'il est contaminé par le virus. En fait, il a été marqué par un tableau qu'il a vu dans son enfance dans le bureau de son père, dont il tente de reproduire la perfection. L'occasion de revenir sur ce tableau, mais aussi sur son auteur, son père, sa mère, son maître car le tableau dissimule une lourde histoire familiale et de rivalité entre maîtres. La vision de Bacchus est un one shot prenant, instructif, avec une boucle très bien réalisée.

Socrate le demi-chien est le chien de Hercules, c'est un chien divin puisqu'il parle, c'est un chien philosophe. Le premier tome Héraclès est particulièrement mauvais, la bande dessinée étant de Sfar on a l'impression de retrouver le chat du rabbin dans un autre contexte. Hercules a de nombreuses déceptions avec les femmes, c'est un peu le but de sa vie d'ailleurs, ça et découper tout le monde, le chien marque son incompréhension par rapport au monde des hommes, ses relations avec son maître, la narration est réellement proche du chat. Et puis le second tome c'est l'explosion, le chien emmène son maître chez Ulysse pour qu'il lui apprenne la fidélité, certaines valeurs, sauf qu'il découvre que celui-ci est parti, Hercules en profite pour avoir une relation avec Pénélope et tue Télémaque qui les surprend. A partir de ce moment là, la narration devient différente, le chien sort de son rôle du chat pour ne plus être spectateur mais bien le héros, la bande dessinée prend réellement une autre saveur qui continue dans le troisième opus où il décide d'élever Oedipe loin de la violence, pas de chance c'est Héraclès le gros bourrin qui va s'occuper de son éducation. Croustillant.

Classé dans : bédé - Mots clés : aucun

Afro Samuraï ou la poutre touche triangle

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

Afro Samuraï est un beat them all dans lequel on incarne Afro Samuraï, un samuraï afro avec la grosse coupe des années 70. Il faut savoir que c'est Samuel L Jackson qui interprète le rôle, que la bande originale est réalisée par un des membres du Wu Tang Clan, une bande originale rap US donc sur musique orientale, une véritable réussite. Au niveau du graphisme on a la même technique que pour Borderland, le cell shading qui donne un côté dessin animé très réussi, en même temps pour une adaptation de manga c'est un peu logique. Au niveau du scénario c'est l'incompréhension les trois quarts du temps, la trame de départ est pourtant assez intéressante, Afro voit son père se faire décapiter dans son enfance et il décide de le venger. Classique, ce qui est plus intéressant, c'est l'histoire des bandeaux, deux bandeaux, le numéro 2 permet de défier le numéro 1 qui est l'égal d'un Dieu, son père était le numéro 1, la première partie de l'aventure consistera à trouver le numéro 2 en affrontant des hordes d'ennemi.

Mon titre, la poutre touche triangle, c'est ce que je montrais à mon fils pendant une baston avec une dizaine d'ennemis, je me contentais d'appuyer sur triangle et ça marche. A l'instar de Bayonneta, on peut bien évidement faire des combinaisons diverses et variées, arrêter le temps, découper des membres mais finalement appuyer sur la touche triangle c'est encore ce qu'on fait de plus efficace, vous imaginez à quel point le jeu est passionnant. Afro Samuraï est un mauvais jeu pour ma part, même si c'est joli, que l'ambiance est bonne, le pathfinding mauvais, l'action qui se résume à cliquer sur un bouton, comprenez que pour un gars qui a joué à Dark Soul la pilule est difficile à faire passer, je rajouterai les bugs aussi, ça saute pas, ça pare pas, ça évite pas, la caméra pourrave, enfin bref, un gameplay totalement éculé, même dans Final Fight on rigolait plus, il partira chez Micromania. Ah oui, j'oubliais, 15/20 sur jv.com, ça vaut le coup de lire les avis, Gamekult vise juste par contre à 5/10.