Le Blog de Cyrille BORNE

Votre spécialiste du déréférencement

Une histoire de navigateurs

Rédigé par Cyrille BORNE - - 6 commentaires

Comme je le faisais remarquer dans le billet dédié à Mozilla va dans le mur, ou variante, Firefox me pose des problèmes dans la consommation de la RAM. Il faut dire que c'est un problème récurrent pour ce navigateur, à la différence c'est que ces derniers temps il ne cesse de grossir, on y ajoute des couches supplémentaires comme hello dont je n'ai rien à faire, les briques de pub, des machins pour faire du social et j'en passe. Je n'utilise que speed dial pour le navigateur et un bloqueur de pub, je veux un navigateur pour naviguer et pour rien d'autre ce qui est quand même une pas trop mauvaise définition du navigateur.

Sur les conseils de pas mal de monde j'ai lancé qupzilla. Très sympa, avec un abdlocker intégré par défaut ainsi que speed dial au départ, ce que je cherche en fait. Premier problème pour la connexion à office365 où il m'affiche le mail en dégradé, je joue sur le user agent et ça passe, je joue sur le user agent uniquement sur la page ce qui est faisable et je plante. Il faudra que j'efface le cache pour récupérer le fonctionnement. Je pense que la fonctionnalité d'adapter le user agent à la page ne marche pas.

Il y a un problème sur le correcteur orthographique qui se contente de signaler l'erreur mais qui ne propose pas l'orthographe, pas bien grave, je m'en vais pour écrire un article et là c'est rigolo, ça ne marche pas, je ne peux pas écrire dans le cadre. Je change le user agent, ça passe, mais quand je retourne sous Office365 le navigateur plante froidement. Au revoir Qupzilla, adieu peut être étant donné que ton github a pas l'air d'être au top de la mobilisation, si une nouvelle version sort avec des tonnes de correction de bug, je referai un essai.

Voici une capture d'écran avec 14 onglets ouverts. La ligne Qupzilla c'est celle à 504 Mo, on reviendra sur le cas de Firefox plus tard.

Je fais le foufou, je monte à 17 onglets, je ferme tout sauf un onglet et ...

Moralité Qupzilla malgré la fermeture des onglets, logiciel qui n'a pourtant tourné que deux heures sur mon poste est incapable de libérer la RAM.

Direction Midori que j'utilise comme navigateur secondaire, Damien fait régulièrement référence aux navigateurs supplémentaires, je vais pour écrire un article et je me rends compte que le correcteur orthographique du blog est Anglais. Attention c'est un cas un peu particulier puisqu'il ne s'agit pas du correcteur du navigateur mais celui à ckeditor. Je change le user agent, je ne peux plus écrire, à bientôt Midori, quand tu seras moins bugué.

J'ai mon Firefox qui tourne depuis ce matin, j'ai balancé des onglets pendant pas mal de temps mais quoi qu'il arrive il reste figé à 1.1 Go de mémoire. Je descends à deux onglets et :

Firefox est incapable de libérer la RAM ce qui d'après l'aide de Firefox est bien normal. Morceau choisi : L'utilisation mémoire de Firefox peut augmenter s'il est laissé ouvert pendant une longue période. Une solution de contournement pour ceci est de redémarrer périodiquement Firefox. Vous pouvez configurer Firefox pour sauvegarder vos onglets et fenêtres de telle sorte qu'au prochain démarrage, vous pourrez commencer là où vous vous êtes arrêté. C'est certainement mon passage préféré, ça marche pas tu redémarres. Je crois qu'au lieu de partir dans toutes les directions, Mozilla ferait bien de jeter un sérieux coup d'oeil à la consommation de RAM dans son logiciel.

Avant de vous laisser à vos réflexions, je signale qu'avec un navigateur qui pompe 1 Go de RAM, QuiteRSS que je trouve bien gourmand, une page comme Allociné qui soudainement se met à faire augmenter de 60 Mo la consommation du navigateur malgré la présence d'un bloqueur de pub, on comprend pourquoi il faut désormais 16 Go de RAM pour faire de la bureautique. L'optimisation ce n'est pas un problème, contentons nous de profiter de l'augmentation de la puissance des machines, tant pis pour l'obsolescence programmée. Ce phénomène se trouve dans le logiciel libre, les développeurs n'ont pas l'air de trop s'interroger sur l'optimisation tant que ça marche sur leur machine de guerre. Vous ne vous étonnerez pas de savoir que j'ai écrit ce billet depuis Firefox, il faudrait que je regarde du côté de chromium mais ça ne m'inspire pas vraiment, Vivaldi est annoncé avec un tas de fonctionnalités qui ne m'intéressent pas, les clones de Firefox auront le même problème de consommation de RAM. J'évoquais un probable passage à Debian que je trouvais plus léger, mais en fait iceweasel aura les mêmes problèmes, et puis désormais grâce à la fondation mozilla j'ai trouvé la solution, je redémarre mon poste toutes les trente minutes.

Remarque : vous noterez la consommation de RAM dérisoire de mpv pour la vidéo.

Poutre la DS - mai 2015

Rédigé par Cyrille BORNE - - 1 commentaire

Lost in blue part d'un concept assez original, on est sur un bateau, on fait naufrage sur une île déserte, il faut survivre. On va trouver des noix de coco, de quoi faire du feu, une caverne et tenter de se lancer dans l'exploration de l'île où l'on va trouver une jeune fille qui va non seulement faire à manger mieux, mais qui de plus pourra vous donner un coup de main pour pousser des objets lourds et ainsi avancer dans votre progression pour la visite de l'île. D'un point de vue gameplay, le jeu fait penser un peu à Another Code, on va avec le style par exemple dégager une zone de terre pour en sortir des pommes de terre, secouer un arbre pour récupérer les cocos, souffler sur le feu pour qu'il prenne. Si au début du jeu, on trouve ça plutôt rigolo et innovant d'être dans un concept très loin du clic clic mort mort le monstre, la gestion des jauges fatigue, eau, nourriture des deux personnages finit par devenir rapidement lassante car elle occulte totalement la possibilité de se promener sereinement sur l'île. L'idée du réalisme oui, néanmoins les jauges auraient pu baisser plus lentement, je n'ai pas tenu plus de deux heures sur le jeu.

J'ai découvert le principe des jeux sur rails avec un épisode de Dead Space particulier sur Wii, c'est dire quand même que cette console c'était le grand n'importe quoi, Dead Space étant un jeu d'une rare violence, ils l'ont transposé sur une console pour gosses. Donc, le principe est simple, vous ne dirigez pas le personnage, vous suivez et vous devez accomplir des actions selon l'endroit où vous êtes. Si Dead Space sur Wii offrait une certaine originalité et une immersion assez étonnante pour le principe qui faisait penser à la maison hantée des foires, Dead'n'Furious ne peut pas en dire autant. Vous incarnez un prisonnier qui se réveille dans une prison où tout le monde a été transformé en zombis. L'action se limite à viser les membres et recharger son pistolet le plus rapidement possible. Particulièrement répétitif dans l'action, dans les décors et dans les monstres, je passe mon chemin.

4 éléments est globalement un précurseur de Candy Crush. Sur un scénario bizarre que je ne vous exposerai pas, on doit amener un liquide à des endroits précis. Pour se faire on doit aligner au stylet trois briques de la même couleur pour faire sauter le sol. Bien sûr tout cela va devenir de plus en plus compliqué, on a des pouvoirs pour réussir à s'en sortir selon les couleurs des briques qu'on fait sauter on remplit les jauges de nos pouvoirs : la pelle pour faire passer à certains endroits, l'échange de brique, le redéploiement, l'explosion. Au bout de certains niveaux on a une phase de transition avec un jeu de différences où il suffit de cliquer partout au stylet pour que ça marche et une espèce de jeu d'énigmes sur un tableau où il faut recomposer des objets et les utiliser, toujours dans ce même tableau. Malgré la répétitivité de l'action, le jeu est vraiment addictif et plaisant.

Faut-il sauver le soldat Mozilla, en a-t-il d'ailleurs vraiment besoin ?

Rédigé par Cyrille BORNE - - 27 commentaires

Mozilla est au coeur de l'actualité ces jours-ci, pas que ces jours-ci d'ailleurs, la firme réussit le pari de faire parler de ses prises de décision aussi bien qu'un GAFA ce qui relève quand même de la performance. Je vous invite à lire la dépêche de linuxfr, pour vous montrer qu'en terme de polémiques, ce n'est pas ce qui manque. En fait je pense que le véritable problème de fond c'est l'erreur de casting, on aimerait que la fondation Mozilla défende le libre mais dans les actes on a quand même une boîte d'informatique qui saupoudre ses actions d'éthique et dont le but quand même reste comme toute entreprise, gagner de l'argent.

Mozilla essaie beaucoup de chose avec plus ou moins de succès et d'après ce qu'on peut lire dans la presse informatique ces jours-ci FirefoxOS est un bide. Fini le téléphone à 25 dollars pour se concentrer sur l'expérience utilisateur et par le fait proposer des applications android car en effet avoir un smartphone pour ne pas profiter de Candy Crush c'est quand même rater quelque chose. Si c'est pour avoir un téléphone qui accepte les applications Android autant acheter un téléphone Android. Quand je dis que Mozilla ne porte le libre qu'en apparence ces derniers temps, et bien peut être que nous avons là un exemple pertinent. A l'heure actuelle dominent sur le marché Android, iOS et Windows sur les mobiles, des systèmes performants, si le prix reste un argument et encore on trouve du téléphone bas de gamme Android à 60 €, quid du traçage des utilisateurs ? De la collecte des données ? De la géolocalisation et j'en passe, tout ce que pourrait mettre en avant Mozilla pour ses téléphones, et bien la fondation ne le fait pas, tout simplement parce que ce n'est pas vendeur. Mozilla continuera de se prendre un four sur ses téléphones car je peux vous faire le pari que nombreux sont ceux qui ont été déçus par l'expérience du ZTE OPEN C (vous pouvez lire alterlibriste qui y croit encore) parmi ceux qui l'ont acheté pour le point de vue éthique étant donné que le téléphone est de mauvaise qualité, que le système 1.3 livré n'est pas fini, que ZTE a abandonné son produit. Les déçus vont commencer à lorgner du côté de cyanogen qui a les avantages d'Android sans les inconvénients, d'Ubuntu qui va finir par sortir quelque chose d'intéressant. Mozilla aura réussi à se fâcher avec une partie de de sa base d'utilisateurs de logiciels libres, les mêmes personnes qui vont faire bénévolement des animations dans les supermarchés, faire des remontées de bug, ou du backlink gratuitement comme nous avons pu le faire l'été dernier à la sortie du ZTE OPEN C pour bidouiller le téléphone.

Philippe explique que le positionnement de Mozilla est lié à la recherche d'argent et que si les utilisateurs des services Mozilla donnaient, le positionnement serait alors différent. Frédéric explique que les briques publicitaires et le reste se désactivent et que c'est juste une bonne occasion de gueuler pour tout le monde. Je répondrai au premier que dans la dépêche sur Linuxfr je vois circuler le nombre de 800.000 dollars de salaire pour la présidente de Mozilla en 2013. J'ai essayé de vérifier ce chiffre, je ne l'ai pas trouvé, néanmoins je ne l'ai pas vu contesté par les gens qui participent au débat, je suppose donc qu'on ne doit pas être loin de la vérité. Ca fait quand même une jolie paye pour une association à but non lucratif, je sais qu'il faudrait jouer sur les mots entre la corporation et fondation d'un côté, mais je n'ai pas envie de faire l'effort intellectuel. Je répondrai au second que je le rejoins parfaitement sur sa conclusion et que je vais changer de navigateur, par pour les les tuiles publicitaires basées sur l'historique et qui n'enverront rien aux régies pub (rire dans la salle), mais plutôt pour l'affaire Wallabag et le reste.

Je conçois que Mozilla se doit gagner de l'argent, je conçois moins les mauvaises idée :

  • livrer un téléphone tout pourri avec un OS pas fini est une mauvaise idée
  • penser qu'on peut apporter une meilleure expérience utilisateur que les gens qui ont deux ans d'avance est une mauvaise idée
  • transformer un navigateur en usine à gaz est une mauvaise idée
  • transformer un navigateur en usine à gaz et utiliser un logiciel propriétaire à la place du logiciel libre équivalent est une mauvaise idée
  • se séparer de sa base d'utilisateurs libristes est une mauvaise idée
  • se disperser dans toutes les directions est une mauvaise idée
  • Firefox pour iOs mauvaise idée

Houssen Moshine annonce aujourd'hui la faillite de Mandriva, ce qui semble confirmé ici. Mandriva la distribution qui à l'époque a fait passer énormément de gens à Linux, une génération de gens un peu plus âgée que moi d'ailleurs, les autres ayant largement franchi le pas avec Ubuntu qui au contraire de la distribution francophone n'a pas multiplié les logiciels faisant la même chose pour montrer la force de Linux, mais s'est focalisée sur des logiciels précis de façon à ne pas noyer l'utilisateur sous la masse des logiciels pour avoir le succès qu'on lui connaît aujourd'hui.

L'argent oui, c'est une évidence, les critiques faciles aussi, néanmoins c'est un peu trop facile d'occulter les erreurs des sociétés. A l'heure actuelle, pour ma part, si avoir un téléphone FirefoxOS c'est avoir un téléphone de mauvaise qualité et bugué je n'en veux pas. Je ne veux pas non plus d'un téléphone qui coûte un bras et qui me propose un système d'exploitation ultime, je veux un téléphone pas cher avec un environnement qui ne me traque pas et qui me permet de réaliser ce que font les autres sans performance 3D de folie, j'ai une PS3 pour jouer. Je veux un navigateur qui me permette de naviguer, d'afficher les pages le plus rapidement possible sans mettre ma machine à genoux, je veux un navigateur modulaire ce qui pourtant est le cas et je ne comprends pas pourquoi les fonctionnalités ne cessent de se rajouter.

Mozilla fait actuellement les mauvais choix, il n'y a rien d'honteux là dedans, nous faisons tous des erreurs, la critique n'est pas nécessairement du bashing, l'argent ne résout pas tout. Je vais prendre le temps de trouver un autre navigateur, un navigateur qui se limite à faire ce que je lui demande, naviguer. Pour le téléphone, je ne suis pas dans l'urgence, mon prochain achat en outre n'ira pas forcément chez FirefoxOS, d'autres alternatives sont en train d'apparaître.

Classé dans : libre - Mots clés : aucun

Trop de réseaux tuent le réseau

Rédigé par Cyrille BORNE - - 12 commentaires

Je trouve que dans le B2i, la partie qui consiste à inviter l'élève à réfléchir sur sa présence sur un réseau social a du sens. Hier j'ai tué ma participation au réseau Linkedin. Participation c'est quand même un très vaste mot, je me suis contenté d'y apparaître histoire d'avoir un profil et puis c'est tout. Je trouve que c'est un réseau intelligent, bien pensé, avoir des tas de gens qui vont valoriser vos compétences je pense que c'est un plus pour quelqu'un qui cherche du travail, j'aurai été en SSII encore aujourd'hui je posterai dessus comme un grand malade et essaierai de me faire copain avec Bill Gates pour qu'il me valorise. Seulement voilà, j'ai 40 ans, je suis prof et je n'ai pas réellement ma place sur ce réseau lié réellement aux salariés du privé, de façon générale d'ailleurs, je n'ai jamais vraiment trouvé ma place sur les réseaux sociaux que je trouve chronophage. Je pense que je finira ma carrière en tant qu'enseignant et le jour où je serai le dernier gars qui aura fait du COBOL au monde ils viendront me chercher gâteux face à la mer pour me faire réaliser ma dernière PROCEDURE DIVISION.

Philippe évoquait dans un dernier article sa position vis à vis de Google en s'interrogeant sur les services qu'il utilise, je peux vous faire une synthèse bien plus globale : j'ai un compte github, j'ai une chaine dailymotion, et c'est tout. En fait c'est inexact si on voulait vraiment aller plus loin comme le faisait remarquer alterlibriste dans un billet sur l'éthique dans l'achat, il faudrait évoquer mon compte amazon, fnac et tant d'autres qui enregistrent mes préférences d'achat, Steam ou Origin qui ont été installés sur ma machine à l'époque où j'avais Windows et qui devaient se faire plaisir dans mes fichiers, que dire encore de ma banque qui désormais me présente mes dépenses sous forme d'un joli camembert et qui doit aussi se faire plaisir à grand coup de statistiques, je n'ose pas évoquer mon hébergeur Orange qui lui est au sommet de la plénitude sur mon temps passé sur internet. En fait quand on lit la façon de vivre de RMS, il faudrait que je vous trouve l'article sur linux.fr, où l'homme en fait paye tout en liquide, vit comme un type en cavale, je pense qu'il est certainement plus dans le vrai que les gens qui sont actuellement en train de s'offusquer des boîtes noires placées en France quand en fait nous donnons joyeusement nos données personnelles de façon plus ou moins volontaire aux GAFA qui ne sont qu'une partie du problème mais surtout à des sociétés diverses en lien étroit avec ces mêmes GAFA. Des histoires de boucles bouclées qui pourraient laisser penser que le combat est perdu d'avance, ce qui n'est pas faux mais pas totalement vrai, je pense qu'il est nécessaire peut être de redéfinir le combat.

J'avais Xavier Chotard au téléphone cette semaine, j'héberge désormais Maniatux le temps qu'il trouve une solution pour s'exiler dans les îles Caïman. Je vous garantis que je lui ai fait la vente pour reprendre la plume, et mon argument principal c'est désormais, il n'y a pas de mal à faire se faire du bien sachant que de toute façon il est certainement fiché comme moi ou pas loin d'être connu des services de police. On pourra croire que je rigole, mais je ne pense pas, lorsque l'on voit de façon systématique le lien entre TOR, Linux, Tails, Snowden, pédophilie, terrorisme, et les amalgames qui sont réalisés, je ne peux que saluer nos amis les RG qui doivent désormais avoir une large culture en pédagogie, en cailloux, en RAP, en bédés et en jeux vidéos. Les boîtes noires de l'état ne me gênent en rien, je pense qu'elles sont simplement inutiles car les méchants utilisent d'autres technologies, que l'intégrisme lié au libre, la religion, la philosophie ne peuvent être qu'entâchées de nos paradoxes : j'utilise Linux parce que Apple et Microsoft c'est too bad ass pour acheter sur Amazon mon ordinateur fabriqué par un enfant Chinois. Il est trop facile de ne voir dans une vision du libre qu'un arrêt simple aux services propriétaires sans aller plus loin, conditions de fabrications des produits que nous utilisons, récolte des données par les commerçants chez qui nous achetons.

Pour ma part le problème du réseau social est ailleurs, à une époque on pouvait penser qu'il était un facilitateur de relations, je pense aujourd'hui que non et peut être même au contraire, de par son obésité, il noie la relation dans la masse. Des élèves me présentent régulièrement leur profil facebook avec plus de deux mille amis, une fierté. Bien sûr, la majorité des gens qui en font partie, ils ne les connaissent même pas, avalent une masse de photos, d'informations mais quid de la véritable relation exclusive ? Je fais partie des gens qui n'aiment pas les repas à 30 pour la simple et bonne raison que vous êtes dans un coin de table à quatre et que vous n'allez en fait échanger qu'avec les trois personnes qui vous entourent. Facebook et les autres réseaux sociaux me donnent cette sensation, essayer de voir tout le monde sans finalement voir personne. Il y a de plus un effet supplémentaire que je rajouterai à l'internet d'avant, à l'époque on allait sur un forum ciblé sur lequel vous retrouviez des gens qui partageaient les mêmes centres d'intérêt que vous. Aujourd'hui on se connecte à Facebook en retrouvant les gens qu'on côtoie au quotidien pour prolonger la relation, finalement, difficile dans ces conditions de partager une passion par ce biais, de rencontrer de nouvelles personnes.

J'ai pensé avec mon départ du Lycée, monter une page facebook pour garder le contact avec les anciens élèves et puis finalement je ne le ferai pas ou pas tout de suite, je n'en ai pas encore le besoin. J'ai encore des élèves qui ont fait la démarche de me contacter par l'intermédiaire de mon blog, je pense que ce n'est pas une mauvaise chose, un petit peu de difficulté pour les gens motivés. Mon épouse qui est capable de ramener un homme sur terre avec autant d'aisance qu'un chasseur une tourterelle pendant la saison, ne croit absolument pas en l'amitié sur internet, à la relation par le net et me le fait souvent sentir. Quand cette semaine j'ai reçu un téléphone ZTE OPEN C de Oupsemma qui lit le blog depuis une éternité, quand je reçois des trucs mais pas seulement, quand des gens m'ont rendu service et il y en a eu en pagaille, elle est bien forcée d'admettre qu'une relation est possible sur la toile.

Cette construction est difficilement possible dans les conditions actuelles d'infobésité et doit avoir un caractère exceptionnel, on ne peut pas je pense avoir des relations sérieuses avec 2000 individus, il est nécessaire de faire le tri, facebook ne permet pas ceci, ni aucun réseau social. Mon cas est un peu particulier car je profite de ma notoriété, je suis dans la situation de quelqu'un qui n'a pas besoin d'aller vers les gens même si je le fais régulièrement, mais d'attendre que les gens viennent me voir, m'interpellent. Je prends de plus en plus soin de faire attention à ce qu'écrivent les gens, de me rappeler de ce qu'ils font, de ce qu'ils sont et de franchir le pas du contact en vrai dès que c'est possible, je le ferai même avec Gilles si l'occasion se présente.

Les français n'ont jamais été aussi seuls, SOS amitié voit son standard exploser et pourtant on n'a jamais eu autant d'amis facebook. Malheureusement cette notion de réseau n'est pas la bonne, le véritable réseau c'est de savoir qu'on peut appeler quelqu'un qui n'est pas forcément un ami au sens propre du terme mais quelqu'un qui pourra vous dépanner avec plaisir car il sait que vous répondrez présent à l'appel en cas de besoin. Facebook malheureusement n'est que de la poudre aux yeux comme les réseaux qui sont en place actuellement, la véritable relation doit se construire et c'est un élément qu'il va falloir réapprendre à nos jeunes qui ont tendance désormais à considérer toute personne comme un simple nombre dans leur gros compteur de relations humaines sans comprendre la place qu'ont réellement les gens dans notre vie.

 

Another Code ou la poutre touche moi

Rédigé par Cyrille BORNE - - 4 commentaires

Another code est un jeu DS où l'on incarne une adolescente élevée par sa tante qui débarque sur une île mystérieuse pour retrouver son père qu'elle n'a pas vu depuis l'âge de 3 ans. Celui-ci a disparu dans de mystérieuses conditions et c'est compréhensible, il aurait été plus ou accusé du meurtre de la maman. Les parents étaient d'éminents scientifiques qui travaillaient sur le projet another code financé par le gouvernement, un projet en lien avec la mémoire, et c'est d'ailleurs un peu le principe de ce jeu, un jeu où l'on fera souvent appel à votre mémoire. Le principe du jeu c'est l'aventure, on va se promener dans l'île et résoudre des énigmes à l'aide du stylet. Cela va de la superposition de deux tableaux qu'on a pu voir à un moment du jeu (on peut prendre des objets en photo) et les superposer pour faire apparaître un code, gratter une vieille pancarte pour trouver un message, assembler des objets et scruter bien sûr chaque plan fixe pour voir si on ne déniche pas un indice.

Another code fait partie de ces jeux parfaitement adapté à la DS, jouable intégralement au stylet, totalement casual. L'histoire est assez intéressante, si l'on fait exception du côté gnagnan des jeux japonais, la gamine croise la route d'un fantôme qui n'arrive pas à retrouver le repos éternel et pour cause, sur l'île il y a eu un meurtre il y a plus de soixante ans. On va donc non seulement essayer de retrouver le paternel qui se cache mais aussi comprendre les événements qui se sont produits il y a bien longtemps. Une jolie aventure.